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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 17:05

Critique parue dans L'Homme Nouveau (n°1701 du 21 décembre 2019 p.27) :


Les Martyrs de Nicomédie
Alphonse Dekkers
Quentin Moreau éditeur,

218 p., 16 €.



Adrien était un homme
comblé. Favori de
l’empereur Maximien
qui l’avait nommé à la fois commandant
en chef, syndic des greffiers des
tribunaux et grand chambellan du palais,
il vivait un bonheur sans partage
avec la belle Nathalie, aussi instruite
que riche. Cette merveilleuse épouse
ne cessait de prier pour la conversion
d’Adrien à une époque troublée par
des persécutions antichrétiennes abominables.
Mais comme souvent, le
bonheur attise la convoitise et la jalousie.
Ainsi l’officier supérieur Galère
était-il dévoré par le dépit devant l’ascension
d’Adrien, tout autant que par
sa passion pour Nathalie. C’est pourquoi
il laissa toute latitude à Valère,
capitaine des gardes sans scrupule,
rendu très rusé par la cupidité, de fomenter
un attentat contre son rival…
Transporté au début du IVe siècle, à
Nicomédie, proche de la mer Noire, le
lecteur est très vite saisi par la richesse
de la langue utilisée par l’auteur. Bien
documentée, référencée et rigoureusement
structurée, cette histoire passionnante
se lit d’une traite. Et même si,
parfois, on peut être surpris par le ton
apparemment excessif, grandiloquent
à nos yeux amoindris par le laïcisme
ambiant, on lira justement avec profit
un texte qui remet à l’honneur la valeur
de l’humilité, des actions charitables,
de la prière et du jeûne, du sacrifice
ultime pour sa foi en Jésus-Christ, sans
toutefois occulter les écueils des tentations
de la nature ou du démon. De
quoi réveiller notre zèle et notre ferveur
à l’approche de Noël. À partir
de 15 ans. Marie Lacroix



Pour commander, cliquez ici.

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 14:55

... parue dans la revue educatio :


Jean-Pierre Putois
Petit trésor des catéchismes diocésains


Ed. Via Romana -2017 – 564 p.

Cet ouvrage paradoxal s’inscrit doublement dans le débat pédagogique actuel : d’une part, en effet, il réactive allègrement les polémiques soulevées par la transformation du catéchisme en catéchèse, convaincu des mérites du premier et des « dangers » de la seconde ; d’autre part, et simultanément, il nourrit le débat entre les adeptes proclamés de la transmission des contenus culturels et ceux qui sont censés préférer les « méthodes nouvelles » : c’est le conflit entre les réputés « républicains » et les réputés « pédagogues ». Mais cette distinction est dépourvue de signification : comment concevoir des méthodes qui ne viseraient pas la transmission d’un objet ou, inversement, une transmission qui ne chercherait pas la démarche la plus efficace ? Aussi bien, le catéchisme d’autrefois mobilisait une méthode claire et identifiée, sous la forme de questions et réponses, qui impliquait mémorisation et récitation « par cœur ».

Quoi qu’il en soit cette anthologie est précieuse et bien intéressante, car elle rappelle le souvenir de ces catéchismes diocésains élaborés à la suite du Concile de Trente et utilisés pendant trois siècles, jusqu’à la promulgation d’un Catéchisme National, en 1937, et aux évolutions ultérieures. A cette lecture, les moins jeunes reconnaîtront aisément la manière dont ils ont été instruits de la Religion. Et l’on saisira aussi le bien-fondé des remarques de Joël Molinario sur la disparition d’une transmission familiale qui donnait sens à la forme scolaire de la leçon de catéchisme[1], alors que, celle-ci, au sein d’une société sécularisée, déchristianisée et déclinante, devient d’autant moins recevable que son formalisme et sa rigidité heurtent la spiritualité contemporaine, plus sensible à l’image d’un Dieu miséricordieux. Encore aurait-on souhaité que les demandes d’élaboration de ce « petit trésor » soient exposées, sa méthodologie plus précise et son système de références plus explicite. Il reste que cette très volumineuse publication prolonge et alimente à sa manière une problématique qui traverse l’histoire et déborde son objet.

Guy Avanzini

[1]J. Molinario in Revue Transversalités– N° 141 – Avril-Juin 2017 ; cf aussi, du même auteur, le catéchisme, une invention moderne – Paris – Bayard – 2013.

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 15:12

Chers liseurs, en 2009, j'avais tenté de lancer un sous-forum dédié aux livres.

Mon message de présentation était le suivant :
 

Chers liseurs,
Je vous propose de développer ici un sous-forum du Forum Catholique, destiné à recueillir vos avis sur les livres que vous lisez.
Confiez aux liseurs du Forum vos critiques, vos coups de cœur ou vos déceptions.
Je vous propose d'indiquer systématiquement le nom de l'ouvrage, son auteur, son année de parution, son éditeur, et son prix. Le fin du fin sera d'indiquer un lien vers un site de vente en ligne pour les liseurs qui souhaiteraient passer commande. On privilégiera les sites d'éditions ou de librairies catholiques.
Puissent ces échanges être fructueux !
XA


Cela n'avait pas vraiment pris et je ne m'étais pas accroché. Seriez-vous partants pour effectuer une nouvelle tentative ?
Je vous laisse juges, vous redonnant l'adresse du sous-forum en question : clic !

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 20:31

A l'occasion des 5 ans du rappel à Dieu de Jean Madiran, Rémi Fontaine vient de sortir aux Presses de la Délivrance son nouveau livre : "Itinéraires de Chrétienté avec Jean Madiran".
Cet ouvrage est préfacé par le Père Abbé du Barroux, Dom Louis-Marie. Yves Chiron en a signé la postface.
Rémi Fontaine dédicacera ce livre dimanche 10 juin à la Fête de Radio Courtoisie (Espace Champerret), à son comptoir du Libre Journal de Lumière de l'Espérance.
 

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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 21:43

Jeudi 17 mai 2018, l’abbé Fabrice Chatelain, curé de Mallemort, est l’invité du Forum Catholique. Il répondra aux questions des liseurs du Forum Catholique en direct de 16h à 19h. Ce sera l’occasion d’échanger avec lui à l’occasion de la sortie de son livre « Quand le curé met son grain de sel, petites pensées salutaires » (lire : au sujet du salut) aux éditions Artège.

Le Rendez-vous se déroulera à l’adresse https://rendez-vous.leforumcatholique.org/forum.php?id=102.

Ce rendez-vous marque la reprise des Rendez-vous du Forum Catholique. Ceux-ci se tiendront chaque semaine à raison d’un entretien hebdomadaire  et en direct, et ce jusqu’au lundi 2 juillet inclus.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 11:46

Le thème de l'année 2013/2014 des foyers Domvs christiani est centré sur le mariage. 

Si vous êtes concerné par l'élaboration d'un topo, je me permets de vous conseiller la lecture d'un petit ouvrage de Denis Sureau, paru en 2013 aux éditions de l'Homme nouveau, Deux mariages et un enterrement. Derrière la légèreté du titre se trouve un petit livre qui synthétise très bien les différentes formes de mariages : mariage naturel, mariage chrétien et mariage civil. Cela se lit très facilement et très rapidement. 

On peut commander directement sur le site de l'Homme Nouveau, y compris en version numérique. 

XA

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 11:09

vous n'avez encore rien lu ou relu sur le saint Curé d'Ars. C'est ennuyeux. Surtout que l'an passé, pour saint Paul... 

Il est encore temps ! 

http://www.artegespiritualite.fr/images/vignettes/pro_20100413184619_9782916053813_250_.jpgGuillaume d'Alançon, qui fut l'un des invités du Forum Catholique, a publié dernièrement aux éditions Artège, " L
a messe du saint curé d'Ars", un (petit : 84 pages) livre sur le saint Curé. Manifestement, l'auteur voue une grande dévotion à St Jean-Marie Vianney. Ses lignes le transpirent. On a souvent associé le curé d'Ars à la confession et à l'esprit de pénitence, oubliant parfois (souvent ?) qu'il était aussi très attaché à la liturgie. 

Le livre de Guillaumé d'Alançon nous le rappelle avec force et inspiration. Je ne peux que vous en conseiller la lecture. 

Il se commande en ligne 
sur le site des éditions Artège, ici

La messe du saint curé d'Ars de Guillaume d'Alançon 
Prix : 10,50 €

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 14:26

http://www.krinein.com/img_oc/big/18796.jpgC'est le titre du 77ème et dernier album de Ric Hochet.

Il ne restera dans les annales que comme le dernier album de Tibet. Si le scénario est plutôt faible et le trait décidément de plus en plus grossier (les ravages de l'informatique au desservice d'un art ?), il n'en reste pas moins émouvant de lire le dernier opus d'une longue série. 77 albums. Un joli clin d'oeil à Hergé. On ne peut s'empêcher de penser qu'il est dommage qu'en ce vingt-et-unième siècle il faille attendre la mort d'un dessinateur pour savoir mettre un terme à la carrière d'un héros de BD.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 08:48

Deux articles tirés de Sud Ouest du 7 mai 2010 

Le « Corps du crime » fait un tabac
 

Même Amélie Nothomb n'avait pas réussi pareil coup : en une heure, dans une Base sous-marine pleine comme un œuf, le père Francis Ayliès, son éditeur Laurent Laffont (Lattès), sa libraire Hélène des Ligneris (La Machine à lire) et son ami Albéric de Bideran ont écoulé 800 exemplaires du « Corps du crime », le polar spirituel par lequel le charismatique curé du Grand Parc a fait irruption sur la scène littéraire. Mais l'homme n'est pas du genre à se monter le bourrichon, même s'il avoue « vivre un rêve ». Ils étaient un millier de fidèles, d'amis, de connaissances, à s'être déplacés mercredi soir pour partager, dans cette cathédrale de béton humide, la joie d'un auteur qui est aussi un témoin de la Parole. Aussi à l'aise sur scène que dans ses homélies dominicales à l'église de la Trinité, Francis Ayliès a confessé que la genèse de son roman remontait au début de l'affaire des tradis de Saint-Éloi. « Mais ma vie, ce n'est pas de gueuler toute la journée contre les intégristes. » 

Il y avait mieux à faire. Par exemple donner à ses lecteurs quelques clés d'un roman qui se déroule à Gênes, mais dont les personnages sont inspirés par des rencontres, à Bordeaux notamment. Drôle souvent, grave parfois, affectueux et sincère, le père Ayliès a confessé avoir pour modèle le Stefano du roman, « ce prêtre aux mains sales » que les situations humaines les plus dures ne rebutent pas, et qui veut être présent, « même s'il n'a pas les solutions ». 

Un polar pour réfléchir au sens, écouter l'autre, et peut-être entendre à nouveau la Parole ? Un sacré pari et un pari tenu. 

CHRISTOPHE LUCET 


Un prêtre sort un roman dont l'intrigue évoque " l'affaire Saint-Eloi " 
À l'occasion de la sortie de son roman « Le corps du crime » dont l'intrigue évoque le milieu traditionaliste, le père Francis Ayliès porte un regard acéré sur « l'affaire Saint-Éloi ». 
Par Hélène Rouquette-Valeins
 

 
Pour Francis Ayliès, il faut « reformer les prêtres traditionalistes ». PHOTO STÉPHANE LARTIGUE 

« Sud Ouest ». Dans le livre (« Le corps du crime ») que vous avez écrit (lire encadré ci dessous), vous mettez en scène un prêtre partisan de Vatican 2 et un traditionaliste. Ce roman policier est-il un roman à clés ? 

Francis Ayliès. Comme je l'ai écrit dans la phrase d'exergue du livre, « j'écris parce que je ne sais plus à qui parler ». Cet ouvrage est une façon d'inviter la hiérarchie du diocèse, ses prêtres et ses laïcs à agir avant qu'il ne soit trop tard, c'est-à-dire avant que l'institut du Bon Pasteur, installé à Saint-Éloi par Benoît XVI début 2007, pour cinq ans « ad experimentum » ne devienne définitivement acquis aux traditionalistes. 

Mais l'affaire dite de Saint-Éloi n'est-elle pas avant tout une question politique concernant l'extrême droite et ses liens avec les milieux tradis ? 

Je connais des catholiques qui préfèrent la messe en latin parce qu'elle leur rappelle leur enfance et ce ne sont pas tous des fachos. Si début 2007, la commission de relation avec les responsables de la paroisse Saint-Éloi avait été installée, il n'y aurait pas eu d'affaire, ni d'« Infiltrés ». 

Pourquoi, selon vous ? 

Parce que le problème est avant tout théologique. Il ne faut pas oublier que les prêtres de Saint-Éloi n'ont jamais été formés par l'Église catholique. Ils continuent donc à répandre la même haine contre Vatican 2. Ils auraient dû suivre des stages de « reformation ». Si aujourd'hui un pasteur protestant se convertissait et demandait à devenir prêtre catholique, il devrait repasser par le séminaire. Pourquoi pas les tradis. 

Sont-ils théologiquement si éloignés de ce que les laïcs attendent ? 

C'est effrayant. Il suffit de lire « Le Mascaret », édité par Saint-Éloi. Ils confondent la beauté de Dieu avec celle de la liturgie. Quand je lis que l'Église « fait du paupérisme liturgique alors que la cour céleste chante sans cesse la gloire de Dieu » ou quand je découvre « les morsures d'un feu inextinguible » dans un article consacré au Purgatoire, je me crois revenu au Moyen Âge. Ils ont une conception des catholiques suivant un prêtre sacrificateur. 

Comment expliquez-vous ces écrits ? 

Ils ont une vision piétiste, saint-sulpicienne de la foi, avec une petite spiritualité. Ils ont peur de l'ouverture au monde et puis ils sont comme tous ceux qui, persuadés d'être les seuls à être purs, rejettent ceux qu'ils considèrent comme impurs et veulent même les faire disparaître. Ils rêvent d'un pays uniquement chrétien, mais à leur manière et rejettent les autres. 

Ce qui peut aller très loin ? 

Nous sommes face à un monde de plus en plus complexe et les prêtres traditionalistes veulent qu'on leur fournisse des solutions à opposer aux fidèles. Ils ne veulent pas du développement d'un esprit critique. Leur enseignement est un très mauvais usage de la disputatio de Saint-Thomas d'Aquin, à laquelle on ne laisse que la partie solution. Actuellement je dirais qu'il existe deux bateaux bibliques. Celui des tradis constate que le monde court à sa perte et se réfugie dans l'Arche de Noë. L'autre, c'est celui de Jésus sur le lac de Tibériade qui affirme que l'on doit vivre dans le monde avec la tempête. 

Ne décrivez-vous pas une Église catholique en pleine rupture ? 

Mais c'est sa situation. La génération qui a fait Vatican 2 - prêtres et laïcs - passent pour des « has been ». Je crains que la hiérarchie de l'Église ne veuille plus d'une génération de contestation, mais de composition.

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:17

http://www.lavie.fr/images/2010/05/04/6043_couv3158_440x260.jpgJean-Pierre DENIS, le sympathique éditorialiste de La Vie, nous ressert son couplet au sujet de M. l'abbé Philippe Laguérie. A lire en cliquant ici.

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