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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 21:37

RIP

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/50/Giovanni_Paolo_II_0013.JPG

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 18:07

par Marie-Christine Bouchard

in Cyberpresse

(Sherbrooke) C'est dans les années 1970, au terme de ses années d'études au Séminaire de Sherbrooke, que Daniel Couture a décidé de s'envoler pour la Suisse, là où l'on offrait encore une formation catholique traditionnelle. Ainsi allait-il devenir prêtre pour la Fraternité Saint-Pie X, une congrégation religieuse qui loge aujourd'hui dans 60 pays à travers le monde, qui compte quelque 500 prêtres et dont la mission est de conserver et d'offrir un modèle traditionnel de l'Église catholique.

Une fois ses études complétées, c'est une vie de voyages et de missions aussi riches que variées qui attendait l'abbé sherbrookois."Je suis d'abord resté trois ans dans l'Idaho, aux États-Unis, de 1984 à 1987. Ensuite, j'ai été nommé supérieur de l'Irlande. J'ai eu la chance de découvrir ce pays dans tous les sens! En 1996, je suis devenu supérieur du district de l'Asie, et j'ai déménagé à Singapour. Je suis maintenant en charge de 20 prêtres, qui travaillent dans 17 pays asiatiques et qui vivent dans six prieurés (nos maisons)", explique l'abbé Daniel Couture à l'autre bout du fil.

Destination : l'Asie

Le prêtre voyage beaucoup dans cet immense territoire. "Pour nous rendre d'une extrémité à l'autre de l'Asie, il faut dix heures d'avion dans un sens, et dix heures dans l'autre sens. C'est immense!"

Et que font les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X à travers le monde?

"Un de nos principes est de suivre la providence. Au service des fidèles catholiques qui recherchent la tradition, qui souhaitent revenir à une forme plus traditionnelle de l'Église, nous allons là où les gens nous demandent", précise l'abbé Couture.

Alors qu'il sillonne l'Asie, le missionnaire est à même de voir toutes sortes de variétés culturelles, de la grande richesse de Singapour à l'extrême simplicité de certains résidents de petites îles perdues dans l'océan.

"Je vous donne un exemple de notre principe de "suivre la providence". Un jour, un de nos prêtres était en vacances sur l'île de Vanuatu. Un homme l'a vu avec sa soutane et est venu lui dire que ça devait faire deux ans qu'il n'avait pas vu un prêtre dans son village. Ce prêtre a donc promis que nous irions là-bas, et c'est moi qui ai été désigné pour le voyage.

"Une fois dans ce petit village d'environ 100 habitants, je donnais des cours de préparation au mariage et je me suis rendu compte que les habitants ne connaissaient ni leur âge ni leur année de naissance! C'était assez surprenant...

"Nous avons donc suivi la providence et la Fraternité a pris ce petit village en charge. Nous leur construirons bientôt une petite chapelle..." cite l'abbé Couture.

Les exemples des accomplissements de sa Fraternité sont nombreux, ça et là dans le monde. Pensons à l'un des prêtres de la Nouvelle-Zélande, qui réalise actuellement un grand projet.

"Ce prêtre a conclu une entente avec des soeurs enseignantes dominicaines. Avec leur aide, nous leur construirons une école pour filles, en plus d'un couvent. Le projet vaut plus d'un million de dollars. C'est beaucoup de travail pour financer tout ça, mais on y parvient. Et on prie Saint-Joseph", ajoute l'abbé.

1000 baptêmes pascals

Quant à la fête de Pâques qui arrive d'ici quelques jours, l'abbé Couture la célébrera sur son île située en plein coeur de l'océan Indien. Comme un peu partout dans le monde, la veillée pascale sera riche en émotions et en significations.

"Il y a aura beaucoup de baptêmes dans plusieurs de nos églises. Seulement 5% des Singapouriens sont catholiques, mais environ 1000 baptêmes ont lieu chaque année, dont une grande majorité pendant la veillée pascale! C'est une fête qui donne espérance, la victoire de la vie contre la mort, du bien contre le mal", raconte le prêtre.

D'ailleurs, au cours des années, Daniel Couture a rencontré des gens qui, vivant sous des conditions horribles, ont pourtant gardé l'espérance grâce à ce miracle pascal.

"En Chine, j'ai vu des gens qui ont passé 35 ans en prison et qui ont tenu bon grâce à la foi en la résurrection. Malgré les 2000 années qui ont passées, le message de Pâques ne s'est jamais usé."

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 14:36

 

vendredi 2 avril 2010

Communiqué


http://www.lavie.fr/images/2010/01/07/1708_mgr-nourrichard2_440x260.jpgRome a parlé. La Congrégation Romaine a confirmé la décision de Mgr Nourrichard, Evêque d’Evreux.

L’ancien groupement interparoissial de Thiberville reste donc une communauté locale de la paroisse de Notre Dame de Charentonne, dont le curé est le P. Jean Vivien.

Il s’agit maintenant pour l’abbé Francis Michel de vivre l’engagement pris le jour de son ordination presbytérale : l’obéissance promise à l’Evêque de son diocèse.

Mgr Nourrichard rappelle que l’Abbé Michel n’a plus les pouvoirs canoniques pour célébrer les mariages reconnus par l’Eglise.

En ce jour du Jeudi Saint, fête du Sacerdoce où tous les prêtres renouvellent cet engagement, prions pour que l’abbé Michel retrouve le chemin de la fidélité et de la communion. En cette année sacerdotale le témoignage du St Curé d’Ars peut sans doute l’y aider.

+ Mgr Christian Nourrichard

Evêque d’Evreux


 Source

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 14:00

 

Du 10 avril au 23 mai, ostension du Linceul de Turin

http://www.comune.torino.it/torinoplus/files/Image/arteemusei/arteemusei-60.jpgYves Saillard, membre du Centre international d’études sur le Linceul de Turin (CIELT), docteur 3e cycle en physique théorique, physicien nucléaire, a consacré, à la demande de la commission diocésaine de Turin, un important travail à l’origine de l’image du Saint-Suaire. Image dont on voudrait nous faire croire qu’elle a pu être faite de main d’homme… L’étude d’Yves Saillard paraît en italien, dans un ensemble de travaux scientifiques couvrant toute l’étendue des questions liées au Linceul, dans un livre publié par le diocèse de Turin à l’occasion de l’ostension 2010. Tous ces travaux ont été revus par le Centre international de sindonologie de Turin. L’origine de l’image n’est évidemment qu’un aspect de la question. Mais elle fait partie de ces données déterminantes qui permettent de conclure à l’authenticité de la relique la plus émouvante et la plus exceptionnelle de la Chrétienté. Yves Saillard nous a proposé un résumé de sa contribution au livre qui accompagnera l’ostension voulue par Benoît XVI. En ce Samedi saint où nos regards sont portés sur le visage du Crucifié, dans l’attente de sa Résurrection glorieuse, le Linceul apparaît comme un témoin dont Yves Saillard rappelle le sérieux et la fiabilité.

La version intégrale de son article sera publiée ultérieurement par le CIELT. – Jeanne Smits

La première photographie du Saint-Suaire de Turin en 1898 a totalement renouvelé la question de son authenticité. En effet, alors que la double silhouette humaine visible sur le drap présente un aspect étrange et peu compréhensible, son négatif photographique a révélé le portrait réaliste d’un homme grandeur nature vu de face et de dos.

Ce portrait est d’une grande sobriété et d’une beauté remarquable. Le visage de cet homme dégage une simplicité majestueuse, inégalée dans les œuvres d’art. Les plaies et les taches de sang correspondent aux blessures de la passion, flagellation, couronne d’épines, crucifixion, coup de lance au côté. Il évoque irrésistiblement le Christ, et il est rapidement devenu célèbre dans le monde entier.

On a donc découvert que l’image visible sur le Saint-Suaire était un négatif photographique, dont il suffisait d’inverser les teintes (le blanc devenant noir et vice versa) pour obtenir un véritable portrait. C’est incontestablement la plus ancienne image négative de l’histoire, survenue bien avant l’invention de la photographie.

Cette découverte posait sérieusement la question de l’origine de l’image puisqu’elle écartait la possibilité qu’elle ait été faite par un artiste médiéval. Attribuer à cet artiste une œuvre qu’il ne pouvait ni voir ni comprendre est aussi dépourvu de sens que d’attribuer un portrait de qualité à un aveugle de naissance.

Cent ans après, l’explication de l’image n’a toujours pas été obtenue. Il semble même que la perspective s’en éloigne davantage, à la suite des découvertes plus récentes du STURP. Avant d’étudier les possibilités d’explication, il convient de bien comprendre la nature de l’image. Passons en revue ses principaux caractères actuellement connus.

Nous avons déjà indiqué la négativité, et les qualités réalistes et esthétiques du négatif. Précisons que le réalisme du portrait signifie d’abord qu’il est interprétable comme l’apparence visible d’une personne si elle était éclairée par des sources lumineuses. Physiquement, cette apparence visible est constituée par l’intensité lumineuse réfléchie par le corps.

L’image est très pâle et peu contrastée, mais cependant très nuancée à la limite de la perception visuelle. Sa résolution est d’environ 0,5 cm.

L’intensité de l’image est dans une certaine mesure mathématiquement corrélée au relief du corps. On dit que l’image est tridimensionnelle. Cela permet de reconstituer la forme du corps par calcul informatique. On doit signaler que sans traitement informatique spécial, les formes obtenues ressemblent plutôt à un bas-relief, assez irrégulier à petite échelle, qu’à une statue. Cependant la présence d’un relief juste est indéniable. On a vérifié qu’un artiste sans entraînement n’était pas capable de donner cette qualité de relief à son portrait d’un visage.

Les examens du STURP en 1978 ont permis de découvrir la surprenante structure microscopique de l’image. L’image provient de certaines fibres colorées, réparties de façon aléatoire à la surface des fils du tissu. Toutes les fibres colorées ont une coloration identique, la teinte d’un point de l’image dépend du nombre de fibres colorées par unité de surface. L’image est ainsi de nature statistique, elle est un mélange de seulement deux teintes différentes. Précisons que le diamètre des fils va de 0,14 mm à 0,25 mm, et celui des fibres est d’environ 0,01 mm. Il est évidemment impossible qu’un artiste médiéval ait agi à un tel niveau de précision. Il est intéressant de remarquer que cette structure a une certaine analogie avec les photographies. Comme le Saint-Suaire, les photos noir et blanc ne sont faites que de deux couleurs, le noir des grains d’argent microscopique, et le blanc de fond du film. La teinte grise d’un point de la photo dépend du nombre de grains d’argent noircis présents à cet endroit.

La coloration des fibres est sans doute due à un léger changement de la structure moléculaire de la cellulose qui compose les fibres. Ce point mérite d’être plus étudié.

Il n’y a aucune peinture, teinture ou toute autre matière étrangère sur le tissu (1). Ceci a été fermement établi grâce aux nombreuses techniques différentes utilisées par le STURP, certaines sont classiques dans l’étude des œuvres d’art et servent à déceler les faux. Ces résultats ont été publiés dans une trentaine d’articles scientifiques.

Il n’y a aucune empreinte sur l’envers du tissu, hormis les taches de sang qui l’ont traversé. Ceci a été bien établi lorsque les travaux de restauration en juillet 2002 ont permis d’examiner longuement et de photographier l’envers.

Comment expliquer cette image possédant des caractères aussi exceptionnels ?

Quelles sont ses causes ?

On peut distinguer deux options.

Soit l’image s’est formée à la suite d’un processus purement naturel.

Soit l’image a été faite de main d’homme.

Considérons la première option, bien qu’elle semble a priori invraisemblable. En effet, un archéologue découvrant un portrait caché mais intelligible d’une grande valeur artistique l’attribuera à l’action intelligente d’un artiste et non pas à l’effet des forces naturelles.

Cette option revient à poser la question suivante :

Un homme mort déposé dans un drap y laisse-t-il une empreinte aux caractères comparables à ceux de l’image du Saint-Suaire ?

Il n’y a pas d’exemples connus. Si cet effet se produisait, il est probable qu’il aurait déjà été remarqué, étant donné que le souhait de conserver un souvenir des morts est universel. Admettons cependant qu’il soit passé inaperçu.

Il est certes envisageable qu’un corps enveloppé dans un drap laisse des traces sur ce drap, là où il y a eu contact entre le corps et le tissu. Mais, si c’est le cas, le drap une fois déployé donne une image négative très déformée du corps, en particulier le visage apparaît anormalement élargi. L’essai a été fait de nombreuses fois sur des bustes. L’image du Saint-Suaire ne peut pas être une image de contact.

Conscient de cela, dans les années 1900, Paul Vignon avait proposé l’hypothèse de « vaporographie ». La diffusion de vapeurs ammoniacales issues du corps transférerait à distance l’information de la forme du corps sur le drap, et ces vapeurs en réagissant chimiquement avec des aromates présents sur le tissu créeraient une image. De nombreux auteurs ont essayé depuis un siècle de reproduire de cette façon l’image du Saint-Suaire. Personne n’y est parvenu. Les vagues empreintes obtenues sont bien négatives, mais elles n’ont pas ses qualités de réalisme juste et de tridimensionnalité. De plus, les empreintes sont constituées de matière étrangère au tissu et n’ont pas sa structure microscopique. L’image du Saint-Suaire ne peut pas être une image de diffusion gazeuse.

A notre connaissance, aucune autre hypothèse physiquement plausible en mesure d’expliquer une formation naturelle de l’image n’a jamais été présentée. Il faut savoir que d’un point de vue physique, les difficultés apparaissent insurmontables. Il faudrait disposer de mécanismes physiques qui, d’une part transfèrent au niveau du drap des informations physiques analogues à l’intensité lumineuse réfléchie par le corps éclairé de l’extérieur, et qui d’autre part fixent cette information sur le drap en colorant de façon identique certaines fibres isolées et en laissant les autres intactes (2). Ce n’est pas le cas de la diffusion gazeuse, et c’est sans surprise que l’on constate son échec. De même, ce n’est pas le cas des diffusions thermiques ou radiatives. Si ces mécanismes physiques existaient, cela signifierait que l’on pourrait réaliser une photo, sans lumière, sans chambre noire et sans film photographique. En un mot, cette option est physiquement invraisemblable.

Pour cet ensemble de raisons cohérentes aussi bien expérimentales que théoriques, on peut donc conclure que le corps d’un homme mort déposé dans un drap ne laisse pas un négatif de son portrait sur le drap.

Considérons la seconde option : L’image aurait été faite de mains d’homme avant 1350. Cette éventualité soulève inévitablement les questions suivantes :

Comment un artiste médiéval aurait-il eu l’idée d’une image négative, alors que ce concept était inconnu ?

Pourquoi aurait-il voulu réaliser une image négative incompréhensible pour ses contemporains ?

Pourquoi n’aurait-il pas utilisé une peinture, mais un procédé toujours inconnu ?

Comment aurait-il pu faire un portrait négatif de qualité, alors qu’il était incapable de voir et contrôler le résultat de son travail ?

Poser ces questions, c’est déjà y répondre. Il est impossible que l’image ait été réalisée consciemment et en pleine connaissance de cause par un artiste. Il reste alors une dernière éventualité. L’artiste supposé aurait réalisé l’image, inconscient du chef-d’œuvre qu’il produisait. Il cherchait seulement à obtenir une vague silhouette sur le drap, et le hasard aurait voulu que cette silhouette constitue un remarquable portrait. Admettons provisoirement cette thèse (3), la question suivante subsiste :

— Un artiste aurait-il pu réaliser techniquement cette image avant 1350 ?

Si oui, on doit être actuellement capable de produire une image analogue avec les moyens disponibles avant 1350. Qu’en est-il ?

Les tentatives de reproduction artificielle de l’image du Saint-Suaire ont été nombreuses. Les plus sérieuses ont consisté à réaliser un bas-relief, à le recouvrir d’un drap, et à déposer de la poudre colorante sur le drap à l’aide d’un tampon. On obtient ainsi une empreinte négative. Mais sa pâleur, son dégradé de teinte et ses nuances ne sont pas comparables au Saint-Suaire. Et surtout, l’empreinte étant constituée d’une matière colorante ajoutée au tissu, sa structure microscopique n’est pas correcte. L’image n’a pas tous les caractères requis pour être bien reproduite.

Une variante du procédé consiste à chauffer uniformément le bas-relief, de façon que le tissu roussisse à son contact. L’empreinte sans nuances obtenue est faite de tissu un peu roussi, elle est dépourvue de matière étrangère. Cependant elle n’a pas la structure microscopique statistique requise, toutes les fibres sont roussies et aucune ne reste intacte. De plus un tissu roussi est fluorescent aux ultraviolets, alors que les examens duSTURP ont montré que l’image du Saint?Suaire n’est pas fluorescente. L’image n’est pas correctement reproduite.

Deux autres procédés ont donné des images négatives. L’un consiste à faire une photo grandeur nature d’une personne en construisant un appareil photo géant, où le drap recouvert de sels d’argent joue le rôle du film photographique. L’autre consiste à exposer un drap au soleil derrière une vitre sur laquelle a été peinte une image, le blanchiment du drap plus ou moins intense selon la transparence de la vitre dessine une empreinte sur le tissu. Ces procédés ne permettent pas d’obtenir une coloration statistique des fibres. La structure microscopique des empreintes n’est pas et ne peut pas être correcte.

On peut retenir de toutes ces tentatives que l’on sait obtenir des images négatives de plus ou moins bonne qualité, mais que l’on ne sait pas réaliser techniquement la structure microscopique de l’image du Saint?Suaire (coloration identique d’un plus ou moins grand nombre de fibres isolées réparties au hasard, absence de matière étrangère au tissu). Comme nous l’avons vu dans l’étude de la première option, il ne semble pas exister de mécanismes physiques capables de cela.

En conclusion, l’image ne peut pas avoir été faite de main d’homme à l’époque médiévale, elle était inconcevable et incompréhensible à cette époque, et elle est toujours impossible à reproduire techniquement à l’heure actuelle.

L’image ne s’explique que si les évangiles sont véridiques. L’image n’a pas pu être reproduite. Aucune autre image ne possède ses caractères. Elle est unique et sans équivalents. Aucune hypothèse plausible n’est en mesure d’expliquer son existence, aussi bien en tant qu’objet physique, qu’en tant qu’œuvre d’art. Elle est sans causes naturelles ou artificielles identifiables. On est en droit de la considérer comme scientifiquement inexplicable.

Elle coïncide bien avec les récits de la passion du Christ dans les évangiles. Le Christ est le seul personnage historique flagellé avant d’être crucifié et ayant le pouvoir de commander aux éléments. Les pouvoirs du Christ peuvent seuls expliquer l’image dans son principe, un homme ordinaire n’étant pas capable de la réaliser. L’image n’est explicable que si le Christ a voulu cette image, peut-être pour rappeler aux hommes d’une époque déchristianisée la réalité du sacrifice de la croix (4) avec les arguments rationnels dont ils se prévalent, et pour authentifier le Saint-Suaire. Sinon, l’image demeure inexplicable et sans causes, mais comme il n’y a pas d’effets sans causes, cette éventualité est exclue.

Yves Saillard

(1) En quantité suffisante pour teinter le tissu, bien entendu.

(2) Dans le cas d’une photo, c’est le comportement quantique de la lumière qui assure cette fonction en noircissant seulement certains grains d’argent, leur nombre dépendant de l’intensité lumineuse.

(3) Thèse implicite et obligée des adversaires de l’authenticité.

(4) Il avait bien agi ainsi envers saint Thomas.

• Sindone, Vageli, storia, scienza, sous la direction de Mgr Giuseppe Ghiberti. 2010 Editrice Elledia, 10096 Leumann, Torino, Italie, a paru cette semaine.

• Le CIELT publie l’article complet d’Yves Saillard dans un numéro double spécial : Revue internationale du Linceul de Turin,  numéros 33-34, disponible chez Alain Rostand, 33, rue du Calvaire, 92210 Saint-Cloud.

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:45

À la suite de la lettre d'excuses d'Éric Zemmour à la Licra , le président de cette organisation de lutte conte le racisme et l'antisémitisme a répondu au polémiste par une lettre ouverte que nous reproduisons ci-dessous. Alain Jakubowicz devait débattre avec Zemmour sur BFM TV en fin de semaine dernière. Le polémiste, attaqué pour ses propos sur la délinquance des "Noirs" et des "Arabes", s'est désisté. Le président de la Licra profite de cette lettre ouverte pour répondre aux arguments de Zemmour. 
http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/201004/89466_une-zemmour.jpg
La lettre 

Paris, le 31 mars 2010 

Monsieur, 

Vous avez décidé de rendre publique la lettre que vous m'avez adressée le 23 mars 2010après que nous nous sommes rencontrés à l'initiative de votre avocat. Au terme de cette lettre, vous formiez le voeu que notre dialogue se prolonge "hors de l'enceinte d'un tribunal". J'en ai accepté le principe, mais vous avez, en définitive, refusé le débat que vous aviez vous-même proposé. Votre défection me contraint de vous répondre par la voie épistolaire que vous avez choisie. 

Vous prétendez en premier lieu avoir été victime de "la mise en scène tout de gouaille cynique d'un Ardisson sur Canal+" à l'occasion de votre désormais célèbre sortie sur "les Noirs et les Arabes". L'accusation est grave. J'espère que Thierry Ardisson mettra à exécution sa menace de vous traîner en justice. Non pas que je vous souhaite le moindre mal, mais ce sera la seule façon de savoir qui de vous deux dit la vérité. Une chose est claire : l'un ou l'autre ment. Lequel ? Les téléspectateurs ont le droit de savoir. 

Au-delà de ce règlement de comptes entre deux stars médiatiques, vous contestez avoir déclaré : "Tous les Arabes et Noirs sont délinquants." Je vous le concède volontiers. Vous avez, en revanche, affirmé que "la plupart des trafiquants sont des Noirs et des Arabes", ajoutant : "C'est un fait." Contrairement à ce que vous prétendez, ces propos ne sont pas venus en réponse aux "arguments développés par les autres intervenants (au débat auquel vous avez participé) selon lesquels la police n'arrête que les Arabes et les Noirs". Il suffit de se reporter à l'enregistrement de l'émission pour constater que cela est faux. C'est vous qui avez parlé des "Noirs" et des "Arabes" et personne d'autre. Cette réécriture de l'histoire est symptomatique de votre incapacité à assumer la responsabilité de vos propos. 

De la même façon, les prétendues preuves de la véracité de vos accusations, que vous tentez de m'opposer dans votre courrier, sont sans fondement. Je n'en donnerai qu'un exemple. Vous prétendez : "En 2007, dans un article du Point , qui avait eu accès aux synthèses de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP), de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), on évaluait entre 60 et 70 % des suspects répertoriés issus de l'immigration." Depuis quand les suspects sont-ils des coupables ? Et, puisque vous vous prévalez de cet article du Point, il est important de préciser que les suspects dont il fait état ont été répertoriés en seule considération de la consonance de leur nom. Combien sommes-nous dans notre beau pays de suspects en puissance (ou plutôt en impuissance) pour cause de délit de sale nom ? Cela me rappelle une militante de la Licra, issue d'une "minorité visible", qui, bien que française, me demandait récemment quand elle cesserait enfin d'être une immigrée. Devais-je lui répondre "jamais" au nom du parler vrai qui vous est si cher ? 

Vous pouvez, certes, compter sur le singulier soutien d'un célèbre avocat général, qui a proposé sur son blog à "un citoyen de bonne foi de venir assister aux audiences correctionnelles..." pour constater que vos propos sur les Noirs et les Arabes sont "un fait". À l'heure où le pouvoir politique envisage de remplacer les juges d'instruction par les représentants du ministère public, pareille assertion, émanant d'un haut magistrat du parquet, laisse pantois. Sans doute serait-il opportun que le prolixe monsieur Bilger précise de quelles chambres correctionnelles il parle. On ne voit en effet guère "d'Arabes et de Noirs" à la 11e chambre du tribunal correctionnel spécialisée dans les délits financiers. 

Mais, au-delà de ces arguties, l'essentiel tient dans les statistiques publiées par l'administration pénitentiaire que monsieur Bilger ne peut ignorer, selon lesquelles 81,8 % des personnes détenues en France au cours de l'année 2009 étaient de nationalité française. C'est la seule statistique qui vaille, la République ne demandant pas compte à ses enfants de la couleur de leur peau ou du Dieu dans lequel ils croient. Est-il d'ailleurs si important de savoir combien, parmi nos concitoyens qui ont commis des délits, ne sont ni blancs ni chrétiens ? 

Je m'amusais encore à vous entendre vanter, il y a peu, les mérites de l'assimilation des immigrés italiens, portugais et polonais, comme si cela avait été de soi et que ces immigrés modèles n'avaient jamais été traités de "sales ritals", "sales portos" ou "sales polaks". Ignorez-vous la violence des attaques racistes dont les travailleurs italiens vivant sur notre sol ont été victimes à la fin du XIXe siècle, après que Jeronimo Caserio eut assassiné le président Sadi Carnot ? Et que dire de nos concitoyens descendant du génocide arménien, qui transmettent à leurs enfants les prénoms et la langue de leurs aïeux ? Sont-ils moins français que vous et moi ? Et puisque je vous ai aussi entendu sommer les "nouveaux Français" d'aduler les personnages de l'histoire nationale, serais-je moins français que vous, moi qui préfère Mordekhaï Anielewicz, héros du soulèvement du ghetto de Varsovie, au maréchal Pétain, dont vous considérez en page 117 de votre dernier livre Mélancolie française que son seul tort fut d'avoir attendu les Américains ? 

Vous revenez également dans votre lettre sur les propos que vous avez tenus dans l'émission de France O, en déclarant que la discrimination est un droit. Vous écrivez que le "concept même de discrimination est dangereux" et qu'il "pousse à la délation et à l'irresponsabilité". Serait-il dangereux de dire que les juifs ont été victimes de discrimination de la part de l'État français ? Sans doute, si l'on considère que même le sinistre René Bousquet trouve grâce à vos yeux, pour avoir "obtenu des Allemands la distinction salvatrice entre juifs français protégés et juifs étrangers, embarqués pour les camps de la mort", comme c'est écrit dans votre ouvrage. Quelle réécriture de l'histoire ! 

Vous me reprocherez probablement, comme à votre habitude, de sombrer dans la complainte victimaire. Car dire que les juifs hier, "les Arabes et les Noirs" aujourd'hui, sont victimes de discrimination, ne serait, selon vous, que fantasmes des associations antiracistes que vous qualifiez de "ligues de vertu". Non, les associations antiracistes ne sont pas des ligues de vertus, elles sont les guetteurs dont toute société démocratique a besoin. Contrairement à ce qui a pu être dit, la Licra n'est aucunement opposée à la liberté d'expression ; elle n'a pas davantage appelé à la moindre sanction à votre encontre. Elle n'en a ni la qualité ni la prétention. La Licra s'est contentée de rappeler que dans un État de droit, la limite à la liberté est fixée par la loi. Et, contrairement à ce que vous avez affirmé à l'antenne de France O, la discrimination, dans notre pays, n'est pas un droit, mais un délit. Personne ne vous interdit de contester le bien-fondé de cette loi. Mais il vous appartient de la respecter tant qu'elle est la loi. Votre logique me fait penser à ces intégristes, qui, parce qu'ils sont opposés à la loi Veil, s'arrogent le droit d'occuper les centres de planning familial pour empêcher les femmes de se faire avorter. Curieuse conception de la démocratie. 

Au final, cette polémique autour des vos propos soulève la question plus large de la responsabilité des leaders d'opinion. Lorsque vous affirmez à la télévision à une heure de grande écoute que "la plupart des trafiquants sont des Noirs et des Arabes", sans la moindre réserve ni explication, vous ne pensez pas aux dégâts que de tels propos occasionnent dans la société française. Votre statut d'homme public, respecté et écouté, vous donne des droits, mais aussi des devoirs. Vous avez, certes, le droit d'énoncer ce que vous considérez être des vérités, mais vous avez le devoir de dire que c'est votre vérité, pas LA vérité. Or, en tenant les propos que vous avez tenus et en ajoutant de manière péremptoire "c'est un fait", les téléspectateurs sont sommés de vous croire ; c'est ce qui n'est pas acceptable. 

Conscient qu'un débat est préférable à un procès, je reprends à mon compte votre invitation de poursuivre notre dialogue "hors de l'enceinte d'un tribunal". 
Je vous prie de croire, Monsieur, en l'assurance de mes sentiments républicains. 

Alain Jakubowicz 
président de la Licra

 

Source : Le Point

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 21:06


L’appel

Les affaires de pédophilie dans l’Église sont, pour tous les catholiques, une source de peine profonde et de douleur extrême. Des membres de la hiérarchie de l’Église ont eu, sur certains dossiers, de graves manquements et dysfonctionnements, et nous saluons la volonté du pape de faire toute la lumière sur ces affaires.

Avec les évêques, et en tant que membres de la même Église, les laïcs catholiques assument le poids des crimes de certains prêtres et des défaillances de leurs supérieurs ; ils se rangent résolument, ainsi que le Christ invite à le faire, du côté de ceux qui souffrent le plus de ces crimes, c’est-à-dire les victimes, tout en priant pour les coupables.

Quant à nous, nous souhaitons de tout cœur que toute la vérité soit faite et qu’avec le concours de tous les hommes et femmes de bonne volonté, il soit débattu sereinement et fraternellement, dans l’Église catholique, de tout ce qui a pu rendre possible ces offenses portées aussi au Christ.

Dans le même temps, nous regrettons l’emballement et la surenchère médiatiques qui accompagnent ces affaires. Au-delà du droit à l’information, légitime et démocratique, nous ne pouvons que constater avec tristesse, en tant que chrétiens mais surtout en tant que citoyens, que de nombreux médias dans notre pays (et en Occident en général) traitent ces affaires avec partialité, méconnaissance ou délectation. De raccourcis en généralisations, le portrait de l’Église qui est fait dans la presse actuellement ne correspond pas à ce que vivent les chrétiens catholiques.

Tout en redisant notre horreur devant le crime de prêtres pédophiles et notre solidarité envers les victimes, nous appelons les médias à une éthique de responsabilité qui passerait par un traitement plus déontologique de ces affaires. Les phénomènes d’emballement médiatiques ne sont pas réservés, et de loin, à l’Église ; mais nous sommes fatigués et meurtris de cet emballement-là. Nous pensons à tant de prêtres qui portent avec courage, et parfois dans la solitude, le message du Christ.

Nous sommes avec eux.

Nous saluons la lettre des évêques de France au pape Benoît XVI, et souhaitons voir l’Église catholique sortir avec sérénité et responsabilité de cette épreuve douloureuse.

Les premiers signataires (au 31 mars 2010)

Jacques Arènes (psychanalyste et écrivain)
Denis Badré (sénateur)
Frigide Barjot (humoriste)
Jean-Marc Bastière (journaliste et écrivain)
Claude Bébéar (président du conseil de surveillance d’AXA)
Michel Boyancé (doyen de l’Institut de philosophie comparée)
Rémi Brague (philosophe, membre de l’Institut)
Alexis Brézet (journaliste)
Jean des Cars (écrivain)
François Cassingena-Trévedy (moine bénédictin, liturgiste et écrivain)
Jean Chélini (historien, secrétaire perpétuel de l’Académie de Marseille)
Ghislain du Chéné (coordinateur international de Foi et Lumière)
Colette Combe (psychanalyste et écrivain),
François Content (directeur général de la Fondation d’Auteuil)
Philippe Delaroche (écrivain, journaliste)
Chantal Delsol (écrivain et philosophe)
Patrick Demouy (historien, professeur des Universités)
Bernadette Dupont (sénateur)
Bertrand d’Esparron (gérant d’entreprise de communication)
Emmanuel Falque (philosophe et écrivain)
Olivier Florant (sexologue)
Jean-Christophe Fromantin (maire de Neuilly-sur-Seine, dirigeant d’entreprise)
Patrick de Gméline (historien)
Samuel Grzybowski (président-fondateur de l’association Coexister)
Fabrice Hadjadj (essayiste et dramaturge)
Rona Hartner (chanteuse, comédienne)
François Huguenin (écrivain)
Vincent Hervouët (journaliste)
Gaspard-Marie Janvier (écrivain)
Pasteur Alain Joly (Eglise luthérienne)
Patrick Kéchichian (écrivain et critique littéraire)
Koz (blogueur et avocat)
Louis-Etienne de Labarthe (rédacteur en chef, Il est vivant)
Philippe de Lachapelle (directeur de l’OCH)
Laurent Lafforgue (mathématicien, lauréat de la médaille Fields)
Gérard Leclerc (essayiste, journaliste)
Henrik Lindell (journaliste)
Michael Lonsdale (comédien)
Victor Loupan (éditeur, rédacteur en chef de 
La Pensée Russe)
Jean-Baptiste Maillard (journaliste, essayiste)
Bruno Maillé (enseignant, essayiste)
François Maillot (directeur général La Procure)
Jean-Luc Marion (philosophe, membre de l’Académie Française)
Jean-Pierre Marcon (député)
Nicolas Mathey (professeur de droit, Paris V)
Jean-Pierre Machelon (professeur de droit, Paris V)
Marc Mennessier (journaliste)
François Miclo (philosophe)
Jean-Marc Nesme (député-maire)
Philippe Oswald (journaliste)
Xavier Patier (écrivain)
Patrice de Plunkett (écrivain et blogueur)
Hugues Portelli (sénateur)
Jean-Frédéric Poisson (député)
Aymeric Pourbaix (directeur des programmes, radio Notre-Dame)
Guillaume de Prémare (consultant en communication, Médias & Evangile)
Edmond Prochain (blogueur, journaliste)
Samuel Pruvot (journaliste)
Jacques Rémiller (député-maire)
Alina Reyes (écrivain)
Damien Ricour (comédien)
Ivan Rioufol (essayiste, journaliste)
Catherine Rouvier (juriste, politologue)
Jean Sévillia (journaliste, écrivain)
Grégory Solari (éditeur)
Raphaël Stainville (journaliste)
Denis Sureau (éditeur, théologien)
François Taillandier (écrivain)
Denis Tillinac (écrivain)
Henri Tincq (journaliste et écrivain)
Hubert de Torcy (rédacteur en chef, 
L’1visible)
Vincent Trémolet de Villers (journaliste)
Natalia Trouiller (blogueuse, journaliste)
Didier Truche (professeur de droit, Paris II)
Patrick Tudoret (écrivain)
Christian Vanneste (député)
François de Wendel (chef d’entreprise)

Un site internet a été ouvert : www.appelaverite.fr

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 14:10

• L’AGRIF poursuit une ignoble caricature de Plantu • Le Pape est judiciairement menacé aux Etats-Unis

 Les loups sont là. Ils hurlent en meute contre l’Eglise, contre Benoît XVI, contre le Christ. C’est le temps des crachats. Pour le Pape, n’en doutons pas, c’est une crucifiante mortification, non pas du corps, mais de l’intelligence et de l’esprit. D’autant plus douloureuse que des mensonges aux calomnies, des débats feutrés aux injures pornographiques, la curée peut s’appuyer sur des faits réels, ignominieusement exploités par les médias du monde entier pour souiller ce qui demeure saint et innocent.

La suite de cet article de Jeanne Smits est en lecture libre sur le site de Présent.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 13:13
Revenu aux commandes d’Apple en 1997, Steve Jobs n’en finit plus d’imposer sa marque au monde du multimédia. Pour les fanatiques de la Pomme, il est le deus ex machina capable de résoudre tous les problèmes et de nous faire entrer dans le futur. Portrait d’un visionnaire narcissique devenu une icône pour toute une génération.

Allez-vous continuer à vendre de l’eau sucrée toute votre vie ou voulez-vous changer le monde avec moi ? » Lorsqu’il proposa, en 1983, à John Sculley – alors président de Pepsi Cola – de venir le rejoindre chez Apple, Steve Jobs avait vingt-huit ans. A l’époque, Apple – la Pomme – était déjà réputée pour la qualité de ses ordinateurs.http://www.lespectacledumonde.fr/images/stories/dossier/565dossier40%202.jpg

Aujourd’hui, revenue sous la houlette de son créateur après une parenthèse de douze ans, l’entreprise vaut 140 milliards de dollars en Bourse et réalise un chiffre d’affaires de près de 50 milliards de dollars ! Steve Jobs – sans John Sculley, parti vers d’autres horizons – a réorienté avec succès ses activités vers la fabrication de produits électroniques hybrides – tout à la fois ordinateur, console de jeux, téléphone ou lecteur numérique – qui transforment nos modes vie et anticipent l’avenir. Steve Jobs n’a pas inventé l’ordinateur portable ni le baladeur musical ni le téléphone intelligent (smartphone). Tous ces produits existaient déjà sur le marché avant les siens. Mais il a su les rendre « irrésistibles » en améliorant leur design et leur fonctionnalité. Ce n’est déjà pas si mal. Voilà pour le versant clair du personnage.

Visionnaire de génie pour les uns, l’homme a aussi ses détracteurs. « Si l’Eglise de scientologie était une entreprise et se lançait dans l’électronique grand public, elle deviendrait Apple », note Dan Lyons, journaliste à Newsweek et créateur d’un blog intitulé « The Secret Diary of Steve Jobs (Le journal secret de Steve Jobs) ». Plusieurs de ses anciens collaborateurs le décrivent comme un personnage tyrannique et narcissique. Son perfectionnisme frôlerait la maniaquerie. Son goût du secret friserait la paranoïa ! Voilà pour le versant noir.

Né à San Francisco en 1955 d’une mère américaine et d’un père syrien, Steve Paul Jobs est un enfant de la Silicon Valley, le cœur de la révolution informatique californienne. Abandonné à sa naissance par ses parents naturels, il est adopté par un couple d’Américains bien tranquille, les Jobs. Il passe son enfance et son adolescence à Mountain View, puis à Cupertino, dans le comté de Santa Clara, au sud de la baie de San Francisco. Après avoir terminé ses études au Homestead High School de Cupertino, Steve Jobs s’inscrit au Reed College de Portland, dans l’Oregon. Au bout d’un semestre, il décroche et commence à suivre, en auditeur libre, des cours de calligraphie.

Sa rencontre avec Steve Wozniak, en 1974, marque une date dans l’histoire de sa vie. Américain d’origine polonaise, Steve Wozniak est le « petit génie » de la bande. Son père ingénieur chez Lockheed lui a donné le goût des mathématiques. Il est passé par la célèbre université de Berkeley avant, lui aussi, de renoncer à ses études. En avril 1976, âgés respectivement de vingt et un et de vingt-six ans, les « deux Steve » fondent Apple. Selon une histoire chère à la mythologie de la Silicon Valley, les deux jeunes entrepreneurs auraient mis au point leur premier ordinateur dans le garage de la maison des Jobs. Le nom d’Apple aurait été choisi par Steve Jobs en souvenir d’un voyage au Népal, où il avait passé son temps à manger des pommes en même temps qu’il s’initiait aux principes du bouddhisme. Le premier logo de la firme représentait Isaac Newton assis au pied d’un arbre avec la fameuse pomme au-dessus de la tête. Il sera assez vite remplacé par l’image unique d’une pomme croquée.

« N’inventez jamais quelque chose que les gens ne veulent pas », recommandait Thomas Edison. Le talent de Jobs et de Wozniak fut de concevoir des ordinateurs conviviaux que tout le monde pouvait utiliser. Introduite en Bourse en 1980, l’entreprise devient une des valeurs vedettes de Wall Street, faisant de Jobs et de Wozniak des millionnaires avant l’âge. Quatre ans plus tard, Apple lance un appareil qui va devenir une référence sur le marché de l’ordinateur personnel : le Macintosh. C’est le premier ordinateur doté d’une interface graphique – fenêtres, icônes, menus, souris –, des innovations technologiques repérées dans les laboratoires de l’entreprise Xerox qui ne les avaient jamais exploitées. Pour le lancement commercial de cet ordinateur, Steve Jobs révèle un vrai talent de communicateur : le 22 janvier 1984, il fait diffuser une publicité intitulée « 1984 dévoile le Macintosh », lors de la mitemps de la finale du Super Bowl américain, le plus grand événement sportif aux Etats-Unis et le plus regardé à la télévision. Le clin d’oeil au titre du livre d’anticipation de George Orwell est manifeste.

Pourtant, malgré toutes ses qualités, le Macintosh ne va pas réussir à s’imposer face à la concurrence des ordinateurs PC (personal computer). Accroché à son propre système d’exploitation, le Macintosh n’est pas compatible avec les autres ordinateurs qui, peu à peu, optent tous pour les logiciels DOS, puis Windows, développés par Microsoft, l’entreprise de Bill Gates. Marginalisée, la firme voit ses parts de marché s’amenuiser. En 1985, sous la pression des actionnaires, John Sculley, devenu président d’Apple, pousse Steve Jobs vers la sortie. Le voilà « viré » de l’entreprise qu’il a fondée par l’homme qu’il a embauché. On a connu meilleur destin. Il lui faudra deux ans pour rebondir.

En 1987, Steve Jobs achète d’abord NeXT Computer, une société spécialisée dans la fabrication d’ordinateurs haut de gamme. Parallèlement, il convainc son ami George Lucas, réalisateur de la Guerre des étoiles, de lui céder pour dix millions de dollars une petite société de production de dessins animés par ordinateurs. Baptisée Pixar, le nouveau studio se lance, à partir de 1991, dans la production de moyens et de longs métrages. En 1995, il sort Toy Story, le premier film entièrement réalisé en images de synthèse. C’est un énorme succès. Il sera suivi par bien d’autres, comme le Monde de Nemo, Ratatouille, Wall.E… Sentant le danger, Disney finira par acheter Pixar pour la somme de 7,4 milliards de dollars (par échange d’actions), faisant de Steve Jobs l’un des plus gros actionnaires individuels de Disney.

Entre-temps, la situation s’est dégradée chez Apple. En 1996, la firme a enregistré ses premières pertes. Affolés, les actionnaires d’Apple se retournent vers Steve Jobs. On est en 1997. Le monde de l’informatique et de l’électronique grand public est en pleine révolution numérique dont Internet est à la fois le produit et le symbole. Dès son retour, Steve Jobs impose un nouveau défi à ses équipes d’ingénieurs : « Think different (pensez différemment) », dont il va faire désormais son mot d’ordre. Avec sa forme monobloc et ses couleurs pimpantes, l’ordinateur iMac, sorti en 1998, est le premier produit de cette nouvelle ère Jobs. Apple en vendra 6 millions d’exemplaires.http://www.lespectacledumonde.fr/images/stories/dossier/565dossier40%201.jpg

Une deuxième étape est franchie en octobre 2001 avec la mise sur le marché d’un baladeur musical (lecteur MP3) équipé d’un disque dur. Cette fois, Apple va vendre 250 millions d’exemplaires de cet appareil qui, baptisé iPod, contribuera à populariser l’achat de musique sur Internet, via une plate-forme de distribution iTunes. A Wall Street, l’action Apple s’envole. Rien ne semble devoir arrêter la course de Steve Jobs. Pas même la maladie. En 2004, il doit ainsi subir l’ablation d’une tumeur cancéreuse au pancréas. Les rumeurs les plus folles courent sur son état de santé. Trois ans plus tard, Steve Jobs est toujours là. En 2007, Apple frappe un grand coup en présentant son téléphone intelligent, l’iPhone. Surnommé « Jesus phone » par les journalistes spécialisés, l’iPhone est un petit « bijou » de technologie. Il est le premier téléphone mobile entièrement tactile du marché. Véritable ordinateur de poche, il permet non seulement de téléphoner et d’envoyer des courriels, mais aussi de surfer sur Internet et d’accéder à de multiples services : météo, GPS, jeux, actualités radiophonique et télévisée… Aujourd’hui, le seul iPhone représente près du quart des revenus du groupe Apple.

Jusqu’où ira Steve Jobs? Le 27 janvier dernier, au Yerba Buena Center for the Arts, à San Francisco, vêtu de son éternel polo noir et d’un jean tombant sur des baskets, Steve Jobs a présenté à la foule le dernier-né d’Apple, l’iPad. C’est une sorte d’ardoise magique, grande comme une feuille de papier de format A4 et dotée d’un écran couleur tactile. Cette tablette numérique permet de se connecter à Internet et d’accéder à l’Apple Store, le magasin d’application de l’iPhone. Il permet aussi de lire un livre, un journal ou de regarder une vidéo debout dans le métro ou assis sur un canapé. L’iPad sera commercialisé au printemps. Selon le modèle proposé, le prix de l’appareil se situera entre 500 et 800 dollars. Apple a pris contact avec les grandes maisons d’édition (livres, manuels scolaires, journaux) pour établir les bases de leur future collaboration. Les éditeurs fourniront le contenu. Apple apportera son iPad pour la lecture numérique. Pour chaque achat d’une application payante sur ce « kiosque numérique », l’utilisateur sera débité via sa carte de crédit. La recette sera ensuite répartie entre Apple et les éditeurs… « Le moyen le plus sûr de prévoir l’avenir, c’est de l’inventer », disaient, il y a trente ans, les ingénieurs de la Silicon Valley. Pour Steve Jobs, le futur a déjà commencé.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 10:11

« Cette année, notre Eglise catholique célèbre Pâques dans un climat de suspicion et de tristesse », affirmait le Cardinal André Vingt-Trois, dans son discours de clôture de la dernière assemblée plénière des évêques à Lourdes, en faisant écho aux affaires de pédophilie révélées dans la presse. Quand ces affaires touchent certains membres de l’Eglise, nul ne saurait s’étonner du scandale produit chez beaucoup de nos contemporains ni du malaise ressenti par les fidèles catholiques. Notre première pensée va vers les victimes qui nécessitent compassion, accompagnement et réparation.

Nul ne saurait être dupe pour autant devant la campagne de calomnies qui s’organise pour attaquer l’Eglise et salir la figure du Pape, à l’heure où des millions de fidèles envahiront nos églises pour confesser leur foi. Les « pharisiens » des temps modernes accusent l’Eglise du Christ, comme ceux à qui Jésus rétorquait :« Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre », alors qu’ils voulaient lapider une femme surprise en flagrant délit d’adultère. Nul ne saurait ignorer en effet que la majeure partie des cas de pédophilie se passent dans le cadre familial et sont le fait d’hommes mariés et que bien d’autres corporations, plus touchées que l’Eglise, n’ont pas autant que nous les honneurs de la presse.

Nous n’avons pas à rougir de notre Eglise qui est sans aucun doute la seule Institution au monde qui aborde ces affaires avec autant de transparence et de vérité, apportant concrètement sa compassion aux victimes, reconnaissant les erreurs passées, mettant en place des mesures énergiques pour prévenir des actes aussi monstrueux. Nous n’avons pas à rougir de nos prêtres, dont l’immense majorité vit son engagement dans la fidélité et donne sa vie sans compter pour Dieu et ses frères. Nous n’avons pas à rougir de notre Pape Benoît XVI qui n’a pas ménagé sa peine depuis des années pour apporter une réponse adéquate et ferme à tous ses graves dysfonctionnements.

Il n’est pas indifférent que cette condamnation médiatique advienne alors que nous nous apprêtons à célébrer le Mystère pascal du Christ, à suivre Jésus dans sa Passion et sa mort sur la croix pour ressusciter avec lui au matin de Pâques. C’est la prophétie d’Isaïe qui continue de s’accomplir aujourd’hui : « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe […] Le Seigneur Dieu vient à mon secours […] je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50).

Avec Jésus humilié, les catholiques sont invités à prendre sur eux les péchés et les souffrances de l’humanité et à les unir à son sacrifice, pleins de confiance et d’espérance en Celui qui seul peut, par la force de sa mort et de sa Résurrection, guérir le cœur de l’homme, panser ses blessures, le réconcilier avec Dieu, avec lui-même et avec ses frères. Unis à sa Passion, par l’actualité qui crucifie l’Eglise, « nous proclamons, nous, un Messie crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, juifs et grecs, c’est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Co 1, 23-24).

Il est urgent pour nous de proclamer, par notre cohérence, la force de vie et la puissance de transformation du Mystère pascal de Jésus mort et ressuscité pour tous, vainqueur du Mal par l’amour poussé jusqu’au bout ! N’ayons pas peur d’ouvrir notre cœur au Christ : « c’est par ses blessures, que nous sommes guéris ». 

Saintes et joyeuses Pâques !

+ Marc AILLET, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron.

Pour écouter le message : cliquer ici.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 10:06

Ce n'est pas bien grave. Le site du diocèse de Lyon vous dit tout (ou presque) sur la Pâque juive.


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