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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 21:34

Siz ix 15 avril 2010Je publiais sur ce blog il y a deux ans une information passée dans le funeste et feu-LYON MAG au sujet de la construction à venir d'une église à Vaulx-en-Velin (voir ici). A l'époque, le budget annoncé pour la construction de cet édifice s'élevait à 2,5 millions d'euros. Deux ans plus tard, dans un communiqué émanant cette fois de l'archevêché, on apprend que le budget s'élève désormais à 4 millions de la même monnaie. Mine de rien, cela fait une sacrée différence. 1,5 millions d'euros, c'est dix millions de nos anciens francs. C'est un dépassement de plus de 50% du budget prévisionnel. C'est énorme, non ? Certes, la crise est passée par là, mais les prix des architectes et des entreprises de BTP ont-ils flambé à ce point ?

XA

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 21:12

Les liseurs de ce modeste blog sont pour la plupart très certainement footophobes, certains sans trop savoir pourquoi sans doute, ou tout simplement parce qu'il n'est pas dans le ton d'aimer le ballon rond, piètre divertissement dans un monde que le Bon Dieu a forcément voulu austère et sérieux.

Ayant tapé dès mon plus jeune âge dans un ballon, et ayant usé plus d'un pantalon au grand désespoir de ma mère puis de mes soeurs, je ne rechigne pas à regarder un bon match. Il ne me viendrait pas à l'idée d'aller taper du Parisien ou du Marseillais sous le doux prétexte de défendre les couleurs de l'Olympique Lyonnais pour autant. Il me semble que - comme en toute chose - on peut savoir raison garder, même si les enjeux du football sont aujourd'hui colossaux.

Il n'empêche : un beau but reste un beau but.

La video ci-dessous nous en offre un assez magnifique, dont le championnat anglais a le secret.

Si vous ne l'avez pas vu, je vous laisse apprécier.

XA

 


 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 18:49

Benoît XVI : un "ghostbuster" sur le trône de Saint-Pierre ! par Pierre Desjardins

LEMONDE.FR | 15.04.10 |

 

pierre-desjardinsVerra-t-on bientôt Benoît XVI débarquer à New York au volant de sa papamobile armé d'un fusil à proton pour désintégrer les fantômes des victimes juives des camps de concentration qui, selon les rumeurs au Vatican, hantent la salle de rédaction du New York Times ? Voilà la question que l'on pourrait poser alors que le lobby juif américain de New York est vertement pointé du doigt par le Vatican. Ce dernier voit en effet dans les propos des journalistes quotidien new-yorkais une attaque en règle visant à déstabiliser l'Eglise catholique et à détrôner le pape.

Notons que le New York Times appartient à une très riche dynastie juive américaine, la famille Sulzberger. Suivant le Vatican, le scandale médiatique des prêtres pédophiles soulevé par leNew York Times n'est qu'un vil subterfuge pour se débarrasser de Benoît XVI, un pape qui, par son dogmatisme et son conservatisme, contrevient aux valeurs de la société de consommation soutenues par le lobby juif américain.

Ce ne serait donc pas tant les cas d'abus sexuels qui seraient le véritable motif de ces mises en accusation : ce seraient plutôt les politiques jugées trop conservatrices de l'Eglise catholique par les tenants du libéralisme, un libéralisme où la femme a une place de choix et où, également, l'avortement et la contraception constituent un marché lucratif important, et cela, à l'échelle mondiale. Minimisant la teneur des accusations portées contre lui, Benoît XVI, tel le Christ chassant autrefois les vendeurs du Temple, aura donc choisi de s'attaquer à ces impénitents qu'il accuse de vouloir se débarrasser de lui pour corrompre davantage la planète et mieux faire commerce !

Soulignons que le torchon entre le pape et la communauté juive brûle déjà depuis un certain temps. Rappelons que c'est Benoît XVI qui, en 2007, a restauré la version latine de la prière du Vendredi saint, une prière dans laquelle on demande la conversion des juifs au catholicisme. Ce qui, on le comprendra, représente un affront de taille pour cette communauté qui, à force de travail et de persévérance, a réussi à survivre aux pires événements de l'histoire. Et c'est d'autant plus vrai si l'on considère que cet affront vient de la part d'un pape allemand, ex-membre des jeunesses hitlériennes. Notons également que c'est Benoît XVI qui, alors qu'il était cardinal, s'était permis de lever l'excommunication pesant sur l'évêque négationniste de la Shoah, Mgr Richard Williamson.

Mais c'est récemment, lors de la liturgie de la passion du Christ précédant l'homélie du Vendredi saint, que le tout a culminé : sans qu'on s'y attende, le prédicateur de la maison pontificale a eu le culot de comparer le pape à une victime d'antisémitisme. Nonobstant le fait que le père Cantalamessa, responsable de ce propos, s'est dit désolé par la suite d'avoir pu choquer, il n'en demeure pas moins que cette affirmation en dit long sur la perception que l'Eglise de Rome se fait de sa responsabilité dans le dossier des prêtres pédophiles.

En effet, dans le contexte tendu actuel, cette maladroite analogie peut être associée à une tentative de réactualisation du Calvaire, mais, cette fois-ci, pour le compte du pape et des politiques rétrogrades de l'Eglise : tout comme le Christ qui, torturé à mort par les juifs, se voyait autorisé à obtenir de son père le pardon pour les péchés du monde, le pape, de même persécuté aujourd'hui par le lobby juif américain, pourrait se considérer, lui aussi, autorisé à obtenir le pardon quant à sa mauvaise gérance des dossiers de prêtres pédophiles. Ce serait également là un merveilleux prétexte pour dénigrer les valeurs libérales.

Les juifs se retrouvent ainsi malencontreusement replacés dans leur rôle d'origine dans l'histoire du christianisme : les vils responsables de la mort du Christ, et, maintenant, ceux qui veulent la démission de son illustre représentant sur terre, le pape !

Pareille attitude est inquiétante. Elle l'est à la fois parce qu'elle remet à l'ordre du jour les luttes interreligieuses, dont on pourrait bien se passer mais, aussi et surtout, parce qu'elle dénote un refus systématique et absolu de l'Eglise catholique d'y voir clair et de s'attaquer au problème récurrent des prêtres pédophiles en détournant l'attention des fidèles vers un ennemi extérieur. Pour Benoît XVI et le Vatican, le constat est simple : la pédophilie chez les prêtres catholiques est une chose du passé et les erreurs en ce domaine sont désormais pardonnées. On comprend mieux alors pourquoi Benoît XVI, dans l'homélie qui a fait suite à cette présentation surprenante, n'a pas cru bon glisser mot des abus sexuels des prêtres pédophiles et a tout bonnement préférer parler d'autre chose…

Il faut dire que les implications du clergé catholique dans des affaires de déviances sexuelles ne datent pas d'hier, et cela à des niveaux hiérarchiques parfois très élevés. Sans vouloir aller dans les cancans, il existe au sein de l'Eglise catholique une tradition fortement implantée de camouflage sur tout ce qui touche à la sexualité des membres de son clergé. Qu'il s'agisse de liaisons hétérosexuelles, homosexuelles ou pédophiles, l'Eglise catholique avait développé au fil des années une panoplie d'outils qui s'avéraient très efficaces pour se protéger des scandales.

Mais la pluie d'accusations qui s'abat présentement sur Benoît XVI le place dans une position différente : étant le fruit de nouvelles technologies de l'information où tout se sait et se dit à grande échelle en une fraction de seconde, la crise qu'il traverse échappe à son contrôle. Le dérapage du Vendredi saint où, pour apaiser la tempête, l'Eglise de Rome n'aura réussi qu'à attiser davantage l'indignation du monde entier en est un bon exemple.

Benoît XVI alias Ratzinger, un théologien habituellement reclus dans ses appartements, n'avait jamais eu à subir une telle invasion médiatique. Habitué de par ses fonctions à la congrégation pour la doctrine de la foi à tout savoir, tout contrôler et tout prévoir, les accusations du New York Times découlant d'un procès au civil – chose que, sous l'égide du grand inquisiteur qu'il était, il avait toujours pris soin d'éviter – ont vite fait de le déstabiliser. Or, dans ces accusations, ce sont précisément ces évitements parrainés par des évêques et approuvés par lui qui sont en cause. A ce chapitre, les révélations fusent maintenant de toutes parts et nous n'en serions qu'à la pointe de l'iceberg. Notre "ghostbuster" a donc du pain sur la planche !

La responsabilité de Benoît XVI dans la dissimulation des cas de pédophilie ne fait plus de doute. Alors préfet, ce futur pape semblait éminemment plus préoccupé par le bien de l'Eglise que par celui des enfants. Laissés ainsi, à la discrétion de l'Eglise catholique et à sa mentalité du pardon, des milliers d'enfants ont eu, à cause de lui et pendant vingt-quatre ans, à subir les sévices sexuels de prêtres pédophiles.

Présentement, 4 392 prêtres ont déjà été accusés d'actes pédophiles. Sans vouloir faire de tous les prêtres catholiques des pédophiles, il reste que cela représente environ 4,5 % de l'effectif du clergé. C'est un prêtre sur 20 ! De plus, si l'on considère que les cas aujourd'hui déclarés l'ont été principalement dans les pays occidentaux, notamment en Amérique du Nord et en Europe, on peut à peine imaginer le nombre de cas ayant existé dans les pays du tiers monde où œuvraient au-delà de tout soupçon des milliers de missionnaires auprès d'enfants démunis et souvent sans famille.

C'est l'ensemble des politiques de l'Eglise catholique en ce qui a trait au célibat des prêtres qui est en question. Et, derrière cela, c'est aussi la conception de la femme à l'intérieur de l'Eglise catholique qui est en cause, car tant que cette Eglise associera la femme au mal ou au péché, et comme n'étant pas assez noble pour accéder au sacerdoce, elle pourra prétendre ne pas pouvoir accepter sa présence auprès de ses ministres.

Mais une question se pose cependant en terminant : considérant que la dissimulation institutionnalisée d'abus sexuels sur des enfants constitue un crime, l'Eglise catholique peut-elle moralement maintenir ce "ghostbuster" qu'est Benoît XVI sur le trône de Saint-Pierre ? Ne devrait-elle pas y installer quelqu'un de plus crédible et inspiré pour réaliser l'importante tâche de renouveau qui l'attend ?

Pierre Desjardins est auteur et professeur de philosophie au collège pré-universitaire Montmorency (Cégep)

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 14:53

UNE NOUVELLE ÉGLISE À VAULX-EN-VELIN : POSE DE LA PREMIERE PIERRE LE 30 AVRIL 2010

 

Vendredi 30 avril à midi, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, donnera le coup d’envoi de la construction de l’église Saint-Thomas dans le centre ville de Vaulx-en-Velin (avenue Picasso). Projet emblématique parmi les chantiers immobiliers du diocèse, cette initiative, rarissime pour la France de 2010, s’inscrit dans un contexte singulier, en réponse aux besoins d’une assemblée chrétienne dynamique, jeune et familiale. Alors que 210 familles assyro-chaldéennes se sont installées sur la commune depuis 1990 (soit environ 800 personnes) et que la paroisse compte plus de 25 nationalités différentes, la communauté chrétienne y est un exemple d’intégration réussie et de croissance.

 

« Ici, nous souhaitons bâtir une église digne de ce nom, un édifice reconnaissable, simple et beau où les catholiques de ce secteur puissent se rassembler et se sentir chez eux, souligne le cardinal Philippe Barbarin. Nous lançons ce chantier en plein accord avec la municipalité qui voit dans cette construction un facteur de paix sociale. »

 

À cette occasion, une croix sera symboliquement plantée sur un tumulus de pierre dans le jardin du centre paroissial.

 

Rappel de la genèse du projet 

Siz-ix-15-avril-2010.jpgLa future église a fait l’objet d’un concours auprès de plusieurs architectes en octobre 2007. C’est l’agence Siz’-ix qui a été retenue pour son projet contemporain, priant et accueillant.

À terme, l’édifice, à l’échelle du quartier, pourra accueillir 450 personnes sans compter quelques salles paroissiales, bureaux et logements sur une surface de 1 300 m².

La construction du gros œuvre démarrera effectivement en juin 2010 pour environ 14 mois.  Si la livraison est prévue pour l’été 2011, l’église ne devrait pas être inaugurée avant avril 2012. Le coût global de l’église de Vaulx-en-Velin n’excèdera pas les 4 millions d’euros (plus de la moitié des besoins a déjà été réunie par le diocèse de Lyon. Reste à financer 1,6 millions d’euros).

Précédent article publié sur Agoramag à lire en cliquant ici.

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 11:40

Dans LE PROGRES de Lyon, le très médiatique Père Patrice Gourrier, dont j'ai relayé dernièrement l'initiative sur le net, est interrogé sur l'Eglise, le pape et le célibat des prêtres. Voici ce que cela donne :

 

En tant que prêtre, comment vivez-vous les scandales qui éclatent autour de l'Eglise ?

Très mal. Je suis brisé trois fois, sans langue de buis. Je suis brisé par la honte de penser que des confrères prêtres aient abusé d'enfants dont ils avaient la responsabilité. Je suis brisé par la tristesse pour les victimes dont la jeunesse a été gâchée. Je suis brisé en tant que prêtre car la réalité d'un prêtre, c'est de se démener pour les autres.

Comment expliquez-vous cette cascade de scandales ?

A un moment, le silence devient intenable. L'institution Eglise y est confrontée et ce ne sera pas la seule. Ces derniers jours, ont été arrêtés un prof de gym et un général de l'armée. La pédophilie ne frappe pas que l'église ni les célibataires. C'est souvent un phénomène familial, une perversion dont on ne guérit pas.

On parle beaucoup du célibat des prêtres. Cela a-t-il été un frein à votre vocation ?

Je suis devenu prêtre à 40 ans. Avant, je n'ai pas été un ange. J'ai eu une vie comme tout homme bien portant entre 20 et 40 ans. J'ai malgré tout vécu le célibat comme une amputation. Non seulement pour l'aspect sexuel, mais aussi pour l'aspect affectif. Jamais on ne peut serrer quelqu'un dans ses bras ou être pris dans les bras de quelqu'un, à part ses parents ou ses frères et sœurs. C'est très difficile à vivre même si à 40 ans je l'ai surmonté plus facilement. Beaucoup de jeunes le vivent mal. Or, c'est une pure question disciplinaire : jusqu'au 13e siècle cohabitaient des prêtres célibataires et des hommes mariés ordonnés prêtres. Aujourd'hui, dans l'église catholique romaine, il y a plusieurs milliers de prêtres mariés avec les Anglicans et les protestants.

L'église devra-t-elle revenir un jour sur cette discipline ?

Il le faudra. Le fossé entre l'église et les jeunes, et entre l'église et la société serait réduit si certains d'entre nous parlaient plus de l'éducation de leurs enfants.

Vivez-vous le fait de ne pas avoir de descendance comme une « amputation ?

J'ai écrit 14 livres et c'est sans doute un désir de fécondité. C'est ma façon de transmettre.

La cote de popularité de Benoît XVI s'effondre. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

Quand Jean-Paul II est mort, cela a occasionné des phénomènes de foule. C'était un séducteur alors que Benoît XVI n'est pas charismatique. Les jeunes l'adoraient sans forcément connaître son discours. J'aurais aimé que lui succède un Sud-Américain ou un Africain pour ouvrir l'Eglise. J'ai changé d'avis en me rendant compte que Benoît XVI rassurait les catholiques dans un monde où tout change trop vite. J'ai donc accepté Benoît XVI comme pape, même si des erreurs de communication qui se sont succédé : Williamson, le préservatif, etc.

Votre position sur le préservatif ?

La théologie de l'Eglise permet de dire que quand on met la vie de quelqu'un en danger on peut utiliser un préservatif. Le préservatif n'est pas le diable.

Certains prêtres sont en souffrance. Qui s'occupe d'eux ?

J'attends que quelqu'un fasse une enquête sur les prêtres dépressifs ou alcooliques car à mon avis, cela a son pourcentage. C'est un grand tabou dans l'église et entre nous, nous en parlons très peu. On apprend qu'un confrère a quitté sa paroisse et est parti « se reposer » C'est l'expression consacrée.

A force d'entendre le malheur, on finit par être submergé. Personnellement, je médite une heure par jour et je garde deux demi-journées par semaine, pour penser à moi. Sinon je ne tiendrai pas.

Vous êtes prêtre depuis dix ans. Des regrets ?

Aucun. Même si je suis persuadé que cela me dévorera.

Recueilli à Paris par Nathalie Mauret

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 10:12

Invité hier du Grand Journal de Canal Plus, Jean-Pierre RAFFARIN n'hésite pas à remettre en place une chroniqueuse qui se vautre dans le mauvais goût, à la couleur de la chaine qui l'emploie.

Magneto.

 

 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 21:52

http://info.rsr.ch/xobix_media/images/rsr/2010/tasent_20100413-000000-230x165-005.jpgEncore une intervention odieuse de Mgr Gaillot au micro de la Radio Suisse Romande, intervention qui pose une fois encore la question de savoir ce que l'Eglise gagne à conserver à ce prélat son titre d'évêque, même de Partenia. Quitte à vider les écuries d'Augias, autant aller jusqu'au bout.

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 12:07

LEMONDE.FR | 13.04.10 |

 

Fessera ou fessera pas ? La fessée divise. Selon une étude réalisée outre-Atlantique et publiée lundi dans Pediatrics, les enfants qui reçoivent fréquemment une fessée à 3 ans ont toutes les chances de devenir plus agressifs dès l'âge de 5 ans.

 

L'Université de Tulane, en Louisiane, s'est penchée sur la pratique de 2 500 mères américaines. Près de la moitié (45,6 %) affirmaient ne pas avoir corrigé leur enfant d'une fessée au cours du mois précédent, 27,9 % l'avaient fait une ou deux fois, et plus d'un quart, 26,5 %, l'avaient fait plus de deux fois. Par rapport aux enfants qui n'étaient pas frappés, ceux qui subissaient régulièrement un châtiment ont montré des signes d'agressivité  à l'âge de 5 ans : ils ont même fait preuve "d'insolence, de cris, de cruauté, de méchanceté vis-à-vis des autres". "Certains se battent, exercent des menaces, voire détruisent des choses", a affirmé Catherine Taylor, chercheuse en santé publique à l'Université de Tulane.

L'Académie américaine de pédiatrie s'est prononcée contre la fessée et préconise le bon vieux "coin" comme punition, de quoi donner à l'enfant le temps de réfléchir à ses actes et leurs conséquences. Malgré ces recommandations, la plupart des parents aux Etats-Unis approuvent ou ont utilisé le châtiment corporel comme un outil de discipline, dit l'étude. "L'étude suggère que même des formes mineures de châtiment corporel accroissent les risques d'un comportement agressif de l'enfant", ajoute l'enquête.

 

Côté Vieux Continent, une étude de TNS Sofres-Logica réalisée pour Dimanche Ouest France en novembre 2009 soulignait que deux tiers des parents – et parmi eux, surtout des sympathisants de droite, des ouvriers et des hommes – avaient recours à la fessée, mais exceptionnellement, 52 % d'entre eux estimant que la fessée est un geste à éviter, qui banalise la violence.

Le Monde.fr, avec AFP

 

 

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 09:33

PASCAL DéCAILLET journaliste

Les affaires de pédophilie qui affectent l'Eglise catholique ont provoqué d'immenses souffrances chez de jeunes victimes, et c'est évidemment à ces dernières qu'il convient de penser en priorité. Tout comme il faut condamner la loi du silence, les cas qu'on règle à l'interne, les affaires qu'on étouffe.

Face aux crimes, aux délits, il ne saurait être question de droit canon, mais de droit tout court, celui des différents pays où les actes ont été commis.

Oui, l'Eglise doit faire le ménage, le faire vraiment, sans états d'âme; oui, elle doit s'interroger sur les causes profondes de ces comportements, et peut-être sur le célibat.

Mais une fois cela posé, il faut aussi dire que l'hystérie, ça commence à suffire.

Le vent de haine anticatholique, voire antichrétien tout court, la folie délatrice, la stigmatisation d'une Eglise entière, forte de plus d'un milliard de fidèles, sur la base des fautes (certes graves) de quelques-uns, la voilà donc, la nouvelle Inquisition.

Tellement facile! Oh la belle aubaine, tellement inespérée pour tant de ceux qui, pédophilie ou non, n'attendent que la destruction (qu'ils s'imaginent imminente) de cette communauté spirituelle qui les gêne tant, parce qu'elle ne se contente pas de leur dire ce qu'ils aimeraient entendre. Alors voilà qu'ils la tiennent, leur cause directe, leur simonie, leur nicolaïsme, leurs Indulgences. Inespéré. Divine surprise.

Alors, on attaque. On vilipende.On amalgame. On stigmatise. Ici, c'est la très conformiste plume d'un hebdomadaire romand, de toute éternité passionnément habitée pas le sens du vent, qui demande la tête de ce pape tant haï.

Là, ce sont les tiroirs habituels par lesquels on ne cesse de ressortir les Küng et les Christian Terras, toujours les mêmes, semper eadem, réflexes pavloviens dès qu'il se passe quelque chose d'un peu suspect au Vatican.

Là encore, ce sont les cris de haine contre une communauté spirituelle entière. Aucune autre en Suisse, ni l'islam ni le judaïsme, ni les Eglises protestantes, n'accepterait un tel maelstrom de vomissements.

En conclusion, deux choses: un, le ménage, parce que les premiers qui en ont marre des pédophiles sont les catholiques eux-mêmes.

Deux: aucune raison de se laisser faire par une bande de censeurs et de délateurs qui n'ont pour tout discours qu'un long torrent de haine.

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 08:48

 

http://www.midilibre.com/img/photos/biz/2010-04/2010-04-11/183_C201DIM.jpg
RAPPEL
La Semaine sainte, qui s'est achevée lundi, a été particulière pour l'Église catholique et ses fidèles. Secouée jusqu'en son sommet par des scandales de pédophilie, elle traverse en effet une période délicate.
Midi Libre est allé à la rencontre de l'évêque de Mende, François Jacolin, pour capter son regard sur la situation. Dans un salon de l'évêché, l'écclésiastique s'est prêté de bonne grâce au jeu de l'interview. Un tantinet méfiant au début, il n'a toutefois éludé aucune question.
Entretien. 

Quel regard portez-vous sur les scandales de pédophilie qui secouent l'Église ?
Il s'agit d'actes intolérables. De crimes dont hélas trop de prêtres se sont montrés coupables depuis une cinquantaine d'années. Car dans les affaires pédophiles dont on parle, il y a des choses qui quelquefois remontent loin.
Il faut que ces prêtres en re
ndent compte à la justice humaine, que les coupables assument la responsabilité de leurs actes et que les victimes puissent être entendues. Il faut que la souffrance de celles-ci soit reconnue.

Par-delà les faits en eux-mêmes, c'est aussi la réaction de l'Église qui est mise en cause
... C'est vrai que par le passé, l'Église et des évêques n'ont pas toujours pris la mesure de la gravité de ces actes et ont quelque peu sous-estimé leurs répercussions sur les victimes. Mais à l'époque, c'était aussi le fait de toute la société. Là, il existe une évolution, qui est bonne et qu'il faut encourager, pour prendre en compte la gravité de ces faits... Mais on demande à l'Église des comptes pour des affaires d'il y a 30, 40 ou 50 ans, à une époque où la conscience sur ces faits était autre dans la société. Et l'Église fait partie de la société. C'est bien d'essayer de faire la lumière, mais on peut s'étonner du traitement réservé à l'Église. Il y a d'autres institutions civiles avec lesquelles on n'a pas la même exigence.

Voulez-vous dire que les médias, ou l'opinion publique, "s'acharneraient" volontiers ?
On attend sans doute plus de l'Église que d'autres institutions et c'est pour cela qu'elle doit être plus rigoureuse que les autres. L'Église rappelle des exigences morales fortes, je comprends qu'on soit plus exigeant pour elle sur ces questions-là. Mais il y a un devoir d'investigation, il faut aller voir les faits. C'est peut-être un défaut des médias que de répercuter une information sans s'assurer de sa totale véracité. Et ça produit un effet boule de neige.


L'attitude de Benoît XVI face aux affaires pédophiles est vivement critiquée.
Si on va regarder de près, on voit qu'on ne peut pas accuser le pape de complaisance pour les prêtres pédophiles. C'est quelqu'un qui a toujours été lucide sur ces questions, qui a toujours mesuré la gravité des choses et essayé de faire en sorte que, sur ces questions, la vérité soit faite. Dès qu'il est devenu pape, il a pris des mesures et des sanctions.
Si, dans l'Église catholique, il y a quelqu'un qui a combattu cette plaie de la pédophilie, c'est bien Benoît XVI. La façon dont on veut le faire soupçonner de complaisance alors que toute son attitude prouve le contraire est particulièrement odieuse. Certains essaient de le salir sans regarder la vérité des faits. Il y a une certaine légèreté dans ces attaques, une volonté de le "descendre" à tout prix.


Vous êtes un homme d'église. Mais vous êtes aussi un homme. En tant que tel, souffrez-vous de tout cela ?
C'est sûr, on en souffre. C'est comme dans une famille. Et l'Église est ma famille. Il y a des actes des membres de la famille dont on n'est pas fier, mais ça reste notre famille. Et quand le père de famille est attaqué injustement, on a envie de le défendre.
Vous savez, l'Église n'est pas intéressante en elle-même mais dans sa mission de témoin pour que les gens découvrent la joie de rencontrer le Seigneur et que cela transforme leur vie. C'est cela qui donne un sens à la mienne.



Propos recueillis par Mathieu LAGOUANÈRE

 

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