Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 09:15

Julien Dupont, c'est ce blogueur séminariste qui avait fait la grève des Rois Mages dans sa crèche. Dans un an, si Dieu veut, il sera ordonné prêtre par Mgr Albert Rouet. 

A Poitiers, deux ordinations pour l'Ascension 

 

Un père de famille et un séminariste seront ordonnés diacres par Mgr Albert Rouet, évêque de Poitiers, jeudi 13 mai 2010. Le premier deviendra diacre permanent « en vue du service » et le second diacre « en vue du sacerdoce ». Un même sacrement pour des missions différentes. 

Laurent Pérault (à droite sur la photo), 46 ans, sera le 42ème diacre permanent du diocèse de Poitiers. Marié et père de trois enfants, il est directeur des études à l'École d'ingénieurs en mécanique et aérotechnique (ENSMA) dont il est diplômé. Depuis 1988, plusieurs engagements d'Eglise ont jalonné son parcours : aumônerie des classes préparatoires d'un lycée, mission étudiante, site Internet diocésain, conseil pastoral diocésain... En mai 2005, la question du diaconat lui est posée. Il témoigne : « Après discernement et formation, nous avons Laurence et moi choisi de répondre « oui » parce que nous croyons que c'est sur ce chemin que le Seigneur nous demande de poursuivre notre route ». Si sa mission sera donnée par Mgr Rouet, évêque de Poitiers, à la fin de la célébration, il sait déjà dans quel esprit il compte l'accomplir : « Il s'agira pour moi de vivre le service des frères à travers la mission reçue mais aussi à travers la vie familiale, les responsabilités professionnelles et les engagements divers ». 

Pour Julien Dupont (à gauche sur la photo), séminariste de 26 ans, la question de devenir prêtre s'est posée vers 15 ans, après avoir découvert l'abbaye de Ligugé, « lieu de paix, de profondeur, et de vérité ». « Depuis, c'est chaque jour que j'essaye de reconnaître comment, à partir de cet « appel », j'ai pu vérifier la pertinence de ce projet de Dieu dans tout ce qui m'a été donné de vivre » explique-t-il. Lors de son ordination diaconale, le séminariste s'engagera au célibat. Il poursuivra sa formation au séminaire des Carmes à Paris et sera ordonné prêtre pour le diocèse de Poitiers. 7 séminaristes y sont actuellement en formation. 

source

Partager cet article
Repost0
12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 15:37

 

Sous la pression médiatique, le cardinal Ricard a dérapé

A bout de forces, titubant sous une intense pression politico-médiatique, externe et interne, le malheureux cardinal Jean-Pierre Ricard a enfin parlé en son nom et donné sa signature.

Il a fini par publier lui-même un communiqué contre l’Institut du Bon Pasteur (IBP), s’alignant sur l’article de La Croix du 27 avril et cautionnant à son tour le témoignage des menteurs professionnels « infiltrés » de France 2.

Certes, il y avait déjà eu à Bordeaux un communiqué conforme, fin avril, mais impersonnel, il était celui de l’archevêché et point celui de l’archevêque. La Croix du 11 mai nous présente maintenant la « réaction » du Cardinal-Archevêque en personne, qui déclare notamment :

« L’accueil dans l’Eglise diocésaine de l’Institut du Bon Pasteur implique une communion avec les autres composantes de l’Eglise de Gironde (…) qui sont appelées à traduire dans des actes l’engagement que l’Eglise catholique a pris à Vatican II vis-à-vis des chrétiens des autres confessions chrétiennes, des juifs, des membres des autres religions. »

Pourtant les décrets de Vatican II ne font nulle part mention explicite d’aucune négociation, d’aucun accord, d’aucun engagement à l’égard « des autres confessions chrétiennes », ni « des juifs », ni « des membres d’autres religions ». Et personne avant le cardinal Ricard n’en avait publiquement parlé aussi crûment.

Il faut donc comprendre que ces engagements pris « par l’Eglise » l’ont été non point par Vatican II, mais à l’occasion ou à l’intention de Vatican II.

Nous en connaissons un exemple, un seul, mais certain : l’accord de Metz passé avec la Russie stalinienne, comportant l’engagement de ne plus combattre le communisme en échange de représentants de l’Eglise russe autorisés à venir assister en « observateurs » au Concile (cf.  L’accord de Metz, un volume de 75 pages aux Editions Via Romana).

Il ressort donc du communiqué cardinalice que, de la même manière ou d’une manière analogue, une triple négociation secrète, à l’occasion ou à l’intention du Concile, a eu lieu :

— avec « les autres confessions » ;

— avec « les juifs » ;

— avec « des membres des autres religions ».

L’accord secret passé avec Moscou s’était « traduit dans des actes » par l’arrêt de toute opposition explicite au communisme.

Par quels actes l’IBP va-t-il être sommé maintenant de traduire les engagements secrètement pris « par l’Eglise » à l’égard « des chrétiens des autres confessions », et « des juifs », et « des membres des autres religions » ? Il faudra bien alors révéler à l’IBP le contenu précis de ces engagements.

Puisque La Croix confirme à nouveau que la cible de l’affaire est bien « l’Institut du Bon Pasteur, institut de droit pontifical dirigé par l’abbé Philippe Laguérie », c’est donc avec l’abbé Laguérie que le cardinal Ricard aura à en discuter.

Il ne pouvait pas mieux tomber. Nous connaissons assez l’abbé Laguérie pour souhaiter au Cardinal bien du plaisir.

Le malheureux est à la tête d’un diocèse fortement noyauté, notamment par un « groupe de catholiques du diocèse représentant 190 laïcs »d’un extrémisme gauchiste virulent, et par un « conseil presbytéral » d’une quarantaine de prêtres également très marqué par un progressisme imprécateur : ils sont l’un et l’autre médiatisés à grand fracas. Une pratique de la dialectique marxiste prétend faire la loi dans « l’Eglise de Gironde », et le Cardinal y résiste comme il peut. Cette fois, il a visiblement dérapé.

JEAN MADIRAN

 

 

Partager cet article
Repost0
10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 21:13

http://3.bp.blogspot.com/_cQ2xhpZfenk/Sp-siN3NpqI/AAAAAAAAKfc/66Wqt0Rs_cA/S1600-R/Orb+Masthead.jpgRome reste un monde à part. Quand on le quitte, on rêve d'y retourner. J'écoutais tout à l'heure Eric Zemmour s'en entretenir avec Christophe Dickès, sur Canal Académie. Personnellement, je prends un grand plaisir à consulter régulièrement ce modeste blog, www.orbiscatholicus.org, qui nous permet de nous plonger dans les trésors de cette merveilleuse cité.

Ne vous sentez pas obligé(e) d'aimer. Mais moi, je suis accro.

Partager cet article
Repost0
10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 15:03

Jacques Paugam pose sept questions essentielles à la philosophe académicienne

http://www.canalacademie.com/IMG/cache-119x100/arton5752-119x100.jpgLa philosophe, historienne, romancière et académicienne Chantal Delsol, fondatrice de l’Institut de recherche Hannah Arendt, éditorialiste au Figaro, ne fait mystère ni de sa foi catholique ni de ses convictions politiques puisqu’elle se définit comme une « libérale néo-conservatrice » et une « non-conformiste de droite ». Invitée de la rubrique « L’Essentiel », elle répond aux sept questions rituelles de Jacques Paugam sur canal académie.

Adresse directe du fichier MP3 : http://www.canalacademie.com/emissions/hab589.mp3

Partager cet article
Repost0
10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 14:16

http://www.lavie.fr/images/2010/05/04/6042_abbe-laguerie_440x260.jpgde répondre à l'hebdomadaire la Vie, suite à l'article de Joséphine Bataille.

- Cliquer ici pour lire l'article paru dans La Vie,

- Cliquer là pour lire la réponse de l'abbé Laguérie.

Partager cet article
Repost0
10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 14:01

http://www.lanef.net/images/vignettes/art_20100505184617_25252_150_200.jpgOn peut lire dans la Nef de mai 2010 un entretien accordé par Mgr Batut, évêque auxiliaire de Lyon. Il y évoque la Maison Sainte-Blandine. Forcément, les Lyonnais fidèles de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre auront un pincement au coeur. Extraits.

 

Qui a décidé des modalités de leur formation ?

Leur évêque ! Votre question m’amène à souligner un point très important. Depuis la mise en œuvre du Concile de Trente, avec la création des séminaires, la marche suivie par un candidat qui pensait être appelé à être prêtre diocésain et non religieux, a été de demander rendez-vous à son évêque et de se mettre à sa disposition. Spirituellement, cette démarche est sans prix, car elle souligne que l’appel au sacerdoce ne relève pas d’un choix personnel, mais de Dieu et de l’Église qui appelle. La première question qui se pose quand un jeune homme se présente n’est pas celle de la forme liturgique dans laquelle il a grandi, mais de savoir si vraiment Dieu l’appelle. C’est pourquoi il faut lui donner les moyens de bien vivre l’année de fondation spirituelle, en cohérence avec ce qui a nourri sa foi jusque-là, pourvu seulement que ce soit conforme à la tradition catholique et aux lois de l’Église, et de pouvoir ainsi mettre sereinement ces richesses au service de l’Église dans le sacerdoce diocésain.

Voilà pourquoi les candidats à l’année Sainte-Blandine devront nécessairement y être envoyés par un évêque – le fait de donner son accord pour la Maison Sainte-Blandine signifiant que l’évêque prend en compte l’héritage personnel du candidat, en particulier liturgique, et le considère comme positif pour son diocèse.

Qui sont les prêtres membres de Totus Tuus et quel rapport avec la maison Sainte-Blandine ?

Totus tuus est une association de prêtres placée sous la protection de l’archevêque de Lyon et constituée de prêtres diocésains issus pour la plupart de fraternités « Ecclesia Dei ». Cette association a été voulue comme une structure légère, parce que les prêtres concernés ne veulent pas être autre chose que des prêtres diocésains liés par des liens de fraternité et gardant une certaine mobilité pour être envoyés par leurs évêques là où les fidèles attachés au missel de Jean XXIII ont besoin d’eux.

Le pape évoquait l’enrichissement mutuel des deux missels : qu’en pensez-vous ?

Dans la même Lettre aux évêques de juillet 2007, cet enrichissement est évoqué. Il faut noter que les suggestions d’enrichissement sont formulées différemment pour le missel de Jean XXIII et pour celui de Paul VI : pour le premier, le pape mentionne l’insertion des nouveaux saints et d’une partie des nouvelles préfaces ; pour le second, il se contente d’inviter à manifester « de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien ». Ces suggestions très concises touchent à l’essentiel. Elles affirment clairement qu’aimer le missel de Jean XXIII signifie se réjouir de le voir s’enrichir et évoluer comme il l’a toujours fait, car ce qui n’évolue pas est en réalité déjà mort. Mais d’autre part, on ne peut pas aimer le missel de Paul VI sans en voir l’enracinement dans toute la tradition liturgique, faute de quoi on se méprend complètement sur ce qu’il est. Il s’agit donc de ne pas envisager l’histoire antécédente sans l’histoire subséquente, et réciproquement, conformément à cette « herméneutique de la réforme dans la continuité » qui est celle de Benoît XVI pour l’ensemble de la Tradition catholique, de Nicée à Vatican II inclus.

Mais cela même fait apparaître la difficulté de ce qui est proposé. Il est clair que c’est un changement d’état d’esprit, et cela ne se décrète pas. Ce n’est pas parce qu’on rajoutera quelques préfaces au missel de Jean XXIII que ceux qui ne veulent pas comprendre qu’il est le ruit d’une évolution jamais interrompue le comprendront ; et ce n’est pas parce qu’on célébrera la messe de Paul VI avec la plus grande piété et le plus grand soin que ceux qui veulent l’instrumentaliser pour justifier les pires excentricités désarmeront. Autrement dit, pas d’enrichissement sans conversion. Mon souhait le plus cher pour les jeunes que nous accueillerons, si Dieu veut, dans cette nouvelle Maison, c’est qu’ils soient déterminés à aider le pape et l’Église en étant de vrais apôtres de l’herméneutique de la continuité.


Partager cet article
Repost0
9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 07:10

Propos tenus par le cardinal Barbarin, hier, à Ars, lors du pèlerinage inter-diocésain : « C'est l'année sacerdotale, celle du 150e anniversaire de la mort du curé d'Ars que Benoît XVI vient de déclarer patron des prêtres du monde. J'ai demandé au pape de venir. Je l'espère, mais je crains que son emploi du temps ne lui permette pas. D'ici la fin de l'année, peut-être trouvera-t-il le temps qu'il lui faut ». (source : Le Progrès)

Partager cet article
Repost0
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 13:48

Sur le Forum Catholique, Jean Kinzler attire notre attention sur ce site : http://www.aladin0.wrlc.org/gsdl/collect/vatican/VaticanI-Index.html . A voir.

Partager cet article
Repost0
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 13:43

Les deux pièces du dossier : 

- l'article de
Jean-Pierre Denis (La Vie), 
en cliquant ici

- la réplique de
l'abbé Guillaume de Tanoüarn
en cliquant là.

Partager cet article
Repost0
7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 08:48

Deux articles tirés de Sud Ouest du 7 mai 2010 

Le « Corps du crime » fait un tabac
 

Même Amélie Nothomb n'avait pas réussi pareil coup : en une heure, dans une Base sous-marine pleine comme un œuf, le père Francis Ayliès, son éditeur Laurent Laffont (Lattès), sa libraire Hélène des Ligneris (La Machine à lire) et son ami Albéric de Bideran ont écoulé 800 exemplaires du « Corps du crime », le polar spirituel par lequel le charismatique curé du Grand Parc a fait irruption sur la scène littéraire. Mais l'homme n'est pas du genre à se monter le bourrichon, même s'il avoue « vivre un rêve ». Ils étaient un millier de fidèles, d'amis, de connaissances, à s'être déplacés mercredi soir pour partager, dans cette cathédrale de béton humide, la joie d'un auteur qui est aussi un témoin de la Parole. Aussi à l'aise sur scène que dans ses homélies dominicales à l'église de la Trinité, Francis Ayliès a confessé que la genèse de son roman remontait au début de l'affaire des tradis de Saint-Éloi. « Mais ma vie, ce n'est pas de gueuler toute la journée contre les intégristes. » 

Il y avait mieux à faire. Par exemple donner à ses lecteurs quelques clés d'un roman qui se déroule à Gênes, mais dont les personnages sont inspirés par des rencontres, à Bordeaux notamment. Drôle souvent, grave parfois, affectueux et sincère, le père Ayliès a confessé avoir pour modèle le Stefano du roman, « ce prêtre aux mains sales » que les situations humaines les plus dures ne rebutent pas, et qui veut être présent, « même s'il n'a pas les solutions ». 

Un polar pour réfléchir au sens, écouter l'autre, et peut-être entendre à nouveau la Parole ? Un sacré pari et un pari tenu. 

CHRISTOPHE LUCET 


Un prêtre sort un roman dont l'intrigue évoque " l'affaire Saint-Eloi " 
À l'occasion de la sortie de son roman « Le corps du crime » dont l'intrigue évoque le milieu traditionaliste, le père Francis Ayliès porte un regard acéré sur « l'affaire Saint-Éloi ». 
Par Hélène Rouquette-Valeins
 

 
Pour Francis Ayliès, il faut « reformer les prêtres traditionalistes ». PHOTO STÉPHANE LARTIGUE 

« Sud Ouest ». Dans le livre (« Le corps du crime ») que vous avez écrit (lire encadré ci dessous), vous mettez en scène un prêtre partisan de Vatican 2 et un traditionaliste. Ce roman policier est-il un roman à clés ? 

Francis Ayliès. Comme je l'ai écrit dans la phrase d'exergue du livre, « j'écris parce que je ne sais plus à qui parler ». Cet ouvrage est une façon d'inviter la hiérarchie du diocèse, ses prêtres et ses laïcs à agir avant qu'il ne soit trop tard, c'est-à-dire avant que l'institut du Bon Pasteur, installé à Saint-Éloi par Benoît XVI début 2007, pour cinq ans « ad experimentum » ne devienne définitivement acquis aux traditionalistes. 

Mais l'affaire dite de Saint-Éloi n'est-elle pas avant tout une question politique concernant l'extrême droite et ses liens avec les milieux tradis ? 

Je connais des catholiques qui préfèrent la messe en latin parce qu'elle leur rappelle leur enfance et ce ne sont pas tous des fachos. Si début 2007, la commission de relation avec les responsables de la paroisse Saint-Éloi avait été installée, il n'y aurait pas eu d'affaire, ni d'« Infiltrés ». 

Pourquoi, selon vous ? 

Parce que le problème est avant tout théologique. Il ne faut pas oublier que les prêtres de Saint-Éloi n'ont jamais été formés par l'Église catholique. Ils continuent donc à répandre la même haine contre Vatican 2. Ils auraient dû suivre des stages de « reformation ». Si aujourd'hui un pasteur protestant se convertissait et demandait à devenir prêtre catholique, il devrait repasser par le séminaire. Pourquoi pas les tradis. 

Sont-ils théologiquement si éloignés de ce que les laïcs attendent ? 

C'est effrayant. Il suffit de lire « Le Mascaret », édité par Saint-Éloi. Ils confondent la beauté de Dieu avec celle de la liturgie. Quand je lis que l'Église « fait du paupérisme liturgique alors que la cour céleste chante sans cesse la gloire de Dieu » ou quand je découvre « les morsures d'un feu inextinguible » dans un article consacré au Purgatoire, je me crois revenu au Moyen Âge. Ils ont une conception des catholiques suivant un prêtre sacrificateur. 

Comment expliquez-vous ces écrits ? 

Ils ont une vision piétiste, saint-sulpicienne de la foi, avec une petite spiritualité. Ils ont peur de l'ouverture au monde et puis ils sont comme tous ceux qui, persuadés d'être les seuls à être purs, rejettent ceux qu'ils considèrent comme impurs et veulent même les faire disparaître. Ils rêvent d'un pays uniquement chrétien, mais à leur manière et rejettent les autres. 

Ce qui peut aller très loin ? 

Nous sommes face à un monde de plus en plus complexe et les prêtres traditionalistes veulent qu'on leur fournisse des solutions à opposer aux fidèles. Ils ne veulent pas du développement d'un esprit critique. Leur enseignement est un très mauvais usage de la disputatio de Saint-Thomas d'Aquin, à laquelle on ne laisse que la partie solution. Actuellement je dirais qu'il existe deux bateaux bibliques. Celui des tradis constate que le monde court à sa perte et se réfugie dans l'Arche de Noë. L'autre, c'est celui de Jésus sur le lac de Tibériade qui affirme que l'on doit vivre dans le monde avec la tempête. 

Ne décrivez-vous pas une Église catholique en pleine rupture ? 

Mais c'est sa situation. La génération qui a fait Vatican 2 - prêtres et laïcs - passent pour des « has been ». Je crains que la hiérarchie de l'Église ne veuille plus d'une génération de contestation, mais de composition.

Partager cet article
Repost0