Notre premier 3° est en terminale S à XXX. Nous lui souhaitons bon courage pour obtenir le baccalauréat.
Trop bon...
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par Jean-Pierre Denis |
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C’est l’histoire d’un pays dont l’école publique va mal. Elle s’est démocratisée, mais sans réduire les inégalités ni donner à chacun sa chance. Elle ne fait guère de place à l’initiative tout en
subissant les assauts de l’individualisme. Elle oriente à l’aveuglette, par accumulation d’échecs ou par recours à des filières prétextes et à des sélections occultes. Elle a renoncé à la
dimension instituante de l’autorité sans vraiment permettre à la personne humaine de s’épanouir.
Tout le monde le sait, mais chut ! Il ne faut pas le dire. L’école républicaine absorbe tous les chocs, toutes les déconstructions, toutes les violences de notre société, et on lui demande tantôt
de les guérir, tantôt de les comprendre, tantôt de s’en justifier comme si elle en était la cause première. Face à ces immenses défis, elle s’est vue dotée d’un budget extraordinaire, fortement
augmenté au cours du dernier quart de siècle, mais elle ne l’affecte guère là où sont les pauvretés criantes. Elle envoie ses professeurs les moins expérimentés sur les terrains les plus ingrats.
Elle ne sait plus vraiment, à force de les empiler, quels contenus elle veut transmettre. Plus elle jargonne, plus elle ignore les valeurs qui la fondent.
Ce pays caricatural, bien sûr, ne peut être la France. Ni cette école celle que nous connaissons… Celle de Laurent Cantet, le cinéaste qui a obtenu la palme d’or à Cannes pour être allé «entre
les murs» d’un collège ordinaire, creuset de la diversité et pépinière de l’intelligence collective. Ni celle de tous ces enseignants héroïques, mais souffrant d’appartenir à un corps toujours
soupçonné, socialement déclassé, et toujours attendu au tournant par des parents devenus des consommateurs. Que se passe-t-il donc «entre les murs» du débat sur l’école ? Un grand trop-plein qui
se mue en un grand rien. L’excès de postures idéologiques a tué le débat sur la pédagogie. La multiplication des réformes avortées, par chaque ministre de passage, réduit à néant l’idée même de
la réforme. Mais en retour l’opposition à tout changement exténue le système lui-même, que fuient de plus en plus de parents. On ne sait plus où va l’école, ni même de quelle école on parle.
La grande réforme du lycée annoncée par le président de la République et relayée par son ministre de l’Éducation nationale semble donc bienvenue dans son ambition même, qui est refondatrice. Mais
elle risque d’ajouter de la confusion à la confusion, par exemple, si elle promet davantage de choix aux élèves tout en supprimant de fait les options disponibles, ou si elle promet des
enseignants mieux formés tout en fermant les IUFM. Elle ne marchera donc que si elle joue franc jeu, par un grand débat public. Si elle oublie de satisfaire un électorat pour répondre aux besoins
réels du système éducatif. Si elle se précise assez pour être simple et claire. Si elle permet aux enseignants de partager les fruits d’une organisation nouvelle, comme annoncé d’ailleurs par
Nicolas Sarkozy. Mais cela fait déjà beaucoup de si. En matière d’éducation, tout le monde a ses certitudes, et c’est pourquoi les doutes sur le changement affleurent vite. Le Président et son
ministre devront déployer de vrais talents de pédagogue et dissiper franchement ces interrogations s’ils ne veulent pas qu’une fois encore on ait réformé l’école sans vraiment la renforcer.
Éducation - Le Haut Conseil de l'éducation va réfléchir à une nouvelle appellation des classes en élémentaire.
EXIT le CP, le CE1 ou encore le CM2 chers à notre enfance ? Le président du Haut Conseil de l'éducation, Bruno Racine, également président de la Bibliothèque nationale de France, a émis l'idée de changer l'appellation des classes du primaire. Une proposition faite à l'occasion de la remise de l'avis favorable du Haut Conseil sur les programmes du primaire. Bruno Racine devrait faire des propositions de nouvelles appellations à Xavier Darcos. Justification technique d'un tel changement : les classes de grande section de maternelle, de CP et de CE1 appartiennent à un cycle appelé cycle des apprentissages fondamentaux tandis que les trois dernières classes du primaire appartiennent au cycle dit des approfondissements. « Il n'est pas compréhensible que la dernière année du cycle des apprentissages fondamentaux soit appelée cours élémentaire première année ou que la première année des approfondissements soit appelée cours élémentaire deuxième année », soulignent les membres du HCE.
Contre le redoublement
Au ministère, on reconnaît attendre des propositions, tout en rappelant que les programmes insistent également sur une progression annuelle des élèves. On sait aussi
qu'un éventuel changement de nomenclature perturberait des habitudes solidement ancrées. Autre point, le Haut Conseil se prononce contre la pratique du redoublement car faire redoubler un élève
en cours de cycle est contraire même à la notion de cycle. « Quant au redoublement en fin de cycle, il devrait n'être prononcé qu'en dernier recours », expliquent les membres du Haut
Conseil. Une opinion partagée au ministère, tant pour des raisons pédagogiques des études mettent en avant les effets néfastes du redoublement. Ils sont d'autant plus négatifs s'il est pratiqué
tôt. Autre grief : il coûte cher. En attendant ces changements, une intersyndicale du primaire représentant près de 80 % de la profession a acté hier le principe d'un texte de
protestation à Nicolas Sarkozy sur la méthode et sur le fond de son projet de service minimum d'accueil.
Le Figaro - A.Sé - 20/05/2008.
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