"Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur"
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"Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur"
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Communiqué de presse
Paris, mercredi 29 avril 2009
Déclaration en vue des élections européennes
S’informer et voter
Les élections des membres du Parlement européen auront lieu, en France, le dimanche 7 juin prochain. Même si les sentiments des Français à l’égard de l’Europe restent partagés, ces élections revêtent un enjeu d’importance, surtout dans les circonstances actuelles.
Le Parlement européen est le seul organe de l’Union européenne à être élu au suffrage universel direct, depuis 1979. Voter est toujours un devoir pour le citoyen mais, pour ne pas se tromper d’enjeu, cela nécessite une information sérieuse.
Promouvoir la paix
Depuis plus de cinquante ans, le développement de l’Union européenne a été un facteur de paix et de prospérité pour l’ensemble des pays qui en ont été les fondateurs ou qui l’ont rejointe, au fil des élargissements.
Aujourd’hui l’Europe est confrontée, comme le reste du monde, à la crise financière et à ses graves conséquences économiques. Bien des peurs, des crispations identitaires ou des tentations de repli sur les particularismes nationaux ou régionaux peuvent se faire jour, alors que l’issue ne peut se trouver que dans la concertation et dans une plus grande solidarité, compte tenu de l’imbrication de plus en plus forte de nos économies.
Développer la solidarité
Derrière la crise financière se profile aussi une crise de société. Une société individualiste creuse l’écart entre riches et pauvres et accentue l’exclusion des plus faibles. La solidarité doit s’exprimer dans un modèle social qui respecte pleinement la dignité de tout homme, en particulier du plus faible, dans chaque pays comme au sein de l’Union. L’homme n’est pas seulement un consommateur ou un producteur mais il porte aussi des valeurs sociales, familiales, culturelles et spirituelles.
Nous ne pouvons pas réclamer uniquement la solidarité pour nous-mêmes ou la limiter aux frontières de l’Union. Elle doit aussi se concrétiser dans l’action extérieure de l’Europe, dans sa politique de développement, des migrations et de l’environnement.
Changer nos modes de vie
La construction d’un tel modèle de société ne se fera pas spontanément et aucun Etat ne peut le faire seul. Cette construction demande des changements importants dans nos modes de vie et de consommation. Elle implique donc des décisions et des arbitrages politiques courageux, au niveau national comme au niveau européen.
Aujourd’hui plus que jamais, il est important que la France envoie au Parlement européen des femmes et des hommes de conviction qui s’engagent à y défendre le respect de tout homme et de tout l’homme.
Les évêques de France
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La situation ecclésiale est trop explosive pour que nous persévérions dans le silence. Le feu ne s’éteint pas ; le dimanche 29 mars, à Fourvière, à l’heure de la messe, des militants homosexuels
ont manifesté. Le Cardinal Barbarin les a reçus et eux-mêmes en semblaient tout étonnés Il ne suffit plus de s’abstenir de jeter de l’huile sur le feu, il faut désormais s’engager à
l’éteindre.
Situation explosive ? Pour ne parler que de ce qui s’est passé depuis le début de l’année 2009, il y a au moins quatre prises de position qui indignent nombre de catholiques (je ne parle ici que
d’eux) : levée des excommunications, nomination en Autriche d’un évêque auxiliaire qui doit aussitôt démissionner, excommunication brésilienne suite à l’avortement d’une fillette de 9 ans violée
par son beau-père, propos de Benoît XVI sur le préservatif dernièrement et malheureusement relayés par l’évêque d’Orléans. Ces événements suscitent chez les catholiques d’abord des troubles
graves que les dissensions, au sein du magistère ordinaire, mettent notamment en évidence ; je ne cite que la lettre de la conférence des évêques d’Allemagne réclamant au Pape explications,
collégialité et réforme de la curie romaine ; la querelle par média interposés entre le Cardinal Castrillon Hoyos et le porte parole du Saint Siège ; le désaveu de l’évêque de Recife (soutenu à
Rome par le Cardinal Re) par la conférence des évêques du Brésil ; la lettre de la conférence des évêques d’Autriche après la démission de l’évêque auxiliaire en question. Le tollé jamais vu dans
le monde diplomatique et politique suite aux propos sur le préservatif, pour n’être pas intra-ecclésial, n’en est pas moins stupéfiant.
On pourra reprocher aux médias de déformer, de mal transmettre. Pas sûr que dans aucun de ces quatre cas, le reproche soit juste. C’est plutôt la lettre d’un Mgr Daucourt, par exemple, suite à
l’affaire brésilienne, qui a été trop peu médiatisée alors qu’elle prenait vertement position contre l’attitude de l’archevêque de Recife ! Que certains cherchent à « se payer le Pape », comme
dit le Cardinal Vingt-Trois, c’est certain. Mais réduire toute contestation à cela, c’est refuser d’entendre la voix de nombreux catholiques, loyaux, c’est les mépriser.
Nombre d’entre nous sont pris à témoin, par les amis, les voisins, les parents d’élèves, les collègues de travail, la famille : comment pouvez-vous demeurer catholique ? Comment pouvez-vous être
solidaires de tels propos ? Des paroles agressives ont été lancées : « si les catholiques ne peuvent pas changer de Pape, qu’ils changent de religion ! » Force est de reconnaître que l’attitude
miséricordieuse de Jésus n’a pas toujours sauté aux yeux.
Prêtres, nous sommes aussi interrogés par plusieurs d’entre vous : Que va-t-il se passer avec toutes ces incompréhensions ? Que devons-nous faire ? Nous entendons : je vais arrêter de pratiquer,
je vais quitter l’Eglise ! Nous vous en supplions : Ne faites pas cela. Ne vous coupez ni du Christ ni de son Eglise, qui certes est la prostituée que le prophète Osée doit épouser sur ordre de
Dieu mais qui est aussi celle qui, dans le monde et chez nous, témoigne de façon intrépide de la miséricorde et de la sollicitude de Dieu, en particulier auprès de ceux qui souffrent, par exemple
du Sida.
Si vous voulez faire quelque chose, que ce soit proportionné, on dirait en latin, raisonnable ! Ecrivez à votre évêque, non une pétition, mais une lettre personnelle. Votre confirmation vous fait
témoins de la Bonne Nouvelle, et avec lui, même si c’est en partie différemment de lui, responsables de la mission de l’Eglise (Ac 1,8). Faites-lui part de votre avis, posément, sans amalgames
scandaleux et stupides (comme nous les avons entendus : « Benoît XVI, levant l’excommunication d’un évêque révisionniste à cause de son passé dans les jeunesses hitlériennes »). Pourquoi ne pas
demander aux évêques que la prochaine fois qu’ils parlent en matière morale, ils disent d’abord et principalement la miséricorde à la suite du Christ. On n’a jamais vu Jésus condamner personne à
part ceux qui lient de pesants fardeaux et interdisent ainsi l’accès au Royaume (Lc 11,46 et Mt 23,13 à comparer à Jn 8,1-11 et Mt 21,31 par ex). Vous imaginez que si nos évêques, dans de
nombreux diocèses reçoivent des centaines de milliers de lettres, ce sera plus efficace que de claquer la porte. Peut-être même que cela libérera la parole de ceux qui se sentent coincés ;
personne ne pourra leur reprocher une parole qui prendrait ses distances vis-à-vis de tel ou tel propos, même papal, s’ils font seulement part du mouvement massif dont ils sont les témoins
obligés.
Vous le savez, la prise de parole n’est pas commode. Ne rien dire nous est insupportable et risque d’ébranler un peu plus l’Eglise. Ces derniers temps, c’est le magistère qui a ébranlé l’Eglise
mais nous serons vite accusés de l’ébranler à notre tour à exprimer notre désaccord. Sans doute d’ailleurs ce texte nous sera reproché par certains d’entre vous.
On ne saurait quitter l’Eglise à la légère, sous prétexte d’être plus fidèle au Christ, lui qui a joué le jeu de l’incarnation jusqu’au bout, prêt à s’en remettre, pour transmettre son évangile,
à la faiblesse des pécheurs et de l’Eglise. Quel apôtre n’a pas trahi (et l’on parlera ailleurs du cas du disciple que Jésus aimait) ? Voilà la radicalité de l’incarnation il assume non seulement
la chair mais aussi l’humanité. Pourrions-nous faire autrement que lui et ne pas nous en remettre à l’Eglise pour que l’évangile soit transmis ?
Le Christ nous révèle un Dieu Père. Dès lors, tous les hommes sont frères. Pourrions-nous ne pas être dans le même bateau, la même barque, que tous ceux qui ont entendu la bonne nouvelle de cette
fraternité ? Certes, nous ne sommes pas toujours d’accord avec tous, mais comment témoigner de la fraternité universelle en se coupant de la fraternité ecclésiale ? Sans compter que chacun de
nous, parfois aussi, est cause de souffrance pour les autres.
Nous ne pouvons quitter notre Eglise, ni sur la pointe des pieds, ni en claquant la porte. Nous savons trop, maintenant que nous sommes en minorité, ce qu’est l’Eglise et combien l’évangile est
la source de notre vie. Nous ne pouvons nous en couper alors que nous apprenons à vivre comme une grâce d’avoir été saisis par le Christ. Nous avons bien entendu la théologie conciliaire,
traditionnelle, selon laquelle tous les chrétiens sont chargés depuis l’onction baptismale, du sacerdoce (prière), de la prophétie (annonce de la parole) et de la royauté (gouvernement). Certes,
l’Eglise n’est pas une démocratie. Et qui en rêve quand on voit les possibles dérives démocratiques (abstention, comédie du pouvoir, peoplelisation etc.) ? Mais elle n’est pas une tyrannie pour
autant. La synodalité permet un mode de gouvernement original. L’Eglise est plus vivante quand les responsables écoutent effectivement et ne pensent pas être les seuls à avoir raison et droit à
la parole.
Nous vivons une mort. Nous ployons sous le fardeau. Il devrait en naître quelque chose… si du moins notre espérance en la résurrection n’est pas vaine. Et nous le voyons déjà. Nous sommes
reconduits au cœur de la foi, nous sommes convoqués à une parole responsable, une parole qui tache de répondre à la Bonne Nouvelle. De cette mort advient un corps que nous voyons naître dans le
premier né d’entre les morts. Nous n’avons pas à défendre une Eglise, une vision de l’Eglise contre une autre. Nous assistons à la venue de l’Eglise, dans les douleurs d’un accouchement. Notre
rôle en Eglise n’est pas tant de conserver un passé, de promouvoir une tradition aux dépens d’une autre, mais d’être les sentinelles, les préposés de l’espérance, prêts à repérer la vie, malgré
la mort, la vie qui advient de la mort.
Georges Gaillard, EAP
Régis Girard, prêtre
Annick Greaud, EAP
Hugues Lhopital, EAP
Jean-Claude Meyer, prêtre
Emilie Molin, EAP
Patrick Royannais, curé
Guillemette Tracol, EAP
Depuis hier, mercredi 1er avril, aux
alentours de 14h15, le Forum Catholique ne répond plus. Ceci n'est pas volontaire, mais est dû à un problème technique que l'on s'efforce de résoudre. En vain, pour l'heure.
Croyez bien que j'en suis désolé, ayant prévu une autre sorte de "poisson d'avril" pour cette journée.
En attendant, M. Tabudeux, le technicien du forum, est bien empoisonné.
Du coup, même la messagerie du forum est inaccessible. Pour toute communication, préférez mon adresse personnelle, agoramag@free.fr. Nous espérons trouver
rapidement la solution. Mais ce n'est pas gagné...
PS : la panne a finalement été réparée le jeudi 2 dans la journée.
Paris, mercredi 25 mars 2009. Le pape Benoit XVI a nommé évêque de Limoges – siège vacant par suite de la désignation de Mgr Christophe Dufour comme archevêque coadjuteur d’Aix-en-Provence et Arles –, Mgr François Kalist, jusqu’à présent vicaire épiscopal et curé de paroisses dans l’archidiocèse de Bourges.
Biographie de Mgr François Kalist
Fils de M. Emile Kalist et de Mme, née Renée Grandblaise, Mgr François Kalist est né le 30 octobre 1958 à Bourges (Cher).
Études
Après des études secondaires au lycée Marguerite-de-Navarre à Bourges, Mgr François Kalist a suivi des études supérieures en classes préparatoires au lycée Henri IV à Paris. Il est ensuite entré au Séminaire français à Rome et a suivi le premier cycle de philosophie à l’Université grégorienne. Après son service militaire, Mgr François Kalist est revenu à Rome pour le premier cycle de théologie. Puis il a intégré, à Paris, le Séminaire des Carmes et suivi le second cycle de théologie à l’Institut catholique.
Mgr François Kalist est licencié en théologie dogmatique et habilité au doctorat en théologie.
Il a été ordonné prêtre le 21 décembre 1986 pour l’archidiocèse de Bourges.
Ministères
1987-1999 Vicaire de la paroisse de Vierzon ;
1990-2001 Professeur de théologie et directeur du second cycle au séminaire interdiocésain d’Orléans ;
1999-2000 Curé in solidum des paroisses du doyenné de Vierzon-Sologne ;
2001-2007 Curé in solidum des paroisses de Levroux, Valençay et Chabris ;
Dep. 2001 Responsable diocésain de la formation permanente ;
Dep. 2002 Vicaire épiscopal chargé de la proposition de la foi ;
Dep. 2004 Délégué diocésain adjoint à l’œcuménisme ;
Dep. 2008 Curé des paroisses d’Henrichemont, Saint-Martin d’Auxigny et Les Aix d’Angillon.
Un
énorme point positif du pontificat de Benoit XVI :
La Nouvelle Star fait dans le mystiqueJérémie Guneau, jeune rocker catholique, fait sensation devant le jury de l'émission de télé-réalité musicale de M6 !
par Constance Molle-Proudhon
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Depuis le 24 février, la vidéo de sa prestation à la Nouvelle Star a été visionnée plus de 160000 fois sur Youtube. Jérémie Guneau a 24 ans, il est catholique et possède un sacré sens de
l'humour. Petite mèche de rocker sur le front, blouson en cuir et T-shirt à l'effigie de la Vierge, le jeune homme se lance dans un medley des plus originaux avant de prendre sa guitare pour
interpréter une chanson rock en anglais. Le jury, mi-séduit mi-amusé, lui attribue au départ deux « oui » et deux « non » (il faut au moins trois « oui » pour réussir l'audition). Le coup de
théâtre arrive lorsque l'un des membres du jury demande au jeune homme le nom de son groupe (visionnez la vidéo ci-dessus à partir de 5min30. Décomplexé, celui-ci répond : « The Catholix,
nous sommes un groupe de rock'n'roll garage chrétien ». Pas très fréquent à la Nouvelle Star! Exclamations du jury, puis André Manoukian, le plus mystique des quatre, déclare un peu moqueur :
« eh bien moi, j'aime bien la Vierge Marie, alors je change mon « non » en « oui ». Je voudrais avoir une discussion théologique sur Saint Augustin avec ce monsieur ! »
Incrédule, le jeune homme, qui venait juste pour s'amuser, se rendra bel et bien à Paris pour l'étape suivante des sélections. Le jeune homme portera-t-il sa religion comme un étendard aussi
voyant lors de sa prochaine prestation ? Affaire à suivre ces prochaines semaines...
La video :
| Les Enfants du large |
| 26 février 2009 |
| ISBN : 978-2-7491-1210-7 |
| 17 € ttc |
Un nouveau livret de chants pour les offices selon la forme extraordinaire
comportant :| Décembre 2009 | ||||||||||
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