"Le nouveau numéro de
Reconquête va paraître avec retard, mais il va arriver dans les tout prochains jours. Il s’agit d’un numéro double, en hommage à Dom Gérard. Nous avons
voulu prendre le temps (alors que nous sommes par ailleurs très occupés) pour qu’il soit digne de ce que nous voulions faire.
On trouvera dans ce numéro les homélies du TRP Dom Louis-Marie, le successeur de Dom Gérard au monastère du Barroux, et les hommages du Frère Etienne, de Bernard Antony , de Jean et Hugues Calvet
(les frères de Dom Gérard selon la chair et pas seulement), d’Olivier Figueras, Jeanne Smits, Danièle Masson, Christian Bless, François Charles, Yann Baly, Cécile Montmirail, l’abbé Christian
Gouyaud, l'abbé Vincent Ribeton, Jean Madiran, Jean-Blaise Rochas. Il y a aussi un grand entretien avec Bernard Antony , et un texte surprenant de saint Bernard (qui était une des grandes
références de Dom Gérard) pleurant la mort de son frère Gérard..." (La suite sur le blog d'Yves Daoudal)
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(écrit en juin 1830) |
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Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Je vous dirai peut-être quelque jour Les Feuilles d'Automne, I, vers 1 à 25, 1831. |
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Je ne peux que vous conseiller la lisure de cette excellente bande dessinée de Patrick A. Dumas, sur des textes de Jean-Yves Brouard. On y retrouve un côté E.P.
Jacobs. Les dessins sont très propres et l'aventure captivante.
Après 5 ans d’efforts et de fouilles acharnées, l’archéologue Allan Mac Bride parvient à ses fins en pénétrant dans un curieux temple dont la fonction est de camoufler un monument datant
des premières dynasties égyptiennes. Mais, en explorant un étroit boyau souterrain, tout s’éboule sous lui et il disparaît dans les profondeurs de la terre.
Pour vous faire une idée, n'hésitez pas à faire un tour sur le site du dessinateur, Patrick Dumas, en
cliquant ici. Vous pourrez y lire les 7 premières pages du premier Tome.
Le deuxième est paru courant 2007. Le troisième, lui, est en cours d'élaboration.
La revue Sedes Sapientiae a fêté son numéro 100. A cette occasion, diverses offres sont proposées aux personnes qui souhaiteraient souscrire un abonnement
ou commander un ancien numéro.
Offre 1 : jusqu'au 30 juin 2008
- commande de 1 à 3 numéros : 9 € le numéro franco de port (au lieu de 10 €)
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Offre 2 : jusqu'au 31 décembre 2008
- abonnement découverte (pour un premier abonnement) pour 30 € (6 numéros au lieu de 4)
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Attention :
- numéros épuisés : 1-23; 25-27; 30-31; 33-36; 46; 53-54; 56-57; 59; 62; 68-69; 81; 101; supplément doctrinal n°2
- numéros en voie d'épuisement : 42-43; 58; 61; 71; 78-79; 86; supplément doctrinal n°1
Les Editions de la Reconquête rééditent à 500 exemplaires chacun (avec cette mention : « Cette édition ne sera jamais réimprimée ») trois textes importants de Louis-Ferdinand Céline : Ecrits de guerre, Entretiens avec le professeur Y, Mea Culpa (suivi de A l’agité du bocal).
Ecrits de guerre regroupe 26 lettres envoyées à des journaux comme La Gerbe, Aujourd’hui, L’Appel, Je Suis Partout, Révolution nationale, etc. ; une lettre à Jean Cocteau ; la préface pour Bezons à travers les âges d’Albert Serouille : deux lettres à Elie Faure en 1935.
On s’arrêtera à la préface de Bezons à travers les âges où Céline se livre, avec un talent vertigineux, à une défense et illustration de la banlieue parisienne dont il dit qu’elle est « abrutie d’usines, gavée d‘épandages, dépecée, en loques, ce n’est plus qu’une terre sans âme, un camp de travail maudit, où le sourire est inutile, la peine perdue, terne la souffrance. » Que dirait-il aujourd’hui ?
Céline était né tout près de Bezons, à Courbevoie. Mais il n’a pas oublié – et qui s’en souviendrait de nos jours – que l’Histoire de France passa par Bezons où tous ont passé, Goths, Normands, Romains, Anglais, Cosaques, Allemands… Si vous retrouvez, au hasard d’une « chine », le livre d’Albert Serouille, publié en 1944 chez Denoël, ne le ratez pas. Céline ne souhaitait-il pas qu’on l’ensevelisse avec cette histoire de Bezons ?
Dans Entretiens avec le professeur Y, le barde de Courbevoie reste d’une étonnante actualité : « La vérité, là, tout simplement, la librairie souffre d’une très grave crise de mévente. Allez pas croire un seul zéro de tous ces prétendus tirages à 1 000 000 ! 40 000 !… et même 400 exemplaires !… attrape-gogos ! Alas !… Alas !… seule la “presse du cœur”… et encore !… se défend pas trop mal… et un peu la “série noire”… et la “blême”… En vérité, on ne vend plus rien… C’est grave !… le cinéma, la télévision, les articles de ménage, le scooter, l’auto ! 2, 4, 6 chevaux, font un tort énorme au livre… » Là encore, que dirait-il aujourd’hui ?
Il pourrait recopier, mot pour mot, ce qu’il disait alors. Qu’on voit nombre d‘écrivains finir dans la dèche mais qu’on trouve rarement un éditeur sous les ponts. Qu’on ne lit plus. Ou mal. Et il pourrait continuer, sur un banc du square des Arts-et-Métiers, son dialogue avec le professeur Y qui n’a qu’une trouille : parler de politique… Et Céline le rassurerait :
— Ayez pas peur !… oh, aucune crainte ! la politique c’est la colère !… et la colère, professeur Y, est un péché capital ! oubliez pas ! celui qu’est en colère déconne ! toutes les furies lui foncent après ! le déchirent ! C’est justice !… moi, n’est-ce pas, professeur Y, on ne m’y reprendra pas ! pour un Empire ! jamais !
Naguère, Paul Del Perugia a écrit un Céline (Nouvelles Editions Latines, 1987), qui est un des meilleurs livres jamais écrits sur Bardamu. Il y expliquait l’auteur de Voyage au bout de la nuit par le délire celtique qui l’anima toute sa vie. Entretiens avec le professeur Y renforce parfaitement, à cet égard, nos celtitudes.
Mea Culpa (1936) est un cri formidable contre le matérialisme. Avec des pages fulgurantes : « Regardez la gueule du gros Marx, bouffi ! Et encore si ils bouffaient [en URSS], mais c’est tout le contraire qui se passe ! Le peuple est Roi !… Le Roi la saute ! Il a tout ! Il manque de chemise !… Je parle de Russie. A Leningrad, autour des hôtels, en touriste, c’est à qui vous rachètera des pieds à la tête, de votre limace au doulos » (1). Et on citera, à cette occasion, Jules Renard : « Il ne suffit pas d‘être heureux, il faut que les autres ne le soient pas. »
Ayant été bassement attaqué par Sartre dans Portraits d’un antisémite, en 1945, Céline lui répondra en 1948 dans A L’agité du bocal. Un texte qu’il envoya à Jean Paulhan qui, courageux mais pas téméraire, ne le publia pas. Il y rhabilla Sartre pour l’hiver et même pour toutes les saisons à venir. On lui rappelait notamment que, sous la botte allemande, il avait fait jouer son théâtre devant des parterres d’officiers allemands…
Dans la littérature mondiale, il n’y a pas quatre écrivains qui ont fait que l’on n’a jamais écrit comme eux avant et que l’on n‘écrira plus comme eux après. James Joyce. Proust. Et Céline.
(1) Pour ceux qui n’entravent pas l’argomuche, traduisons. Limace : chemise. Doulos : chapeau.
• Disponibles à la librairie France Livres, 6, rue du Petit-Pont, 75005 Paris.
ALAIN SANDERS
Article extrait du n° 6595 de Présent, du Samedi 24 mai 2008
www.editionsdelareconquete.com
L'intégrale est dans la poche
L'intégrale de Jean Anouilh est désormais disponible en livre de
poche, dans la collection Petite Vermillon, aux éditions de la Table ronde, là même où voici soixante ans avait été éditée la première grande pièce du dramaturge : Antigone. Pour ceux qui restent
décidément allergiques à la Pléiade, à son papier bible et à son prix, voilà vraiment une bonne nouvelle.
Jean Anouilh se définissait souvent comme « un boulevardier ». Loin de considérer ses pièces comme des chefs-d'œuvre intemporels, il a voulu stigmatiser son époque, ses mœurs, ses obsessions, ses folies. Ses textes sont grinçants ? Peu importe. Le privilège de l'homme de théâtre est d'atteindre, d'un mot, ce qui fait mal, de toucher la vérité d'une réplique, de saisir au vol l'essentiel d'un problème, là où le romancier a besoin bien souvent d'un livre pour s'en approcher. Et tant pis si la vérité n'est pas toujours belle à regarder.
Dans Le Nombril, sa dernière pièce, écrite en 1981, il se met lui-même en scène en misanthrope atrabilaire sous les traits de Léon, et il nous livre avant de mourir (en 1987) certaines clefs de son art. C'est bien lui qu'on entend s'écrier par la bouche de Léon, père génial, pressuré par sa femme, ses enfants, sa maîtresse et son ami d'enfance, qui n'en attendent que de l'argent : « Ah ! Elle n'est pas belle à contempler nue, la vérité, un vrai monstre mal foutu, à vous guérir de l'amour. C'est une de ces filles qu'on a intérêt à prendre tout habillée. Mais enfin, elle est ce qu'elle est la vérité ».
« Je me soutiendrai moi-même, j'ai ma canne »
Anouilh n'a jamais voulu prendre parti dans la vie, parce que prendre parti, c'était pour lui une manière de transiger avec la vérité. Ainsi cet ancien rédacteur à « Je suis partout » n'a jamais voulu faire semblant d'être gaulliste, quoi qu'il ait pu lui en coûter. Il a refusé tous les honneurs et les distinctions, persuadé que son théâtre vivrait par lui-même, d'une vie absolument autonome qui ne serait pas liée à sa personnalité ou à sa biographie. Pas facile dans ces conditions d'être la femme de l'auteur : « Tu avais déjà contre toi les Juifs, les communistes et les gaullistes, lance Ardèle à Léon, toujours dans Le Nombril. Avec ta haine irraisonnée du Général (ne parlons pas des curés, ils ne comptent plus) - il ne te manque plus que de te mettre à dos les pédérastes - qui avaient observé jusqu'ici une neutralité bienveillante à ton égard - et il ne te restera personne pour te soutenir à Paris. » « Je me soutiendrai moi-même, j'ai ma canne », répond, superbe, l'auteur à sa douce en colère.
Cette raideur du personnage, qui ne cherche à être avec personne, Anouilh l'a bien saisie dans L'Hurluberlu, pièce sous-titrée Le réactionnaire amoureux, où l'on découvre sous le masque du Commandeur une vraie tendresse pour ses personnages, cette tendresse qu'il a en particulier pour toutes les jeunes femmes qu'il met en scène, non seulement l'Aglaé qui est la jeune épouse de L'hurluberlu, mais aussi Antigone, bien sûr, Eurydice, et Jeanne, l'Alouette, dont l'histoire pense-t-il ne peut et ne doit pas se terminer sur un bûcher. « Je ne connais pas de vie exemplaire. A part Jeanne d'Arc », déclarera-t-il dans Le Nombril. C'est sans doute parce qu'elle est exemplaire qu'il refuse de la faire mourir.
Son Antigone, en revanche, n'est pas irréprochable. C'est une pasionaria fatigante, pas une sainte. Le défaut de sa cuirasse d'héroïne ? Elle s'aime trop elle-même, elle aime trop sa cause parce que c'est la sienne et au final d'ailleurs, peu lui importent ses deux frères Etéocle et Polynice, comme le découvre le lecteur stupéfait. Elle a tout bravé pour eux ? Elle a bravé Créon ? Elle a bravé la mort ? C'était avant tout pour l'image qu'elle avait d'elle-même. En 1942, une telle critique de l'idéalisme politique n'a pas plu à tout le monde.
Mais ne nous laissons pas prendre au pessimisme de Jean Anouilh, Basque têtu, réac et fier de l'être. Même dans les pièces les plus noires, il y a l'amour : « Tu vois, ma belle, sur cette terre où tout nous brise, où tout nous déçoit, où tout nous fait mal, c'est une consolation merveilleuse de penser qu'il nous reste l'amour [...] Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches. Les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses ou dépravées. Le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange. Mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de ces deux êtres, si imparfaits et si affreux » (Eurydice).
Même lorsque le bilan reste accablant, comme dans La Culotte (1978), cette critique du féminisme, ou dans Le Boulanger, la Boulangère et le Petit Mitron, cette chronique impitoyable de la destruction d'un couple, Anouilh sait préserver sa place à l'émotion. Avec des mots de tous les jours, il offre à ses lecteurs et plus encore aux spectateurs de ses pièces cette possibilité trop facilement méprisée d'un salut par l'émotion. C'est par là, avant tout, que, malgré ses dires, Anouilh est bien plus qu'un auteur de théâtre de boulevard.
Un tout petit regret et une demande à l'éditeur : à quand la réédition en poche des Fables, à travers lesquelles notre auteur a si bien su se moquer de la sagesse un peu obtuse du bonhomme La Fontaine en parodiant certaines des plus célèbres de ses œuvres ?
Joël Prieur
Article extrait de Minute numéro 2359 du 15 mai 2008, reproduit avec l'aimable autorisation de Jean-Marie Molitor
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Jean Anouilh, Pièces brillantes, Pièces grinçantes, Nouvelles Pièces grinçantes, Pièces roses, Pièces noires, Pièces farceuses, éd. La Table ronde, 13 euros le volume port compris.
Pièces costumées, Pièces secrètes, Pièces baroques, 11,50 euros le volume port compris. Sans oublier Antigone, Médée et Œdipe ou le Roi boiteux, 8,40 euros chacune port compris.
Les Pièces juvéniles sont offertes par l'éditeur pour tout achat d'au moins deux volumes de la collection Anouilh en poche.
Sur commande à : Minute, 15 rue d'Estrées, 75007 Paris.
| Il en fallait de l´audace et du talent pour oser mettre en images le chef-d´œuvre de Jean Raspail... | |
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| 1986, sur les ondes, au cours d’une célèbre émission littéraire, Jean Raspail parle de son dernier livre Qui se souvient des hommes. Il y salue la mort d’un peuple, les Alakalufs, derniers Indiens de la Terre de Feu, et lui offre une survie dans notre mémoire. De l’autre côté du " transistor ", Jacques Terpant, penché sur sa planche à dessin, dresse l’oreille et se précipite en librairie. Petit à petit l’idée d’adapter en bande dessinée l’un des ouvrages de l’écrivain fera son chemin. Ce sera Sept cavaliers… Prospère et lumineuse autrefois, la Ville est presque abandonnée. Le télégraphe a été coupé. Plus aucun train n’arrive à la gare, ni plus aucun navire au port. La population s’est enfuie. Des bandes incontrôlées errent à travers le pays. Du monde extérieur aucune nouvelle ne parvient plus depuis déjà de nombreux mois. C’est la vie qui s’en est allée. Le souverain héréditaire ne règne plus que sur son château et sur une poignée de fidèles que l’ombre est sur le point d’effacer… Pour rompre ce mortel ensorcellement, sept cavaliers quittent la ville au crépuscule. Commence alors le plus étrange des voyages… Le style de Jacques Terpant, grand spécialiste de la couleur directe, est parsemé d'influences diverses. Grâce à sa technique du clair-obscur, il parvient à magnifier les mondes imaginaires rêvés par Jean Raspail. Celui-ci dira d’ailleurs de Jacques Terpant en voyant les planches de l’album : " Il est entré dans ma tête. " Peut-être sont-ils plutôt tous les deux dans le même rêve. |
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