Il est midi, je vois l'église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus Christ, je ne viens pas prier.
Je n'ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête
Midi !
Être avec vous Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
laisser le coeur chanter dans son propre langage,
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le coeur trop plein
Comme le merle qui suit son idée en ces espaces de couplets soudains.
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
la femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale
Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus Christ, qui est la vérité entre
vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme, l'Éden de l'ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le coeur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées.
Parce que vous m'avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
Parce qu'elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense.
Parce qu'à l'heure où tout craquait, c'est alors que vous êtes intervenue,
Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,
Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui
Parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement
parce que vous existez
Mère de Jésus Christ, soyez remerciée.
Paul Claudel
Message d'origine sur le Forum
Catholique
Au sommaire :
Introduction – Michel De Jaeghere, président de l’Œuvre de
Saint-François-de-Sales
MGR DE SÉGUR ET SON TEMPS
1857 – Thierry Buron, professeur agrégé d’Histoire contemporaine
Mgr de Ségur et le roi – Me Franck Bouscau, professeur agrégé des Facultés de droit
LE FILS DE LA COMTESSE
Les voyages de Louis-Gaston de Ségur – Marie-José Strich, docteur ès Lettres
Mgr de Ségur, homme de lettres et personnage littéraire – Alain Lanavère, docteur ès Lettres
MGR DE SÉGUR ET L’ÉGLISE : UN PRÉCURSEUR ?
Mgr de Ségur et les papes – Abbé Christian Thouvenot, recteur de l’Institut universitaire Saint-Pie X
Mgr de Ségur et la direction spirituelle – Denis Duverger, professeur agrégé de Lettres classiques
Mgr de Ségur et l’Union des Œuvres ouvrières catholiques – Daniel Pannier, docteur en Histoire, archiviste de l’Œuvre
MGR DE SÉGUR ET LES GRANDES FIGURES DU CATHOLICISME FRANÇAIS
Mgr de Ségur et le gallicanisme : « l’incident Darboy » (1864) à travers les archives de l'Œuvre de Saint-François-de-Sales – Daniel Pannier
Soufflet ou soufflé ? Retour sur l’incident Darboy – François Labadens, du Comité de rédaction des Cahiers séguriens
Mgr de Ségur et dom Guéranger – Dom Louis Soltner, archiviste de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes
Louis Veuillot et les Ségur – Benoît Le Roux, docteur ès Lettres
CONCLUSION
Pour une béatification – Daniel Pannier
Hommage à Marthe de Hédouville, biographe de Mgr de Ségur – François
Labadens
Plus de détails directement sur le site des éditions Via
Romana
M. l'abbé Alain Lorans, de
la Fraternité Saint Pie X, a lu le dernier ouvrage d'Henri Tincq, "Les catholiques", paru chez Grasset. Il nous en livre une critique dans DICI,
Jacques Bainville a tenu pendant trente ans la rubrique «
politique internationale » en première page du quotidien royaliste « L’Action française ». Il a prévu que la guerre totale serait la conséquence politique de la paix bâclée de 1918. Il est mort
en 1936, avec, déjà, l’aura d’un prophète. Sans avoir pu vérifier à quel point il avait raison.
Vos Commentaires