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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 21:23
Première partie à lire en cliquant ici.

Je rappelle que c'est au Mas-Rillier que se tiendra la Rencontre Inter-Liseurs marquant les 10 ans du Forum Catholique.
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 21:17
Suite à la messe selon la forme extraordinaire, célébrée le 31 janvier dernier en présence de Son Excellence Monseigneur Bernard Barsi, archevêque de Monaco, à l’église Saint-Charles de Monte-Carlo, il est mis en place une célébration mensuelle visant à favoriser la constitution d’un groupe de fidèles, jusqu’à l’été.

La messe sera célébrée en la chapelle du Sacré-Cœur (quartier des Moneghetti) à Monaco, tous les premiers dimanches du mois à 18h. (Soit les dimanches 7 mars, 4 avril – saint Jour de Pâques, 2 mai et 6 juin 2010.)
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 22:42
J'évoquais dernièrement la parution aux éditions Via Romana du livre de Jean-François Chemain, La vocation chrétienne de la France. L'auteur a bien voulu accepter de participer à un rendez-vous en direct sur le Forum Catholique. ce sera le lundi 15 mars prochain à partir de 18h30.
Ce sera forcément intéressant. Je vous invite donc à retenir la date, même si l'échange pourra être lisu au-delà.
XA

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 09:29
Cliquez ici pour avoir le sommaire détaillé en pdfUn article paru dans le N° 1674 de Famille chrétienne du 13 au 19 février 2010, p.14, à lire ici sur Perepiscopus.
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 09:17
http://www.kamaxx.com/jdlf/img/photos/1741_1.jpg
C'est au Mas-Rillier qu'aura lieu la Rencontre Inter-liseurs marquant le dixième anniversaire du Forum Catholique, le samedi 25 septembreprochain.
Le secrétaire du Comité d'organisation de cet événement indique sur le FC.

 "Le Mas-Rillier ayant été un haut lieu de pèlerinage, nous avons demandé de pouvoir bénéficier des installations de la maison du pèlerin après un petit pèlerinage et, évidemment, la messe dans l'église du village où se trouve (à mon avis) un des plus beaux tableaux de Notre Dame du Sacré Cœur. Après avoir accueilli des pèlerinages internationaux, le Mas-Rillier a été étonnamment oublié. Il paraît que Marthe Robin avait prédit qu'un jour le site revivrait... (...) Un livret d'une trentaine de pages datant probablement des années 40 est encore disponible en nombre. Nous en retracerons les (très) grandes lignes [sur le Forum Catholique] : il est probablement libre de droit et le Père Chocholski n'y est pas opposé puisque c'est un bon moyen de faire connaître ce lieu mystérieux. "

Nous pouvons vraiment remercier le Père Patrice Chocholski, curé de Miribel, qui a fait un très bon accueil à notre demande, ainsi que Mgr Guy Bagnard, évêque de Belley-Ars, qui a répondu très rapidement.
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 10:20
http://a31.idata.over-blog.com/300x168/3/38/14/16/images/k.jpgLe blog Perepiscopus diffusait hier une photo de Monseigneur Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg, célébrant les confirmations en la paroisse de La Croix Gorieuse le 31 janvier.


Avec toute la morgue qui lui est propre, le docteur Crouan, responsable du site Pro Liturgia, croit bon d'ironiser en écrivant

Mgr Kratz nous donne la preuve qu'un prêtre - un évêque! - peut très bien célébrer la messe selon la forme "extraordinaire" du rite romain
sans plus trop savoir ce qu'est l'Eucharistie...

Heureusement que le ridicule ne tue pas.
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 08:00

Alors que certains groupes, qui ne font pas partie de l’Eglise catholique et en sont même fort éloignés, ont pu faire pression victorieusement sur elle pour entraver le procès en canonisation de la reine Isabelle la Catholique et retarder celui du pape Pie XII, serait-il permis à un simple fidèle appartenant à une communauté réprouvée par un ostracisme vigilant, et témoin d’une Eglise oubliée, d‘émettre quelques réserves sur le procès en canonisation du pape Jean XXIII ?

http://www.dinosoria.com/enigmes/jean23.jpgIl n’est certes pas facile de jouer le rôle ingrat d’accusateur dans une cause où l’un des acteurs est absent. Mais sont aussi absents les milliers de chrétiens d’Afrique si maltraités par l’Histoire officielle et honnis par la pensée unique politiquement correcte.

Car nous les pieds-noirs, nous avons quelque chose à dire au sujet du sort de l’Eglise d’Algérie et de la politique du Vatican à son égard.

Si le pape Pie XI a ouvert finalement les yeux sur la nature véritable du communisme (trop tard pour les malheureux Cristeros massacrés au Mexique entre 1926 et 1929 et au-delà), c’est lorsque l’Espagne a été menacée à son tour par la République espagnole révolutionnaire et communiste de 1936.

Le pape Jean XXIII, lui, a passé outre aux mises en garde de son prédécesseur quant à la perfidie communiste, lorsqu’il a négocié avec les émissaires kagébistes de l’Eglise russe pour conclure « l’Accord de Metz » (l).

C’est dans le même esprit que l’on n’a pas considéré avec la méfiance qui convenait le socialisme arabe qui allait être installé par De Gaulle en Algérie, en attendant que ce socialisme arabe se transforme purement et simplement en islamisme, chassant les croix de nos églises transformées en mosquées et profanant nos cimetières en détruisant les tombes de nos aïeux.

Mais il y avait à Alger un archevêque, indigne successeur du cardinal Lavigerie, et pourtant responsable du troupeau qui lui avait été confié depuis le 3 février 1954, qui fut soutenu dans toutes ses aberrations par le Vatican, qui, en la personne de Paul VI l’honora même du titre de cardinal le 22 février 1965.

 

I – Léon-Etienne Duval, archevêque d’Alger

 

Quelles que soient les fonctions d’autorité, avant de décider, on a le devoir de s’informer et c’est ce qui semble avoir manqué principalement à Mgr Duval. A moins que ses partis pris idéologiques de gauche n’expliquent le tout de sa conduite.

Mais puisqu’il était en cheville avec le FLN, il avait le devoir de s’informer à son sujet sur l’avenir préparé aux chrétiens dont la charge lui était confiée. Et il avait un moyen très simple qui était à sa portée : le FLN (2) était soutenu par le dictateur égyprien Nasser et une grande partie de ses troupes l’avait pris pour modèle. Or, quel sort l’Egypte réservait-elle aux chrétiens ?

Il y avait d’abord les Coptes opprimés depuis toujours. Avec Nasser leur situation s‘était encore aggravée. Mais surtout, la politique du régime nassérien était dépourvue d’ambiguïté à l’égard du christianisme : contrôle accru sur les écoles religieuses, égyptianisation de la direction de ces écoles, interdiction d’enseigner une autre religion aux enfants musulmans.

Si Mgr Duval voulait savoir l’avenir de l’Algérie sous la conduite du FLN, il lui suffisait de connaître la politique de Nasser, qui avait causé entre autres le départ de la plupart des juifs du pays.

Mais il semble bien que son parti fût déjà pris : les pieds-noirs ne peuvent oublier, par exemple, qu’il refusa que l’abbé Dahmar vînt dire la messe pour les étudiants des Barricades de janvier 1961. Et qu’il traita différemment les victimes des attentats selon qu’elles étaient d’origine européenne ou indigène ; il envoyait ainsi les secours de ses religieuses dans la Casbah, mais non aux gens qui furent mitraillés le 26 mars 1962 rue d’Isly à Alger.

 

II – Jean XXIII et l’Algérie

 

« [Les pays d’Afrique] devront reconnaître à l’Europe le mérite de leur avancement, et étendre à tous les domaines l’influence de l’Europe et de la civilisation chrétienne, sans quoi ils risqueraient d‘être entraînés par un nationalisme aveugle à se jeter dans le chaos ou dans l’esclavage. » Pie XII, Radio message de Noël 1955.

Depuis 1944, le nonce apostolique en France était Ange Joseph Roncalli (le futur pape Jean XXIII). C’est en cette qualité qu’il a fait une visite en Algérie en 1950 en particulier pour inaugurer à Oran la basilique de Notre-Dame-de-Santa-Cruz. Il connaissait donc personnellement l‘évêque de Constantine d’alors, Mgr Duval, et il y a tout lieu de supposer qu’il a préparé sa nomination à la succession du vieil archevêque d’Alger, Mgr Leynaud, âgé de 87 ans (3).

En outre il avait quelque idée de ce qu‘était la chrétienté en Algérie pour avoir eu un aperçu des églises qui en formaient la trame sur toute son étendue.

Pourquoi a-t-il accordé une si grande confiance à Mgr Duval alors qu’il pouvait savoir à quel point celui-ci était méprisé ou haï de la plupart de ses ouailles ?

Or, au moment de l’exode des pieds-noirs et des harkis, et donc à la disparition de l’Eglise d’Algérie, son soutien inconsidéré à la politique duvalienne va jusqu‘à adresser à ce dernier le 7 juillet 1962, malgré la récente profanation de la cathédrale d’Alger (le 6 juillet), un télégramme qui fut aussitôt publié dans la presse :

« A l’occasion de la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, le Souverain Pontife forme des souhaits fervents de prospérité pour le nouvel Etat, appelant de ses vœux l’harmonieuse collaboration des diverses communautés, favorisée avec tant de zèle par votre Excellence. Sa Sainteté invoque de grand cœur sur tous les habitants de la terre algérienne les abondantes bénédictions du Dieu Tout-Puissant. »

Ce pourrait n‘être qu’une formule diplomatique si, par ailleurs, la sollicitude du Pasteur de tous les fidèles s‘était manifestée pour secourir les malheureux qui fuyaient le couteau des égorgeurs. Or pas plus que Mgr Duval ou la plupart des évêques français, on ne manifesta quelque sympathie (4) pour de supposés suppôts de l’OAS (5) qui durent affronter la misère et le désespoir avec l’hostilité de l’opinion publique et de la plupart des médias.

Il est bien possible que Jean XXIII fût trop occupé à la préparation du Concile pour se soucier d’une chrétienté sur laquelle les informations étaient biaisées par l’idéologie de la décolonisation qui sévit encore aujourd’hui partout.

Si l’on recherche avec soin les discours et les interventions du Pape en cette douloureuse année 1962, on est surpris de ne pas trouver la moindre allusion aux malheurs des catholiques d’Algérie contraints à l’exode ou suppliciés.

Bien plus, son Message pour l’indépendance de l’Algérie daté du 2 juillet 1962 est à l’opposé des angoisses qui étreignent les chrétiens d’Algérie :

« … Les récents événements invitent à des pensées de confiance : les vœux les plus cordiaux accompagnent ces populations dans les tâches importantes que comporte l‘étude de la charte constitutionnelle, au moment où retentit dans le monde la voix de leur jeune liberté… »

On cherche tout aussi vainement dans son message pour la Journée de la paix du 10 septembre 1961 le souci des malheurs de l’Eglise d’Algérie : prêtres enlevés, familles massacrées…

Et l’homélie prononcée le 3 septembre 2000 par Jean-Paul II à l’occasion de la béatification ne lui fait pas le crédit de s‘être soucié d’une si petite Eglise mais bien d’avoir eu la merveilleuse intuition prophétique de la nécessité d’un concile écuménique (sic) inaugurant une saison d’espérance pour les chrétiens et pour l’humanité.

Il conviendrait donc de poser la question : le Bon Pasteur ne laisse-t-il pas les 99 brebis qui sont en sûreté au bercail pour aller à la recherche de celle qui est exposée au danger ? Nous avons attendu ne serait-ce qu’un mot de compassion de la part du Père de tous les fidèles, et nous avons ressenti les honneurs décernés à notre imprévoyant archevêque (6) quelque peu sectaire comme une insulte à notre malheur.

Conclusion : faut-il vraiment canoniser Jean XXIII ?

« L’Eglise ne doit pas s’occuper seulement des catholiques mais du monde »,

Jean XXIII, Prix Balzan d’humanisme, de paix et fraternité entre les peuples pour l’année 1962.

Nous avons essayé de rapporter les actes publics, les paroles et les écrits qui sont des éléments objectifs de la vertu et de la sainteté de celui qu’on pourrait proposer à la vénération des fidèles. Mais justement pour nous, chrétiens d’Afrique du Nord, certains de ces actes ou de ces paroles furent scandaleux et nous ne comprendrions pas qu’on les proposât comme modèles alors qu’ils furent pour le moins injustes.

En outre, au moment où Jean XXIII s’est engagé à ne pas condamner le communisme (l’Accord de Metz date d’août-septembre 1962), il a abandonné sans regret une Eglise de plus d’un million de fidèles au joug d’un parti marxiste et islamiste.

Car il est symptomatique que le FLN fut l’allié de Moscou et que, selon le mot de Lénine, Alger était le ventre mou de la France.

N’est-ce pas la préfiguration de la politique d’Augustin Casaroli (7) (l’Ost Politik) qui ménage les régimes communistes par des concessions, des abandons et autres lâchetés (8), au détriment des véritables intérêts de l’Eglise ?

Il semble donc que sur ces deux points (l’Accord de Metz et l’abandon de l’Eglise d’Algérie) le pape Jean XXIII ait manqué à la prudence et à la charité qu’on attend d’un souverain pontife, père de tous les fidèles.

Paul-André Maur

_____________________________________________

(l) Accord en vertu duquel les soi-disant orthodoxes russes acceptaient d’assister au Concile à condition que le communisme n’y fût pas condamné.

(2) Mouvement terroriste d’obédience marxiste.

(3) Mgr Roncalli fut nommé patriarche de Venise, le 12 janvier 1953 et Mgr Leynaud mourut le 5 août suivant.

(4) A l’exception notable du Secours catholique de Mgr Rodhain.

(5) Organisation de résistance qui pratiqua dans la dernière période le contre-terrorisme en réponse à l’intrusion sanglante de barbouzes commanditées par le gouvernement français.

(6) Déclaration du 25 juillet 1962 de Mgr Duval : « Tout laissait espérer, il y a quelques semaines, que l’Algérie, dans la joie de sa jeune liberté, dans les possibilités qui lui sont offertes, allait prendre son essor dans un avenir de paix et de prospérité. Si certaines régions, aujourd’hui, donnent l’exemple de la tranquillité et du travail dans l’ordre, d’autres, au contraire, sont le théâtre de violences que rien ne peut justifier : enlèvements, exactions de toutes sortes ; même les tombes où reposent les morts sont quelquefois profanées. » Les libéraux sont toujours surpris des conséquences réelles des principes qu’ils affichent.

(7) Secrétaire d’Etat de Jean XXIII et de Paul VI.

(8) Lâches abandons qui ne firent qu’aggraver la situation des chrétiens soumis à la tyrannie soviétique.

 

Article extrait du n° 7041 de Présent, du Samedi 27 février 2010

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 09:34
A lire ici.

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 09:00

http://www.via-romana.fr/program_files/uploads/large/9782916727691.jpgLe débat actuel sur l’identité nationale relance la réflexion sur les fondements historiques et religieux de notre Pays. L’auteur a donc choisi d’aborder ici le rôle méconnu joué par le christianisme dans la formation et l’épanouissement de la communauté française.

Du baptême de Clovis à l’héroïsme de sainte Geneviève ou de sainte Jeanne d’Arc, de l’Occident de Charlemagne au doux royaume de saint Louis, du vœu de Louis XIII au martyre de Louis XVI, du concordat de Bonaparte aux lois de séparation des Églises et de l’État, Jean-François Chemain ressuscite dans un style vivant et coloré les principaux rendez-vous de notre Histoire avec le sacré. Royaume de Marie, la France est appelée à l’être du Sacré-Cœur en dépit des déchaînements successifs du laïcisme révolutionnaire et des assauts de l’islamisme.

C’est la mise en évidence de cette vocation spirituelle et temporelle de la France « éducatrice des sociétés » dont parlait Jean-Paul II que réussit ce petit livre, sans esquiver la question de sa fidélité de première baptisée en Europe.

 


Lyonnais, né en 1961, Jean-François Chemain est diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Paris, diplômé d'Études approfondies de droit international et agrégé d'Histoire. Il termine actuellement une thèse d'Histoire du droit. Il a exercé pendant une dizaine d'années le métier de consultant international dans plusieurs cabinets anglo-saxons, avant de devenir cadre dirigeant dans un grand groupe industriel français. Depuis 2006, il a choisi d'enseigner l'Histoire, la Géographie et l'Éducation Civique à Vénissieux-Les Minguettes dans un collège de Zone d'Éducation Prioritaire de la banlieue lyonnaise.

Cet ouvrage peut être commandé via le site des éditions Via romana, en cliquant ici.

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 19:00
puce_carreLes évêques, c’est le motu proprio du 07.07.07 qui le dit, sont instamment priés par le Pape d’exaucer le désir des fidèles qui demandent la messe traditionnelle : à voir le comportement de la majorité des évêques français, on ne s’en douterait guère.
puce_carreNous avons vu hier pourquoi, selon ce même motu proprio Summorum pontificum, c’est la messe en elle-même, la messe traditionnelle, qui a droit de cité dans l’Eglise ; et ce droit est hors d’atteinte, il ne peut nullement être diminué, suspendu ou aboli par les indignités supposées ou réelles que le cardinal Vingt-Trois attribue au traditionalistes.
 puce_carrePareillement s’exprime le cardinal Cañizares Llovera, préfet de la Congrégation romaine du culte divin, dans sa préface au magnifique Missel Vespéral Grégorien que viennent de publier les Editions Sainte-Madeleine du Barroux. On lit notamment dans cette préface (c’est moi qui souligne) :

« La volonté du Pape n’a pas été uniquement de se limiter à répondre aux justes aspirations des fidèles qui se sentent liés, pour diverses raisons, à l’héritage liturgique constitué par le rite romain ; il s’agissait aussi, tout particulièrement, d’ouvrir la richesse liturgique de l’Eglise à tous les fidèles, rendant ainsi possible la découverte des trésors du patrimoine liturgique de l’Eglise à ceux qui les méconnaissaient encore. »

puce_carreReprenons dans l’ordre, comme le fait très pertinemment La Lettre de Paix liturgique (numéro 217 daté du 15 février), le caractère précis et impératif des stipulations pratiques du 07.07.07.

L’article 5, en son premier paragraphe, décrète :

« Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande… »

Attention : cela ne donne aucun droit au curé de refuser ; ni le droit de s’en remettre à l’évêque. Il doit « accueillir », et accueillir « volontiers » : c’est lui d’abord qui en sera responsable devant Dieu.

puce_carreLe curé peut rencontrer des difficultés pratiques : par exemple, le manque de prêtres disponibles. L’article 7 l’a prévu. Dans ce cas, c’est le groupe de fidèles qui doit en informer l’évêque. Non point pour obtenir une autorisation (elle serait superflue) ; mais pour que l’évêque vienne aider le curé à surmonter les difficultés pratiques qu’il a rencontrées : « l’évêque est instamment prié d’exaucer leur désir ». Le cardinal Vingt-Trois, quand il est reçu en audience par le Pape, peut lui expliquer avec quelle promptitude il a répondu à son instante prière.

Si l’évêque lui-même, malgré sa bonne volonté, se trouve embarrassé, « il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei » : désormais cette Commission, article 12, « exercera l’autorité du Saint-Siège » pour veiller à « l’observance et à l’application » du motu proprio.

puce_carreLe seul cas épiscopal envisagé par le motu proprio est celui, article 8, de « l’évêque qui souhaite pourvoir » à la demande du « groupe stable de fidèles » et qui en est empêché : dans ce cas, la Commission pontificale « lui fournira conseil et aide ».
puce_carreLes « empêchements » rencontrés par le curé ou par l’évêque « pour différentes raisons » ne sont pas précisés.

Celui du manque de prêtres disponibles n’est pas le principal, il peut être surmonté en faisant appel aux prêtres de la FSP, de l’Institut du Christ-Roi, de l’Institut du Bon Pasteur, ou encore à des Réguliers de divers Ordres religieux antérieurs.

Mais il existe aussi l’obstacle des militants anti-papistes, des groupes sectaires et manipulateurs assurés de l’appui massif des télévisions, des publications démocrates-chrétiennes, des intellectuels d’appellation contrôlée, des modernistes et maçonniques clandestins installés in sinu gremioque Ecclesiae, au sein même de l’Eglise, instrumentalisant les fidèles et impressionnant les évêques. Il y a en outre la militance subreptice de La Croix par nuances insinuantes et doutes calculés. Et puis encore la police politique, les pressions financières, le préfet aux aguets, la malveillance judiciaire, les représailles laïcistes, les servitudes du dialogue, les obligations de l’écoute, et cette interminable ouverture à gauche qui est constamment un échec. Là, l’obstacle est réel.


JEAN MADIRAN


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