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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 15:00

http://profile.ak.fbcdn.net/v228/1996/121/n100001049792009_5720.jpgVous pouvez retrouver Agoramag sur Facebook, si vous y êtes inscrit. Cela me permettra de ne pas encombrer mon propre compte personnel de publications liées à ce blog. Ce sera, je pense, aussi une bonne façon de faire circuler certaines informations. Si vous êtes inscrits à FB, voyez donc ici. Pour accéder aux informations, il vous faudra "devenir ami" (sic).


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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 11:00

Monde & vie nous propose à son sommaire du n°826 un important dossier consacré à la question des Retraites.

 

Retraites: pour eux la vie va commencer!

Sans familles, pas de retraites

Reversion : quand la loi spolie la veuve et l’orphelin... du privé

Quand les nomenklaturistes préparent leurs vieux jours

Le Titanic des retraites a heurté l’iceberg démographique


Le journal revient par ailleurs sur l'affaire dite des Infiltrés, cette émission scandaleuse de France 2 qui désinforme avec les sous de notre redevance. Au menu donc, trois interviews des différents protagonistes de cette affaire, côté catholiques :

- Fabrice Sorlin, président de Dies irae, cette association que les Infilttés veulent nous faire passer comme liée étroitement avec la paroisse St Eloi et le cours st Projet,

- Thomas Rivière, directeur de l'école st Projet,

- l'abbé Philippe Laguérie, Supérieur général de l'Institut du Bon Pasteur.


Une bonne façon de se faire une autre idée de cette affaire dont on n'a pas fini d'entendre parler.

Il convient ici de saluer au passage le beau travail effectué par Riposte catholique, pour médiatiser ce scandale.

 

Lien : monde & vie, le blog

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 10:30

Dom Louis-Marie, père abbé du Barroux, répond aux questions d'Olivier Figueras, dans Présent daté de samedi dernier.

 

http://blog.rc.free.fr/blog_invites/dom%20louis%20marie.jpg— Trente après celle du Barroux, votre fondation de La Garde vient de vivre la cérémonie de la pose de sa « première pierre ». Huit ans après votre arrivée sur les lieux (et votre arrivée personnelle), où en est cette communauté dont vous fûtes le premier prieur ?

 

— Oui, trente ans après à dix jours près, Mgr Herbreteau a béni la première pierre des futurs bâtiments de Sainte-Marie de la Garde. Le 21 novembre 2002, Dom Gérard accompagnait les huit fondateurs. Ils sont maintenant douze et ils n’ont plus de cellules pour les postulants. Les hôtes sont logés dans des bungalows. Les ateliers et le magasin sont des plus vétustes. Et dans sept ans, la communauté doit avoir acquis son indépendance. C’est pourquoi nous avons lancé les travaux devenus nécessaires si on veut que la communauté puisse continuer à se développer et à rayonner comme doit le faire toute œuvre au service du Seigneur.

 

— Aujourd’hui, c’est Mgr Herbreteau, évêque d’Agen, qui vient de procéder à cette cérémonie. Comment le monastère Sainte-Marie de La Garde est-il perçu par le clergé local, et plus largement par les catholiques des alentours ?

 

— Nous remercions chaleureusement Mgr Jean-Charles Descubes qui nous a accueillis dans son diocèse en 2002 et Mgr Hubert Herbreteau de sa sollicitude à notre égard. Monseigneur est déjà venu bénir la chapelle Sainte-Foy et il n’a pas hésité à revenir pour cette bénédiction de la première pierre. A plusieurs reprises, il a encouragé ses fidèles à venir chez nous pour prier et reprendre des forces spirituelles. Nous avons eu la joie de voir, lors de la cérémonie, l’abbé Tran, curé du centre paroissial Saint-Benoît, et l’abbé Ennessy, la Fraternité Saint-Pierre représentée par l’abbé Stemler, qui nous a si bien accueillis à Bordeaux en mars, et l’Institut du Christ-Roi représenté par le chanoine Téqui, cousin par ailleurs d’un de nos frères du Barroux. Je crois que notre vocation monastique et notre attachement à la forme extraordinaire du rite romain restent un mystère pour beaucoup. Mais, comme nous l’a si bien dit le député-maire d’Agen, M. Jean Dionys du Séjour, les gens parlent de cette fondation et commencent à se poser des questions sur l’essentiel et sur Dieu. Sainte-Marie de la Garde compte déjà cinq oblats séculiers, des laïcs qui s’engagent à vivre selon l’esprit de saint Benoît. Des familles commencent à s’installer dans les environs et d’autres cherchent à le faire. Notre fondation de Sainte-Marie est monastique, mais aussi missionnaire.

 

— La construction du Barroux avait bénéficié de l’enthousiasme des catholiques dits traditionnalistes. Celle du nouveau monastère est-elle, en 2010, aussi « facile » ? Où en êtes-vous du projet ? Et comment peut-on vous aider ?

 

— Le contexte a changé mais le bon Dieu ne change pas. Donc, si Sainte-Marie de la Garde fait partie du dessein de Dieu, alors nous y arriverons. Et je suis sûr que le bon Dieu ne fera pas de miracle financier, bien que pour lui quelques millions d’euros ne soient rien. Il veut que ce monastère sorte du cœur des fidèles, comme pour le temple de Jérusalem auquel les Hébreux donnaient « chacun selon son cœur ». Je ne pense pas que nous puissions faire aussi vite qu’au Barroux : deux abbayes construites en vingt-cinq ans. Mais déjà nous recevons de l’aide, souvent par des dons modestes et parfois par des dons plus importants. Nous avons le permis de construire et les dossiers de consultation des entreprises ont été déposés. Les travaux commenceront dès le mois de juillet. Pour nous aider, vous pouvez envoyer vos dons à l’Abbaye Sainte-Madeleine, 84330 Le Barroux, ou passer par le site internet jeconstruisunmonastere.com. Vous y trouverez de nombreuses informations de toutes sortes. Nous avons aussi une équipe de « Missionnaires de Sainte-Marie » qui nous aident à préparer nos venues dans les régions pour des messes et des conférences. Nous remercions chaleureusement nos missionnaires de Paris, de Versailles, de Nantes, de Rennes, de Vannes et de Bordeaux qui ont fait un travail excellent et fructueux. N’hésitez pas à nous contacter si vous pensez pouvoir nous aider en étoffant les équipes déjà existantes. Je demande surtout aux lecteurs du journal Présent de prier pour la communauté de Sainte-Marie afin qu’ils restent de bons moines malgré l’agitation du chantier. C’est le principal. Et ensuite pour les vocations. Et enfin pour le succès des travaux de cette maison de prière, cette école du service du Seigneur.

 

Propos recueillis par Olivier Figueras

 

•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

L’association Missions de Sainte-Madeleine, qui collecte les fonds en vue des constructions projetées au Monastère Sainte-Marie de la Garde, est assimilée fiscalement aux associations reconnues d’utilité publique. Elle peut donc délivrer des reçus fiscaux pour les dons qu’elle reçoit. Si vous êtes redevable de l’impôt sur le revenu (IR), 66 % de votre don est déductible de vos impôts dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. Au-delà de cette limite, l’excédent peut être reporté sur les cinq années suivantes dans les mêmes conditions. Exemple : si vous faites un don de 100 €, vous pouvez déduire 66 € de votre impôt sur le revenu. Votre don vous revient donc en réalité à 34 € seulement.

Article extrait du n° 7075 de Présent, du Samedi 17 avril 2010

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 08:30

 

http://www.lespectacledumonde.fr/images/stories/couv/couv566.bmpEglises, chapelles et oratoires abandonnés, dégradés et, finalement, détruits : près d’un siècle après le cri d’alarme de Maurice Barrès dans la Grande Pitié des églises de France (1914), notre patrimoine religieux est à nouveau menacé. De nombreuses associations de sauvegarde se mobilisent.

Un article de Sophie Humann, à lire sur le site du Spectacle du monde.

 

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 22:12

Comment qualifier autrement la Rédaction du Monde après ce énième article odieux ?

Je ne trouve pas de mots plus appropriés. Au pluriel comme au singulier.

XA


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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 21:04
Ils font l'objet d'un magazine de CAPA pour l'émission "les Infiltrés" de France 2. Plusieurs plaintes ont été déposées.

L'émission "A l'extrême-droite du Père" est consacrée à un groupuscule d'extrême droite Dies Irae et à ses liens avec les milieux catholiques traditionalistes, parmi lesquels l'église Saint Eloi et l'école Saint Projet à Bordeaux, ce dont ces derniers se défendent.


 

L'histoire : un homme s'est présenté à l'église Saint Eloi de Bordeaux pour y suivre un catéchuménat. Infiltré pendant plusieurs semaines dans la communauté, ce journaliste qui s'est fait appelé Mathieu Maye est devenu surveillant à Saint Projet. Il a recueilli en caméra cachée les propos de membres de la communauté, adultes et enfants. Des propos parfois antisémites et racistes, rapportés en direct sur France 3 Aquitaine par Laurent Richard, rédacteur en chef de l'émission "les Infiltrés" : "le but pour nous, c'était de raconter comment fonctionne un groupuscule d'extrême-droite. Et pendant cette infiltration, qui a duré plusieurs mois, nous avons pu observer l'influence d'une paroisse à Bordeaux et aussi l'organisation d'une école, où le professeur par exemple explique que de Gaulle est un "déserteur", que Pétain est un "grand homme d'Etat" et que la Waffen SS était une "armée d'élite ."

 

Le magazine n'a pas encore été diffusé. Cependant, le concept de l'émission prévoit que chaque document soit suivi d'un débat, enregistré récemment. Les participants de ce débat ont vu le documentaire et certains se sont épanchés sur Internet, notamment Daniel Hamiche, directeur de la rédaction du site Riposte catholique.

Avertis, les parents d'élèves et la direction de l'école ont porté plainte en début de semaine pour "incitation à la commission de délit sur mineur". Ils veulent empêcher la diffusion du reportage et se défendent de tout lien avec Dies Irae.

 

"Scandalisée, choquée"
Le Cours Saint Projet, dans un communiqué, estime que l'établissement "a fait l'objet de calomnies gravissimes de la part de journalistes de la Télévision publique ayant recouru à des manipulations de mineurs et des mensonges d'une extrême gravité". L'équipe éducative et des parents d'élèves ont même enregistré une vidéo disponible sur Dailymotion : "concernant cette émission, je suis meurtrie, choquée, scandalisée que l'on parle de la vie d'une école résumée comme ça, sachant qu'on a manipulé les enfants, manipulé les jeunes. Je n'ai jamais assisté à la tenue de tels propos", s'indigne Caroline, présentée comme professeur de français au Cours Saint Projet dans la vidéo.

Laurent Richard, rédacteur en chef des "Infiltrés" réfute toute accusation de manipulation : "on n'a pas appris la chanson aux enfants qui chantent à la mémoire d'Auschwitz. On n'a pas non plus appris, ou incité, ou poussé le professeur à faire de telles déclarations à des enfants sur De Gaulle "déserteur" et Pétain un "grand homme d'Etat. Nous avons les rushs et nous sommes très sereins là-dessus."

 

Dies Irae parle sur son site de "charge virulente, outrancière, et caricaturale à l'excès sur les catholiques traditionalistes de Bordeaux". Le mouvement a été  fondé en 2008 par Fabrice Sorlin, militant du Front National qui a été candidat aux législatives. Toujours sur son site, Dies Irae se présente comme un "mouvement politique et social qui a fait de l'implantation locale et de la formation ses axes principaux d'activité".
Mais selon l'AFP, qui cite le documentaire, les membres de Dies Irae "
gerbent (vomissent) la démocratie moderne" et veulent "déstabiliser le pouvoir". "Les carnets de Turner", roman néo-nazi sur la suprématie blanche (interdit à la vente en France), sont une de leurs références et ils "se préparent au combat de rue pour le jour où le pouvoir sera à ramasser", indique cette enquête, toujours selon l'AFP.

 

L'Institut du Bon Pasteur et  la paroisse traditionnaliste Saint Eloi dirigés par l'abbé Laguérie, ont décidé d'adresser une mise en demeure à France 2. Selon "les Infiltrés", les caves de l'église accueilleraient des réunions du groupuscule Dies Irae.
"
Nous demandons (à France 2, ndlr) de ne pas diffuser les images de l'abbé Laguérie, qui sont d'ailleurs floutées par des méthodes qui ne sont pas celles de journaliste alors qu'il est public et reconnaissable, explique Me Jérôme Triomphe, l'avocat de l'abbé Laguérie. Et ce dans le seul but d'accréditer le fantasme des "Infiltrés" dans ces relations supposées et totalement fantasmatiques qu'il aurait avec un groupuscule tout aussi fantasmatique", poursuit l'avocat.

 

Une campagne de dénigrement dans la presse et sur Internet  est ouverte, campagne  qui semble parfois même verser dans la chasse à l'homme : une photo présentée comme celle du journaliste auteur du magazine circule en effet sur la toile.

"C'était prévisible, selon Laurent Richard, que ceux qui sont mis en cause dans ce reportage, que ceux qui tiennent des propos racistes, facsistes, aux idées nauséabondes, protestent contre le diffusion de ce reportage et tentent même de l'empêcher. Le journaliste a travaillé avec des méthodes de journalistes, c'est-à-dire découvrir la vérité dans un seul but : informer le public".


 

Cette polémique devrait se poursuivre dans les jours à venir, le temps que la justice examine les différentes plaintes et mises en demeures déposées contre France 2 et CAPA.

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 11:54

A l'occasion de la sortie de Le vol des bijoux de la Bégum, Les dessous de l’enquête, chez Pygmalion, Jean-Pax Méfret était l'invité de Jacques Pradel, dans le cadre de son émission Café-crimes de 14h à 15h. Resituons l'affaire, telle que racontée sur le site de la radio : "3 août 1949. Alors qu'elle et son mari sont sur la route de l'aéroport de Nice, la Bégum et son époux, le prince sultan Mahomed Shah Aga Khan II se font attaqués. Une traction avant bloque la route, un homme menace d'une mitraillette, deux autres s'approchent de la Cadilac et dérobent un coffret rouge. A l'intérieur ? 6 millions d’euros en bijoux. En compagnie de Jean-Pax Méfret, Jacques Pradel revient sur l’un des plus spectaculaires vols de bijoux du XXe siècle. Une ténébreuse affaire au cours de laquelle le patron de la PJ accusa son supérieur, le directeur général de la police, d'être à l’origine du braquage.  Une partie du butin sera mystérieusement rendue, six mois plus tard."

Pour réécouter Europe 1 en différé, cliquez ici.


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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 11:09

On peut lire sur le site de Valeurs Actuelles un article en date du 22 avril de Denis Tillinac. Extraits.


 

http://www.valeursactuelles.com/photos/reda/tilJe me trouvais à Rome la semaine dernière, et en voyant les groupes de pèlerins affluer joyeusement vers Saint-Pierre, je me suis dit que l’Église sortirait ragaillardie de cette cabale délirante.

C’était l’audience du mercredi ; le pape fut acclamé. Il y a très longtemps que des foules acclament des papes à Rome et ça continuera, quoi que prétendent les prophètes d’un dépérissement de l’Église, sur un ton faussement navré.  (...)

Au fond, si ce pape suscite une telle hargne, c’est parce qu’il démystifie la “modernité” en profondeur : sa lucidité fait peur et fait honte,
 le miroir qu’elle nous tend n’a rien de reluisant, rien de rassurant non plus. (...) Ce que dit le pape invalide le discours ambiant des “élites”pensantes et gouvernantes,voilà où le bât blesse. Toutes les “élites”, d’où la coalition hétéroclite d’analystes bidons feignant de réduire le problème aux acquis d’une crise de régime dont l’Église se tirerait en mariant ses prêtres, en ordonnant des femmes et en suggérant aux fidèles de s’envoyer en l’air comme à la télé ou sur les panneaux publicitaires.

Que l’Église se mette au goût du jour ne changerait rien. Au pire, elle déboussolerait la masse de ses ouailles ; les fidèles n’en attendent pas une conversion mondaine, mais précisément le rappel de valeurs opposées aux credos mondains. (...) Mettons qu’elle ne sache pas communiquer dans cette affaire de pédophilie, où comme par hasard, ses pires contempteurs furent d’une mansuétude extrême vis-à-vis de Cohn-Bendit, de Polanski et de Frédéric Mitterrand.

Ce ne sont donc pas les actes fâcheux de pédophilie imputés à des prêtres qui choquent les médias et les autorités publiques.
 Ils cartonnent le pape parce qu’il les gêne aux entournures. Mettons que sur l’homosexualité, la position de l’Église soit rigide. Mais les mêmes médias ne reprochent jamais aux rabbins et aux imams de tenir imperturbablement une position identique. Ce n’est donc pas l’homophobie que l’on récuse, mais l’influence de l’Église. (...)

 

L'article complet est à lire en cliquant ici.

 

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 08:30

M. l'abbé Alban Cras, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, second Conseiller du Supérieur Général et responsable de l’année de Spiritualité à Wigratzbad a publié début avril sur le site de la Fraternité St Pierre un article consacré au prêtre et à la chasteté. En cette période où les prêtres sont attaqués de toutes parts, la lecture de ce texte me semble intéressante et mérite d'être signalée. Bonne lecture !

 

Le prêtre et la chasteté

« Un corps chaste ! Une âme pure ! Oh, il n’y a rien de si beau ! » (St Jean-Marie Vianney)

Qui pourrait imaginer un seul instant que Jean-Marie Vianney ait pu devenir le Saint Curé d’Ars, patron de tous les prêtres, modèle de sanctification sacerdotale… s’il avait été marié ? Sa vie aurait pu être sainte évidemment, mais combien différente !
Comment aurait-il pu consacrer jusqu’à seize heures par jour au confessionnal ?
Comment aurait-il pu rester si longtemps recueilli en adoration devant le tabernacle ?
Comment aurait-il pu se livrer à de si austères pratiques de pénitence ?
Comment aurait-il pu se consumer si généreusement au service de ses paroissiens ?
En un mot, comment aurait-il pu sauver tant d’âmes, comment aurait-il pu si bien rayonner le Christ-Prêtre ? La fécondité de l’apostolat est liée à la générosité du sacrifice du prêtre, dans son âme et dans son corps, ce que le Seigneur a montré lui-même en sa Passion.
Le très anticlérical Michelet affirmait à l’époque de St Jean-Marie Vianney : « 
Jamais une Eglise à prêtres mariés n’aurait enfanté des Saint Bernard, des Saint Thomas, des Saint Vincent de Paul. A de tels hommes, il faut le recueillement solitaire... ou le monde pour famille »… Et pourtant de nos jours, beaucoup de catholiques oublient ces évidences, et estiment que l’Eglise latine doit renoncer à la loi du célibat ecclésiastique.

Les causes de la contestation moderne

Dans la société occidentale actuelle, si fortement érotisée, le célibat ecclésiastique est un mystère choquant pour nos contemporains. Beaucoup pensent qu’il est cause de déséquilibre et même de scandale. Le crime ignoble de la pédophilie, même s’il n’est imputable qu’à une minorité de prêtres odieux, fait vaciller les certitudes et les chrétiens les plus solides s’en trouvent inquiétés. On en oublie les fruits de vingtsiècles de tradition bénéfique, abasourdi par le matraquage médiatique. Cette pression peut insinuer dans la conscience des bons prêtres un sentiment malsain de doute et de remise en cause.

De plus il faut reconnaître que dans certains pans de l’Eglise ont pu être négligées ou même perdues la signification et les motivations de la chasteté sacerdotale. Après le concile l’identité sacerdotale est devenue confuse, et l’on a répété sans prudence que le prêtre est un homme comme les autres – ce qui est vrai et faux à la fois. De même on n’a pas suffisamment réfléchi aux implications de l’exaltation moderne du mariageet de la famille, qui a pu être comprise parfois comme une dévalorisation de la virginité consacrée (qui est supérieure au mariage, comme l’enseigne le Concile de Trente en sa 24e session).

Enfin la crise des vocations ajoute un argument de poids contre le célibat : pourquoi maintenir cette exigence alors que le manque de prêtres se fait cruellement sentir ? Ne pourrait-on pas ordonner des hommes mariés, comme c’est le cas dans l’Eglise d’Orient ?

En réalité, la contestation du célibat des prêtres vient essentiellement de l’esprit du monde, de ce monde révolté contre Dieu, et qui comme le Diable son prince, déteste à la fois le sacerdoce, la virginité et la maternité, c’est-à-dire tout ce qu’il y avait d’amour au pied de la Croix, dans les personnes de la Vierge Marie, Mère des prêtres, et de l’apôtre St Jean, figure du prêtre.

Une tradition d’origine apostolique

Contrairement à ce que l’on entend souvent, la loi du célibat ecclésiastique ne date pas du 12e siècle. S’il n’y eut pas de loi sur le célibat proprement dit aux origines, étant donné que nombre d’évêques et de prêtres étaient mariés, on constate une tradition ferme, remontant à l’âge apostolique, pour demander aux clercs liés par le sacrement du mariage l’observation de la continence parfaite à dater du jour de leur ordination. Cette tradition se maintint, tant en Orient qu’en Occident, jusqu’à la fin du 7e siècle.

Ainsi le Synode d'Elvira, vers l’an 300, prescrivait au canon 33 : « Il a été décidé de façon générale l'interdiction suivante aux évêques, aux prêtres et aux diacres, ainsi qu'à tous les clercs qui exercent un ministère : qu'ils s'abstiennent de leur épouse et n'engendrent pas d'enfants ; ceux qui l'auront fait devront être éloignés de l'état clérical ».

Vers 390, c’est le concile de Carthage qui affirmait : « Il convient que les saints évêques et les prêtres de Dieu, ainsi que les lévites, c'est-à-dire ceux qui sont au service des sacrements divins, observent une continence parfaite, afin de pouvoir obtenir en toute simplicité ce qu'ils demandent à Dieu ; ce qu'enseignèrent les apôtres, et ce que l'antiquité elle-même a observé, faisons en sorte, nous aussi, de le garder ».

Certes, c’est seulement en 1139 que le mariage du prêtre fut déclaré invalide. Mais il était gravement illicite depuis beaucoup plus longtemps. La discipline actuelle de l’Eglise orientale repose sur une tolérance, et a donc moins d’ancienneté que la tradition occidentale. 

Cette fidélité de l’Eglise latine, qui maintient un idéal élevé, n’est pas sans émouvoir les âmes sincères. De l’aveu même du cardinal Newman, elle fut une des causes de sa conversion : « Il y avait aussi le zèle avec lequel l'Eglise romaine maintenait la doctrine et la règle du célibat, que je reconnaissais comme apostolique, et sa fidélité à bien d'autres coutumes de l'Eglise primitive qui m'étaient chères ; tout ceci plaidait en faveur de la grande Eglise romaine ».  

Pourquoi le célibat ?

Le souci de maintenir des usages antiques n’est évidemment pas la seule motivation de la loi du célibat. Les raisons principales sont clairement exprimées par le Code de droit canon : « Les clercs sont tenus par l'obligation de garder la continence parfaite et perpétuelle à cause du Royaume des Cieux, et sont donc astreints au célibat, don particulier de Dieu par lequel les ministres sacrés peuvent s'unir plus facilement au Christ avec un cœur sans partage et s'adonner plus librement au service de Dieu et des hommes » (c.277). Ainsi peut-on dégager trois motifs majeurs pour la convenance du célibat. Paul VI les a résumés en 1967 dans son encyclique « Sacerdotalis Caelibatus » :

Un motif christologique : le Christ ne s’est pas marié. Le célibat convient donc mieux à l'imitation du Christ, qui est l'idéal du prêtre. Si le Christ n'était pas marié, c'est que le célibat n'est pas une mutilation de soi-même. Le Christ a institué le sacrement du mariage mais n’a pas voulu en faire une nécessité. Paul VI l’explique : « Le Christ est resté toute sa vie dans l'état de virginité, qui signifie son dévouement total au service de Dieu et des hommes. Ce lien profond qui, dans le Christ, unit la virginité et le sacerdoce, se reflète en ceux à qui il échoit de participer à la dignité de la mission du Médiateur et Prêtre éternel, et cette participation sera d'autant plus parfaite que le ministre sacré sera affranchi de tout lien de la chair et du sang » (n°21). Ainsi la  vie sacerdotale est une oblation, un don total de soi à Jésus-Christ, un dépouillement qui exige la générosité de façon à ne plus être soi-même mais Jésus continué.

Un motif ecclésiologique : la seule épouse du Christ, donc du prêtre, c’est l’Eglise. Paul VI l’affirmait encore : « La virginité consacrée des ministres sacrés manifeste en effet l'amour virginal du Christ pour l'Eglise et la fécondité virginale et surnaturelle de cette union » (n°26). Semblable au Christ et dans le Christ, le prêtre épouse l’Eglise de façon mystique, et l’aime d'un amour exclusif. Le prêtre n’est pas seulement au service d’une famille, "petite église domestique", mais de toute la communauté. Cela demande une grande disponibilité qui n'est guère compatible avec une vie de famille. Ici peuvent se greffer toute une série de considérations pratiques : comment faire vivre une famille tout en étant prêtre ? Comment garder vis-à-vis de sa femme le secret de la confession ? Comment vivre l'obéissance et la mission, quant on a charge d'enfants ? Comment être pris tous les soirs par des offices, des visites, des réunions paroissiales, etc... et mener de front une vie de famille équilibrée ? Si l’Eglise choisit de n’ordonner que des hommes célibataires, c’est aussi parce qu’elle a une haute idée du mariage et de la famille, qui ne saurait constituer une occupation à temps partiel. Le célibat rend le prêtre libre de toute attache matérielle ou affective : c'est le gage d'une totale disponibilité apostolique. Le prêtre est libre pour tous, nuit et jour. St Paul l’a affirmé sans détour : « Celui qui n'est pas marié a souci des choses du Seigneur, il cherche à plaire au Seigneur ; celui qui est marié a souci des choses de ce monde, il cherche à plaire à sa femme, et il est partagé » (1 Cor 7, 32-33).

Un motif eschatologique : le célibat consacré manifeste qu'il y a un autre type de fécondité que la fécondité charnelle. Se faire « eunuque pour le royaume des cieux » (Mt 19,12), c’est témoigner que nous ne sommes sur terre que de passage. Oui, la seule façon de survivre n'est pas dans la génération d'enfants. Oui, il y a une autre vie, éternelle, à laquelle nous devons attacher davantage. « Le but de cette vie, c’est de préparer l’autre » enseignait le Curé d’Ars. Le prêtre est un témoin du royaume des cieux : son célibat est un avant-goût du ciel, où il n'y a plus de mariage. Sous cet aspect aussi, le prêtre est un peu de ciel sur la terre. Sa chasteté est prophétique.

Pour rester fidèle

Il est vrai qu'au plan strictement naturel la chasteté est difficile à conserver. Elle n’est pas contre nature, mais dépasse les forces humaines : elle exige une grâce de Dieu, un secours surnaturel. Elle devient alors une nouvelle preuve de l'existence de Dieu (ce qui explique d’ailleurs l'acharnement des ennemis de l'Eglise à son encontre).

La fidélité dans la continence est donc reçue en fonction de la vie spirituelle du prêtre, du temps qu’il consacre à la prière, cause et effet d’un amour qui, s'il était absent, risquerait d'être remplacé inexorablement par les compensations néfastes de l’égoïsme, de l’ambition, de l’argent, ou de la sexualité.

Le prêtre doit se concevoir comme faible : l’humilité est le plus sûr moyen de garder la vigilance et de maintenir une nécessaire ascèse. Il sera fortement aidé par le soutien des confrères dans la vie de communauté ; et par le soutien des fidèles dans le ministère. Si le prêtre est heureux, il reste chaste et fidèle.

La grande difficulté bien sûr, c’est la durée : il faut s’engager dans sa jeunesse pour toute une vie de chasteté. Cela peut décourager, c’est pourquoi il faut que les familles chrétiennes prient pour la fidélité des prêtres, comme pour le retour des prêtres infidèles. Et les prêtres eux-mêmes doivent absolument confier leur virginité à une femme, non pas une épouse, mais une mère, la Vierge Mère, virgo castissimavirgo perpetuavirgo fidelis.

Enfin les responsables du recrutement doivent écarter sans faiblesse les candidats instables ou immatures, et former soigneusement les séminaristes, en les incitant à développer une mystique de la chasteté sacerdotale. Ils doivent apprendre à aimer la pureté, à l’exemple du Curé d’Ars, dont on a pu dire que « la chasteté brillait dans son regard ». Il aimait la pureté et savait l’exalter :

 

« Une âme pure ressemble à un lys, dont l’odeur monte jusqu’au trône de Dieu, à un beau lac dont l’eau claire et limpide laisse voir tout ce qu’il y a au fond. Tandis qu’une âme impure est comme un bourbier, comme un étang desséché et sentant si mauvais que personne n’ose en approcher ».

« Une âme pure est comme une belle perle. Tant qu’elle est cachée dans un coquillage au fond de la mer, personne ne songe à l’admirer. Mais si vous la montrez au soleil, cette perle brille et attire les regards. C’est ainsi que l’âme pure, qui est cachée aux yeux du monde, brillera un jour devant les anges au soleil de l’éternité. Quand une âme est pure, tout le ciel la regarde avec amour ».

Pour une mystique de la chasteté sacerdotale

Le célibat du prêtre doit être un choix résolu, un sacrifice déterminé et solidement motivé. Comme l’avait bien compris Guy de Larigaudie : « La chasteté est une gageure impossible et ridicule si elle n'a pour armature que des préceptes négatifs. Elle est possible et belle et enrichissante si elle s'appuie sur une base positive : l'amour de Dieu, vivant, total, seul capable de contenter l'immense besoin d'amour qui remplit notre cœur d'homme ». Ainsi le célibat sacerdotal ne doit pas être vécu négativement comme un manque, mais positivement comme un sacrifice par amour, qui permet l’union mystique : « Le lien de la chasteté parfaite est une espèce de mariage spirituel par lequel l’âme s’unit au Christ » (Pie XII).

Il s’agit d’un devoir moral, qui exige un effort ascétique. Celui-ci est inconcevable sans une pratique expérimentée de la tempérance, sans l’habitude en toute occasion de la maîtrise de soi. Et cela ne saurait suffire : l’esprit de pénitence et la mortification volontaire s’avèrent indispensables à qui veut garder le contrôle des passions. Le Curé d’Ars l’avait bien compris : « Je n’ai jamais éprouvé les tentations de la chair ; si je les avais éprouvées, je me serais servi de la discipline ».

Mais cela n’est pas réalisable sans une motivation mystique : c’est l’amour qui doit susciter le sacrifice de soi, corps et âme. Gratuitement, généreusement, le prêtre s’immole pour le Seigneur : par le célibat il s’identifie au Christ et s’unit à son Eglise. Or la chasteté de Jésus n’est ni accidentelle, ni accessoire, elle fait partie intégrante des « états » de Jésus, si bien décrits par Bérulle et l’Ecole française de spiritualité. A ces sentiments du Cœur de Jésus, à ces états du corps et de l’âme du Seigneur, le prêtre doit l’« adhérence ». Car il n’a pas à « être avec Jésus » comme le demande la spiritualité sponsale des religieuses, mais à « être Jésus » comme l’exige la spiritualité sacerdotale. Comment ne pas voir alors dans le sacrifice de son corps une dimension eucharistique ?

En entrant à vingt ans dans un séminaire, le futur prêtre n’a généralement pas pleinement conscience du sacrifice qui l’attend. Il le réalisera peu à peu, parfois bien après son ordination. Alors il se rendra compte que sa seule volonté ne saurait suffire : le célibat est un don de Dieu avant d’être un don à Dieu. Il est une grâce que Dieu fait à ses prêtres fidèles. Mais la volonté ne doit pas être faible ou passagère : l’engagement à la chasteté sacerdotale n’a de valeur que s’il est absolu et total. Comme a pu le dire Guynemer, « on n’a rien donné tant qu’on n’a pas tout donné ! » En donnant son corps à Dieu, on peut davantage donner son âme à tous. Le prêtre doit donc concevoir son engagement comme au moins aussi fort et indissoluble que le lien conjugal. On ne divorce pas de Dieu.

Dans le monde actuel ce message à contre-courant étonne les uns, agace les autres. Ne nous y trompons pas : c’est un élément du « signe de contradiction » que le prêtre est devenu par son ordination.

Ceux à qui Dieu suffit

Loin de renoncer à l’amour, le prêtre fidèle en expérimente la version la plus sublime, la plus surnaturelle et la plus heureuse. En plaçant son célibat, comme le Curé d’Ars, sous la protection maternelle de Notre Dame, le prêtre connaîtra les joies d’une mystérieuse fécondité apostolique, et le bonheur d’un amour généreux qui annonce la béatitude éternelle.

Il faut donc comprendre que l’enjeu crucial de la question du célibat ecclésiastique n’est pas du tout le problème du manque de prêtres, loin de là. Le vrai défi est sous-jacent, et il est d’une importance capitale pour l’avenir du christianisme : en réalité le problème du célibat sacerdotal pose la question de l’efficacité de la grâce. Le célibat sacerdotal est une grâce, comme le répétait St Jean-Marie Vianney : « La pureté vient du ciel ; il faut la demander à Dieu. Si nous la demandions, nous l’obtiendrions ». Renoncer à l’obligation du célibat reviendrait à admettre sur la pression de l’esprit du monde que la grâce est insuffisante, qu’elle ne peut permettre de vivre une vie sur-naturelle. Les conséquences en seraient catastrophiques : ce serait la capitulation de l’esprit face aux exigences de la chair, la victoire du vieil homme sur le baptisé, et même, osons le dire, le triomphe du paganisme sur le christianisme.

Aujourd'hui comme hier, la chasteté du prêtre est une grave nécessité. C’est une grâce à recevoir et préserver, c’est un sacrifice de grande valeur, et une source féconde pour le salut du monde. Il faut que des hommes continuent à sacrifier leur corps en signe de leur amour passionné pour le Christ et l’Eglise. Il faut qu’ils continuent à croire ce Seigneur qui leur dit : « ma grâce te suffit ». Il faut que le monde soit choqué par ces curés d’Ars, ces altermondialistes, ces prophètes, ces fous, à qui Dieu suffit.

Abbé Alban Cras
2nd Conseiller du Supérieur Général
et responsable de l’année de Spiritualité à Wigratzbad


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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 17:20

Je découvre,  via France Catholique, l'interview réalisée sur le site du diocèse de Lyon, du curé de Vaulx-en-Velin, l'abbé Régis Charre. Il y présente le projet de construction d'une nouvelle église sur la commune, projet déjà évoqué sur ce blog (ici). Une église où sera bien évidemment "célébrée l'Eucharistie... mais pas seulement." Magneto.

 



 

 

 

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