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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 09:27

J'avoue qu'en découvrant cette photographie sur le site du Figaro, l'idée m'est venue de reprendre l'idée du Salon Beige d'organiser un Concours de légende... Mais laissons à César ce qui est à César. ((Charles Dharapak/AP/Sipa))

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 15:24
L’émission Un jour dans l’histoire diffusée sur Canal Académie est suivie d’un sympathique questionnaire : Les 5 minutes de Clio où l’invité confie ses lectures, ses personnages, ses événements historiques préférés... Ce sont de bons petits moments d'échanges entre Christophe Dickès, animateur de l'émission, et son invité. Je vous encourage à en faire la découverte en cliquant ici.
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 12:31

Depuis novembre, la communauté catholique traditionnelle d’Amiens (Fraternité Saint-Pie X) célèbre la messe dans la rue. Pourquoi cette étrange situation dont aucun média national (et spécialement pas le journal catholique La Croix) n’a rendu compte ? Nous avons pris contact avec le district de France de la Fraternité Saint-Pie X, qui nous a orienté vers l’abbé Grégoire Celier, actuel rédacteur en chef de la Lettre à nos frères prêtres.

M&Vie. Où en est la situation à Amiens actuellement ?
Abbé Grégoire Celier : Je crois qu’il est bon de commencer par un bref historique. On a dit, en particulier, que nous sollicitions une église au nom du Motu proprio : mais l’affaire a démarré plusieurs mois avant le Motu proprio. La réalité est beaucoup plus simple, et c’est pourquoi elle aurait dû se régler d’une façon simple… si l’évêque d’Amiens ne s’était tout à coup braqué, pour une raison qui nous échappe encore.

 
Il y a une forte dissension entre l’évêque d’Amiens et vous ?
Elle vient exclusivement de lui. Pour notre part, aujourd’hui encore, nous sommes ouverts à tout dialogue. En fait, nous disposions à Amiens depuis 35 ans d’une chapelle louée par le Conseil général. Ce dernier nous a prévenus en 2006 que cette chapelle était mise en vente. Nous avons proposé de l’acheter mais, pour diverses raisons, le Conseil général a préféré vendre au Conseil régional. En mai 2007, la communauté a été prévenue que la chapelle serait indisponible à la fin du mois d’octobre. Elle a immédiatement lancé des recherches pour trouver un autre lieu convenable. Dans ce court laps de temps, cela n’a pas abouti.
 
C’était un défi difficile à relever…
La communauté a donc décidé de se tourner vers l’évêque, Mgr Jean-Luc Bouilleret, pour solliciter de sa bienveillance la mise à disposition d’un édifice, ne fût-ce que quelques heures chaque dimanche. Il ne s’agissait que d’une solution provisoire, le temps de trouver quelque chose qui convienne. Et la communauté était disposée à envisager avec le diocèse les conditions de cette mise à disposition, afin d’éviter toute ambiguïté. Dans cet esprit, l’abbé de Cacqueray, supérieur de district, est entré en relation avec l’évêché le 21 juin 2007. Le premier contact est positif. Le père Jean-Paul Gusching, vicaire général et représentant de Mgr Bouilleret, déclare : « Mgr l’évêque est au courant de votre situation délicate. Je vous annonce de sa part que le diocèse ne vous laissera pas tomber, et qu’il vous proposera une solution de repli. » Un rendez-vous cordial a lieu le 24 juillet, pour explorer diverses possibilités. Rassuré par ces paroles encourageantes, l’abbé de Cacqueray écrit à Mgr Bouilleret le 6 août, afin de solliciter un rendez-vous. Mais, le 16 septembre, revenant sur la parole du vicaire général, l’évêque d’Amiens refuse toute mise à disposition d’un bâtiment, à quelque condition que ce soit.
 
C’est une douche froide !
C’est très inattendu. L’abbé de Cacqueray reprend sa plume le 3 octobre. Le père Gusching accepte un nouvel entretien le 24 octobre, où il manifeste encore son esprit de conciliation. Mais cet ultime rendez-vous s’avère inutile. La décision de Mgr Bouilleret est définitive : aucun accueil, d’aucune sorte, ne sera accordé à la communauté traditionnelle d’Amiens. Quelques jours plus tard, cette dernière se retrouve donc à la rue, et la situation dure encore sept mois plus tard.
 
Ce refus est très étonnant !
Nous ne le comprenons pas. Mgr Bouilleret a accompli de nombreux gestes d’accueil, par exemple en recevant les musulmans sur le parvis de la cathédrale à l’occasion de divers événements. Lors d’une messe que la communauté a célébrée sur ce parvis, une cérémonie commune avec les anglicans se déroulait au même moment à l’intérieur de la cathédrale. Nous ne comprenons donc pas pourquoi serait seul impossible, seul interdit, le fait de porter secours à des frères catholiques dans la difficulté.
 
Aujourd’hui, où en est-on ?
Mgr Bouilleret s’oppose activement à toute solution sage. Il a même opposé un veto formel à une congrégation religieuse qui, disposant d’une église inoccupée, envisageait de nous la proposer. Alors la communauté s’est tournée vers les autorités civiles, pour voir si une solution ne pouvait pas être trouvée grâce au patrimoine religieux de la ville. Après tout, pas loin d’Amiens, à Compiègne, la mairie a vendu une église à la Fraternité Saint-Pie X en 2003, église que je dessers chaque dimanche. Des contacts ont été établis avec le maire de l’époque, Gilles de Robien, mais celui-ci, lié à l’évêque, n’a rien voulu faire. Résultat, il a été balayé aux élections. La communauté a repris contact avec la nouvelle municipalité. Une pétition appuyant notre demande a déjà recueilli plus de trois mille signatures d’Amiénois, preuve qu’il s’agit bien d’une réalité populaire.
 
Quel est l’avenir pour la communauté d’Amiens ?
Loin de rester inactive, elle se démène, au contraire, pour trouver une solution. J’espère que ces contacts avec l’actuelle municipalité vont aboutir à un dénouement satisfaisant pour tous. Mais les fidèles et leur prêtre, l’abbé Bernard Lorber, sont totalement déterminés : ils ont affronté les rigueurs de l’hiver sans plier, et ne sont pas décidés à s’en laisser conter.
 
Est-ce un avertissement à tous les évêques de France ?
La situation d’Amiens est une situation locale, elle provient exclusivement du revirement de Mgr Bouilleret et de son incapacité à engager le dialogue. Donc, à titre d’affaire locale, elle ne concerne pas les autres évêques. D’un autre côté, il faut savoir que des fidèles de tous bords sont venus, au fil des mois, soutenir la communauté. Par ailleurs, l’évêque d’Amiens a reçu des milliers de lettres s’indignant de son attitude de fermeture. Je crois qu’il y a là quelque chose d’important : les catholiques attachés à la tradition en ont par-dessus la tête d’être méprisés et marginalisés, et l’affaire d’Amiens a sans doute marqué un moment de leur révolte, qui ne va pas s’arrêter de sitôt. Si les évêques ne veulent pas vivre demain chez eux une situation semblable à celle d’Amiens, il faut qu’en beaucoup d’endroits ils changent radicalement d’attitude.

Propos recueillis par Claire Thomas
Source :
monde & vie n°796, p.21
article repris avec l'aimable autorisation de Jean-Marie Molitor
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 10:46

Le numéro 796 de monde & vie vient de paraître, daté du 7 juin 2008. C'est Jean-Marie Molitor, déjà directeur de Minute et du Choc du mois, qui assure désormais la direction de la publication et de la rédaction. Olivier Pichon y signe donc son dernier éditorial "Savoir partir", dont le Salon Beige publiait dernièrement quelques extraits.




A noter plus particulièrement dans ce numéro de juin les trois articles de la rubrique Religion :

- Savants fous cherchent ovocytes désespérément, par le docteur Jean-Pierre Dickès
- Un entretien avec M. l'abbé Grégoire Célier (Fraternité Sacerdotale Saint Pie X) autour de la situation de la Fraternité à Amiens
- Un entretien avec Christian Marquant, fondateur du Mouvement de la Jeunesse Catholique de France (MJCF) et animateur aujourd'hui de l'association Paix Liturgique.

Longue vie à monde & vie et bonne continuation à Olivier Pichon !

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 08:20
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 20:29

Une regrettée liseuse du Forum Catholique, Nicole, avait lancé un petit et sympathique questionnaire en novembre 2003, questionnaire ayant pour objet de mieux connaître les liseurs du forum. Ce questionnaire a été enrichi au fil du temps. Il mériterait que les liseurs ayant rejoint les FC en 2007/2008 y répondent. Une façon sympathique de mieux se connaître entre internautes.
A suivre en cliquant ici.

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 14:14

Lisu sur le blog d'Yves Daoudal :

Le tribunal correctionnel de Carpentras interdit l’appellation « Enclave des Papes » pour les vins produits dans l’enclave des papes, autour de Valréas.

Plus de détails en cliquant ici.

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Published by Bernard Joustrate - dans Société
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 13:53

Le quotidien Présent lance un nouvel appel à ses lecteurs. On peut - on a le droit de - ne pas être un inconditionnel de ce journal. Chacun a la possibilité de se faire sa propre opinion. En revanche on ne saurait rester insensible au message d'aujourd'hui, dès lors que l'on est soucieux de disposer encore d'une presse libre qui ne dépende pas des recettes publicitaires.

Pour se faire une idée, on pourra lire le mot de Jeanne Smits, à la Une du journal daté de demain, samedi 7 juin 2008, en cliquant ici.

Dans le même numéro 6605, on peut lire aussi une réponse concernant la possibilité d'abonnement au journal par internet. On en trouvera copie ci-dessous.

Certains se lassent sûrement de devoir lire régulièrement ces appels de Présent. Mais le meilleur moyen de ne plus avoir à les entendre n'est-il pas encore d'y donner suite et de rester ensuite fidèle ?
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Et alors, « Présent sur Internet », ça vous rapporte ?

Oui ! Mais moins que nos abonnements classiques sur papier.

 Nous avons calculé le prix au plus juste pour faire bénéficier nos lecteurs sur la Toile des économies de papier, d’impression et d’envoi qu’ils nous permettent de réaliser en consultant Présent de manière virtuelle. Mais en retenant ce calcul (qui permet, pour l’instant, de maintenir le tarif à 17 euros par mois) nous prenons en quelque sorte à notre charge la plus grosse part de la TVA.

Celle-ci est fixée à 19,6% pour les ventes et abonnements en ligne, à 2,2% seulement lorsque le journal est vendu sous sa forme « matérielle ». Autrement dit, un abonnement sur internet représente un manque à gagner.

Nous savons parfaitement, cependant, que beaucoup de lecteurs « en ligne » choisissent cette formule par esprit ou devoir d’économie, et qu’ils sont nombreux à être jeunes : un public que nous devons toucher… ou mourir.

Impossible, donc, d’augmenter trop le prix du journal précisément sur un média où tout semble gratuit… Sous peine de rendre Présent trop cher pour eux.

En résumé : si vous êtes abonnés à Présent par abonnement postal et que vous préférez basculer sur le « Web », pas de problème… mais pensez à participer de temps en temps, si vous le voulez bien, à notre souscription permanente, pour compenser la perte !

Si vous abonnez ou faites abonner un nouveau lecteur, alors là, pas de scrupules ! Avec quelques centaines d’abonnés nouveaux, le manque à gagner serait largement compensé. Tout comme avec un millier d’abonnés « classiques » nouveaux, Présent serait tiré d’affaire et nous pourrions véritablement nous mettre au travail pour rendre possibles les développements nécessaires.

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Published by XA - dans Présent
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 07:02

On célébrait hier, jeudi, les obsèques des sept collégiens décédés lundi dans l'accident de leur car scolaire, et celles du célèbre couturier Yves Saint-Laurent. M. Sarkozy avait un choix à faire pour être présent au cours de la messe de funérailles. On retiendra qu'il a opté pour l'événement people, en restant à Paris et en se rendant avec Madame à l'église saint-Roch, laissant le Premier Ministre français, M. Fillon, se rendre en Haute-Savoie. Le résumé d'un quinquennat déshonorant.

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 14:07

par Jean-Pierre Denis
in La Vie n°3275 daté du 4 juin 2008

 

C’est l’histoire d’un pays dont l’école publique va mal. Elle s’est démocratisée, mais sans réduire les inégalités ni donner à chacun sa chance. Elle ne fait guère de place à l’initiative tout en subissant les assauts de l’individualisme. Elle oriente à l’aveuglette, par accumulation d’échecs ou par recours à des filières prétextes et à des sélections occultes. Elle a renoncé à la dimension instituante de l’autorité sans vraiment permettre à la personne humaine de s’épanouir.
Tout le monde le sait, mais chut ! Il ne faut pas le dire. L’école républicaine absorbe tous les chocs, toutes les déconstructions, toutes les violences de notre société, et on lui demande tantôt de les guérir, tantôt de les comprendre, tantôt de s’en justifier comme si elle en était la cause première. Face à ces immenses défis, elle s’est vue dotée d’un budget extraordinaire, fortement augmenté au cours du dernier quart de siècle, mais elle ne l’affecte guère là où sont les pauvretés criantes. Elle envoie ses professeurs les moins expérimentés sur les terrains les plus ingrats. Elle ne sait plus vraiment, à force de les empiler, quels contenus elle veut transmettre. Plus elle jargonne, plus elle ignore les valeurs qui la fondent.
Ce pays caricatural, bien sûr, ne peut être la France. Ni cette école celle que nous connaissons… Celle de Laurent Cantet, le cinéaste qui a obtenu la palme d’or à Cannes pour être allé «entre les murs» d’un collège ordinaire, creuset de la diversité et pépinière de l’intelligence collective. Ni celle de tous ces enseignants héroïques, mais souffrant d’appartenir à un corps toujours soupçonné, socialement déclassé, et toujours attendu au tournant par des parents devenus des consommateurs. Que se passe-t-il donc «entre les murs» du débat sur l’école ? Un grand trop-plein qui se mue en un grand rien. L’excès de postures idéologiques a tué le débat sur la pédagogie. La multiplication des réformes avortées, par chaque ministre de passage, réduit à néant l’idée même de la réforme. Mais en retour l’opposition à tout changement exténue le système lui-même, que fuient de plus en plus de parents. On ne sait plus où va l’école, ni même de quelle école on parle.
La grande réforme du lycée annoncée par le président de la République et relayée par son ministre de l’Éducation nationale semble donc bienvenue dans son ambition même, qui est refondatrice. Mais elle risque d’ajouter de la confusion à la confusion, par exemple, si elle promet davantage de choix aux élèves tout en supprimant de fait les options disponibles, ou si elle promet des enseignants mieux formés tout en fermant les IUFM. Elle ne marchera donc que si elle joue franc jeu, par un grand débat public. Si elle oublie de satisfaire un électorat pour répondre aux besoins réels du système éducatif. Si elle se précise assez pour être simple et claire. Si elle permet aux enseignants de partager les fruits d’une organisation nouvelle, comme annoncé d’ailleurs par Nicolas Sarkozy. Mais cela fait déjà beaucoup de si. En matière d’éducation, tout le monde a ses certitudes, et c’est pourquoi les doutes sur le changement affleurent vite. Le Président et son ministre devront déployer de vrais talents de pédagogue et dissiper franchement ces interrogations s’ils ne veulent pas qu’une fois encore on ait réformé l’école sans vraiment la renforcer.

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