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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 11:00

Monde & vie nous propose à son sommaire du n°826 un important dossier consacré à la question des Retraites.

 

Retraites: pour eux la vie va commencer!

Sans familles, pas de retraites

Reversion : quand la loi spolie la veuve et l’orphelin... du privé

Quand les nomenklaturistes préparent leurs vieux jours

Le Titanic des retraites a heurté l’iceberg démographique


Le journal revient par ailleurs sur l'affaire dite des Infiltrés, cette émission scandaleuse de France 2 qui désinforme avec les sous de notre redevance. Au menu donc, trois interviews des différents protagonistes de cette affaire, côté catholiques :

- Fabrice Sorlin, président de Dies irae, cette association que les Infilttés veulent nous faire passer comme liée étroitement avec la paroisse St Eloi et le cours st Projet,

- Thomas Rivière, directeur de l'école st Projet,

- l'abbé Philippe Laguérie, Supérieur général de l'Institut du Bon Pasteur.


Une bonne façon de se faire une autre idée de cette affaire dont on n'a pas fini d'entendre parler.

Il convient ici de saluer au passage le beau travail effectué par Riposte catholique, pour médiatiser ce scandale.

 

Lien : monde & vie, le blog

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 19:43

http://www.monde-vie.com/images/une825.gif

 

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 12:42

Je reproduis ci-dessous, avec l'aimable autorisation de Jean-Marie Molitor, un article paru dans le dernier numéro de monde & vie (numéro 805, p.23)



Entre sueurs froides et coup de sang

Des évêques décidément très chatouilleux

« Sagesse-humilité », c’est la devise épiscopale choisie, lors de son sacre, par Mgr Jean-Luc Bouilleret. L’évêque d’Amiens a pourtant paru manquer et de l’une et de l’autre de ces difficiles vertus dans le récent imbroglio policier qu’a suscité sa plainte contre X.

Dans cette affaire picrocholine, mais tellement révélatrice, tout commence sur le Forum catholique *. Pseudonyme électronique obligé ! Un certain “Ennemond”, que les liseurs du Forum catholique connaissent bien pour sa défense pied à pied des positions de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, a eu le malheur d’attirer l’attention de l’évêché d’Amiens, en publiant sur ce Forum, dans des délais redoutablement courts, certains textes officiels qui portent la signature du Pasteur de l’Eglise d’Amiens. Textes qui n’étaient certes pas forcément appelés à recevoir une large publicité mais qui n’étaient en rien des textes privés, puisqu’ils précisaient les positions de l’évêché face aux traditionalistes de la Fraternité Saint-Pie X, ces braves ca­­tholiques qui assistent à la messe dans la rue depuis plus d’un an maintenant (novembre 2007), sans avoir suscité, de la part de l’évêque, ne serait-ce que l’envie d’aller à leur rencontre. Oh ! Il l’aurait fait certainement pour n’importe quel groupe de sans-papiers, en délivrant au passage à tout le monde la petite leçon de morale qui va bien. Mais là, il s’agit de sans-papiers de l’Eglise. Ceux-là, ils peuvent rester dehors !

Les événements ont montré un évêque d’Amiens toujours chatouilleux sur le chapitre des « traditionalistes » qu’il n’aime pas et des « intégristes » qu’il rejette purement et simplement. Précisons que cette distinction lexicale recouvre, dans un des rares textes de lui que l’on peut trouver sur Internet, d’une part « les catholiques de la Fraternité Saint-Pierre par exemple » et d’autre part « les catholiques de la Fraternité Saint-Pie X », qui, selon lui, n’ont aucun droit à faire valoir dans l’Eglise, étant tous « schismatiques ». Notons que dans ce domaine (et si je ne m’abuse dans ce seul domaine), il arrive à Mgr Bouilleret une étrange aventure : s’opposant à ce qu’il nomme « le schisme », il se découvre plus royaliste que le roi ou, si vous voulez, plus papiste que le pape. En effet, Mgr Fortunato Baldelli, nonce et donc représentant du pape à Paris, lui a écrit pour lui demander de trouver une solution qui fasse cesser le scandale de ces catholiques dehors tous les dimanches matins devant des églises vides (cf. sermon de l’abbé de Cacqueray le 16 novembre 2008). Mais l’évêque d’Amiens tient fermement sa distinction entre traditionalistes et intégristes. Aux nommés traditionalistes, il veut bien donner un prêtre une heure par semaine, et encore, pourvu qu’il soit du diocèse. Aux détestés intégristes, il n’y a rien à donner !

Est-ce cette résistance aux ordres venus de Rome qui rend Bouilleret si nerveux ? La publication de deux de ses propres circulaires sur le Forum catholique le met hors de lui. Il prend la mouche et dépose à la police judiciaire d’Amiens une plainte contre X. Les policiers de la bonne ville font leur travail et, aux termes de la loi, ils obtiennent du responsable du Forum sur lequel les textes de Mgr Bouilleret ont été publiés, la levée du pseudonyme. Qui se trouve derrière le masque d’Ennemond ? Monde & Vie, qui n’est pas la police, ne croit pas devoir le révéler à ses lecteurs. Mais ce jeune professionnel, que nous avons contacté, devra se rendre à Amiens et répondre aux questions des enquêteurs, diligentés par l’évêque de la ville. Motif ? Le valeureux champion de la FSSPX est soupçonné par l’évêque de piratage informatique. Rien de moins ! Avouons que c’est beaucoup dire… pour ce qui se révèle comme un simple copier-coller.

Contacté le 5 décembre dernier, sans explications, pour des faits qui remontent à décembre 2007, le courageux internaute est entendu le 22 décembre, dans les locaux de la police, qui – ironie de l’histoire – se trouvent tout près de l’endroit où se déroule la « messe sauvage » célébrée chaque dimanche par la FSSPX. La police a vite compris qu’elle avait d’autres tâches plus urgentes que d’interroger cet honnête citoyen : une demi-heure tout compris, la plainte de l’évêque n’aura pas suscité plus d’intérêt que cela de la part de la maréchaussée. Elle montre néanmoins, cette plainte, un homme stressé, qui se croit espionné par tout le monde, qui s’inquiète des contacts entre la FSSPX et « certains journalistes amiénois » (lesquels se contentent bien sûr de faire leur travail) et qui se comporte vis-à-vis de ses propres fidèles comme s’ils étaient ses ennemis.

Cette histoire en évoque une autre du même tabac, toujours sur le Forum catholique. Au mois de janvier dernier, un dénommé Austremoine est convoqué par la police de Clermont Ferrand, toujours sur plainte, au seul motif qu’il avait trouvé « pendable » Mgr Hippolyte Simon, avec ses recettes ultra-laxistes face à la crise des vocations. L’archevêque de Clermont, dont on connaît l’engagement courageux (mais surtout livresque il faut le dire) contre ceux qu’il appelle « les néo-païens du Front national », avait lui aussi eu son petit coup de sang. Il a donc déposé plainte. Alors seulement, se sentant enfin protégé par la police de son pays, il a pu répandre dans tous les salons de sa bonne ville où il est encore invité, qu’il avait reçu des menaces de mort de la part de dangereux intégristes.

C’est si facile d’être un héros, à ce compte-là ! J’en serais presque jalouse…

Claire Thomas

 

*) www.leforumcatholique.org


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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 21:02
Extrait du dernier numéro de Monde & Vie, un hommage de M. l'abbé de Tanoüarn à Yves Amiot. L'occasion d'indiquer ici que le site de monde & vie évolue de jour en jour.

La nouvelle nous accable. Le 24 août, entre 11 heures et midi, Yves Amiot, qui a été un des grands soutiens de Monde & Vie, est parti rejoindre Celui qu’il avait voulu servir. Le cancer dont il souffrait ne lui a laissé aucune chance. Il s’est battu. Comme un lion. Mais la maladie a fini par l’emporter.

Né en 1934, il était encore dans l’ardeur et les projets d’un jeune retraité. A Bordeaux, au pays de sa femme Thérèse, il a dû rendre les armes et, provisoirement, laisser le dernier mot à la mort.

Il l’avait vu venir de loin, la camarde, et il l’avait accueillie avec simplicité, non avec je ne sais quelle résignation pieusarde, mais tel qu’il était, en combattant, décidé à mettre tout en œuvre, même si cet ultime effort ne devait servir à rien. Simplement parce qu’il le fallait.

Ceux qui ont eu le privilège de connaître et d’approcher cet homme de plume qui était aussi un homme de guerre, un militant dans le sens le plus noble du terme pourront penser qu’il cultivait une sorte de stoïcisme altier, parce que « c’était un dur ». Je crois vraiment que c’est ne rien comprendre à celui qui, après avoir été l’un des fleurons de la célèbre garde de Saint-Nicolas du Chardonnet, a mis un terme à sa carrière d’écrivain après son septième roman, en prenant la direction du mensuel Le Chardonnet, avant de fonder, à l’usage des catholiques perplexes, l’association laïque Sensus fidei. Pudique comme on ne l’est plus aujourd’hui, Yves Amiot n’était pas un dur, mais un tendre, cachant sous une façade volontiers marmoréenne, une intensité émotionnelle, qu’il ne communiquait qu’au petit nombre de ses plus proches. Je me souviens de ce jour où je suis venu le voir à Bordeaux, justement. C’est avec fierté, comme devant un ami, qu’il m’introduisit au sous-sol de sa demeure et me montra les reconstitutions de batailles célèbres, auxquelles il se livrait à ses moments perdus. Je me souviens de son ton détaché. Je me souviens de son émotion rentrée. Il l’a exprimée, cette émotion d’un historien qui fait corps avec son sujet, dans le livre qui est sans doute son plus beau roman, le dernier : Le cavalier Rampin (Flammarion, 1991). Il écrivait, parlant des champs de bataille du passé : « Rien ne ressemble davantage à un terrain vague de banlieue lépreuse, livré à la décharge publique et à toutes les déprédations. Il faut consentir à un effort exceptionnel d’imagination pour que ressurgissent les images mentales des scènes, des drames qui s’y sont déroulés. Mais un simple incident, un objet retrouvé, un regard posé sur une perspective évocatrice suffisent parfois pour que le sortilège se produise avec une intensité émotionnelle inattendue et que renaisse un monde disparu, vibrant de bruits et de fureur ». Dans Bonaparte ou la fureur de vaincre, il a montré à quelle intensité incandescente il pouvait atteindre dans la reconstitution minutieuse des champs de bataille du passé, non pas seulement par la précision des renseignements d’histoire militaire qu’il avait collationnés mais par la largeur de son information qui restitue aussi la dimension humaine et le dessein géopolitique de son héros. Les hautes fonctions qu’il occupa dans telle grande banque française, au moment critique des nationalisations, lui avaient donné l’habitude des vastes perspectives. Son association Sensus fidei cultive, dans la terrible crise présente de l’Eglise, une hauteur de vue peu commune, reposant sur le jugement qu’il savait porter sur les hommes. L’avènement de Benoît XVI avait suscité en lui une grande espérance ; la réélection de Mgr Fellay pour 12 ans, à la tête de la Fraternité Saint-Pie X, laissait sceptique cet admirateur inconditionnel de Mgr Lefebvre. On lui en a voulu de faire état publiquement de ses interrogations. La profondeur de son engagement, la liberté de sa foi le lui commandaient, plus encore que son amitié pour tel ou tel d’entre nous.

Mais revenons à Napoléon. Yves Amiot n’était pas bonapartiste au sens où on l’entend habituellement mais il aimait chez Bonaparte cet arc tendu d’une volonté qui ne sait pas plier. On retrouve ce trait chez tous les héros de ses romans, qui, chacun pour leur part, cultivent ce sens de la décision, ou comme il l’écrit lui-même quelque part « cet instinct venu du fond de l’histoire qui arrache le combattant à lui-même, c’est-à-dire à l’amour de la vie ». Avec beaucoup de retenue, sans le moindre exhibitionnisme, Yves Amiot croyait à la puissance de la vie intérieure. Il citait volontiers ce mot étonnant d’Ernest Renan, qui décrit si bien ce qu’il voulait cacher : « L’homme qui, un instant, s’est assis pour réfléchir sur sa destinée, porte au cœur une flèche qui ne s’arrache plus ».

Abbé Guillaume de Tanoüarn

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 11:02

J'en ai déjà parlé ici sur ce blog, le mensuel monde & vie a fait dernièrement peau neuve, tout en restant fidèle à sa ligne éditoriale et à son évolution historique.

Le dernier numéro 798, daté du 19 juillet, nous livre quelques articles intéressants.

Côté religion, on notera au sommaire entre autres différents papiers consacrés :
- aux Scouts d'Europe et à la crise qui secoue le mouvement,
- aux relations entre le Saint-Siège et la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X,
- à la situation des anglicans,
- à l'année Saint Paul.

L'abonnement au journal coûte logiquement 62 € pour une année (soit 16 numéros). En cas de premier abonnement, un tarif exceptionnel de 50 € est proposé pour le découvrir. Je ne peux, pour ma part, que vous le conseiller.

Le site internet  www.monde-vie.com est en reconstruction.

Pour s'abonner, adresser son règlement à monde & vie 14 rue Edmond Valentin 75007 Paris.
Les étudiants et religieux bénéficient d'un tarif préférentiel à 40 €.
Si l'on préfère se donner le temps de juger, une formule temporaire "4 numéros - 12 €" est également au menu.
N'hésitez pas !

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 12:31

Depuis novembre, la communauté catholique traditionnelle d’Amiens (Fraternité Saint-Pie X) célèbre la messe dans la rue. Pourquoi cette étrange situation dont aucun média national (et spécialement pas le journal catholique La Croix) n’a rendu compte ? Nous avons pris contact avec le district de France de la Fraternité Saint-Pie X, qui nous a orienté vers l’abbé Grégoire Celier, actuel rédacteur en chef de la Lettre à nos frères prêtres.

M&Vie. Où en est la situation à Amiens actuellement ?
Abbé Grégoire Celier : Je crois qu’il est bon de commencer par un bref historique. On a dit, en particulier, que nous sollicitions une église au nom du Motu proprio : mais l’affaire a démarré plusieurs mois avant le Motu proprio. La réalité est beaucoup plus simple, et c’est pourquoi elle aurait dû se régler d’une façon simple… si l’évêque d’Amiens ne s’était tout à coup braqué, pour une raison qui nous échappe encore.

 
Il y a une forte dissension entre l’évêque d’Amiens et vous ?
Elle vient exclusivement de lui. Pour notre part, aujourd’hui encore, nous sommes ouverts à tout dialogue. En fait, nous disposions à Amiens depuis 35 ans d’une chapelle louée par le Conseil général. Ce dernier nous a prévenus en 2006 que cette chapelle était mise en vente. Nous avons proposé de l’acheter mais, pour diverses raisons, le Conseil général a préféré vendre au Conseil régional. En mai 2007, la communauté a été prévenue que la chapelle serait indisponible à la fin du mois d’octobre. Elle a immédiatement lancé des recherches pour trouver un autre lieu convenable. Dans ce court laps de temps, cela n’a pas abouti.
 
C’était un défi difficile à relever…
La communauté a donc décidé de se tourner vers l’évêque, Mgr Jean-Luc Bouilleret, pour solliciter de sa bienveillance la mise à disposition d’un édifice, ne fût-ce que quelques heures chaque dimanche. Il ne s’agissait que d’une solution provisoire, le temps de trouver quelque chose qui convienne. Et la communauté était disposée à envisager avec le diocèse les conditions de cette mise à disposition, afin d’éviter toute ambiguïté. Dans cet esprit, l’abbé de Cacqueray, supérieur de district, est entré en relation avec l’évêché le 21 juin 2007. Le premier contact est positif. Le père Jean-Paul Gusching, vicaire général et représentant de Mgr Bouilleret, déclare : « Mgr l’évêque est au courant de votre situation délicate. Je vous annonce de sa part que le diocèse ne vous laissera pas tomber, et qu’il vous proposera une solution de repli. » Un rendez-vous cordial a lieu le 24 juillet, pour explorer diverses possibilités. Rassuré par ces paroles encourageantes, l’abbé de Cacqueray écrit à Mgr Bouilleret le 6 août, afin de solliciter un rendez-vous. Mais, le 16 septembre, revenant sur la parole du vicaire général, l’évêque d’Amiens refuse toute mise à disposition d’un bâtiment, à quelque condition que ce soit.
 
C’est une douche froide !
C’est très inattendu. L’abbé de Cacqueray reprend sa plume le 3 octobre. Le père Gusching accepte un nouvel entretien le 24 octobre, où il manifeste encore son esprit de conciliation. Mais cet ultime rendez-vous s’avère inutile. La décision de Mgr Bouilleret est définitive : aucun accueil, d’aucune sorte, ne sera accordé à la communauté traditionnelle d’Amiens. Quelques jours plus tard, cette dernière se retrouve donc à la rue, et la situation dure encore sept mois plus tard.
 
Ce refus est très étonnant !
Nous ne le comprenons pas. Mgr Bouilleret a accompli de nombreux gestes d’accueil, par exemple en recevant les musulmans sur le parvis de la cathédrale à l’occasion de divers événements. Lors d’une messe que la communauté a célébrée sur ce parvis, une cérémonie commune avec les anglicans se déroulait au même moment à l’intérieur de la cathédrale. Nous ne comprenons donc pas pourquoi serait seul impossible, seul interdit, le fait de porter secours à des frères catholiques dans la difficulté.
 
Aujourd’hui, où en est-on ?
Mgr Bouilleret s’oppose activement à toute solution sage. Il a même opposé un veto formel à une congrégation religieuse qui, disposant d’une église inoccupée, envisageait de nous la proposer. Alors la communauté s’est tournée vers les autorités civiles, pour voir si une solution ne pouvait pas être trouvée grâce au patrimoine religieux de la ville. Après tout, pas loin d’Amiens, à Compiègne, la mairie a vendu une église à la Fraternité Saint-Pie X en 2003, église que je dessers chaque dimanche. Des contacts ont été établis avec le maire de l’époque, Gilles de Robien, mais celui-ci, lié à l’évêque, n’a rien voulu faire. Résultat, il a été balayé aux élections. La communauté a repris contact avec la nouvelle municipalité. Une pétition appuyant notre demande a déjà recueilli plus de trois mille signatures d’Amiénois, preuve qu’il s’agit bien d’une réalité populaire.
 
Quel est l’avenir pour la communauté d’Amiens ?
Loin de rester inactive, elle se démène, au contraire, pour trouver une solution. J’espère que ces contacts avec l’actuelle municipalité vont aboutir à un dénouement satisfaisant pour tous. Mais les fidèles et leur prêtre, l’abbé Bernard Lorber, sont totalement déterminés : ils ont affronté les rigueurs de l’hiver sans plier, et ne sont pas décidés à s’en laisser conter.
 
Est-ce un avertissement à tous les évêques de France ?
La situation d’Amiens est une situation locale, elle provient exclusivement du revirement de Mgr Bouilleret et de son incapacité à engager le dialogue. Donc, à titre d’affaire locale, elle ne concerne pas les autres évêques. D’un autre côté, il faut savoir que des fidèles de tous bords sont venus, au fil des mois, soutenir la communauté. Par ailleurs, l’évêque d’Amiens a reçu des milliers de lettres s’indignant de son attitude de fermeture. Je crois qu’il y a là quelque chose d’important : les catholiques attachés à la tradition en ont par-dessus la tête d’être méprisés et marginalisés, et l’affaire d’Amiens a sans doute marqué un moment de leur révolte, qui ne va pas s’arrêter de sitôt. Si les évêques ne veulent pas vivre demain chez eux une situation semblable à celle d’Amiens, il faut qu’en beaucoup d’endroits ils changent radicalement d’attitude.

Propos recueillis par Claire Thomas
Source :
monde & vie n°796, p.21
article repris avec l'aimable autorisation de Jean-Marie Molitor
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 10:46

Le numéro 796 de monde & vie vient de paraître, daté du 7 juin 2008. C'est Jean-Marie Molitor, déjà directeur de Minute et du Choc du mois, qui assure désormais la direction de la publication et de la rédaction. Olivier Pichon y signe donc son dernier éditorial "Savoir partir", dont le Salon Beige publiait dernièrement quelques extraits.




A noter plus particulièrement dans ce numéro de juin les trois articles de la rubrique Religion :

- Savants fous cherchent ovocytes désespérément, par le docteur Jean-Pierre Dickès
- Un entretien avec M. l'abbé Grégoire Célier (Fraternité Sacerdotale Saint Pie X) autour de la situation de la Fraternité à Amiens
- Un entretien avec Christian Marquant, fondateur du Mouvement de la Jeunesse Catholique de France (MJCF) et animateur aujourd'hui de l'association Paix Liturgique.

Longue vie à monde & vie et bonne continuation à Olivier Pichon !

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