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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 22:10
 
Il en fallait de l´audace et du talent pour oser mettre en images le chef-d´œuvre de Jean Raspail...

 

1986, sur les ondes, au cours d’une célèbre émission littéraire, Jean Raspail parle de son dernier livre Qui se souvient des hommes. Il y salue la mort d’un peuple, les Alakalufs, derniers Indiens de la Terre de Feu, et lui offre une survie dans notre mémoire. De l’autre côté du " transistor ", Jacques Terpant, penché sur sa planche à dessin, dresse l’oreille et se précipite en librairie. Petit à petit l’idée d’adapter en bande dessinée l’un des ouvrages de l’écrivain fera son chemin. Ce sera Sept cavaliers… Prospère et lumineuse autrefois, la Ville est presque abandonnée. Le télégraphe a été coupé. Plus aucun train n’arrive à la gare, ni plus aucun navire au port. La population s’est enfuie. Des bandes incontrôlées errent à travers le pays. Du monde extérieur aucune nouvelle ne parvient plus depuis déjà de nombreux mois. C’est la vie qui s’en est allée. Le souverain héréditaire ne règne plus que sur son château et sur une poignée de fidèles que l’ombre est sur le point d’effacer… Pour rompre ce mortel ensorcellement, sept cavaliers quittent la ville au crépuscule. Commence alors le plus étrange des voyages… Le style de Jacques Terpant, grand spécialiste de la couleur directe, est parsemé d'influences diverses. Grâce à sa technique du clair-obscur, il parvient à magnifier les mondes imaginaires rêvés par Jean Raspail. Celui-ci dira d’ailleurs de Jacques Terpant en voyant les planches de l’album : " Il est entré dans ma tête. " Peut-être sont-ils plutôt tous les deux dans le même rêve.

Source : site des éditions Robert Laffont, où vous pouvez découvrir (en cliquant sur le lien) quelques planches de cette BD.

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Published by XA - dans Lecture
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commentaires

Louise 22/05/2008 11:37

Je viens de lire l'album ,je suis une lectrice de jean Raspail et j'avais lu le roman. L'adaptation est absolument formidable, il me sera difficile de penser à ce livre sans que les images de ce dessinateur s'imposent.Je suis réservée souvent sur l'idée d'adapter un livre (au cinéma par exemple) là, c'est un enchantement, la quintescence du livre,j'irai même jusqu'à dire qu'il l'éclaire sur certains points . À conseiller absolument.