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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 23:06
Ou : comment donner faim et envie de se précipiter sur le premier rôti de boeuf venu...


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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 20:31
Tradinews attire notre attention sur un billet publié par Mgr Di Falco, évêque de Gap, sur le site du diocèse. La source est ici. Voici le contenu :

 

Lorsque j’ouvre une enveloppe qui m’est personnellement adressée, je regarde la signature au bas de la lettre. Si elle est anonyme, je la mets directement au panier. A quoi bon accorder de l’attention à de lâches rédacteurs ? Ils prétendent souvent s’exprimer au nom de Jésus-Christ et pour l’unité de l’Eglise en pratiquant l’insulte ou la menace et en distillant la haine.

 

Fait rarissime, j’ai lu jusqu’au bout la lettre anonyme dont vous pouvez prendre connaissance ci-dessous. J’ai voulu cette fois-ci répondre même si je doute que cela serve à quelque chose : il n’y a pas de pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre ! Ne pouvant m’adresser directement aux auteurs qui profitent du mardi gras et de la période du carnaval pour se parer de masques, je ne puis faire qu’une réponse publique.

 

Que me reproche t-on ? Je cite les termes de la lettre. «  La prise en charge par le diocèse d’un intégriste a surpris et mécontenté beaucoup de monde. » De qui s’agit-il en fait ? D’un prêtre qui célèbre la messe pour la communauté Saint Pie V. Celui-ci travaille aux archives diocésaines à mi-temps. Il participe aux réunions du Conseil presbytéral, du doyenné de Gap, il est toujours présent aux rassemblements diocésains. Il concélèbre chaque fois que l’occasion se présente. Je lui ai confié la charge de la communauté Saint Pie V dans le cadre de l’application du « Motu Proprio » tel que le Pape l’a demandé. Depuis, cette communauté qui vivait en marge du diocèse, participe à la vie pastorale sans se sentir ni rejetée, ni jugée, ni injustement traitée « d’intégriste ». Les responsables ont accepté que la communauté Saint Pie V, sans être paroisse,  ait le même statut que les paroisses du diocèse sur le plan financier. Elle participe ainsi, de fait, financièrement à la vie du diocèse. J’ajoute que ce prêtre et les responsables de la communauté Saint Pie V entretiennent des relations loyales avec l’évêque,  le vicaire général et les prêtres du doyenné de Gap. Qui y a-t-il d’anormal à prendre en charge ce prêtre au même titre que les autres prêtres du diocèse ? Anormal, serait-ce la réponse que des baptisés aurait à donner à la dernière prière du Christ : « Père, qu’ils soient un comme toi et moi, nous sommes un » !   Cette prière du Christ est la prière de tout évêque.  C’est une prière audacieuse et risquée.  Elle engage une charge  de tous les jours.  De quel droit, mettrions-nous hors de la communion, des baptisés qui, certes avec une sensibilité liturgique propre, sont en pleine communion avec l’Eglise ?

 

Je cite encore : « Dans le débat des critiques ont été formulées contre vous. (Le contraire m’aurait étonné. J’ai dans ce domaine une grande expérience !) Les plus jeunes les ont résumées comme ceci : c’est par ambition qu’il fayote avec Benoit XVI ! Ce qui a entrainé que lui-même soit fortement mis en cause, ce qui n’avait pas encore été fait entre nous. » Si mettre en application ce qu’a demandé Benoit XVI dans le « Motu Proprio » c’est « fayoter », alors nous sommes plus d’une centaine d’évêques en France à  « fayoter ». Quand tout le monde fayote il y a peu de chance de tirer bénéfice de son fayotage ! Quelle naïveté, quelle méconnaissance de l’Eglise révèlent de tels propos. Croient-ils sérieusement que Benoit XVI est informé de ce qui se passe dans notre petit diocèse de montagne ?

 

Si les rédacteurs de cette lettre anonyme se donnent la peine de lire mes déclarations suite aux évènements qui ont marqué la vie de l’Eglise l’année dernière (voir le blog du diocèse), ils constateront que mon ambition, si ambition il y avait, est plutôt compromise. L’ambition bâillonne la liberté et je tiens à la mienne. Qu’ils aillent voir sur Internet comment j’ai été traité. Je ne parlerai pas de la distribution dans le diocèse de tracts injurieux et calomnieux me concernant. Cela pour avoir dit, lors d’une interview à la radio, pendant le voyage du Pape à Lourdes, que les évêques feraient ce qu’ils jugeraient nécessaire pour l’application du « Motu Proprio » dans leur diocèse mais qu’ils refusaient l’instrumentalisation de la messe en latin comme étendard emblématique d’une idéologie dans laquelle un chrétien ne peut se retrouver.

 

Ce qui me rassure c’est que je suis un sinistre intégriste pour les uns et un dangereux progressiste pour d’autres.

 

Je cite encore : « Il nous a paru loyal (loyal en étant anonymes ? Où est la loyauté quand elle renonce au courage ?) de vous avertir car cela bouillonne à plusieurs endroits dans le diocèse. » Si cela bouillonne dans le diocèse, ma porte est grande ouverte pour une rencontre. Mais j’aimerais que cela bouillonne pour d’autres choses que des mesquineries signes d’une attristante étroitesse d’esprit.  Que ça bouillonne donc pour la mise en œuvre des orientations synodales, pour les vocations, pour la catéchèse, pour l’animation pastorale des petites communautés les plus isolées, pour accompagner les prêtres dans un ministère chaque jour plus difficile ! Que ça bouillonne pour se montrer accueillant et attentif pour celles et ceux que la vie malmène, celles et ceux qui ont trop souvent le sentiment que l’Eglise les rejette et les condamne, ceux qui sont blessés dans leur corps et dans leur cœur. Sans juger, en aimant tout simplement.

 

Lorsque les rédacteurs de la lettre écrivent : « A plusieurs nous nous sommes concertés. Si pourvu qu’ils fassent amende honorable, nous souhaitons tous que les séparatistes rejoignent notre église… » Mais pour qui se prennent-ils ? Qu’ils rendent vivantes et accueillantes les communautés auxquelles ils appartiennent pour donner envie de les rejoindre. A lire cette lettre, qui pourrait être celle d’une secte, j’avoue que si je n’étais pas évêque, avec le devoir d’être accueillant pour tous, je n’aurais aucune désir de les rejoindre.

 

Enfin, quant au prêtre dont les propos sont cités, je ne retiendrai que la dernière phrase : « Heureusement qu’il y a Jésus-Christ ! » Oui, heureusement il y a Jésus-Christ. Après avoir réduit en « cendres » nos mesquineries, puissions-nous nous inspirer toujours davantage de son exemple. Voilà une bonne résolution pour l’entrée en Carême, non ?

 

 

Gap, le 15 février 2010

 

                                                                      

+ Jean-Michel di FALCO LEANDRI
    Evêque de Gap et d'Embrun
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 13:39

http://www.google.com/hostednews/afp/media/ALeqM5izEoSiygHg6Wobrscmsu9PwQbTuw?size=lPARIS — AFP - Le comédien Serge Sauvion, connu notamment pour être la voix française de Peter Falk dans la série policière "Columbo", s'est éteint samedi à l'âge de 80 ans, a annoncé dimanche une de ses filles Marie Sauvion.

L'acteur est décédé à son domicile d'Asnières (Hauts-de-Seine), a précisé sa fille.

Né à Paris le 18 février 1929, Serge Sauvion avait commencé sa carrière dans les années 1950 en interprétant un duo avec son ami Pierre Vaneck, décédé le 31 janvier dernier. Ensemble, ils lisaient des textes de François Villon et de Rabelais dans les cabarets.

Serge Sauvion a joué essentiellement pour le cinéma et la télévision. Il est Charlie dans le film de Joël Séria "Charlie et ses deux nénettes" (1973).

Mais c'était surtout un grand artiste du doublage notamment de séries américaines. Outre l'inspecteur Columbo, il était la voix de Peter Lupus dans "Mission Impossible", de Stacey Keach dans "Mike Hammer", de Robert Blake dans "Baretta". Il a aussi doublé Burt Reynolds, Jack Nicholson, Richard Burton, Mickey Rourke.

Il était la voix de César dans les dessins animés d'Astérix.

"Pour faire de bons doublages, il faut avant tout être comédien", expliquait Serge Sauvion. Chaque voix se devait d'être une création artistique.

Le comédien avait eu l'occasion de rencontrer Peter Falk, le fameux lieutenant Columbo à l'imperméable froissé. "Entre nous, depuis les premiers +Columbo+ dans les années 1970, c'est un mariage heureux", avait indiqué le comédien alors âgé de 60 ans dans une interview à France-Soir. "J'étais au chômage comme par hasard et il m'a permis de bouffer. Pour la première fois depuis mes débuts en 1950, je gagnais vraiment ma vie", avait-il expliqué.

Mais Serge Sauvion exprimait parfois un certain regret à être resté dans l'ombre de ses personnages. "Le doublage a en fait été pour moi un piège doré. J'arrivais le matin à 9 heures au studio, je travaillais quelques heures pour, au bout du compte, gagner pas mal d'argent. Voilà comment, un jour, on se retrouve à ne faire que ça", avait-il confié au quotidien Le Parisien il y dix ans.

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 14:48
La nouvelle campagne de 40 Days for Life commence le Mercredi des Cendres (17 février prochain), donc dans 4 jours… Comme Daniel Hamiche l'avait proposé à l’automne dernier, il suggère que les lecteurs d’americatho (et d'au-delà, bien sûr) s’associent à ces quarante jours de prière et de jeûne de nos frères américains, par nos propres prières pendant ces quarante jours de la campagne. C’est un effort simple et modeste qu'il propose à chacun d’entre nous : réciter chaque jour et pendant quarante jours une dizaine de chapelet (c’est-à-dire 10 Ave) aux intentions de 40 Days for Life.
À la date d'hier, vendredi 12 février, 101 personnes se sont inscrites (Métropole, Martinique, la Réunion, Belgique, États-Unis, Canada, Pologne…). On peut et on doit être plus nombreux.

Alors, n'hésitez pas ! Cliquez ici.

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 12:52
C'est bien volontiers que je relaye cette information que l'on me communique aujourd'hui. XA


http://www.leforumcatholique.org/logos/logo_827.jpg

C'est avec plaisir que nous vous informons de la création d'une Institution, hors contrat,et de l'ouverture d'une classe de 6ème au sein de la ville de Chartres.

 

Ce collège a pour objectif de former l'intelligence et le cœur des enfants par la recherche permanente du vrai, du beau et du bien, et avec l'aide de méthodes qui ont fait leurs preuves.

 

En outre, l'Institution St Ambroise, qui ouvrira donc ses portes à la rentrée 2010-2011, est  attachée à la forme extraordinaire du rite Romain.

 

Nous avons besoin de vous.

 

Aidez-nous en apportant votre pierre à l'édifice :

 

-         Nous vous remercions de mettre dans vos intentions de prière le développement de l'Institution St Ambroise de Chartres.

 

-         En diffusant largement l'information autour de vous

 

-         Nous avons également des besoins matériels: http://www.institution-st-ambroise.org/index.php?option=com_content&view=article&id=7&Itemid=7

 

-         En apportant votre soutien financier, sous forme de dons:

  Pour information, un particulier peut  bénéficier d'une réduction d'impôt de 66%.

 A titre d'exemple: un don de 100 € ne vous coûte que 34 € (66 € sont à la charge de l'état).

 

 Dans le cas d'une entreprise l'exonération fiscale est de 60%(nous consulter pour plus de détails). Un don de 100 € ne vous coûte que 40 € (60 € sont  à la charge de l'état).

 

Pour vous permettre de bénéficier de ces avantages fiscaux prévus par la loi, un reçu fiscal vous sera délivré.

 

O Je souhaite un reçu fiscal

 

O Je ne souhaite pas recevoir de reçu fiscal

 

Les chèques de dons doivent être libellés à l'ordre de "L'ECOLE AUTREMENT",

et sont à adresser à  l'Association Educative Chartraine (AEC) 1, Rue du Jeu de Boules 28190 Courville sur Eure.

 

Merci par avance de votre générosité.

 

Contact: intendant@institution-st-ambroise.org ou 06.85.20.78.58

Site de l'institution: www.institution-st-ambroise.org

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 11:45
Un liseur régulier du Forum Catholique m'adresse le résultat d’une recherche qu'il a réalisée sur le nombre précis de messes traditionnelles célébrées dans le monde, par pays, recherche qu'il a tenté de réaliser en toute objectivité. Il me semble que cela est susceptible d'intéresser les lecteurs d'Agoramag. Que ce liseur soit vivement remercié !

Cliquez ici pour ouvrir ce document (pdf)

XA

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 15:35
Pour que l’on parle d’autre chose


Avant le 11 janvier 2010, le Cardinal pouvait exercer son hostilité aux dispositions pontificales du 07.07.07 sans avoir besoin, en outre, d’instrumentaliser l’affaire à des fins de diversion tactique.

Après le 11 janvier, son hostilité a marqué un redoublement manifeste et provocateur, jusqu’à préparer une condamnation solennelle des traditionalistes qui réclament une messe non point mensuelle ou bi-mensuelle, mais hebdomadaire, chaque dimanche, comme il est normal.

Il est bien difficile de croire à une simple coïncidence qui serait accidentelle et sans signification.

Tout se passe comme si le Cardinal, voulait, en dramatisant davantage son affrontement avec les traditionalistes, détourner l’attention et obtenir que l’on parle d’autre chose.

Autre chose que quoi ?

Autre chose que le 11 janvier 2010.

Le 11 janvier 2010, comment l’oublier ? lors des obsèques aux Invalides de Philippe Séguin, le Cardinal « présida » une messe de funérailles où l’eucharistie fut distribuée à toute une classe politico-médiatique d’avorteurs, de complices des lois et des pratiques abortives, de prosélytes de la promotion juridique et scolaire de l’homosexualité.

La communion leur fut d’ailleurs donnée comme il convient sans doute à des citoyens conscients de l’éminente dignité moderne de leur personne humaine, c’est-à-dire dans la main, et fièrement debout, selon un rite qui manifeste son profond respect de l’autonomie morale des sans Dieu.

On savait d’avance quelles seraient les particularités dominantes de l’assistance. Dans un tel cas, il convient d’afficher à la porte d’entrée, et au besoin de répéter oralement que pour recevoir la sainte communion il faut être baptisé, catholique, et n’avoir conscience d’aucun péché mortel non encore absous. Il ne nous appartient pas de connaître, et encore moins de juger, l’état au for intérieur de tant d’étranges communiants, ni du Cardinal qui « présidait » la messe. Mais au for externe, il est évident qu’il s’agissait de pécheurs publics en grand nombre ; et le Cardinal présidant a mérité le titre, qui l’accompagne désormais, de « président des pécheurs publics ».

On doit toutefois lui reconnaître une excuse : interdire la communion aux pécheurs publics eût été de sa part, et à ses propres yeux, une discrimination coupable, alors que lui-même professe le conformisme de se déclarer tout à fait engagé dans la « lutte contre toute espèce de discrimination ».

Vers la fin de la IIIe République, les politiciens publiquement compromis dans une très sale affaire disaient entre eux, en manière de boutade : « Il faudrait une guerre pour faire oublier ça. » Ce qui s’est largement vérifié. Aujourd’hui, quand il parle au Souverain Pontife ou à n’importe qui, le Cardinal sait bien que son interlocuteur pense en silence à l’énorme festival de sacrilèges qu’il a présidé aux Invalides le 11 janvier 2010. Peut-être un déchirement aussi profond que celui de la condamnation de l’Action française en 1926 pourrait-il « faire oublier ça ». On entend murmurer de plus en plus fort, dans certains milieux épiscopaux, qu’il existe encore un « courant maurrassien » dans le catholicisme, et qu’il faut le condamner comme une « résurgence du paganisme le plus cynique et le plus dangereux » qui ait jamais existé. Ainsi parlait le cardinal Lustiger, c’était l’une de ses obsessions. De toutes façons, le président du festival paraît moralement handicapé pour longtemps, et c’est justice. Nous comprenons qu’il en soit mortellement accablé, et bien à plaindre.

JEAN MADIRAN

Article extrait du n° 7028 de Présent du Mercredi 10 février 2010
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 09:40
On se souvient du sermon du 15 novembre 2009 de M. l'abbé Legrand, prêtre de la Fraternité st Pie X à Versailles.
Ce mois-ci, c'est le Prieur de Lyon, de la même Fraternité sacerdotale, qui nous donne une petite sucrerie aigre-douce, que je vous invite à lire ci-dessous.
A travers la question de l'école, c'est au fond une fois encore les instituts Ecclesia Dei (et plus particulièrement la Fraternité st Pierre) qui sont visés par cet abbé qui porte, lui, bien son nom.
Cette sucrerie, c'est l'éditorial de son Bulletin mensuel de février 2010.
Pour éclairer le liseur, on précisera que l'agglomération lyonnaise compte deux écoles primaires catholiques hors contrat : l'école st Dominique Savio (dont l'aumônerie est assurée par d'anciens prêtres de la fraternité St Pierre qui ont rejoint l'archidiocèse) et l'école Ste Jeanne d'Arc, créée en août 2007.
Ayant personnellement participé à la création de cette école, je dois reconnaitre que les lignes de M. l'abbé ont quelque tendance à me hérisser le poil.
Je trouve lamentable que l'on puisse laisser entendre que cette école, qui est aujourd'hui placée sous la direction de la Fraternité St Pierre (l'abbé Benoit de Giacomoni en est le directeur, l'abbé Jérôme Lebel en assure l'aumônerie) puisse empoisonner des enfants sur le plan spirituel.
Lire de la plume d'un prêtre l'exhortation à prier "le Père des Cieux qu'Il accorde enfin à ses petits Lyonnais un primaire où ils soient non seulement à l'abri de la perversion moderne, mais encore des compromis conciliaires." me parait effrayant. J'y vois là encore une gifle donnée à nos prêtres et à nos institutrices dont nous connaissons et reconnaissons les qualités.
M. l'abbé Vassal oserait-il nous dire en quoi l'enseignement dispensé à l'école ste Jeanne d'Arc fait courir des risques spirituels aux âmes des enfants des fidèles de son Prieuré ?
XA


Laissez venir à moi...

Dans les premières pages de son roman historique Août 14, Soljénitsyne nous décrit les mésaventures d'un paysan trop intelligent qui, à force de roublardises, parvient à faire inscrire sa fille dans le meilleur collège de Rostov. A l'issue de ses études cette jeune fille a perdu la Foi. « Et Tomtchak comprit, un peu tard, qu'il n'avait oublié de demander qu'une toute petite chose à la directrice : si, avec tout son collège... elle croyait en Dieu. »

De même dans l'histoire du combat de la Tradition combien de parents ont cru pouvoir finasser avec la question de l'éducation de leurs enfants, et qui maintenant sur ces âmes perdues. Ces mêmes personnes, qui n'hésitaient pas à faire des heures de route pour se rendre chaque dimanche à la messe des « prêtres de Monseigneur Lefebvre » étaient dans le même temps incapables de consentir les sacrifices nécessaires à l'éducation de leurs enfants. Voire ! Quand cela n'était pas une question de principes faux, qui excluaient a priori l'éducation catholique, nécessairement de qualité moindre que celle du lycée d'état, ou le pensionnat réputé déséquilibrant pour les enfants. Les voilà maintenant se lamentant sur leurs enfants, brillants chefs d'entreprises, équilibrés semble-t-il, et non pratiquants quand ils ne sont pas évidemment athées.

Faut-il que cela se reproduise à chaque génération ?

L'Eglise a des normes très strictes sur l'éducation et les parents devraient d'eux-mêmes étudier comment cette Mère estime les choses. Il en va, ni plus ni moins, que du salut des âmes des enfants. Et parce que notre Sainte-Mère se sait en possession de secours très puissants par la grâce des sacrements, elle n'hésite pas à demander à ses enfants des sacrifices qui confinent à l'héroïsme ou, en termes théologiques, à la sainteté.

A l'époque de Pie IX, le Saint-Office donna une instruction aux évêques des Etats-Unis leur rappelant que dans l'esprit de l'Eglise, le pensionnat était une solution bien plus normale que le lycée d'état. Dans tous les cas, à cette époque-là où la scolarisation des adolescents était moins généralisée qu'à l'heure actuelle, le placement d'un enfant au lycée d'état devait toujours faire l'objet d'une autorisation de l'évêque, donnée au cas par cas.

Je ne crois pas qu'en matière de perversion des enfants, notre éducation nationale ait quoi que ce soit à envier à l'oeuvre des professeurs de la IIIème république.

Par cohérence dans le combat de la Tradition, nous pouvons même aller encore plus loin. Est-il normal de confier nos enfants à des écoles primaires dépendant des congrégations Ecclesia Dei qui s'interdisent par principe (du fait même de leur dépendance à la commission Ecclesia Dei) de remettre en cause le funeste concile Vatican II et l'apocalyptique esprit d'Assise ? Et si ces enfants ne sont pas encore capable de souffrir de cette incohérence, n'est-ce pas justement les habituer à ne plus savoir rien distinguer et leur permettre de contracter à la longue des amitiés qui parleront dans leur vie à la place de l'esprit de Foi ?

En ce mois de février, où se pose à nouveau pour les parents la question de la scolarisation de leurs enfants l'année prochaine, il est bon de se rappeler qu'un pis-aller, une échappatoire ou une demi-mesure, ne peut pas devenir, avec le temps, une solution de principe. Au contraire il est rare de voir ce genre de solution bonifier en vieillissant.

Prions le Père des Cieux qu'Il accorde enfin à ses petits Lyonnais un primaire où ils soient non seulement à l'abri de la perversion moderne, mais encore des compromis conciliaires.

Prions le Saint-Esprit qu'Il daigne éclairer les parents. Qu'Il leur donne de se poser les bonnes questions, de demander les bons conseils pour savoir prendre la décision prudente, au cas par cas...

Abbé Paul Vassal

L'Aigle de Lyon n° 244, février 2010, pages 1 et 2.
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 11:10
Turin : 17 et 18 Avril 2010

Pèlerinage à l’occasion de l’Ostension du Saint-Suaire, accompagné par l’abbé Vincent RIBETON, Supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pierre.

Renseignements et inscriptions : Agence Odeia - 10 Rue Ballu - 75009 Paris - 01 44 09 48 68 - contact@odeia.fr
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 09:12
Sauriez-vous me dire d'où provient cette musique ?

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Published by XA - dans Musique
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