Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 15:03

Par Bruno Roger-Petit Le Post le 10/04/2010 à 14:10




 

 

 

J'ai signé l'Appel à la Vérité lancé par des gens que je connais, plus ou moins bien, mais que je sais honnêtes.


Je l'ai signé car depuis quelques mois, et plus encore depuis quelques jours, je suis frappé par la façon détestable dont l'Eglise catholique est médiatiquement traitée. Pour tout vous dire, je suis systématiquement consterné de voir que l'Eglise catholique se voit en permanence contrainte de subir les leçons, les admonestations, les recommandations de bien des personnes ayant déserté depuis longtemps les lieux de culte ou qui n'y ont jamais mis un pied. Et la polémique actuelle sur les agissements coupables, donc condamnables de prêtres corrompus et pervers, savamment instrumentalisée, incarne le summum de cette hypocrisie médiatique, ou, sous le masque fallacieux d'une laïcité travestie pour les besoins de la cause, on s'en prend à l'Église catholique et ses travers dans le but de dénigrer et humilier ceux qui se reconnaissent, plus ou moins, en elle.

 

Je n'en prendrai qu'un seul exemple, emblématique.

 

Il y a dix jours, Serge July a délivré un éditorial sur RTL qui valait son pesant de « cahouètes ».

 

Il a accusé, sans preuves, sans exemples, sans fondements, l'Eglise catholique d'avoir fermé les yeux sur l'existence de « lupanars pédophiles incrustés au cœur des écoles religieuses pour défendre l'Eglise de Rome face à ses détracteurs ». Quand j'ai entendu cette saillie, cela m'a rappelé l'accusation d'inceste pédophile lancée par Fouquier-Tinville contre Marie-Antoinette lors de son procès en 1793. Même procédé, même jubilation, même volonté de souiller, non seulement une institution mais aussi ceux qui se reconnaissent en elle.

 

Et July est allé encore plus loin, accusant les représentants les plus éminents de l'Eglise romaine d'être ceux qui continuent de « condamner l'avortement, l'usage de la capote, qui préfèrent laisser prospérer le SIDA et faire des millions de victimes, qui interdisent le mariage des prêtres et l'exercice de la prêtrise aux femmes ». Il y faudrait quatre pages pour démontrer que les propos de July sont falsificateurs et réducteurs, donc mensongers et insultants, notamment sur la question du préservatif. On se contentera donc d'en rester à notre constatation du jour: l'Église, ce sont ceux qui n'y vont jamais qui en parlent le plus. Je suis même enclin à penser que l'accès des femmes à la prêtrise n'amènerait pas Serge July à fréquenter la messe dominicale, même féminisée, plus qu'il ne le fait aujourd'hui. Du coup, sa saillie apparaît pour ce qu'elle est: une saleté.

 

 

Beaucoup de nos commentateurs et éditorialistes se gargarisent à grands coups de laïcité derrière leur micro. Doit-on leur rappeler que de ce point de vue, les catholiques sont libres de pratiquer leur religion comme ils l'entendent? Doit-on leur rappeler, à Serge July et tant d'autres, que si ils estiment que l'Église de Rome est réac, ringarde, nulle, ils sont libres de vivre hors d'elle? De même, et je le dis, doit-on leur rappeler que si des femmes majeures et libres entendent porter une burqa si ça leur chante, elles en ont le droit le plus absolu?

 

 

 

Cet édito de July présente toutes les tares de la société médiatique lorsque certains de ses représentants, membres de la confrérie des « éditocrates toutologues » entendent se mêler des affaires de l'Église: le lieu commun vaut théologie, le prêt-à-penser vaut droit canon.

 

 

 

Voilà pourquoi j'ai signé l'appel à la Vérité. Pour que l'immense masse des catholiques, dans sa diversité et sa complexité, cesse d'être la cible de cette campagne médiatique sans équivalent, où l'ignorance le dispute à la plus insupportable des intolérances. Parce que signer cet appel, c'est se montrer, avant tout, républicain et laïc.

Repost 0
Published by XA - dans Benoit XVI
commenter cet article
10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 09:50

Qui a dit :

"Si vous entendez faire mon éloge, surtout dites bien : il a gâté son "boy", il fumait des cigarettes, il aimait une petite goutte d'alcool, il disait : "Fichez-moi la paix!" " ?

Les commentaires sont ouverts pour accueillir vos réponses.

 

Repost 0
Published by XA - dans Saints
commenter cet article
9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 21:34

http://lesbonstextes.awardspace.com/Viergealagrappe.jpgJ'inaugure une nouvelle rubrique. Une façon de mettre (modestement) en lumière un site chaque semaine.

Pour cette première édition, je vous soumets le site "Les Bons Textes", qui connut une certaine renommée, mais dont on parle peu désormais, alors qu'il est une mine pour l'internaute en quête notamment  de textes relatifs au Magistère de l'Eglise.

En voici le lienhttp://lesbonstextes.awardspace.com/menu.htm

N'hésitez pas à le mettre dans vos signets favoris, voire à le référencer si vous êtes rédacteur d'un blog ou d'un site.

XA


Repost 0
9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 16:30

D ALAIN-GÉRARD SLAMA
09/04/2010  IN 
LE FIGARO MAGAZINE

On comprend l'émotion qui a suivi la révélation du nombre impressionnant d'actes de pédophilie commis par des prêtres et couverts par la hiérarchie religieuse. On comprend moins la rapidité avec laquelle les attaques se sont concentrées contre la personne du pape, jusqu'à demander sa démission. L'émotion, en effet, ne dispense pas de s'informer et de réfléchir. Les scandales incriminés sont souvent vieux de trente ans. Contrairement à la vulgate installée par le rapport Ryan de 2009, l'exagération de leur nombre ressort d'une étude criminologique du John Jay College of Criminal Justice de la City University de New York, établie en 2004. Entre 1950 et 2002, le nombre de prêtres américains concernés était de 4 392 - sur environ 109 000. Le chiffre est certes considérable, mais il recense les plaintes. Seulement un peu plus d'une centaine de cas sont remontés à des tribunaux civils. Les organisations protestantes des Etats-Unis sont, semble-t-il, dans une situation pire, pour ne rien dire des 6 000 procès pour pédophilie intentés durant la même période à des professeurs de gymnastique et à des entraîneurs d'équipes sportives. Le vrai scandale ne met pas en cause, on le voit, la règle du célibat. Il n'engage pas non plus la responsabilité de Benoît XVI. Le vrai scandale, c'est que ces affaires aient été étouffées. Or, il y a quinze ans, bien avant d'accéder au Vatican, le cardinal Ratzinger, alors patron de la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait tenté, sans succès, de faire mettre en place une commission d'enquête sur les actes pédophiles du cardinal Groër, nommé à la tête du diocèse de Vienne par Jean-Paul II. C'est Ratzinger qui parvint, en 2004, à obtenir les aveux du fondateur de la puissante organisation des Légionnaires du Christ, Martial Maciel, épargné par son prudent prédécesseur. Il est vrai qu'un prêtre d'Essen, le père Hullermann, accusé de viol sur mineur, fut affecté en 1980 dans une paroisse du diocèse de Munich dont le pape actuel était archevêque. Mais un tribunal allemand a établi en 1986 que ce dernier n'avait même pas été informé de cette mutation. Ressortir cette affaire vingt-cinq ans plus tard relève de l'acharnement. Pourquoi tant de haine ? La réponse est sans mystère : le catholicisme est de plus en plus vécu comme une religion personnelle. L'Eglise n'est plus seule porteuse du message de la foi. Du coup, l'image du pape est devenue médiatique, elle s'est alignée sur celle de tous les dirigeants. Plus profondément, l'Eglise catholique a cessé depuis longtemps de faire peur. On ménage l'islam en raison de ses fanatiques, qui utilisent l'arme de la terreur, autrement dit de l'enfer sur terre. L'enfer dans le ciel ne hante plus les consciences. Comme l'a noté Alain Besançon, l'Eglise ne se réfère plus guère au diable. Elle n'est plus guère prescriptrice du bien et du mal, et elle a de moins en moins, en Occident, le pouvoir de laver les péchés. Le mot péché lui-même n'a plus cours. Or, le péché impliquait une valeur en voie de disparaître, qui se nomme le pardon.

Repost 0
Published by XA - dans Benoit XVI
commenter cet article
9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 09:45

La restauration du tableau représentant St-Nizier aura lieu dans l’église du même nom située dans le 2e arrondissement. Une restauration qui sera faite sous les yeux du public.

Les restaurateurs Aloÿs et Nathalie Becdelièvre auront pour mission de redonner vie a ce tableau tout en expliquant le processus aux curieux. Ils auront jusqu’a fin novembre, la chapelle étant réquisitionnée pour la fête des Lumières.

Source : mag2Lyon

Repost 0
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 21:12

Cet ouvrage vient de paraitre aux éditions Tequi. Je ne peux que vous le recommander. Vous pouvez passer commande les yeux fermés en cliquant sur le lien mentionné vers Tequi, ou encore ici...


voir Comment il faut aimer le Bon Dieu
Caractéristiques :
Auteur : Abbé Antoine Crozier
Editeur : TEQUI
Paru en : mars 2010
Présentation : 84 g - 11 cm * 18 cm - 96 pages
Code barre : 9782740315361
ISBN : 9782740315361
Prix : 8.00 €
Résumé
Préface de Mgr Barbarin
Ordonné prêtre en 1877 pour le diocèse de Lyon, ami du bienheureux Charles de Foucauld, l’abbé Crozier révéla très vite la profondeur de son âme. Il fut un éveilleur de vocations au Sacerdoce et de sainteté. Il fit l’offrande totale de son être et reçut les stigmates, participant ainsi aux souffrances du Christ.
Mais ce qui le caractérise, c’est d’abord sa doctrine simple, courte, pratique et toute proche de celle de sainte Thérèse de Lisieux. A une époque encore profondément marquée par le jansénisme, elle influença durablement ceux qui fréquentèrent l’abbé Crozier.
On en trouve l’essentiel dans ce petit livre, publié dès 1894 et qui a dépassé 1,3 millions d’exemplaires ! A la suite des plus grands docteurs de l’Eglise, l’abbé Crozier rappelle la grande simplicité de la vie chrétienne : « Tout par amour ! »


A propos de l’auteur : 
Antoine Crozier, né le 8 février 1850 à Duerne dans le Rhône, mort le 10 avril 1916 à Lyon, est un prêtre catholique français.
En 1882, il est nommé aumônier d’un Carmel et devient le directeur spirituel de la prieure qui l’incite à rédiger un ouvrage. C’est alors qu’il publie Comment il faut aimer le bon Dieu, livret qui sera imprimé à un million d’exemplaires !
De sa rencontre avec une jeune postulante au Carmel, Antonine Gachon, favorisée de visions, il fonde en 1888 l’Union dans le Sacré-Cœur et pour le Sacré-Cœur, association à l’origine de l’Union des Frères et Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus qui sera fondée un peu plus tard par Charles de Foucauld.
Stigmatisé le 10 janvier 1901, durant l’Eucharistie, il fut ami du Père Charles de Foucauld. Les lettres que Charles de Foucauld lui a écrites ont été publiées. Malade, il meurt le 10 avril 1916 à Lyon.
Repost 0
Published by XA - dans Lecture
commenter cet article
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 14:21

Le Salon Beige citait dernièrement un extrait de l'homélie de Mgr Léonard à l'occasion de Pâques.

Voici, via le site catho.be, le texte intégral de l'homélie.

Homélie jour de Pâques 2010

Mgr André-Joseph Léonard Cathédrale de Bruxelles – dimanche 4 avril 10

 

Rien dans les évangiles n’est jamais noté au hasard. L’évangéliste mentionne que le disciple bien-aimé arrive au tombeau plus vite que Pierre. Ce n’est pas la performance athlétique des apôtres de Jésus qui l’intéresse, mais plutôt la portée symbolique de cette course. Pierre représente ici la hiérarchie de l’Eglise en ce qu’elle peut avoir de lourd et de lent. Tandis que le disciple bien-aimé incarne la perspicacité et l’élan de l’amour. Même si les deux peuvent parfois être réunis dans une même personne !

Jean arrive donc le premier au tombeau. Mais c’est Pierre, le premier Pape, qui doit faire le constat officiel. Et Pierre voit, mais sans comprendre. Il constate que le linceul qui enveloppait le corps est resté là ; littéralement, en grec, est étendu (keïmena), simplement affaissé, dans un ordre intact. Il voit aussi le linge qui avait été noué autour de la tête pour maintenir la mâchoire fermée. Il n’est pas étendu à plat comme le linceul, mais enroulé à sa place, là où se trouvait la tête du défunt. « C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. » Jean comprend dans la foi ce que le regard de Pierre n’avait pas encore saisi à ce moment, à savoir qu’une force qui n’est pas de ce monde a vidé le linceul de son contenu et a inauguré un monde nouveau en faisant passer Jésus de la croix à la gloire. Pour l’instant, il ne s’agit encore que du constat d’un tombeau vide. Bientôt, il y aura les premières apparitions du Ressuscité, puis l’événement fulgurant de la Pentecôte, le départ des disciples en mission, le déploiement de l’Eglise dans le monde juif, puis dans le monde grec et latin, la naissance progressive des écrits du Nouveau Testament, jusqu’à cette messe de Pâques en la Cathédrale de Bruxelles. Car, je vous le garantis, sans la scène décrite dans l’évangile de ce jour, nous ne serions pas ici, mais cueillerions du gui dans nos forêts celtiques sous la conduite du druide Panoramix...

C’est le monde entier, c’est toute l’histoire du monde qui a basculé de la mort à la vie, du désespoir à l’espérance, avec la Résurrection de Jésus. Je sais bien qu’il n’est pas facile de croire à la résurrection de Jésus et à la nôtre, mais, sans Pâques, la naissance de l’Eglise et la rédaction du Nouveau Testament seraient totalement incompréhensibles. Même s’il est exigeant, le choix de la foi est le plus intelligent qui soit. Il vit et il crut.

Oui, celui que les hommes ont condamné parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant ainsi l’égal de Dieu, Dieu l’a réhabilité en le ressuscitant. Nous lui avons donné tort, mais Dieu lui a donné raison. Nous l’avons déshonoré, mais Dieu l’a glorifié. Nous l’avons jugé et condamné, mais Dieu l’a établi comme Juge des vivants et des morts, ainsi que Pierre, devenu lucide à son tour, le proclame dans la première lecture. Et il conclut sur une note d’espérance : « Tout homme qui croit en lui reçoit par lui le pardon de ses péchés. »

Tout cela reste d’actualité. Chaque année, au moins 50 millions d’êtres humains en croissance sont avortés dans le sein maternel, comme s’ils ne valaient pas la peine d’exister. Nous, oui ; eux non. Mais toujours il se trouvera des chrétiens et d’autres hommes et femmes de bonne volonté pour tenir qu’il est possible d’honorer, de soutenir les femmes enceintes en difficulté et, en même temps, d’honorer ce petit embryon, ce fœtus qu’elles portent et qui est bien distinct d’elles. Tous, nous avons été cela dans le ventre maternel. Et nous ne sommes ici que parce que nous avons été respectés quand nous en étions à ce stade vulnérable de notre vie. Ici aussi, il nous faut rendre honneur et dignité à ce que notre société considère trop facilement comme de simples déchets biologiques.

Pendant des décennies, l’Eglise, comme d’autres institutions, a mal géré le problème de la pédophilie en son sein alors qu’elle avait toutes les raisons évangéliques de veiller au respect de la dignité de ces enfants. Par un silence coupable, on a souvent préféré la réputation de certains hommes d’Eglise à l’honneur de ces enfants abusés. Ici aussi, il nous faut, par la force de la vérité, restituer dans leur dignité ceux qui furent abominablement exploités. La récente lettre de Benoît XVI aux catholiques d’Irlande est exemplaire à cet égard.

Le Christ est ressuscité ! Il a inauguré un monde nouveau. Cela signifie, comme Paul nous l’a rappelé, que nous sommes destinés, nous aussi, à la gloire, à la vie qui ne finit pas. Mais cela implique également, et tout de suite, que notre vie présente et notre regard sur la vie doivent changer : « Tendez vers les réalités d’en haut, et non pas vers celles de la terre ». Nous avons été créés pour la vie éternelle et non pour la mort. Mais, de quelque question morale ou sociale qu’il s’agisse, nous sommes aussi appelés à la vérité qui libère et non plus au mensonge qui défigure la réalité. Oui, le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité, alléluia !

+ André-Joseph Léonard Archevêque de Malines-Bruxelles

Repost 0
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 12:59

Un article paru dans Le Progrès de Lyon, édition Sud Ouest, le jeudi 1er avril 2010.

Pour information, l'école dispose d'un site internet dont on trouvera le lien dans la colonne liens de ce blog.

________________________

Installée à Francheville depuis septembre 2008, sous la tutelle de la fraternité Saint-Pierre, l'école Sainte-Jeanne d'Arc éduque les enfants dans la foi chrétienne et promet un enseignement de qualité. Que faut-il en penser ?

Ce n'est pas un établissement scolaire classique. « C'est sûrement la seule école au monde où les enfants peuvent faire de la luge à la récré, » témoigne en souriant l'Abbé Benoît de Giacomoni.

Il faut dire que la cour propose un cadre idyllique de verdure, au pied d'un bâtiment lui aussi très luxueux.

L'école Sainte-Jeanne d'Arc y est installée depuis l'été 2008, dans des murs appartenant aux religieuses de Notre-Dame de Bon Secours.

« L'école a été créée par des parents en 2007, et a commencé dans leur maison, à Tassin, rue Jeanne d'Arc, d'où le nom, » confie le directeur, ordonné prêtre il y a deux ans après sept ans de formation.

Il poursuit : « Nous nous sommes ensuite installés, toujours à Tassin, dans le monastère des Clarisses, avant de venir dans ces locaux de la fraternité Saint-Pierre, dont nous faisons tous partie. »

L'école qui accueille 46 élèves et quatre enseignantes salariées est une école primaire catholique hors contrat.

« Nous avons une liberté dans le choix des enseignants, des matières et des programmes, » reconnaît le prêtre âgé de 27 ans. Avant de nuancer toutefois : « Mais on est en lien étroit avec l'Académie, on n'enseigne pas n'importe quoi. »

Blouses et uniformes sont tout de même de rigueur, tout comme la prière matinale, et la messe hebdomadaire le jeudi. Mais l'Abbé tient à rassurer : « On ne peut pas se permettre d'être hors contrat et de ne pas proposer de la qualité. On ne serait pas crédibles. »

Au 1 du chemin de la petite champagne, la vie est rythmée par le calendrier liturgique. « Les enfants sont élevés dans la foi chrétienne, comme démultiplicateur de l'instruction. Mais l'atmosphère catholique n'est pas le seul atout. Les parents qui inscrivent leurs enfants ici veulent fuir la faillite du système scolaire. On revient à une pédagogie plus classique, » note l'Abbé.

Et de rappeler que la fraternité Saint-Pierre travaille avec la bénédiction de l'Archevêque de Lyon, et est fidèle au Saint-Siège, contrairement aux Lefevristes. Au diocèse, on indique toutefois « ne pas avoir de regard sur cette école. Ce sont des gens qui volent de leurs propres ailes. »

De son côté, le maire de Francheville René Lambert, il explique « ne pas avoir eu son mot à dire. Mon seul rôle a été de vérifier que les conditions d'accueil et de sécurité étaient respectées. Nous n'avons pas d'avis à émettre. » Cette école est-elle comme les autres ? « Non, nous aidons les autres écoles. Celle-ci est considérée comme un bâtiment qui reçoit du public. »

Quant à l'académie, elle n'a pas souhaité donner son avis.

Une fois le primaire terminé, les élèves partent sous d'autres cieux. La plupart aux Chartreux, où l'abbé indique avoir « d'excellents retours d'élèves équilibrés et sociables. Ça nous réjouit qu'ils soient épanouis. »

Vincent Huchon

« Pour que mes enfants grandissent sainement »

Agnès réside à Lyon et a fait ce choix pour que ses enfants « grandissent sainement ». L'an passé, Madeleine (CE1) et Louis (CP) étaient dans une école publique.

« Les méthodes ne sont pas adaptées ni assez structurantes, résume-t-elle. Le temps est perdu en éducatif alors que c'est le rôle des parents.

On leur enseigne comment trier les déchets mais ils ne lisent pas couramment. Je préfère les méthodes utilisées ici, les conditions sont idéales, petit effectif (10 élèves par classes), cadre agréable, ambiance chaleureuse.

Les enfants sont épanouis et toutes les familles arrivent à se connaître. J'apprécie l'état d'esprit religieux dans l'école ».

Repost 0
Published by XA - dans Ecole
commenter cet article
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 10:57

 

Benoît XVI en compagnie de son frère Georg RatzingerBenoît XVI a entrepris une lutte opiniâtre contre la pédophilie dans l’Eglise. Pourtant, il n’est pas épargné par la polémique. En arrière-plan, la volonté de faire plier l’Eglise sur le célibat des prêtres.

D’abord, dire le dégoût et la honte. Le dégoût de voir des prêtres à qui des parents, parce qu’ils avaient affaire à des hommes de Dieu, ont confié leur enfant en toute confiance, et qui ont trahi cette confiance de la plus atroce manière : «Mieux vaudrait pour lui se voir passer autour du cou une meule de moulin et être précipité à la mer, plutôt que de scandaliser un seul de ces petits », dit Jésus (Luc 17, 2). La honte, pour tout catholique, de voir le visage de l’Eglise souillé par une telle trahison, et l’immense majorité des prêtres, qui vit son sacerdoce avec conscience et générosité, frappée par une insupportable suspicion. Cette honte et ce dégoût, on les retrouve exprimés dans la Lettre pastorale aux catholiques d’Irlande que Benoît XVI a publiée le 20 mars, lettre absolument sans précédent dans l’histoire de l’Eglise.

Il ne se contentait pas d’y renouveler sa condamnation de ces « actes scandaleux et criminels », mais reconnaissait également les fautes de la hiérarchie dans sa gestion de ces affaires. « De graves erreurs de jugement furent commises et des manquements dans le gouvernement ont eu lieu. Tout cela a sérieusement miné votre crédibilité et efficacité », écrivait le pape aux évêques d’Irlande (le 24 mars, Benoît devait accepter la démission de l’entre eux, Mgr John Magee, accusé de passivité dans sa gestion de ces affaires dans son diocèse). Remarquable de fermeté mais aussi de douceur, la lettre du pape a su trouver les mots justes pour évoquer les blessures des victimes et leur légitime révolte contre l’Eglise : « Il est compréhensible que vous trouviez difficile de pardonner ou de vous réconcilier avec l'Eglise. En son nom, je vous exprime ouvertement la honte et le remord que nous éprouvons tous. » Et pour inviter, à travers un certain de nombre de conseils concrets (appel au jeûne, à l’Adoration, au sacrement de Réconciliation, mais aussi le lancement d’une vaste mission nationale pour aider à redécouvrir les fondements de la vocation), à « un chemin de guérison, de renouveau et de réparation ».

S’agit-il, comme on l’a lu ici ou là, d’un texte de circonstance, d’une réaction tardive à laquelle Benoît XVI aurait été acculé par l’exposition médiatique de scandales passés ? L’examen objectif de son pontificat, et même de son action sous le pontificat de Jean-Paul II, prouve qu’il n’en est rien. 

___________________________________________________________________

La suite de cet article du jeudi 08/04/2010 de Laurent Dandrieu est à lire directement sur le site de Valeurs Actuelles, en cliquant ici.

Repost 0
Published by XA - dans Benoit XVI
commenter cet article
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 10:09

J'évoquais dernièrement le scandaleux dossier que le mensuel mag2Lyon a réalisé dans son numéro d'avril. On peut lire sur le site du magazine le début de l'article.

Je ne fais que relever un point, ce passage de l'article :

"L’Eglise catholique a-t-elle vraiment tiré la leçon des scandales pédophiles ? Mag2 Lyon ne s’est pas contenté des discours officiels en envoyant trois journalistes raconter à des prêtres lyonnais qu’ils avaient été abusés sexuellement dans leur jeunesse par des curés. Extrait d'un face-à-face innatendu (sic) avec l'archevêque de Lyon, Mgr Barbarin. 

Saint-Jean, Vendredi 18 h. Je débarque dans cette vénérable basilique au cœur du Vieux Lyon. Seule certitude, ici plusieurs prêtres assurent deux heures de confessions. Il y a foule. Une dizaine de fidèles recueillis attendent leur tour, debout. L’un d’entre eux m’explique que c’est Barbarin lui-même qui assure cette permanence avec plusieurs prêtres lyonnais. Pas question de me confesser. Mais je veux absolument avoir un tête-à-tête avec lui pour tester sa réaction. 18h15, il fait une pause pour venir saluer ceux qui font la queue." 

Je réécris ce que j'affirmais dans mon précédent post. C'est se moquer du monde que de parler de "face-à-face inattendu" avec le cardinal Barbarin. Les Lyonnais savent que le vendredi soir le cardinal est à l'écoute de ses fidèles diocésains dans la cathédrale. Il ne me choquerait pas de lire sur le site du diocèse de Lyon un communiqué de protestation de l'archevêché en bonne forme.

Je profite de ce post pour indiquer que ce vendredi 9 avril, à 19h, 5 ans après la mort du pape Jean-Paul II, une Messe-anniversaire sera célébrée par le cardinal Philippe Barbarin à la primatiale Saint-Jean. Cette Messe sera précédée, à 18h30, par l’adoration du Saint-Sacrement. 

 

Repost 0
Published by XA - dans Société
commenter cet article