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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 13:48

Sur le Forum Catholique, Jean Kinzler attire notre attention sur ce site : http://www.aladin0.wrlc.org/gsdl/collect/vatican/VaticanI-Index.html . A voir.

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 13:43

Les deux pièces du dossier : 

- l'article de
Jean-Pierre Denis (La Vie), 
en cliquant ici

- la réplique de
l'abbé Guillaume de Tanoüarn
en cliquant là.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 08:48

Deux articles tirés de Sud Ouest du 7 mai 2010 

Le « Corps du crime » fait un tabac
 

Même Amélie Nothomb n'avait pas réussi pareil coup : en une heure, dans une Base sous-marine pleine comme un œuf, le père Francis Ayliès, son éditeur Laurent Laffont (Lattès), sa libraire Hélène des Ligneris (La Machine à lire) et son ami Albéric de Bideran ont écoulé 800 exemplaires du « Corps du crime », le polar spirituel par lequel le charismatique curé du Grand Parc a fait irruption sur la scène littéraire. Mais l'homme n'est pas du genre à se monter le bourrichon, même s'il avoue « vivre un rêve ». Ils étaient un millier de fidèles, d'amis, de connaissances, à s'être déplacés mercredi soir pour partager, dans cette cathédrale de béton humide, la joie d'un auteur qui est aussi un témoin de la Parole. Aussi à l'aise sur scène que dans ses homélies dominicales à l'église de la Trinité, Francis Ayliès a confessé que la genèse de son roman remontait au début de l'affaire des tradis de Saint-Éloi. « Mais ma vie, ce n'est pas de gueuler toute la journée contre les intégristes. » 

Il y avait mieux à faire. Par exemple donner à ses lecteurs quelques clés d'un roman qui se déroule à Gênes, mais dont les personnages sont inspirés par des rencontres, à Bordeaux notamment. Drôle souvent, grave parfois, affectueux et sincère, le père Ayliès a confessé avoir pour modèle le Stefano du roman, « ce prêtre aux mains sales » que les situations humaines les plus dures ne rebutent pas, et qui veut être présent, « même s'il n'a pas les solutions ». 

Un polar pour réfléchir au sens, écouter l'autre, et peut-être entendre à nouveau la Parole ? Un sacré pari et un pari tenu. 

CHRISTOPHE LUCET 


Un prêtre sort un roman dont l'intrigue évoque " l'affaire Saint-Eloi " 
À l'occasion de la sortie de son roman « Le corps du crime » dont l'intrigue évoque le milieu traditionaliste, le père Francis Ayliès porte un regard acéré sur « l'affaire Saint-Éloi ». 
Par Hélène Rouquette-Valeins
 

 
Pour Francis Ayliès, il faut « reformer les prêtres traditionalistes ». PHOTO STÉPHANE LARTIGUE 

« Sud Ouest ». Dans le livre (« Le corps du crime ») que vous avez écrit (lire encadré ci dessous), vous mettez en scène un prêtre partisan de Vatican 2 et un traditionaliste. Ce roman policier est-il un roman à clés ? 

Francis Ayliès. Comme je l'ai écrit dans la phrase d'exergue du livre, « j'écris parce que je ne sais plus à qui parler ». Cet ouvrage est une façon d'inviter la hiérarchie du diocèse, ses prêtres et ses laïcs à agir avant qu'il ne soit trop tard, c'est-à-dire avant que l'institut du Bon Pasteur, installé à Saint-Éloi par Benoît XVI début 2007, pour cinq ans « ad experimentum » ne devienne définitivement acquis aux traditionalistes. 

Mais l'affaire dite de Saint-Éloi n'est-elle pas avant tout une question politique concernant l'extrême droite et ses liens avec les milieux tradis ? 

Je connais des catholiques qui préfèrent la messe en latin parce qu'elle leur rappelle leur enfance et ce ne sont pas tous des fachos. Si début 2007, la commission de relation avec les responsables de la paroisse Saint-Éloi avait été installée, il n'y aurait pas eu d'affaire, ni d'« Infiltrés ». 

Pourquoi, selon vous ? 

Parce que le problème est avant tout théologique. Il ne faut pas oublier que les prêtres de Saint-Éloi n'ont jamais été formés par l'Église catholique. Ils continuent donc à répandre la même haine contre Vatican 2. Ils auraient dû suivre des stages de « reformation ». Si aujourd'hui un pasteur protestant se convertissait et demandait à devenir prêtre catholique, il devrait repasser par le séminaire. Pourquoi pas les tradis. 

Sont-ils théologiquement si éloignés de ce que les laïcs attendent ? 

C'est effrayant. Il suffit de lire « Le Mascaret », édité par Saint-Éloi. Ils confondent la beauté de Dieu avec celle de la liturgie. Quand je lis que l'Église « fait du paupérisme liturgique alors que la cour céleste chante sans cesse la gloire de Dieu » ou quand je découvre « les morsures d'un feu inextinguible » dans un article consacré au Purgatoire, je me crois revenu au Moyen Âge. Ils ont une conception des catholiques suivant un prêtre sacrificateur. 

Comment expliquez-vous ces écrits ? 

Ils ont une vision piétiste, saint-sulpicienne de la foi, avec une petite spiritualité. Ils ont peur de l'ouverture au monde et puis ils sont comme tous ceux qui, persuadés d'être les seuls à être purs, rejettent ceux qu'ils considèrent comme impurs et veulent même les faire disparaître. Ils rêvent d'un pays uniquement chrétien, mais à leur manière et rejettent les autres. 

Ce qui peut aller très loin ? 

Nous sommes face à un monde de plus en plus complexe et les prêtres traditionalistes veulent qu'on leur fournisse des solutions à opposer aux fidèles. Ils ne veulent pas du développement d'un esprit critique. Leur enseignement est un très mauvais usage de la disputatio de Saint-Thomas d'Aquin, à laquelle on ne laisse que la partie solution. Actuellement je dirais qu'il existe deux bateaux bibliques. Celui des tradis constate que le monde court à sa perte et se réfugie dans l'Arche de Noë. L'autre, c'est celui de Jésus sur le lac de Tibériade qui affirme que l'on doit vivre dans le monde avec la tempête. 

Ne décrivez-vous pas une Église catholique en pleine rupture ? 

Mais c'est sa situation. La génération qui a fait Vatican 2 - prêtres et laïcs - passent pour des « has been ». Je crains que la hiérarchie de l'Église ne veuille plus d'une génération de contestation, mais de composition.

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 07:36

suivi du communiqué du conseil presbytéral sur l'émission "les infiltrés" du 27 avril 2010

1) L’émission « Les Infiltrés » sur F2 fait entendre des paroles intolérables de haine, d’appel au meurtre et de violence. Elle retransmet également des propos antisémites, racistes et islamophobes. Ces propos ont été tenus, même si la manière de les recueillir pose quelques problèmes de déontologie journalistique. Ils doivent être condamnés avec la plus grande netteté. Nous sommes aux antipodes de l’enseignement du Christ dans l’Evangile.

2) Cette émission veut mettre en évidence les liens étroits qui existeraient entre ceux qui tiennent ces propos (militants du mouvement Dies Irae et jeunes de l’Ecole privé sans contrat Saint Projet) et l’Institut du Bon Pasteur. C’est sa thèse. Qu’il y ait eu des contacts entre ces jeunes politisés et des prêtres de la paroisse Saint Eloi, c’est certain. De plus, le prêtre qui s’occupe de l’école est responsable aussi de l’ambiance qui y règne, que ce soit au niveau des adultes ou des jeunes. Faut-il dire que les responsables de la paroisse Saint Eloi sont d’accord avec les propos tenus ? Je ne le crois pas. Eux-mêmes d’ailleurs le nient fermement. Je parlerais plutôt de manque fort regrettable de vigilance. Chez certains fidèles il s’agit d’influence de courants provenant d’une traditionnelle extrême-droite catholique.

3) L’accueil dans l’Eglise diocésaine de l’Institut du Bon Pasteur implique une communion avec les autres composantes de l’Eglise de Gironde qui sont appelées à vivre de l’Evangile et à traduire dans des actes l’engagement que l’Eglise catholique a pris à Vatican II vis-à-vis des chrétiens des autres confessions chrétiennes, des juifs, des membres des autres religions et des hommes de bonne volonté. Il ne peut y avoir de contre-témoignage en ce domaine. L’Institut devra rester vigilant sur ce point. Les actes doivent accompagner les déclarations. Il en va de la vérité et de la santé des liens de cet Institut avec l’Eglise diocésaine.

4) Pour aider à cette communion et à cette vigilance, je mets en place une commission de relation avec les responsables de la paroisse de Saint Eloi. Elle aura pour tâche de veiller à la communication entre ceux-ci et les autres instances du diocèse. Elle sera chargée de traiter les contentieux éventuels. 

5) Dans sa rencontre des 4 et 5 mai, le Conseil presbytéral, est revenu sur ces événements et a rendu publique, avec mon accord, la déclaration ci-jointe. J’ai demandé à son Bureau de rencontrer avec moi les responsables de la paroisse Saint Eloi, pour leur faire part de l’expression des membres de ce Conseil et de l’émotion de beaucoup de catholiques bordelais.


Le conseil presbytéral du diocèse de Bordeaux (40 prêtres délégués par leurs pairs réuni autour de leurs évêques) a été scandalisé par les images et les propos tenus lors de l’émission "les infiltrés" de France 2 et tient à faire la déclaration suivante :

Même si l’émission « les infiltrés » n’est pas sans nous poser question en particulier sur le plan éthique, il n’empêche que nous devons à une chaîne du service public qu’une partie du voile se lève sur les convictions dissimulées et les incitations à la haine et à la violence d’un certain nombre de fidèles des courants traditionalistes et de leurs institutions.

Certes nous ne voulons pas faire d’amalgame mais, au nom de notre fidélité à Jésus-Christ, nous ne pouvons pas nous taire. Nous souffrons que notre foi catholique soit à ce point instrumentalisée à des fins idéologiques et politiques. Nous dénonçons l’antisémitisme et toutes les formes de ségrégation religieuse, raciale ou culturelle. Les actes de bienveillance et d’accueil n’ont pas manqué à l’égard de l’Institut du Bon Pasteur et de la paroisse St Eloi. Il nous semble qu’aujourd‘hui des limites doivent être posées, pour ne pas courir le risque de perdre le sens de la communion et de la vérité du message évangélique. 

Nous sommes persuadés que le véritable enjeu ne se réduit pas à la messe en latin ou en français ni à la forme du rite. Nul ne peut ignorer les complicités politiques d’extrême droite de certaines personnes des courants traditionalistes. Celui qui utilise le nom de Dieu comme arme pour justifier ses propres idées tourne le dos à l’Evangile.

Nous partageons la préoccupation du pape de tendre la main à ceux qui ont quitté l’Eglise et de chercher des chemins de réconciliation et d’unité « dans la charité et la vérité ». Bien des initiatives ont eu lieu dans ce sens, qui offrent à nos frères traditionalistes des signes de bienveillance, sans vraie contrepartie de leur part. Car les seuls échos qui nous reviennent manifestent la prétention de personnes sûres d’incarner la seule vraie tradition de l’Eglise. 

Le pape Benoît XVI a rappelé à maintes reprises la continuité du Concile Vatican 2 avec la tradition de l’Eglise. C’est dans cette perspective que nous sommes heureux de réaffirmer notre joie d’être prêtres aujourd’hui.

Nous prenons acte de la déclaration de l’Institut du Bon Pasteur contestant tout lien avec quelque mouvance politique. Mais aujourd’hui cette seule déclaration ne suffit pas. 


Bordeaux le 5 Mai 2010
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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 15:42

J'avais posé la question ici de savoir comment le budget prévisionnel de construction d'une église à Vaulx-en-Velin avait pu croître de plus de 50% en moins de deux ans. Maximilien Bernard a mené sa petite enquête, et nous apporte aujourd'hui la réponse :

D'après nos informations, l'évêché a ajouté au projet initial d’église, un centre paroissial avec un logement pour les prêtres et des salles de réunion. Ceci explique l'accroissement exponentiel du coût du projet.

Dont acte !

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 15:40

La chambre des députés argentine a donné son feu vert à un projet de loi autorisant le mariage homosexuel, mais il manque encore l'accord du Sénat pour que le pays devienne le premier en Amérique latine à légaliser l'union matrimoniale entre personnes du même sexe. La proposition, fustigée par l'Eglise dans ce pays très majoritairement catholique, a recueilli 126 voix pour et 109 contre au cours d'une session de 12 heures qui s'est achevée au petit matin. Cinq députés se sont abstenus.

La coauteur du projet, Vilma Ibarra (majorité de centre-gauche), propose de remplacer la mention "d'homme et femme" par "contractants" dans le code civil. Sans attendre cette éventuelle réforme, Alex Freyre et José Maria Di Bello ont été les premiers homosexuels à se marier en Amérique latine le 28 décembre en Terre de feu (sud), avant d'être imités par quatre autres couples gays ou lesbiens.

Une bataille juridique s'en est suivie. Des juges ont tenté d'annuler ces actes au motif que l'article 172 du Code civil ne prévoit pas le mariage entre personnes du même sexe, mais les couples concernés ont fait appel. Le mois dernier, l'Eglise catholique est montée au créneau contre ce projet, estimant que s'il était adopté, "l'Etat agirait de manière erronée et entrerait en contradiction avec ses propres devoirs, en modifiant les principes de la loi naturelle et de l'ordre public de la société argentine".

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 15:22

Le dernier bulletin du VIS nous propose des extraits d'une splendide audience générale qu'a donnée le pape Benoit XVI ce matin. Il y évoque la mission du prêtre. Lecture.

CITE DU VATICAN, 5 MAI 2010 (VIS). Au cours de l'audience générale Place St.Pierre, le Pape a évoqué la mission du prêtre, celle de sanctifier les hommes. Après avoir souligné que "sanctifier une personne signifie la mettre en contact avec Dieu", le Saint-Père a ajouté qu'une "partie essentielle de la grâce du sacerdoce est le don et la mission de créer ce contact qui se réalise dans l'annonce de la Parole de Dieu et...d'une façon particulièrement forte, dans les sacrements... Au cours de ces dernières décennies -a-t-il dit- on a eu tendance à faire prévaloir, dans l'identité et la mission du prêtre, la dimension de l'annonce en la séparant de celle de la sanctification. On a souvent affirmé qu'il est nécessaire de dépasser une pastorale purement sacramentelle". Puis il a souligné que "le ministre ordonné représente le Christ, l'envoyé du Père. Il en est la présence, il en continue la mission à travers la parole et le sacrement qui sont les deux piliers fondamentaux du service sacerdotal". Ainsi, "on peut se demander si, dans de tels cas, avoir sous-évalué l'exercice fidèle du Munus Sanctificandi n'aurait pas, peut-être, entrainé un affaiblissement de la foi dans l'efficacité salvifique des sacrements et, en définitive, dans l'œuvre actuelle du Christ et de son Esprit, à travers l'Eglise, dans le monde". 


http://4.bp.blogspot.com/_iy0ieTwXi_w/S9FrEjS6SfI/AAAAAAAAA9c/KwXcL-8u1dM/s400/BXVI.jpgIl est donc important, a poursuivi Benoît XVI, "de développer une catéchèse adéquate pour aider les fidèles à comprendre la valeur des sacrements, mais il est aussi nécessaire, à l'exemple du saint Curé d'Ars, d'être disponibles, généreux et attentifs lorsque l'on donne aux frères les trésors de la grâce que Dieu a mis dans nos mains et dont nous ne sommes pas les maîtres mais les gardiens et administrateurs. Et surtout à notre époque où il semble que d'un côté, la foi s'affaiblisse et que de l'autre, émerge un profond besoin et une grande recherche de spiritualité, chaque prêtre doit se rappeler que, dans sa mission, l'annonce missionnaire et le culte ne sont jamais séparés. Il doit donc encourager une saine pastorale sacramentelle pour former le peuple de Dieu et l'aider à vivre en plénitude la liturgie, le culte de l'Eglise et les sacrements, comme des dons gratuits de Dieu, des actes libres et efficaces de son action de salut... Tout prêtre sait qu'il est un instrument nécessaire pour l'action salvifique de Dieu, mais qu'il n'en est toujours qu'un instrument. Une telle conscience doit rendre humbles et généreux dans l'administration des sacrements, dans le respect des normes canoniques mais aussi dans la conviction profonde que leur mission est de faire en sorte que tous les hommes, unis au Christ, puissent s'offrir à Dieu comme une hostie vivante et sainte". 

Le Saint-Père s'est ensuite adressé à tous les prêtres pour les encourager à "vivre avec joie et avec amour la liturgie et le culte" et leur a renouvelé sa récente invitation "à revenir au confessionnal comme lieu de célébration du sacrement de la réconciliation, mais aussi comme lieu à "habiter" plus souvent, afin que le fidèle puisse trouver miséricorde, conseil et réconfort, se sentir aimé et compris de Dieu et expérimenter la présence de la miséricorde divine, en plus de la présence réelle dans l'eucharistie... Je voudrais aussi inviter chaque prêtre à célébrer et à vivre avec intensité l'eucharistie". Le prêtre "est appelé à être ministre de ce grand mystère dans le sacrement et dans la vie". De même, a-t-il ajouté, "il est indispensable que le prêtre tende à la perfection morale qui doit habiter tout cœur vraiment sacerdotal: le Peuple de Dieu attend aussi de ses pasteurs un exemple de foi et de témoignage de sainteté". Il a conclu en demandant aux fidèles d'être "conscients du grand don que les prêtres sont pour l'Eglise et pour le monde. A travers leur ministère, le Seigneur continue de sauver les hommes, de se rendre présent et de sanctifier. Sachez remercier Dieu et ,surtout, soyez proches de vos prêtres par la prière et le soutien, particulièrement de ceux qui sont dans la difficulté, afin qu'ils soient toujours plus des pasteurs selon le cœur de Dieu". 
AG/ VIS 20100505 (690)

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:17

http://www.lavie.fr/images/2010/05/04/6043_couv3158_440x260.jpgJean-Pierre DENIS, le sympathique éditorialiste de La Vie, nous ressert son couplet au sujet de M. l'abbé Philippe Laguérie. A lire en cliquant ici.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 10:55

La communauté musulmane de Gilly, en Belgique, qui compte quelque 300 fidèles, n'a plus de mosquée ? Qu'à cela ne tienne... Ils sont désormais accueillis dans l'église Saint Lambert de Jumet. 

Article sur le site de la rtbf 


Il y a deux semaines, le bâtiment situé rue du Bois de Lobbes à Gilly ne réponant plus aux normes de sécurité, la Ville a décidé d'en interdire l'accès. Du coup, pour sa prière du vendredi, la communauté musulmane installée à Gilly depuis 1978 a trouvé refuge d'abord au Stade Yernaux, ensuite, et c'est assez original, à l'église Saint Lambert de Jumet. 

Les objets de culte catholique sont masqués et des tapis sont déroulés dans le choeur. Le temps d'un après-midi, l'église jumétoise se mue en une mosquée. Une hospitalité qui vaudra jusque la mi-mai. Et après ? C'est encore le flou. La mosquée située rue du Bois de Lobbes est inaccessible puisque de gros travaux doivent y être réalisés pour sécuriser le bâtiment. Reste que la communauté musulmane de Gilly est propriétaire d'un autre bâtiment, chaussée de Ransart. Malheureusement, ce bâtiment est lui aussi inutilisable pour des raisons urbanistiques. 

A terme, cette communauté se dit prête à acquérir un nouveau bâtiment. Et pourquoi pas, solution qui pourrait arranger tout le monde, un bâtiment public. On le sait, la Ville cherche à réduire son parc immobiliser réputé pour son gigantisme. Si cette solution était retenue, les fidèles n'ont qu'un souhait, une localisation centrale, au coeur de Gilly. 

J. Durant



Sur le site 
islamic events, on peut lire également : 


 
Suite à des problèmes de sécurité avec le bâtiment qui abritait la mosquée de Gilly les fidèles se sont retrouvés sans mosquée. D’abord ils ont été accueillis au stade Yernaux et ensuite à l’église Saint Lambert de Jumet. 

Henry Rémy, le curé âgé de 89 ans, a ouvert les portes de son église, il parle d’un geste naturel envers des croyants. 

Durant la prière du vendredi les objets de culte catholique sont masqués et des tapis sont déroulés dans l’église.


Qui sait, peut-être Monsieur le Curé poussera-t-il la générosité jusqu'à leur donner le bâtiment ?Ce serait un geste fort. 

XA

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 11:56

Le cardinal Barbarin, a posé vendredi, la première pierre de l'église Saint-Thomas à Vaulx-en-Velin. Le chantier doit démarrer en juin, pour une inauguration prévue le 7 avril 2012

Son bras s'allonge vers la pierre brune et anguleuse que le paroissien de rite chaldéen tient religieusement entre ses mains. « On commence par celle-là, c'est la plus précieuse ! », sourit le cardinal Barbarin en saisissant le morceau de roche prélevé dans l'une des plus anciennes églises chrétiennes du nord de l'Irak (XIIIe siècle de notre ère). D'un geste précautionneux, il dépose ce témoignage de foi historique au pied d'une grande croix plantée sur la pelouse, près de la sculpture d'une religieuse lyonnaise représentant Jésus et Marie.

L'Orient soudé à l'Occident : beau symbole de fraternité que la cérémonie, organisée vendredi midi à Vaulx-en-Velin par le diocèse de Lyon, pour la pose de la première pierre de la future église Saint-Thomas. Bientôt, la roche irakienne sera enchâssée dans l'autel : les travaux doivent commencer en juin prochain et l'inauguration de l'édifice est prévue le 7 avril 2012, mais déjà, « c'est un véritable événement pour [notre ville] et pour tout l'Hexagone : cette église est la seule construite en France à la minute où nous vivons », a insisté le père Régis Charre, curé de l'ensemble paroissial de la commune. C'est même la première dans la région de Lyon depuis quarante ans. Un « beau projet » pour répondre aux « nouveaux besoins » de jeunes communautés chrétiennes qui s'enracinent dans l'agglomération. Victimes de persécutions dans leur pays, les Chaldéens d'Irak sont l'une des plus importantes, avec 350 familles représentant plus de 800 personnes dans le département. « Les chrétiens d'Orient savent à quel point nous portons leurs souffrances», a rappelé le cardinal Barbarin, « et nous sommes heureux, a-t-il ajouté, de donner à cette église le nom de Saint-Thomas : il avait été le premier à évangéliser le Moyen-Orient ». Mais le bâtiment religieux sera celui de tous les catholiques - africains, tamoul et autres - qui pourront y assister aux messes de leur choix. Un lieu ouvert et métissé que l'archevêque de Lyon voit comme une « maison de paix ». « La construire dans un lieu associé au souvenir des violences des années quatre-vingt est très symbolique », a martelé le cardinal Barbarin, devant 300 personnes, de nombreux fidèles, mais aussi un parterre d'élus de tout bord, et des représentants des religions chrétienne, juive et musulmane. L'Eglise va maintenant devoir s'atteler à boucler le financement du projet : il reste plus de 2 millions d'euros à trouver, sur les quelque 4 millions que coûtera le chantier. « Nous sommes confiants », assurait vendredi le diocèse.

Nicolas Ballet

nballet@leprogres.fr

« Un espoir » pour les chrétiens d'Orient

« La construction de cette église donne de l'espoir aux chrétiens en Irak comme aux catholiques en France ». Nabil (Paul) Chamoun est ému. Cet Irakien, ex-professeur de mathématiques dans son pays, fait partie des familles de rite chaldéen à s'être réfugiées dans le Rhône au cours des vingt dernières années pour échapper à la guerre et, dans certains cas, aux persécutions. « Les chrétiens vivent toujours dans une peur de l'avenir », rapporte, de retour de Bagdad, le père Muhannad Al Tawid, curé de la toute récente paroisse Saint-Ephreme des Chaldéens à Vaulx-en-Velin. « En Irak, les non-chrétiens ont tendance à penser que l'Occident est totalement chrétien et donc, que le fait de kidnapper un chrétien va permettre d'obtenir une rançon de la part des « cousins. » L'offensive lancée par les États-Unis avait ancré, chez certains musulmans, l'idée d'une 5e colonne chrétienne. « Les chrétiens irakiens sont des gens pacifiques, dépouillés de tout pouvoir », insiste le père Al Tawid.

N. B.

LE PROGRES

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