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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 08:19


Eglise. Les scandales pédophiles utilisés à des fins polémiques. 

La machine infernale

dans 

 

Vincent Tremolet de Villers« Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites », dit le Christ, et il faudrait avoir détruit la morale élémentaire propre à chaque être humain pour ne pas être scandalisé par la bestialité qui entraîne un homme à s’attaquer aux enfants.

Partout, des hommes ont failli. Dans l’Église catholique aussi. Institution sainte composée de pécheurs, elle s’afflige des « actes scandaleux et criminels » de ses fils, comme l’affirme l’impressionnante lettre de Benoît XVI à l’Église d’Irlande. « Le problème de l’abus des mineurs n’est pas propre à l’Irlande et à l’Église », poursuit-il dans sa profonde réflexion sur ce « temps de douleur, dans laquelle la fragilité de la condition humaine a été aussi clairement révélée ».

Évoquer ces sujets, pour un catholique, oblige à la modestie, tant s’imposent le respect et la honte face à la souffrance infligée à des enfants par des prêtres qui ont défiguré le visage de l’Église. Doit-on accepter pour autant que le pape et l’Église subissent, sur ce sujet, une véritable lapidation médiatique où la vérité, l’erreur, les préjugés et la malveillance sont inextricablement liés ?

Après le scandale, il y a quelques mois, des prêtres de la “très catholique Irlande” (la formule est obligatoire), est apparu celui du choeur de Ratisbonne dirigé de 1964 à 1994 par Georg Ratzinger, le frère du pape. Il y aurait eu des attouchements sexuels dans le pensionnat durant ces trente années, dont le vieil homme ignore tout. Il se souvient que des enfants y reçurent parfois des paires de gifles : « Le frère du pape reconnaît avoir commis des abus physiques », a-t-on pu lire dans la presse. « Si ce n’est Georg, c’est donc son frère », ont poursuivi les procureurs, avec en main le nouveau motif de condamnation: un prêtre pédophile avait été recueilli en 1980 pour se faire soigner dans l’archevêché de Munich, à la tête duquel se trouvait le très catholique Joseph Ratzinger. Hans Küng, vieux théologien autrefois célèbre, s’interrogeait sur “le silence de Benoît XVI”. Présumé coupable, le pape se voyait reprocher, à la une du New York Times, de ne pas avoir réduit à l’état laïc un prêtre américain pour des actes commis entre 1954 et 1970, prescrits aux yeux de la justice, et qui avait supplié la Congrégation pour la doctrine de la foi, trois mois avant sa mort,de le laisser mourir en prêtre… « Le pape éclaboussé par les scandales pédophiles », ont repris en boucle radios et télévision.

Ce pape le fait exprès: négationniste et propagateur du sida l’année passée,le voilà protecteur des pédophiles! Les Thénardier de la souffrance des enfants se sont interrogés sur la nécessité de sa démission.“Et si les prêtres étaient mariés ?”, a-t-on entendu, comme si le mariage était une thérapie pour criminel sexuel. On a cherché en vain ceux qui avaient couru les plateaux de télévision lors de l’affaire Frédéric Mitterrand pour fustiger l’amalgame entre homosexualité et pédophilie. L’amalgame entre prêtrise et pédophilie a, lui, été médiatiquement imposé.Au risque de faire subir aux ecclésiastiques du monde entier une irrésistible loi du soupçon.

Ceux qui se font le devoir d’informer ignorent- ils que 80 % des actes de pédophilie sont commis par des hommes vivant en couple ? Qu’une savante étude montre qu’aux États- Unis, on trouve beaucoup plus de pédophiles chez les professeurs d’éducation physique que dans l’Église (6 000 condamnations en cinquante ans pour une centaine de condamnations de prêtres) ? Que Benoît XVI a plus fait qu’aucun autre chef d’institution contre ce fléau et à demander dès 2001 que les coupables soient livrés à la justice ? Ou poursuiventils des motifs plus obscurs ? Mgr Müller, évêque de Ratisbonne, s’est élevé contre « une licence à diffamer qui permet de façon apparemment légale de priver de leur honneur et de leur dignité toutes les personnes et congrégations se refusant à obéir à l’exigence de domination totalitaire du néo-athéisme ou à la dictature du relativisme ».

On ne saurait mieux dire: comme en un furieux parricide, la nouvelle morale née de Mai 68, celle de la sexualité sans tabou,de l’érotomanie généralisée, de l’orgasme remboursé par la Sécurité sociale, tente d’achever l’ancienne en la salissant du pire des crimes. « Qui veut faire l’ange fait la bête », ricane-t-elle, assurant que la maîtrise de soi entraîne plus sûrement à ce genre de pratique que la partouze généralisée. En cette affaire,nous sommes au-delà de l’indigence médiatique (qui ne sait pas ce qu’elle fait), mais dans le déchaînement de la machine infernale qui, ayant refusé la grandeur de Dieu et de ses créatures, s’acharne à tout réduire, tout détruire, tout salir.

Vincent Trémolet de Villers est journaliste

A lire sur le même sujet : 
Pédophilie : Pourquoi on veut "mouiller" le pape, par Laurent Dandrieu
Entretien avec Mgr Stanislas Lalanne : 
"Pédophilie : attention aux amalgames"

Photo © Patrick Iafrate

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 23:16

L'idée est avancée par Golias dans sa livraison quotidienne. Ce qu'écrit Golias n'est ni une dépêche AFP ni, Deo gratias, parole d'Evangile. Mais on sent bien en lisant la bande à Terras que la lutte est serrée. Raison de plus pour redoubler nos prières pour le Saint Père...

XA

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PRESENT ne se remet pas de la conférence du rabbin à Notre-Dame de Paris

Dans un article publié dans le quotidien « Présent », en date du 27 mars, et reproduit sur le site Perepiscopus, Jean Madiran revient sur la polémique suscitée par la présence du Rabbin à Notre-Dame pour y prononcer une conférence de carême : "le président Vingt-Trois recherche des cautions et appuis extérieurs pour retrouver l’autorité morale qu’il a perdue auprès des catholiques par son scandale des obsèques de Philippe Séguin. Nous le lui répéterons publiquement autant de fois qu’il le faudra :

— Désormais, quand il parle au Souverain Pontife ou à n’importe qui, le président Vingt-Trois sait bien que son interlocuteur pense en silence à l’énorme festival de sacrilèges qu’il a présidé le 11 janvier 2010« . Il écrit encore au sujet de Mgr Vingt-Trois :  »« Président », il l’est seulement de l’épiscopat français, et seulement parce que les évêques l’ont élu. La présidence d’un épiscopat n’a pas été fondée par Notre-Seigneur, elle ne comporte aucune autorité canonique, elle s’accompagne, selon les circonstances, d’une sorte d’autorité morale qui est fragile et passagère. Il l’a perdue, et il sait pourquoi, la perte est datée : 11 janvier-21 mars 2010.

Mais il avait été « président », aussi, le 11 janvier 2010, puisqu’il présidait une eucharistie. On n’a entendu ni lu nulle part qu’en l’occurrence il aurait célébré le saint sacrifice. C’est la même chose dans les deux formulations, croyez-vous ? Mais alors comment se fait-il que tant de prêtres, aujourd’hui, se reconnaissent entre eux par l’emploi systématique de la première et l’omission systématique de la seconde ?

Son tempérament naturel, qui est autoritaire et rageur, peut l’entraîner à de dangereuses extrémités, comme son sabotage, méthodique et implacable, des claires dispositions décrétées par Benoît XVI pour libérer et honorer la messe traditionnelle".

C’est désormais la guerre ouverte et sans concession, définitive et féroce, entre le cardinal Vingt-Trois et les tradis. Une guerre à haut risque. Pour les deux protagonistes.

Vingt-Trois pourrait bien (avoir) obtenu une victoire en (faisant) casser à Rome le recours du curé Michel contre l’évêque d’Evreux. En tout cas, la crise de crédit moral qui frappe aujourd’hui Benoît XVI à cause des abus sexuels et l’affaiblit notablement pourrait favoriser d’autres actions en coulisses du cardinal de Paris contre les tradis les plus violents. A commencer par un possible « monitum » (avertissement) de Rome même qui rappelerait l’autorité épiscopale. Par exemple signée par le cardinal préfet de la congrégation des évêques, Giovanni Battista Re, dont on sait combien il est en colère à cause de la complaisance du Pape envers les intégristes.

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 12:43
http://img.over-blog.com/225x300/2/76/43/86/DSCN2907.JPGNon,
tous les prêtres ne sont pas pédophiles !


Tel est le cri de colère lancé par le Père Patrice Gourrier, Curé de Paroisse à Poitiers et Grande Gueule sur RMC Info, après la caricature de Plantu parue dans « Le Monde » daté du 28/29 Mars 2010.

Tous les jours, des milliers de prêtres sont la voix des sans voix, parfois au péril de leur vie.

Tous les jours, des milliers de prêtres apportent du réconfort à toutes celles et ceux qui viennent les trouver, sans distinction de race et de religion.

Face à cette caricature de toute une corporation, le père Gourrier, auteur de « Curé qui es tu ? » (Presses de la Renaissance) va écrire au journal « Le Monde ».

Il vient de créer ce blog:
www.jaimemonpretre.com
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 09:55
La chaine arte diffuse ce soir à 21h20 un reportage intitulé "Que veut le Pape ?". 

Présentation 
sur le site d'arte


Comment Benoît XVI a entrepris de restaurer la puissance perdue de l'Église sur une ligne ultraconservatrice. 


Levée de l'excommunication des évêques intégristes, critique de l'islam à Ratisbonne, béatification de Pie XII, réhabilitation de la messe en latin, sortie contre le préservatif... Comment interpréter les prises de position de Benoît XVI ? Les réalisateurs ont pu pénétrer au sein du Vatican, rencontrer des hommes très proches du pape et des témoins clés de son histoire tel le théologien Hans Küng. Leur enquête décrit la nouvelle stratégie de l'Église catholique, sous la houlette de Benoît XVI. On le croyait simple pape de transition, dans la droite ligne de Jean-Paul II dont il fut le conseiller pendant vingt ans : il a en fait un agenda et un projet bien à lui. On le pensait gaffeur, mauvais communicant ; il applique un programme avec des méthodes nouvelles. 

Quitte à choquer l'opinion publique, voire certains catholiques. Son but ? Restaurer la puissance perdue de l'Église, défendre un Occident chrétien, lutter contre la laïcisation du monde et peser sur les sociétés. Pour cela, il ne craint pas de s'appuyer sur des mouvements parmi les plus durs du monde catholique, d'influencer les États ou de mettre l'Église à l'heure du lobbying et de la communication. 

Comme par exemple lorsqu'il décida début 2009 à réintégrer la confrérie Saint-Pie X au sein de l'Église... 

Pourtant, le jeune Joseph Ratzinger avait des idées bien différentes que celles que défend le Pape Benoît XVI. Dans les années 60, il était même une des formces motrice du réformateur concile Vatican II. 

Aujourd'hui, ce qui intéresse le plus le Pape, c'est influencer de façon décisive une société qui se sécularise de plus en plus. L'influence qu'il recherche est morale, mais aussi politique.



Commentaire de teleobs : 


Ce fut sa première action, au début de son pontificat : réintégrer les « moutons noirs », comme les désigne le second documentaire de cette soirée (à 21h20, « Que veut le pape ? », d'Antoine Vitkine et Anna Kwak) - c'est-à-dire les intégristes de la Fraternité Saint-Pie-X, de la mouvance lefévriste. Et peu lui importait si, en levant les excommunications qui frappaient les prêtres et évêques de cette poussiéreuse obédience, il réhabilitait du même coup un négationniste des chambres à gaz. Prétexte : l'unité de l'Eglise, affirmée comme un objectif primordial par ce pontife, naguère moqué sous l'appellation de « Panzer cardinal ». Et qui, jeune théologien de 31 ans, s'était fait remarquer au concile Vatican II pour son... progressisme. Il faut croire que, à un moment donné, il a viré sa cuti, devenant carrément conservateur, voire réactionnaire. L'un de ses anciens collègues à l'université de Ratisbonne situe cette conversion à l'année 1968 - dont il n'a pas supporté les excès de contestation, avec ses slogans du genre : « Sous les soutanes, des siècles de moisissures. » En vérité, nous dit un théologien qui le connaît bien, « même s'il ne partage pas toutes leurs options, dans son for intérieur, Benoît XVI a énormément de points communs avec les catholiques intégristes. » A commencer par son goût pour l'ancienne liturgie, et la messe en latin bien sûr. 
D'ailleurs, même s'il prétend vouloir travailler au service de l'unité, des images révélatrices nous montrent son peu de goût devant certaines prières dansées, à la manière des charismatiques, au son de musiques africaines. Pas de doute, le « Panzer pape » a choisi son camp. Celui, nostalgique, de l'Eglise de jadis, européenne, fleurant bon l'eau bénite. L'une de ses premières initiatives vestimentaires n'avait-elle pas été de se faire reconstituer à l'identique un galurin papal disparu depuis le XVIe siècle ? Sous ce retour à la tradition, certains analystes s'efforcent de débusquer une stratégie sophistiquée de reconquête. Avec un corps de jeunes « légionnaires du Christ » en soutane noire, qui tentent de contenir - en Amérique du Sud notamment - la concurrence des Eglises évangéliques. Et aussi en s'efforçant d'infuencer les élites - tandis que son prédécesseur préférait séduire les masses, dans de grands rassemblements populaires. Mais si, au lieu d'un fin stratège qui sait où il va, on avait simplement affaire aux lubies séniles d'un vieillard inconsolable de cet univers perdu ? « Depuis les années 1970, nous explique un commentateur du sérail, il s'efforce de réhabiliter une Eglise autosuffisante, à l'abri des vents du siècle, réfugiée dans une forteresse assiégée. » Et tant pis si les églises sont vides, car ce grand intellectuel de Benoît XVI « préfère la qualité à la quantité ». En tout cas, « le temps des réformes est terminé ». 
Dans ces conditions, pas étonnant que, face aux avancées de la science - et surtout aux prouesses de la biologie, avec ses cellules souches, recherches sur l'embryon, diagnostics préimplantatoires et fécondations in vitro -, le langage de l'Eglise soit constitué de « propos venus d'un autre âge, au service d'un nouvel obscurantisme ». C'est simple, constate un chercheur, « tout est interdit, au nom d'un prétendu respect de la nature. On se pose la question : le Vatican aurait-il peur que le mystère de la vie soit mis au jour ? ». Même si les avancées de la biologie permettent l'enfantement à des couples stériles. Malicieusement, le premier documentaire (à 20h35, « les Bébés- éprouvette sont-ils les enfants du Bon Dieu ? », de Michèle Dominici) nous montre une famille de bons catholiques pratiquants, dont les trois enfants ont été conçus in vitro, faute d'avoir pu être faits autrement. Malgré cette violation des exigences catholiques officielles, les pieux parents ne regrettent rien. L'influence « obscurantiste » du Vatican apparaît donc toute relative. Beaucoup de ses ouailles s'en moquent, malgré l'immensité du péché. L'aumônier de l'hôpital Antoine-Béclère, à Clamart, respecte toujours avec indulgence le choix des parents catholiques qui viennent le consulter. « Je leur conseille de s'inspirer de la parole de Dieu et de l'Eglise, dit-il. Ensuite, ils sont libres de prendre leur décision en conscience. » 
La question cruciale, c'est celle de... l'âme. L'âme qui, pour saint Thomas d'Aquin, venait à l'embryon à l'âge de 40 jours pour les garçons, 80 jours pour les filles. Autrement dit, au XIIIe siècle, on aurait pu se livrer à toutes sortes d'expériences sur les divins foetus. Mais, selon un moderne théologien, « aujourd'hui on considère que l'âme est donnée au futur bébé dès l'instant de la conception », qu'il soit fille ou garçon. C'est ce qui complique les choses. Alors on peut en effet se poser la question : les bébés-éprouvette - issus de manipulations artificielles et interdites, mais ils n'y sont pour rien... - ont-ils une âme ? Dans sa chrétienne mansuétude, la sainte Eglise de Benoît XVI répond oui. Ouf ! 
Fabien Gruhier


J'évoque teleobs, mais arte ne semble pas en reste à en croire les images que l'on peut voir sur la page dédiée à ce reportage... 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 20:48

J'ai entendu ce soir cette nouvelle sur les ondes de RTL. Je la trouve purement et simplement indécente dans les temps que nous vivons. Plus cela va et plus le gouvernement montre combien il est loin des conditions de vie des Français, alors même que le Président de la République nous explique - à juste titre - qu'il nous faut restreindre notre train de vie. Il faut quand même bien nous représenter ce que sont 116.000 euros. C'est en gros 800.000 de nos anciens francs... Je réalise que vous ne savez peut-être même pas de quoi je parle, alors, voici : c'est tiré de chez mediapart.

Un ministre se paye un vol en jet privé à 116.500 euros pour sauver Haïti

 

© DR

 

Pour aider à la reconstruction d'Haïti après le terrible séisme qui a ravagé l'île début janvier, la République française est prête à tout. Y compris à envoyer son ministre de la coopération et de la francophonie en jet privé – et au prix fort – pour qu'il participe, dans les Antilles, à la Conférence internationale des villes et régions du monde pour Haïti.

Sur le site du JDD, on a plus de détails sans payer :

Joyandet se la joue jet set

Afin de se rendre à une conférence internationale en Haïti, Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, a loué un jet privé pour un coût faramineux, révèle Mediapart, dimanche.

Aider Haïti à tout prix, même prohibitif. Dimanche, Mediapart a révélé le coût de la venue d'Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, à Port-au-Prince, pour la Conférence internationale des villes et régions du monde pour Haïti. Une réunion d'importance car destinée à préparer la grande conférence des donateurs, qui se déroulera prochainement aux Nations unies. Alain Joyandet ne pouvait donc pas la rater. Et comme son calendrier était serré, le secrétaire d'Etat a loué un jet privé. Pour un montant de 116.500 euros.

Un aller-retour express qui coûte cher. Parti de l'aéroport du Bourget le 22 mars au soir, Alain Joyandet était de retour à Paris le surlendemain au petit matin. Un passage éclair de moins de 48 heures. Et si le gouvernement dispose d'une flotte d'avions et Air France de vols quotidiens à destination de l'île ravagée par un séisme, Alain Joyandet n'a pas souhaité y recourir. Raison invoquée, le calendrier:"J'avais des contraintes de calendrier telles que je n'ai pas pu exceptionnellement faire le déplacement avec des avions de ligne", se justifie-t-il ce lundi sur le site du Parisien .

Le même jet que le président

Quid du vol retour? "Le premier avion de ligne aurait fait rater le conseil des ministres à M. Joyandet, chose qu'il ne pouvait pas se permettre vu l'importance de ce conseil, le premier après les élections régionales", explique son entourage à Mediapart. Reste un détail plus difficile à justifier. Plusieurs compagnies aériennes avaient en effet été sollicitées par le ministère des Affaires étrangères. L'une d'entre elles avait proposé un aller-retour pour 107.000 euros, sur un Falcon 900EX. Mais Alain Joyandet a préféré voler sur le même avion que Nicolas Sarkozy, un Falcon 7X, qui appartient à la gamme au dessus, et coûte donc plus cher: 116.500 euros. "Il faut vérifier mais il était au même prix que l'autre, mais avec une escale. M. Joyandet est droit dans ses bottes", a répondu le ministère.

A défaut de convaincre totalement, l'explication a le mérite d'exister. Mediapart rappelle ainsi que le 14 janvier dernier, Alain Joyandet avait déjà loué un jet pour se rendre en urgence à Haïti, et avait alors déboursé 160.000 euros. "La Direction générale de l'aviation civile était en grève ce jour-là", avait rétorqué le ministère.

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 23:23

 

http://arphotos.dna.fr/2007/N244/20071018_DNA016953.jpgpuce_carreCe fut une affaire épineuse pour Isabelle de Gaulmyn. Elle avait à expliquer dans La Croix que l’Eglise ne donne pas de consigne électorale… sauf quand elle en donne. Il lui incombait en effet de décrypter pour ses lecteurs l’intervention publique du président Vingt-Trois juste avant le premier tour des élections régionales :

« Voilà longtemps que les évêques ne donnent plus de consignes de vote », écrivait-elle, « il arrive cependant qu’avant une échéance électorale importante, l’Eglise rappelle les chrétiens à leurs devoirs de citoyens. »

Le président Vingt-Trois, entouré du pasteur Claude Baty et du métropolite orthodoxe Emmanuel, avait tonitrué, selon La Croix, que« les Eglises chrétiennes s’insurgent [pas moins !] contre l’accueil durci des migrants ». Insurrection simplement verbale, mais enfin proclamation réellement insurrectionnelle, réclamant en somme davantage de discrimination positive en faveur des immigrés, ce qui signifie inévitablement davantage de discrimination négative en défaveur des Français à la recherche d’un logement ou d’un emploi. Quand il n’y a plus ni logement ni emploi disponible, le président Vingt-Trois peut toujours « s’insurger ». Ce n’est plus une insurrection, c’est une crise de nerfs.

puce_carreEn réalité le président Vingt-Trois recherche des cautions et appuis extérieurs pour retrouver l’autorité morale qu’il a perdue auprès des catholiques par son scandale des obsèques de Philippe Séguin (Présent du 10 février). Nous le lui répéterons publiquement autant de fois qu’il le faudra :

 Désormais, quand il parle au Souverain Pontife ou à n’importe qui, le président Vingt-Trois sait bien que son interlocuteur pense en silence à l’énorme festival de sacrilèges qu’il a présidé le 11 janvier 2010.

Le métropolite et le pasteur ne lui ont pas suffi, mais déjà il avait programmé le recours au rabbin. Ce fut à Notre-Dame de Paris le désastre du dimanche de la Passion, le 21 mars. Reculant devant la violence surnaturelle du chapelet, le Président dut se réfugier dans la sacristie. Je lui souhaite qu’une telle retraite, s’il l’a vécue avec humilité, lui ait été salutaire.

puce_carre« Président », il l’est seulement de l’épiscopat français, et seulement parce que les évêques l’ont élu. La présidence d’un épiscopat n’a pas été fondée par Notre-Seigneur, elle ne comporte aucune autorité canonique, elle s’accompagne, selon les circonstances, d’une sorte d’autorité morale qui est fragile et passagère. Il l’a perdue, et il sait pourquoi, la perte est datée : 11 janvier-21 mars 2010.

puce_carreMais il avait été « président », aussi, le 11 janvier 2010, puisqu’il présidait une eucharistie. On n’a entendu ni lu nulle part qu’en l’occurrence il aurait célébré le saint sacrifice. C’est la même chose dans les deux formulations, croyez-vous ? Mais alors comment se fait-il que tant de prêtres, aujourd’hui, se reconnaissent entre eux par l’emploi systématique de la première et l’omission systématique de la seconde ?

puce_carreSon tempérament naturel, qui est autoritaire et rageur, peut l’entraîner à de dangereuses extrémités, comme son sabotage, méthodique et implacable, des claires dispositions décrétées par Benoît XVI pour libérer et honorer la messe traditionnelle. Malgré tout je l’imagine, réfugié dans sa sacristie, pâle comme un somnambule, et gagné par le repentir. Il y aura plus de joie dans le Ciel et sur la terre pour un archevêque qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf évêques se croyant justifiés par leur invocation routinière et creuse de Vatican II. Mais le président Vingt-Trois ne peut ignorer que le repentir sans réparation serait une impasse.

 

JEAN MADIRAN

 Article extrait du n° 7061 du Samedi 27 mars 2010 de Présent

 

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 11:39
http://www.maisons-champagne.com/encyclopedie/vignes_au_plaisir/images/sabrer.jpgLa lisure d'un articulet de Golias m'a conduit à me poser une énième fois la question. Sable-t-on ou sabre-t-on le Champagne ?
Je suis tombé sur cet article intéressant sur le sujet.
 
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 00:01

Je reproduis ici une fort intéressante contribution de Luc Perrin, publiée sur le Forum Catholique, au sujet de la participation d'un rabbin à une conférence de Carême à Notre-Dame de Paris, dimanche dernier. Elle mérite d'être lue.

XA

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L'affaire des "conférences de Carême" à Paris par Luc Perrin

L'affaire du conflit né autour de la présence d'un intervenant rabbin dans le cadre des "conférences de Carême" de Notre-Dame de Paris mérite une réflexion.

Dès 2005, l'archevêque de Paris a choisi de modifier le sens de ces conférences et l'appel à un rabbin, mais pourquoi pas en 2011 à des athées militants ou des représentants raéliens, est inscrit dans la définition de ces nouvelles "conférences de Carême". Voici comment elles sont définies en 2006 selon le communiqué officiel :

"Depuis 1835, les conférences de Carême à Notre-Dame de Paris constituent un grand rendez- vous de réflexion sur l’actualité de la foi chrétienne (le Carême est un temps liturgique où les catholiques sont invités à renouveler leur foi).

Pour la deuxième année consécutive, ces conférences prennent une nouvelle forme. Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, en a confié la réalisation à des personnalités représentatives du monde de la médecine, des sciences humaines, de la littérature, de la philosophie et de la théologie qui s’exprimeront, dans le respect mutuel, sur la condition humaine à partir de leurs convictions, chrétiennes ou non, et de leur recherche de la vérité."

Les catholiques choqués l'ont été en raison du passé 1835-2004 : ce qui correspond à la définition traditionnelle rappelée dans le 1er paragraphe qui fait référence explicite a) à la foi chrétienne b) au Carême "temps liturgique" c) aux "catholiques".

Rien de tel dans les conférences instituées par Mgr Vingt-Trois : là est toute l'ambiguïté. Il eût été, à mon avis, plus juste d'en changer le nom pour lever cette confusion entre une institution ancienne et une autre, les nouvelles conférences par exemple.

La réflexion de Mgr Beau, évêque auxiliaire de Paris, parue dans La Croix du 23 mars 2010, est révélatrice. Il veut rattacher la conception ancienne - de manière forcée à mon avis et qui contredit la rupture affichée par le communiqué officiel ci-dessus - et ce qui se passe "depuis cinq ans" : les conférences V.O.M. et les conférences N.O.M. en quelque sorte dont on postule la parfaite généalogie, alors que la dissonance est éclatante pour tous.

D'un côté Mgr Beau affirme "la ligne de l'Évangile ne change pas !" : puisse-t-il être entendu. Mais de l'autre ... il esquive tout ce qui a proprement trait audit Évangile pour prendre comme objet, non plus la prédication de la Bonne Nouvelle - tâche impérieuse qui échoit en premier à l'évêque ainsi que la Tradition, le concile de Trente et Vatican II l'ont fortement souligné - mais comme il l'écrit pour ces nouvelles conférences : "des questions posées par l'évolution de la société" et un peu plus loin "à l'ouverture et à l'amitié". Très logiquement, Mgr Beau conclut son propos par une annonce concernant le Collège des Bernardins l'an prochain. Clairement, les "nouvelles conférences" font de la cathédrale Notre-Dame une annexe du Collège des Bernardins.

Question : pourquoi ne pas leur avoir donné ce cadre ?

C'est donc une fausse querelle que l'on fait à l'archevêque de Paris à propos dela présence du rabbin Krygier : les "nouvelles conférences" n'ont de Carême que le nom, par habitude, et ne se proposent pas de nourrir la foi des catholiques. Dès lors qu'un rabbin s'y exprime, un imam ou le grand-maître du Grand Orient de France prend un sens bien différent. Au fond il s'agit d'une forme sécularisée de "catholicisme" mais dès le changement de formule il y a cinq ans.

Tout le vrai problème est là : le conflit entre un catholicisme en référence à la Tradition - les anciennes conférences de Carême - centré sur la foi, l'explicitation de la foi, le temps liturgique du Carême et un catholicisme sécularisé qui, même pour parler d'un concile oecuménique, met la foi parmi les multiples opinions présentes dans le "supermarché" des croyances, comme disent les sociologues, et privilégie le vivre ensemble des croyants de toute nature et des non-croyants. Ce catholicisme sécularisé qui gomme la spécificité chrétienne, fait d'une cathédrale une salle de réunion laïque, est-il véritablement "la ligne de l'Évangile" ? Est-ce véritablement le "chemin tracé depuis Vatican II" comme l'écrit Mgr Beau ?

On peut en douter si, comme Paul VI le martèle dans Evangelii nuntiandi - en référence explicite à ce qui est le coeur de Vatican II selon ce pape -, il n'y a pas d'Église sans l'annonce explicite de la Bonne Nouvelle, qui va très au-delà des questions de société, de "l'ouverture" et même de "l'amitié" :

"L’évangélisation contiendra aussi toujours — base, centre et sommet à la fois de son dynamisme — une claire proclamation que, en Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme, mort et ressuscité, le salut est offert à tout homme, comme don de grâce et miséricorde de Dieu.[57] Et non pas un salut immanent, à la mesure des besoins matériels ou même spirituels s’épuisant dans le cadre de l’existence temporelle et s’identifiant totalement avec les désirs, les espoirs, les affaires et les combats temporels, mais un salut qui déborde toutes ces limites pour s’accomplir dans une communion avec le seul Absolu, celui de Dieu : salut transcendant, eschatologique, qui a certes son commencement en cette vie, mais qui s’accomplit dans l’éternité."

(exhortation apostolique post-synodale Evangelii nuntiandi, 1975, n° 27).

Tout le texte est à lire et relire : Jean-Paul II en avait fait la boussole de son pontificat, comme lecture authentique de Vatican II. Il serait judicieux qu'on retrouve dans l'Église, même celle qui est en France, ce sens authentique ; le Carême paraissant approprié comme période, même si c'est toute l'année et dans toute la vie que cette demande nous est faite, à nous les baptisé(e)s.

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Published by XA - dans Luc Perrin
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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 20:42

Ce soir en rentrant chez moi, je constate que j'ai un message de plus de 8 minutes sur mon répondeur téléphonique. 8 minutes, ce n'est pas rien. C'est sûrement quelqu'un qui a oublié de raccrocher ou qui a composé mon numéro de domicile par erreur. Je lance donc l'enregistrement pour savoir qui je dois prévenir du fait.

Le message est haché. Oui, il s'agit manifestement d'une erreur de manipulation. J'entends des bribes de phrases. Il est question de la lettre de Benoit XVI aux catholiques d'Irlande, de la façon dont elle a été perçue dans le diocèse. Une voix répond "je vous ai préparé une revue de presse sur le sujet". Réponse : "Il faudrait peut-être que je communique à ce sujet, alors."

Plus loin, il est question d'avortement. Cela dure 8 minutes, avec de longs moments de silence.

J'avoue que j'étais assez mal à l'aise, me demandant qui parlait. Puis soudain, la conversation reprend : plus aucun doute ne m'était permis. Oui, il s'agissait bien d'un évêque de l'Eglise qui est en France.

N'empêche, c'est marrant d'entendre cela sur son propre répondeur...

 XA

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Published by XA - dans Evêques
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 21:26
Sur son site internet, Frédéric Curis nous propose un article intéressant sur cette question. Il ne fait nul doute que le Bourgogne soit authentiquement catholique. Peut-on en dire autant du Bordeaux ? Cela reste à prouver.

Pour connaitre l'adresse où m'envoyer les preuves, écrire à l'adresse habituelle : agoramag@free.fr

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