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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 19:08

Aujourd’hui a été publié le message de Benoit XVI pour la 97 édition du Katholikentag allemand, ouvert hier à Osnabrück et qui se terminera dimanche. 
Le pape y demande en particulier aux fidèles laïcs de ne pas permettre que "l’avenir soit façonné uniquement par les autres, mais de s’insérer avec fantaisie et force de persuasion dans les débats d’aujourd’hui... Avec l’Evangile comme référence, participez activement à la vie politique et sociale de votre pays. En tant que laïcs catholiques, osez participer à la réalisation de l’avenir en union avec les prêtres et avec les évêques".

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 18:27
Aux Editions de la Reconquête

Les Editions de la Reconquête rééditent à 500 exemplaires chacun (avec cette mention : « Cette édition ne sera jamais réimprimée ») trois textes importants de Louis-Ferdinand Céline : Ecrits de guerre, Entretiens avec le professeur Y, Mea Culpa (suivi de A l’agité du bocal).

Ecrits de guerre regroupe 26 lettres envoyées à des journaux comme La Gerbe, Aujourd’hui, L’Appel, Je Suis Partout, Révolution nationale, etc. ; une lettre à Jean Cocteau ; la préface pour Bezons à travers les âges d’Albert Serouille : deux lettres à Elie Faure en 1935.

On s’arrêtera à la préface de Bezons à travers les âges où Céline se livre, avec un talent vertigineux, à une défense et illustration de la banlieue parisienne dont il dit qu’elle est « abrutie d’usines, gavée d‘épandages, dépecée, en loques, ce n’est plus qu’une terre sans âme, un camp de travail maudit, où le sourire est inutile, la peine perdue, terne la souffrance. » Que dirait-il aujourd’hui ?

Céline était né tout près de Bezons, à Courbevoie. Mais il n’a pas oublié – et qui s’en souviendrait de nos jours – que l’Histoire de France passa par Bezons où tous ont passé, Goths, Normands, Romains, Anglais, Cosaques, Allemands… Si vous retrouvez, au hasard d’une « chine », le livre d’Albert Serouille, publié en 1944 chez Denoël, ne le ratez pas. Céline ne souhaitait-il pas qu’on l’ensevelisse avec cette histoire de Bezons ?

Dans Entretiens avec le professeur Y, le barde de Courbevoie reste d’une étonnante actualité : « La vérité, là, tout simplement, la librairie souffre d’une très grave crise de mévente. Allez pas croire un seul zéro de tous ces prétendus tirages à 1 000 000 ! 40 000 !… et même 400 exemplaires !… attrape-gogos ! Alas !… Alas !… seule la “presse du cœur”… et encore !… se défend pas trop mal… et un peu la “série noire”… et la “blême”… En vérité, on ne vend plus rien… C’est grave !… le cinéma, la télévision, les articles de ménage, le scooter, l’auto ! 2, 4, 6 chevaux, font un tort énorme au livre… » Là encore, que dirait-il aujourd’hui ?

Il pourrait recopier, mot pour mot, ce qu’il disait alors. Qu’on voit nombre d‘écrivains finir dans la dèche mais qu’on trouve rarement un éditeur sous les ponts. Qu’on ne lit plus. Ou mal. Et il pourrait continuer, sur un banc du square des Arts-et-Métiers, son dialogue avec le professeur Y qui n’a qu’une trouille : parler de politique… Et Céline le rassurerait :

— Ayez pas peur !… oh, aucune crainte ! la politique c’est la colère !… et la colère, professeur Y, est un péché capital ! oubliez pas ! celui qu’est en colère déconne ! toutes les furies lui foncent après ! le déchirent ! C’est justice !… moi, n’est-ce pas, professeur Y, on ne m’y reprendra pas ! pour un Empire ! jamais !

Naguère, Paul Del Perugia a écrit un Céline (Nouvelles Editions Latines, 1987), qui est un des meilleurs livres jamais écrits sur Bardamu. Il y expliquait l’auteur de Voyage au bout de la nuit par le délire celtique qui l’anima toute sa vie. Entretiens avec le professeur Y renforce parfaitement, à cet égard, nos celtitudes.

Mea Culpa (1936) est un cri formidable contre le matérialisme. Avec des pages fulgurantes : « Regardez la gueule du gros Marx, bouffi ! Et encore si ils bouffaient [en URSS], mais c’est tout le contraire qui se passe ! Le peuple est Roi !… Le Roi la saute ! Il a tout ! Il manque de chemise !… Je parle de Russie. A Leningrad, autour des hôtels, en touriste, c’est à qui vous rachètera des pieds à la tête, de votre limace au doulos » (1). Et on citera, à cette occasion, Jules Renard : « Il ne suffit pas d‘être heureux, il faut que les autres ne le soient pas. »

Ayant été bassement attaqué par Sartre dans Portraits d’un antisémite, en 1945, Céline lui répondra en 1948 dans A L’agité du bocal. Un texte qu’il envoya à Jean Paulhan qui, courageux mais pas téméraire, ne le publia pas. Il y rhabilla Sartre pour l’hiver et même pour toutes les saisons à venir. On lui rappelait notamment que, sous la botte allemande, il avait fait jouer son théâtre devant des parterres d’officiers allemands…

Dans la littérature mondiale, il n’y a pas quatre écrivains qui ont fait que l’on n’a jamais écrit comme eux avant et que l’on n‘écrira plus comme eux après. James Joyce. Proust. Et Céline.

(1) Pour ceux qui n’entravent pas l’argomuche, traduisons. Limace : chemise. Doulos : chapeau.

• Disponibles à la librairie France Livres, 6, rue du Petit-Pont, 75005 Paris.

ALAIN SANDERS

Article extrait du n° 6595 de Présent, du Samedi 24 mai 2008

www.editionsdelareconquete.com

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 15:32
L'association Fides Saint Maur, constituée par un groupe de fidèles pour demander l'application du Motu proprio Summorum Pontificum à St Maur des Faussés (Val de Marne), a rencontré le cardinal Hoyos lundi dernier. Elle publie à cette occasion un communiqué, que voici :
 

Communiqué de l’association FIDES SAINT MAUR du 23 mai 2008

Le Président et le Vice-président de l’Association Fides Saint-Maur ainsi qu’un représentant de l’association Pro tridentin de Chartres avaient rendez-vous ce lundi 19 mai au Vatican à la Commission Ecclesia Dei chargée de l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum Cura du 7 juillet 2007 du Pape Benoît XVI ayant libéré la messe traditionnelle. 

Ce rendez-vous s’est déroulé pendant 1h10 avec le Président de la Commission, le Cardinal Dario CASTRILLON HOYOS et son Vice-président, Mgr Camille PERL. 

Ce rendez-vous avait pour but premier de remercier pour son soutien la Commission, avec qui Fides Saint-Maur est en relation depuis sa création, mais également d’exposer l’application concrète de la volonté du Pape dans le diocèse de Créteil, et d’exprimer le souhait des fidèles de Saint-Maur-des-Fossés de vivre une vie paroissiale chrétienne et traditionnelle complète dans la paix et favoriser ainsi l’unité de l’Eglise dans le respect de sa diversité et des charismes propres de chacun. 

Les représentants de l’association ont tenu à faire part à la Commission de la grande bienveillance de Mgr Michel SANTIER, Evêque de Créteil, ainsi que du Père Stéphane AULARD, Doyen-Curé de Saint-Maur-des-Fossés, qui ont très vite proposé une messe dominicale à la demande du groupe de fidèles stable représenté par l’association Fides Saint-Maur. Les responsables de la Commission ont fait part de leur satisfaction de voir la volonté du Pape si vite reçue dans le Diocèse de Créteil. Ils nous ont redit la volonté du Pape d’offrir avec libéralité la liturgie traditionnelle comme bien à toute l’Eglise sans opposer ni entrave ni difficulté mais au contraire de la proposer partout même sans demande particulière. 

Le Cardinal a appris avec satisfaction qu’à ce jour, 800 personnes avaient demandé ou bénéficiaient de la messe traditionnelle à Saint-Maur-des-Fossés dont 142 familles représentant 632 fidèles qui avaient signé la demande de paroisse personnelle auprès de Mgr SANTIER, et qu’en pratique, 200 à 300 fidèles assistaient habituellement à la messe dominicale traditionnelle. 

Il a été particulièrement heureux d’apprendre les témoignages qui nous arrivent de personnes qui nous disent revenir à la messe après avoir abandonné la pratique parfois pendant des années et mêmes des décennies. Il nous a demandé d’en faire part directement au Saint-Père dans une lettre qu’il lui remettrait personnellement. 

Nous avons conclu ce rendez-vous en rappelant la légitime demande que nous avons faite à notre Evêque conformément à l’article 10 du Motu Proprio afin d’obtenir une paroisse personnelle à Saint-Maur-des-Fossés pour vivre pleinement notre vie chrétienne en bénéficiant de la richesse d’une vie paroissiale complète : messe dominicale mais également vêpres, messe et confessions en semaine, catéchisme pour les enfants et pour les adultes, cérémonies de la semaine sainte, œuvres de jeunesse. 

Nous avons rappelé que les deux exemples de paroisses personnelles érigées en France étaient des réussites contribuant à l’unité et à la paix du diocèse dans le respect de l’identité des fidèles attachés à la vie traditionnelle de l’Eglise. Une paroisse personnelle traditionnelle à Saint-Maur-des-Fossés, demandée par des centaines de fidèles saint-mauriens, serait de la même manière, nous en sommes persuadés, un gage de paix et un facteur d’union, de sanctification et d’apostolat. 

Nous continuons à œuvrer en ce sens et vous invitons tous à prier à cette intention, pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes. Nous avons pris rendez-vous pour rencontrer à nouveau prochainement notre Evêque. 

Le Cardinal CASTRILLON HOYOS a conclu notre rendez-vous en nous accordant sa bénédiction. 

Nous avons eu la grâce d’avoir par deux reprises la Messe traditionnelle dans la Basilique Saint Pierre de Rome. Elles ont été dites sur le tombeau de Saint Pie X spécialement pour notre délégation.

Vous pourrez trouver sur le lien suivant quelques photos de notre rencontre et de la Sainte Messe ! PHOTOS 

Le président, Dorian ABOUT
Le vice-président, Jérôme TRIOMPHE



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www.fidessaintmaur.com

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 15:28
Le liseur Le Balafré lance une discussion sur la télévision sur le Forum Catholique.

Un fil à lire et enrichir ici.
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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 08:18

ROME, Jeudi 22 mai 2008 (ZENIT.org) - Le diocèse de Rome a érigé la première « paroisse personnelle » de la ville pour les fidèles qui suivent la « forme extraordinaire » de la liturgie du rite romain.

Il s'agit de l'église Santissima Trinità dei Pellegrini, confiée à la fraternité sacerdotale Saint-Pierre, qui s'est réjouie de la nouvelle, estimant que les structures de l'église San Gregorio dei Muratori étaient trop petites pour accueillir les nombreux fidèles lors des célébrations liturgiques.

En application à la lettre apostolique de Benoît XVI « Summorum Pontificum », le cardinal Camillo Ruini, Vicaire du pape pour le diocèse de Rome, a proposé de confier l'église Santissima Trinità dei Pellegrini à la fraternité.

Le dimanche de Pâques, le pape a décrété l'érection de la paroisse « afin de satisfaire aux besoins pastoraux de la communauté entière des fidèles traditionnels résidents dans le dit diocèse ».

Pour la fraternité elle constitue une vraie pierre angulaire car c'est non seulement le dixième apostolat à avoir été érigé en paroisse personnelle à part entière, mais le tout premier à avoir été institué en Europe.

L'abbé Joseph Kramer, nommé premier curé de la paroisse Santissima Trinità dei Pellegrini, et recteur de l'église, a expliqué à Zenit que l'apostolat de la Fraternité avait commencé à Rome en 1988 sous les auspices de la commission Ecclesia Dei et l'approbation du pape.

Aujourd'hui, quelque 200 prêtres de la fraternité œuvrent dans plusieurs diocèses à travers le monde. Ils servent les fidèles attachés à la messe et aux sacrements du rite romain traditionnel.

Interrogé sur le ressenti de la fraternité après l'annonce de la charge qui leur est confiée, l'abbé Kramer s'est dit profondément reconnaissant au diocèse de cette « marque de confiance » et a souligné la « grande responsabilité » qui les attend, vu que « Rome a toujours été un exemple pour le reste de l'Eglise ».

L'abbé espère que « cette paroisse particulière ne servira pas seulement les paroissiens locaux mais qu'elle fournira aussi un exemple approprié de la beauté et de la solennité de la célébration de la forme extraordinaire du rite romain aux nombreux pèlerins et étudiants qui viennent à Rome ».

L'église Santissima Trinità dei Pellegrini fut construite par la Confraternité de la Très Sainte Trinité des Pèlerins sur une inspiration et sous la direction de saint Philippe Néri, avec la mission spécifique d'héberger et d'entretenir les pèlerins à Rome.

En étant nommé premier curé de la paroisse Santissima Trinità dei Pellegrini, l'abbé Kramer devient également recteur de la vénérable Archiconfrérie du même nom. « Saint Philippe, a-t-il souligné, fut le premier à répandre la Dévotion aux quarante heures ici à Rome et nous ferons en sorte que cette tradition se perpétue ».

Mais « nous sommes également attachés à notre service de charité auprès des convalescents que nous suivons à domicile » a-t-il ajouté ; et « comme saint Philippe, qui assistaient tous ceux qui étaient renvoyés des hôpitaux, par manque de places, au XVIème siècle, nous rendrons visite aux malades et nous nous occuperons de tous ceux qui ne peuvent sortir de chez eux ».

Le recteur de la nouvelle paroisse a par ailleurs en projet d'organiser un centre d'accueil à l'intention des nombreux pèlerins de Rome ; et de devenir, au regard du fait que Rome propose sans cesse de nouveaux programmes universitaires, « un point de référence spirituel pour tous ceux qui viennent ici pour étudier mais aussi pour approfondir leur foi ».

L'église de la Trinité a été édifiée en 1597 dans le sillage de la réforme liturgique tridentine, et l'abbé Kramer a souligné les nombreux éléments qui la rendent idéale pour la fraternité.

« La visibilité de l'autel, ainsi que le haut et grand tabernacle, bien éclairé, et la balustrade du chœur, reflètent la configuration typique des églises de la contre-réforme, comme l'église du Gesù et la Chiesa Nuova », a-t-il précisé.

« Il y a huit chapelles latérales, mais pas de nefs latérales et tout se concentre sur le maître-autel », a-t-il expliqué.

L'église renferme aussi de nombreuses œuvres d'art, comme la « Vierge à l'Enfant au milieu de saints » réalisée par le Chevalier d'Arpin, sous la direction duquel le Caravage avait travaillé, et « Saint Grégoire le Grand libérant les âmes du purgatoire » réalisé par Baldassarre Croce.

Le retable d'autel est un chef-d'œuvre peint par Guido Reni au sommet de sa carrière. L'artiste a réalisé sa Très sainte Trinité pour l'année jubilaire de 1625, en prévision de l'arrivée de milliers de pèlerins qui auraient visité l'Eglise.

L'ouverture officielle de la paroisse aura lieu le 8 juin prochain.

Le cardinal Darío Castrillón Hoyos, président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, a défini l'érection de la paroisse « un acte important qui applique à Rome le récent motu proprio 'Summorum Pontificum' de Benoît XVI ».

« Cet acte est le fruit d'une disposition du pape pour le diocèse de Rome qui a une valeur en soi dans le parcours progressif mis en œuvre quant à l'application du motu proprio sur l'utilisation de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 », a-t-il expliqué.

A la nouvelle paroisse, lit-on dans le décret du cardinal Ruini, sont reconnus les mêmes droits dont disposent les autres paroisses de la ville. L'administration et les moyens de subsistance du curé seront assurés conformément aux normes établies par la Conférence épiscopale italienne et par le Vicariat de Rome.

Elizabeth Lev

Traduction française : Isabelle Cousturié

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 08:12
Romano Libero

A la manière des évangélistes, les catholiques traditionalistes investissent progressivement les nouveaux moyens de communication et particulièrement internet. Golias a recensé certains d’entre eux et le constat est sans appel. Derrière une façade attrayante et plutôt bien réalisée, se cachent des propos choquants contre notamment l’homosexualité ou l’avortement. Aussi puissant soit-elle, la toile n’est pas toujours synonyme d’ouverture...

Pour être traditionaliste et intransigeant, on n’en vit pas moins avec son temps. Les militants de la droite catholique et du traditionalisme entendent mener une véritable guerre politique, culturelle et sociale avec les moyens qui sont offerts par l’essor des nouveaux moyens de communication.

Décidément il savent faire flèche de tout bois. Plusieurs sites et blogs, souvent bien présentés, avec des informations précises, tenus soigneusement à jour contribuent à cette bataille dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle s’annonce intense et sans aucune concession. Une enquête approfondie permet de voir les liens étroits qui associent l’ultra-catholicisme avec des positions politiques de droite marquées, avec toute une rhétorique réactionnaire et homophobe. En outre, à cette volonté de conquête de la toile, s’ajoute une volonté de reconquête de la rue. Au travers d’une visibilité recouvrée et affichée, c’est une vision plus conquérante de l’évangélisation, avec un contenu minimum et peut être simpliste sinon fondamentaliste qui tend à s’imposer chez ces cathos décomplexés.

La suite de cet article de Golias est réservée aux abonnés. Dommage.

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 08:08
La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre vient de lancer un nouveau site dédié à son apostolat à Venise.

A découvrir en cliquant ici.
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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 08:06
Romain Katchadourian
C’est aujourd’hui la journée nationale « Hygiène des mains. » Elle a pour but de sensibiliser le personnel hospitalier à l’importance de cette pratique. Mais l’hygiène des mains ne se limite pas à l’hôpital.
En 1997, une étude du docteur Frédéric Saldmann avait beaucoup fait parler d’elle. On y apprenait que les cacahuètes posées sur le comptoir d’un bar contenaient quatorze traces d’urines différentes. Alerte générale, la France vivait dans la psychose des arachides contaminées et traquait les réfractaires de la savonnette. Mais onze ans après, les choses ont-elles véritablement changé ? Un rapport de l’Inpes datant de 2005 semble le montrer. Effectuée sur un échantillon de 4.000 personnes de 18 à 79 ans, l’enquête nous apprend que 90,3 % d’entre elles déclarent se laver les mains au moins cinq fois par jour. Les femmes seraient même 53 % à se les laver plus de dix fois, contre 32 % pour les hommes. Près de 97,5 % des personnes interrogées le font « systématiquement » après être sorties des toilettes. La bataille des cacahuètes propres à la consommation semblait donc être gagnée mais on ne peut pas en dire autant de tous les supports.

Au bureau, 3.249 germes au centimètre carré

Charles Gerba, professeur de microbiologie à l’université d’Arizona a mené l’enquête. Son étude démontre qu’une table de bureau contient environ 400 fois plus de bactéries que la cuvette des toilettes. Il a compté 3.249 germes par centimètre carré pour la table contre 8 pour les toilettes. Ces résultats accablants sont dus aux milliers de germes que nos mains sales véhiculent. Pour éviter la prolifération des bactéries, leur lavage régulier est donc primordial.

Et les risques sont bien réels : 80 % des maladies bactériennes peuvent être transmises par les mains, par contact avec une autre personne ou par la présence d’un germe sur une poignée de porte. C’est le cas d’infections telles que la grippe, la gastro-entérite ou encore de germes responsables d’indigestions alimentaires. Pour éviter de contaminer les autres ou les aliments, plusieurs habitudes sont bonnes à prendre : penser à se laver les mains en sortant des toilettes, évidemment, mais aussi avant de cuisiner, après avoir éternué, toussé ou joué avec votre animal de compagnie. Si vous avez pris les transports, faites-le dès que vous arrivez chez vous. Ces réflexes simples vous prémuniront contre beaucoup de désagréments.

Edition France Soir du vendredi 23 mai 2008 n°19804 page 14

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 20:56

L'intégrale est dans la poche

L'intégrale de Jean Anouilh est désormais disponible en livre de poche, dans la collection Petite Vermillon, aux éditions de la Table ronde, là même où voici soixante ans avait été éditée la première grande pièce du dramaturge : Antigone. Pour ceux qui restent décidément allergiques à la Pléiade, à son papier bible et à son prix, voilà vraiment une bonne nouvelle.

Jean Anouilh se définissait souvent comme « un boulevardier ». Loin de considérer ses pièces comme des chefs-d'œuvre intemporels, il a voulu stigmatiser son épo­que, ses mœurs, ses obsessions, ses folies. Ses textes sont grinçants ? Peu importe. Le privilège de l'homme de théâtre est d'atteindre, d'un mot, ce qui fait mal, de toucher la vérité d'une réplique, de saisir au vol l'essentiel d'un problème, là où le romancier a besoin bien souvent d'un livre pour s'en approcher. Et tant pis si la vérité n'est pas toujours belle à regarder.

Dans Le Nombril, sa dernière pièce, écrite en 1981, il se met lui-même en scène en misanthrope atrabilaire sous les traits de Léon, et il nous livre avant de mourir (en 1987) certaines clefs de son art. C'est bien lui qu'on entend s'écrier par la bouche de Léon, père génial, pressuré par sa femme, ses enfants, sa maîtresse et son ami d'enfance, qui n'en attendent que de l'argent : « Ah ! Elle n'est pas belle à contempler nue, la vérité, un vrai monstre mal foutu, à vous guérir de l'amour. C'est une de ces filles qu'on a intérêt à prendre tout habillée. Mais enfin, elle est ce qu'elle est la vérité ». 

« Je me soutiendrai moi-même, j'ai ma canne »

Anouilh n'a jamais voulu pren­dre parti dans la vie, parce que pren­dre parti, c'était pour lui une manière de transiger avec la vérité. Ainsi cet ancien rédacteur à « Je suis partout » n'a jamais voulu faire sem­blant d'être gaulliste, quoi qu'il ait pu lui en coûter. Il a refusé tous les honneurs et les distinctions, persuadé que son théâtre vivrait par lui-même, d'une vie absolument au­tonome qui ne serait pas liée à sa personnalité ou à sa biographie. Pas facile dans ces conditions d'être la femme de l'auteur : « Tu avais déjà contre toi les Juifs, les communistes et les gaullistes, lance Ardèle à Léon, toujours dans Le Nombril. Avec ta haine irraisonnée du Général (ne parlons pas des curés, ils ne comptent plus) - il ne te manque plus que de te mettre à dos les pédérastes - qui avaient observé jusqu'ici une neutralité bienveillante à ton égard - et il ne te restera personne pour te soutenir à Paris. » « Je me soutiendrai moi-même, j'ai ma canne », répond, superbe, l'auteur à sa douce en colère.

Cette raideur du personnage, qui ne cherche à être avec personne, Anouilh l'a bien saisie dans L'Hurluberlu, pièce sous-titrée Le réactionnaire amoureux, où l'on dé­couvre sous le masque du Commandeur une vraie tendresse pour ses personnages, cette tendresse qu'il a en particulier pour toutes les jeunes femmes qu'il met en scène, non seulement l'Aglaé qui est la jeune épouse de L'hurluberlu, mais aussi Antigone, bien sûr, Eurydice, et Jeanne, l'Alouette, dont l'histoire pense-t-il ne peut et ne doit pas se terminer sur un bûcher. « Je ne connais pas de vie exemplaire. A part Jeanne d'Arc », déclarera-t-il dans Le Nombril. C'est sans doute parce qu'elle est exemplaire qu'il refuse de la faire mourir.

Son Antigone, en revanche, n'est pas irréprochable. C'est une pasionaria fatigante, pas une sainte. Le défaut de sa cuirasse d'héroïne ? Elle s'aime trop elle-même, elle aime trop sa cause parce que c'est la sienne et au final d'ailleurs, peu lui importent ses deux frères Etéocle et Polynice, comme le découvre le lecteur stupéfait. Elle a tout bravé pour eux ? Elle a bravé Créon ? Elle a bravé la mort ? C'était avant tout pour l'image qu'elle avait d'elle-même. En 1942, une telle critique de l'idéalisme politique n'a pas plu à tout le monde.

Mais ne nous laissons pas pren­dre au pessimisme de Jean Anouilh, Basque têtu, réac et fier de l'être. Même dans les pièces les plus noires, il y a l'amour : « Tu vois, ma belle, sur cette terre où tout nous brise, où tout nous déçoit, où tout nous fait mal, c'est une consolation merveilleuse de penser qu'il nous reste l'amour [...] Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches. Les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses ou dépravées. Le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange. Mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de ces deux êtres, si imparfaits et si affreux » (Eurydice).

Même lorsque le bilan reste accablant, comme dans La Culotte (1978), cette critique du féminisme, ou dans Le Boulanger, la Boulangère et le Petit Mitron, cette chronique impitoyable de la destruction d'un cou­ple, Anouilh sait préserver sa place à l'émotion. Avec des mots de tous les jours, il offre à ses lecteurs et plus encore aux spectateurs de ses pièces cette possibilité trop facilement méprisée d'un salut par l'émotion. C'est par là, avant tout, que, malgré ses dires, Anouilh est bien plus qu'un auteur de théâtre de boulevard.

Un tout petit regret et une de­mande à l'éditeur : à quand la réédition en poche des Fables, à travers lesquelles notre auteur a si bien su se moquer de la sagesse un peu ob­tuse du bonhomme La Fontaine en parodiant certaines des plus cé­lè­bres de ses œuvres ?

Joël Prieur 
Article extrait de Minute numéro 2359 du 15 mai 2008, reproduit avec l'aimable autorisation de Jean-Marie Molitor
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Jean Anouilh, Pièces brillantes, Pièces grinçantes, Nouvelles Pièces grinçantes, Pièces roses, Pièces noires, Pièces farceuses, éd. La Table ronde, 13 euros le volume port compris.

Pièces costumées, Pièces secrètes, Pièces baroques, 11,50 euros le volume port compris. Sans oublier Antigone, Médée et Œdipe ou le Roi boiteux, 8,40 euros chacune port compris.

Les Pièces juvéniles sont offertes par l'éditeur pour tout achat d'au moins deux volumes de la collection Anouilh en poche.

Sur commande à : Minute, 15 rue d'Estrées, 75007 Paris.

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 11:55

Mgr Éric de Moulins-Beaufort et Mgr Renauld de Dinechin sont nommés évêques auxiliaires de Paris
Le pape Benoît XVI a nommé évêques auxiliaires de Paris Mgr Éric de Moulins-Beaufort, jusqu’à présent secrétaire particulier de l’archevêque de Paris, et Mgr Renauld de Dinechin, jusqu’à présent curé de la paroisse de Cergy et doyen du doyenné de Cergy.

 

Biographie de Mgr Éric de MOULINS-BEAUFORT
Fils de Jean-Louis de Moulins-Beaufort, officier, et de Madame, née Françoise Liénard, Mgr Éric de Moulins-Beaufort est né le 30 janvier 1962 à Landau (Allemagne).

Formation
Après avoir étudié à l’Institut d’Études politiques de Paris et à l’Université de Paris II (Sciences économiques) et accompli son service militaire, Mgr Éric de Moulins-Beaufort est entré à la Maison Saint-Augustin, année de formation spirituelle de l’archidiocèse de Paris (1984). Il a ensuite suivi des études supérieures de théologie à l’Institut d’Études théologiques de Bruxelles (1985-1990), au séminaire français de Rome (1990-1991), puis à l’Institut catholique de Toulouse (1995-1997).
Il est titulaire d’une maîtrise de Sciences économiques, diplômé de l’Institut d’Études politiques de Paris, licencié et docteur en théologie.
Mgr Éric de Moulins-Beaufort a été ordonné prêtre le 29 juin 1991 pour l’archidiocèse de Paris.

Ministères

1992-2000 Directeur au Séminaire de Paris et enseignant au Studium du Séminaire (devenu Faculté Notre-Dame de l’École cathédrale) ; Responsable de la Maison Saint-Roch du Séminaire de Paris (1997-2000) ;

1992-1993 Aumônier du collège Montaigne ;

1993-1994 Aumônier du collège Louis-le-Grand ;

2000-2005 Curé de la paroisse Saint Paul-Saint Louis et enseignant à la Faculté Notre-Dame de l’École cathédrale ;

Dep. 2005 Secrétaire particulier de l’archevêque de Paris et enseignant, puis professeur « extraordinaire », à la Faculté Notre-Dame de l’École cathédrale.

_______________________________________________________________

Biographie de Mgr Renauld de DINECHIN
Fils de Jean de Dinechin, officier de marine, et de Chantal de Dinechin,
Mgr Renauld de Dinechin est né le 25 mars 1958 à Lille (Nord). Il est d'une famille de cinq enfants. 
 

Formation

Après des études de comptabilité et deux années de vie professionnelle, Mgr Renauld de Dinechin a suivi des études supérieures de théologie à l’Institut d’Études théologiques de Bruxelles (1983-1988).
Il est titulaire d’un B.T.S. de comptabilité-gestion et d’un baccalauréat en théologie.
Mgr Renauld de Dinechin a été ordonné prêtre le 25 juin 1988 pour l’archidiocèse de Paris.

Ministères

1988-1995 Vicaire de la paroisse de l’Immaculée Conception, aumônier du collège-lycée Paul Valéry et du collège-lycée Saint-Michel de Picpus ;

1992-1995 Adjoint du directeur pour le 2e cycle des Aumôneries de l’Enseignement public du diocèse de Paris ;

1995-1996 Postulant à l’Institut séculier Notre-Dame de Vie (Venasque) ;

1996-2002 Délégué diocésain pour les vocations religieuses et sacerdotales ; directeur de la rédaction de la revue "Vocations en Ile-de-France".

1996-2001 Aumônier à la Sorbonne, en Mission Etudiante à Saint-Germain des Prés ;

2001-2003 Aumônier à l’Université Jussieu ; en Mission Etudiante à Saint-Germain des Prés ;

2002 Vœux perpétuels à l'Institut séculier Notre-Dame de Vie.

2002-2006 Conseiller pour la branche sacerdotale de Notre-Dame de Vie ;

2003-2004 Membre de l’équipe de la Fraternité missionnaire des prêtres pour la Ville (FMPV) à la cathédrale Saint-Maclou de Pontoise à la disposition du diocèse de Pontoise ;

Dep. 2004 Responsable de l’équipe FMPV de Cergy à la disposition du diocèse de Cergy et curé de la paroisse de Cergy ;

Dep. 2006 Doyen du doyenné de Cergy.

Dep. 2008 Secrétaire général du Conseil Presbytéral de Pontoise.

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