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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 12:05

M. l'abbé Alain Lorans, de la Fraternité Saint Pie X, a lu le dernier ouvrage d'Henri Tincq, "Les catholiques", paru chez Grasset. Il nous en livre une critique dans DICI, à lire en cliquant ici.
La conclusion de l'abbé est lapidaire :

"L’ouvrage d’Henri Tincq a le mérite de montrer comment la tradition conciliaire, du haut de ses quarante ans, juge la Tradition catholique bimillénaire.  Elle la juge dangereuse pour elle. Et elle n’a pas tort."

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 11:36


Il était profondément chrétien, on en fit un peintre bigot. On redécouvre, exposée à Paris, l'oeuvre flamboyante de cet isolé inclassable.

Un article de Véronique Prat paru dans le Figaro du 5 mai 2008 à relire ici.

Lien direct vers le
site de la Fondation Georges Rouault.

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 10:00

 
Cliquez sur chaque image pour l'agrandir...

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 09:00

    La trahison des commissaires

« Ce livre est une chronique et un procès de la nouvelle religion qui s’est introduite dans le clergé catholique et dans sa hiérarchie : la religion se disant conciliaire et collégiale. » Dans cette troisième édition « augmentée » de La trahison des commissaires, Jean Madiran « en analyse les épisodes récents les plus significatifs ». Pour les lecteurs de Présent l’auteur commente dans cet entretien les nouvelles révélations que contient son livre.

Jean Cochet

Article à lire dans le supplément littéraire de Présent n° 6590 du Samedi 17 mai 2008, p.5

 

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 08:49

1) A de nombreuses reprises, des liseurs du Forum Catholique m'ont fait part de leur regret de ne pas pouvoir stocker quelque part les articles les plus intéressants publiés sur le Forum. En lançant ce blog, je tenterai d'y remédier.

N'hésitez pas à me faire part de vos suggestions. Je ferai en sorte d'y donner une suite favorable.

2) Agoramag a aussi pour objectif d'aider à retrouver des fils de discussion particulièrement intéressants. Nous ne reproduirons pas ici les fils concernés, mais tenterons de les référencer par catégorie.

Les articles repris ne feront pas l'objet de commentaire supplémentaire par rapport à ce qui pourra avoir été écrit sur le Forum Catholique.

3) Enfin, Agoramag proposera également des informations non diffusées sur le Forum Catholique lui-même pour différentes raisons.

Seuls les articles originaux non diffusés sur le Forum Catholique seront ainsi ouverts aux commentaires.

XA

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 12:35
« Deux jours à tuer »
Le désespoir moderne devant la mort

C’est le titre du nouveau film de Jean Becker : Deux jours à tuer(...) Le film pose avec une saisissante maîtrise ce que l’on appelle imparfaitement un « problème de société ».


A la suite d’un quiproquo où il n’est pour rien, le principal personnage, Antoine Méliot, joué par Albert Dupontel, laisse croire à sa femme, et fait croire au spectateur, qu’il a une liaison extra-conjugale. Le spectateur ne saura la vérité qu‘à la fin du film, et sa femme seulement après sa mort. Quand on connaît la clef de l’histoire, il convient de la revivre depuis le début en connaissance de cause, par exemple en voyant le film une seconde fois.

On aperçoit alors qu’il s’agit d’un brutal mais caché face à face avec la mort. Un face à face désarmé. La mort fait peur et horreur à la nature créée, elle est source d’une profonde tristesse, on le voit déjà dans le règne animal. Il s’y ajoute chez l’homme la douloureuse pensée du déchirement que la séparation va causer aux êtres chers qui survivent, sentiment qu’Albert Dupontel joue admirablement. Notre Seigneur lui-même a pleuré devant le tombeau de Lazare, qu’il allait pourtant ressusciter ; et Marthe n’est pas consolée de « savoir qu’il ressuscitera au dernier jour » (Jn 11, 24). Par quoi l’on voit que la plus ferme espérance surnaturelle n’allège pas la tristesse. Mais elle suscite une confiance qui arme l’esprit contre le désespoir.

Le personnage mis en scène par Jean Becker est absolument désarmé devant la perspective qu’avec la mort tout va disparaître. Rien n’a plus de sens si la vie n’a pas d’autre aboutissement que la séparation déchirante et le néant. On sent le poids écrasant d’une énorme absence. Cet Antoine Méliot vit et pense à l’unisson d’une société qui n’est même pas athée, elle n’a aucune idée pour ou contre le surnaturel, elle l’ignore. On est en deçà de cette inquiétude qui fut de tout temps une esquisse d’espérance, toutes les sociétés l’ont eue avant la société moderne : le vague souhait d’une immortalité de l‘âme, la croyance qu’il existe peut-être, au-delà du monde visible, une Bienveillance mystérieuse ou bien une Sévérité qui juge ; un « dieu inconnu » comme celui auquel les Athéniens avaient à tout hasard dédié un temple. La société moderne est celle d’une humanité désormais amputée de ce qui avait toujours été sa plus haute aspiration.

En ce sens-là, le personnage qu’incarne Albert Dupontel est parfaitement moderne : et le plus remarquable, le plus décisif, c’est qu’il n’est cependant ni un soixante-huitard, ni un débauché, ni un bling-bling, ni un abruti de télévision, ni un amateur de rave-parties, ni un membre influent de la classe politico-médiatique. C’est un homme honnête et un honnête homme. Il n’a pas encore été ravagé dans sa personnalité par la dure sentence de Chesterton à laquelle rien n‘échappe finalement : « Ôtez le surnaturel, il ne reste que ce qui n’est pas naturel. » Ou plutôt, il n’a été atteint que par cette absence radicale d’espérance, il n’en a pas même une ombre ou un vague reflet. Mais il est d’un naturel bienveillant et généreux, son réflexe habituel est d‘écouter les gens et de les aider. Et surtout il a, un peu aveugle, ou au moins obscure, une réelle piété filiale, qui est comme on le sait la plus grande vertu naturelle, la plus belle, la plus riche, la plus fondamentale, la seule à laquelle a été promise une récompense temporelle, le principe solide, fécond, indispensable de toute vie sociale. Mais rien, pas même cela, ne saurait combler l’absence de Dieu. Le film trace un saisissant portrait de cette Absence.

JEAN MADIRAN

Article extrait du n° 6588 de Présent, du Jeudi 15 mai 2008

A lire, dans le même numéro Deux jours à tuer Première lecture par CAROLINE PARMENTIER et Deuxième lecture par ALAIN SANDERS
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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 09:51

Jacques Bainville a tenu pendant trente ans la rubrique « politique internationale » en première page du quotidien royaliste « L’Action française ». Il a prévu que la guerre totale serait la conséquence politique de la paix bâclée de 1918. Il est mort en 1936, avec, déjà, l’aura d’un prophète. Sans avoir pu vérifier à quel point il avait raison.

On oppose souvent Charles Maurras et Jacques Bainville, qui ont travaillé dans le même journal et pour le même mouvement dans un accord qui ne s’est jamais dé­menti. Il y aurait d’un côté Maurras, le Méridional trop facilement porté à l’excès, et de l’autre Bainville, parfait Parisien, homme rationnel, bannissant l’excès et qui se serait en quel­que sorte trompé de porte en poussant celle du Café de Flore, en 1900, pour une rencontre qui sera décisive avec Charles Maurras, jeu­ne maître à penser de l’Action française, un mouvement qui n’était pas encore devenu royaliste.
En réalité, ce qui caractérise Bain­ville, comme nous le montre Christophe Dickès dans sa belle biographie intellectuelle, c’est un scepticisme affiché vis-à-vis de toute forme de démocratie. (...)


La suite de cet article de Joël Prieur paru dans Minute (numéro 2358 du 14 mai 2008) peut être lisue directement sur le Forum Catholique, en cliquant ici.
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 14:58
Ce lundi, à Nantes, en l’église Saint-Clément, on célébrait les obsèques d’une jeune maman et de son petit Ferdinand. Hélène Poudré n’avait que 31 ans, son fils bientôt 3. Elle attendait son deuxième enfant dans la joie. Tous ont péri dans le terrible incendie qui a ravagé leur maison mercredi dernier.

C’est un fait divers tragique, comme nous, journalistes, en voyons tous les jours dans le fil des informations craché de minute en minute par les agences. Un fait divers parmi d’autres, un simple drame personnel, alors qu’il y a tant à dire de nos sociétés qui se disloquent, de la culture de mort qui se répand, du refus de Dieu qui cause tous nos malheurs. Nous vous en disons tant, chers lecteurs, que vous vous plaignez parfois de ce que Présent soit trop négatif. Alors, pourquoi vous parler d’Hélène et de Ferdinand ?

Ecoutez donc. Alertée par des ouvriers qui travaillaient en face de chez elle que le premier étage brûlait, la jeune femme a eu une réaction immédiate, sans la moindre hésitation. « Mon fils est au premier étage ! »… Et de s’engouffrer dans l’escalier, de plonger dans la fumée si épaisse, déjà, que nul n’a voulu l’y suivre. Elle est morte asphyxiée. Laissant ses parents, ses huit frères et sœurs, sa famille, ses amis, et surtout son mari Damien, seuls devant l’incompréhensible arrachement auquel ils doivent désormais faire face. Pourquoi ce sacrifice ? Ce sacrifice apparemment inutile ?

Mais on l’a retrouvée serrant Ferdinand contre son cœur. Son petit n’est pas mort seul. Oui, c’est important. Mystérieusement plus important que cette vie terrestre. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » Dans la mort Hélène et Ferdinand avaient, dit-on, le visage paisible et serein. Ils sont entrés dans la Vie.

Car derrière la tragédie, derrière le mystère de la souffrance et de la mort, c’est bien cette lumière que nous devons percevoir : la lumière de la vie donnée généreusement, donnée puis accompagnée dans la mort mais surtout vers l’Au-delà, aux antipodes de ce que nous enseigne aujourd’hui le monde. Voilà pourquoi ce fait divers est en lui-même une réponse à la culture de mort qui nous entoure et nous asphyxie de façon autrement plus cruelle que les flammes et les fumées. Hélène Poudré a agi comme une mère qui d’instinct, protège la vie : c’était naturel. Mais c’était aussi surnaturel. Hélène Poudré était, aux dires de ses proches, une catholique à la foi trempée et rayonnante. On aurait pu économiser sans doute l’horreur d’un tel sacrifice dans un monde où les enfants seraient tous accueillis et aimés. Hélas…

Nous saluons aujourd’hui une mère héroïque, en même temps que nous disons partager, bien pauvrement, la peine inimaginable des siens. Notamment ses oncles, les abbés Jacques et Philippe Laguérie…

JEANNE SMITS

Article extrait du n° 6583 de Présent, du Mardi 6 mai 2008
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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 20:00
En toute immodestie, je vous renvoie sur la page consacrée à mon intervention de ce 30 avril 2008 au micro de Radio Courtoisie. Merci à Daniel Hamiche pour son invitation.

Cliquez ici.

Durée totale de l'extrait : 41’15 ‘’
Dont voici
un timecode succinct :

  • 20ème seconde : accueil de XA
  • [...]
  • 1’ 45 ‘’ :  Premier sujet : L'école sainte Jeanne d'Arc
  • 14’ 27’’ : Second sujet : Le Forum Catholique !
  • 29’30’’ : Commentaire de Guillaume de Thieulloy (les4verites.com) sur l’usage d’internet…
  • [...]
  • 35’37’’ : Information - Formation – Liens forts entre intervenants – Chaînes de prières
  • [...]
  • 39’24’’ : De l'agressivité de certains silences
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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 06:36

 Il y a cinquante ans, en 1958, s’achevait le pontificat de Pie XII et commençait celui de Jean XXIII, pontificat de transition, de rupture (dans la méthode) et de continuité (dans le fond) ; Jean XXIII n’était pas un libéral.

Il y a quarante ans, en 1968, la France connaissait un psychodrame estudiantin puis social qui ouvrait la voie à une mutation radicale des esprits, des mentalités et des comportements tandis que, dans l’été suivant, Paul VI s’attachait, selon son expression, à « réaffirmer, confirmer les points capitaux de la foi de l’Eglise », en proclamant un Credo du peuple de Dieu de forme très traditionnelle et que, par l’encyclique Humanæ vitæ, il n’hésitait pas à « heurter de plein fouet ”la conscience collective de l’humanité” en son état actuel d’aveuglement et d’autosuffisance. » (selon l’expression de Jean Madiran).

Il y a trente ans, en 1978, s’achevait le pontificat de Paul VI, pape du dialogue, de l’achèvement du concile Vatican II et de sa mise en application, et commençait celui de Jean-Paul II, pape anti-moderne, qui emprunta, lui aussi, la voie du dialogue et commença l’œuvre de dépassement qui caractérise le pontificat de son successeur.

Il y a vingt ans, en 1988, Mgr Lefebvre consacrait, sans mandat pontifical, quatre évêques. Il le faisait, en arguant de « l’état de nécessité » : dans une Eglise battue par la tempête (l’image est de Paul VI, reprise par Benoît XVI), il jugeait nécessaire une « opération-survie » pour assurer la continuité de son œuvre, toute dédiée à préserver le sacerdoce et la messe traditionnelle.

Vingt ans après cette rupture du fondateur de la FSSPX, les circonstances ont changé. L’ « état de nécessité » est-il toujours le même ? Benoît XVI, dans un discours très important, a plaidé pour « une juste interprétation du concile » et a rejeté l’ « herméneutique de la discontinuité et de la rupture » qui s’est répandue jusque dans la théologie (Discours à la Curie, le 22.12.2005). Puis, il a restauré solennellement le droit d’existence de la messe traditionnelle (motu proprio du 7.7.2007).

Ces deux actes majeurs du pontificat de Benoît XVI ne paraissent pas suffisants au Supérieur général de la FSSPX pour permettre une réconciliation avec Rome. Le 14 avril dernier, Mgr Fellay a fait connaître les raisons pour lesquelles la FSSPX « ne peut pas “signer d’accord“ ». Il l’a dit, non dans un document officiel ou une déclaration solennelle, mais dans une « Lettre aux amis et bienfaiteurs » publiée régulièrement (c’est la 72e). Le Monde, dans un article d’Henri Tincq, et La Croix, dans un article de Jean-Marie Guénois, parus le même jour, qualifient en des termes identiques la position de Mgr Fellay : « une fin de non-recevoir ». Henri Tincq est plus violent, comme d’habitude, en parlant de « déclaration de guerre contre le pape et Rome ».

L’erreur d’interprétation est flagrante : il ne s’agit pas d’une « déclaration de guerre », ou d’une « nouvelle étape dans le contentieux », comme l’écrit Jean-Marie Guénois, mais d’une position d’attente. Sans ajouter d’autres commentaires à la position exprimée par Mgr Fellay, je crois utile de faire connaître l’analyse qu’en a faite l’abbé Guillaume de Tanoüarn, un des fondateurs de l’Institut du Bon Pasteur.


L’analyse de M. l’abbé Guillaume de Tanoüarn :

J'ai écrit que la FSSPX ne devait pas se presser de signer. Signer pour signer n'a pas de sens. Signer quoi ? Pour aller où ? Il faut pouvoir être fier de ce que l'on signe avec le Père commun des fidèles (comme je l'ai été et le suis moi même), ou alors cette signature n'est qu'un chiffon de papier, qui vous met en danger. Signer un chiffon de papier qui engendrerait la division et l'auto-destruction de la FSSPX, cela ne constitue en rien une solution. Par ailleurs, pour être capable de signer un véritable accord, il faut savoir et faire savoir où l'on va. Et pas se référer à des événements qui ont quinze ans. Pas reprendre en boucle un discours que l'on n'a pas revu (ou retravaillé) depuis quinze ans. Comme si rien n'avait changé.

Lorsqu'on entend, venant de la FSSPX ou de ses amis (dont je fais partie) : le moment n'est pas encore venu de signer, cette expression peut être prise en deux sens.

Soit : il n'est pas temps de signer, parce que Rome n'est pas allé assez loin dans la Restauration. Et je pense que ce motif est lâche et qu'il conduit à reporter le souci de l'unité de l'Eglise après la parousie. il y aura forcément toujours une raison d'ici là pour dire que cela va mal et rester dehors.

Soit encore, en un sens tout différent : il n'est pas temps de signer parce que la FSSPX n'a ni l'unité interne ni la force nécessaire pour affronter immédiatement une telle mutation. En signant trop vite (quoi ? pour aller où ?) elle risque d'exploser en vol, pour le plus grand malheur de toute la chrétienté. Le combat est difficile. Les épiscopats ne souhaitent pas forcément pratiquer la vertu d'accueil. Un bon accord est un accord qui se signe en force. Il faut que la FSSPX résolve d'abord des difficultés internes. Elle doit le faire petit à petit, en soutenant résolument, au jour le jour, tout ce qui, dans l'action providentielle de Benoît XVI, demande à être soutenu.

[…]

la FSSPX doit s'engager pour l'Eglise et pas seulement en lançant des campagnes du Rosaire, mais en faisant tout ce qui est en elle, en s'exposant comme s'exposait Mgr Lefebvre, en soutenant le pape, dont certains textes sur l'œcuménisme aux Etats-Unis sont simplement magnifiques, dont certains textes sur la liberté religieuse sont très éclairants.

(Le Forum catholique, 25 avril 2008).

Lien vers le blog d'Yves Chiron

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