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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:04
 Lisu sur le site de l'agence APIC.

Londres, 20 juin 2008 (Apic) La Communion anglicane mondiale se trouve clairement devant une division. Selon le quotidien "Daily Telegraph", la séparation avec la tendance libérale de l'Eglise anglicane est déjà annoncée dans un document de l'aile conservatrice, qui regroupe près de la moitié des fidèles dans le monde.

L'Eglise se trouve dans sa plus profonde crise depuis la Réforme, affirment les auteurs du document. Il n'y a "plus aucun espoir" d'unité avec l'aile libérale de la communauté, qui accepte des prêtres homosexuels dans l'Eglise, a écrit, selon le "Daily Telegraph", l'archevêque nigérian Peter Akinola, porte-parole des anglicans conservateurs. Ajoutant: "Nous nous trouvons maintenant devant un moment décisif". Ce point de vue est également partagé par l'évêque Michael Nazir-Ali, de Rochester en Grande-Bretagne, pour qui une séparation est inévitable et les fractions irréconciliables.

L'aile séparatiste est surtout représentée par des responsables ecclésiaux d'Afrique et d'Asie. Elle représente environ la moitié des quelque 78 millions d'anglicans répartis dans le monde. Les points de division touchent également l'accès des femmes à la prêtrise et à l'épiscopat, accepté et mis en pratique par plusieurs Eglises nationales.

Le document de 89 pages, rédigé par des évêques de haut rang, a pour titre "Le chemin, la vérité et la vie". Il est destiné à préparer une conférence, qui se déroule du 22 au 29 juin à Jérusalem et Amman, sur l'avenir de la Communion anglicane. Cette rencontre précède la Conférence de Lambeth, la plus haute instance de la Communion anglicane mondiale, qui siège fin juillet à Londres. Quelque 280 évêques anglicans ont déjà annoncé qu'ils allaient boycotter ce rassemblement, pour participer à la conférence alternative de Jérusalem.

C'est en 2003 que la mèche a été allumée avec la nomination du Révérend Gene Robinson, un prêtre ouvertement homosexuel, comme évêque épiscopalien dans le New Hampshire aux Etats-Unis. (apic/kna/ak/bb)

20.06.2008 - Apic

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 10:02

Lisu dans Lyon Mag daté de juin 2008, n°181, p.19.

Une nouvelle église va être construite à Vaulx-en-Velin, à l’angle de la rue Cuzin et de l’avenue Pablo-Picasso, d’ici 2011. Sur une surface totale de 1000 m2, cette église catholique qui prendra le nom de Saint-Thomas disposera de 450 places mais aussi de bâtiments annexes comme un oratoire et des salles paroissiales. C’est le collectif d’architectes lyonnais Siz’-ix qui a remporté l’appel d’offres parmi vingt candidats, ayant conçu une église à l’architecture résolument moderne, avec quelques touches de couleurs. Coût du projet : 2,5 millions d’euros.

A noter que deux autres lieux de culte vont être construits à Vaulx-en-Velin : un temple protestant dans le quartier de la Soie, qui sera inauguré en septembre, et une mosquée au Mas du Taureau.

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 09:10

Lisu sur le site du diocèse de Besançon :

Bonjour,
Tu es jeune, lycéen(ne), étudiant(e), jeune professionnel(le), jeune marié(e) ?
Nous avons plein d'activités à te proposer :
Messes du mardi soir :
Organisée par l'Escale Jeunes
Messes "redécouverte" :
Organisée par la Pastorale des Jeunes du doyenné de Besançon
Le premier et troisième samedi du mois à 18h.
Aumônerie des lycées :
(Aumônerie de l'Enseignement Public des lycées de Besançon)
Les mercredi, tous les 15 jours, entre 17h30 et 20h30. Thèmes de réflexion et d'échanges : partager sa vie, sa foi, prier, vibrer, rencontrer, manger, rire...
Nous assurons aussi des permanences dans les lycées. Pour en savoir plus, va voir sur www.aepb.net
Aumônerie étudiante :
Des rencontres à l'Aumônerie étudiante les jeudi soir (tous les 15 jours) à partir de 19h, avec pic-nic, prière, partage, réflexion, échanges et rigolades !
Groupe de prière de l'Emmanuel :
Tous les lundi à 20h30 !
Groupe Jeunes Professionnels :
Le Vendredi à 19h (rencontres mensuelles)
Groupe "Jeunes couples chrétiens d'aujourd'hui" :
Le Vendredi à 20h15 (rencontres mensuelles)
L'Escale Jeunes, c'est aussi une communauté composée de :
8 jeunes (4 gars, 4 filles), 3 prêtres, 1 couple


Pour mieux connaître l'Escale jeunes, n'hésitez pas à faire un tour ici.

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 22:46

On trouve sur le Forum Catholique un certain nombre de reportages photographiques sur diverses processions de la Fête-Dieu organisées ce dimanche.

- A St Nicolas du Chardonnet (Paris)
- A Villars-les-Dombes (diocèse de Belley-Ars) 
- A Saint-Eugène (Paris)
- A Montmirail (diocèse du Mans)

On pourrait faire nettement mieux, si chacun y mettait du sien.

Ce message est laissé ouvert aux commentaires pour permettre à tout éventuel internaute disposant de photographies de telles processions de les mettre en ligne ou d'indiquer un lien.

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 14:53

Des chiffres inquiétants sur tous les plans au niveau de l'Europe.

CITE DU VATICAN, 27 MAI 2007 (VIS). La nouvelle édition de l'Annuaire statistique de l'Eglise fournis les données relatives à la situation et aux actions qu'elle a mené entre 2000 et 2006 dans les différentes régions du monde. La présence des catholiques est stable, autour de 17,3% de la population globale. Bien que l'Europe représente 25% de la communauté mondiale, sa croissance est inférieure à 1%. En Amérique et Océanie le nombre des baptisés croît moins qu la population (9,4 et 7,6%). L'Asie a été stable en 2006 tandis que l'Afrique a enregistré une croissance double par rapport aux pays asiatiques. Le nombre des baptisés est passé de 130 millions en 2000 à 158,3 millions en 2006.

 

 En sept ans également le nombre des Evêques est passé de 4.541 à 4.898 (plus 7,86%). Le clergé diocésain et religieux s'est légèrement accru (augmentation mondiale de 0,51), passant de 405,178 à 407.262. En Afrique et en Asie il croît de 23.24% et 17,71%. L'Amérique est stable tandis que l'Europe et l'Océanie baissent de 5,75% et 4,37%. Le nombre des prêtres séculiers gagne 2%, passant de 265,781 à 271,091, tandis que les religieux continuent de décroître. Ils étaient 136.000 en 2006 (- 2,31%). Le clergé européen diminue encore. En 2000 il est à 51% du total, et à 48% en 2006. L'Asie et les Amériques représentaient en 2006 21% des prêtres contre 17,5% sept ans plus tard. L'Amérique représente environ 30% du total et l'Océanie un peu plus d'1%.

 

  Les religieux non prêtres étaient 55.057 pour aujourd'hui 55.107. En Europe on enregistre une forte diminution (- 12,01%) ainsi qu'en Océanie (- 16.83%), tandis que l'Amérique est stable et que l'Asie augmente de 30,63% et l'Afrique de 8,13%. Les religieuses sont  pratiquement le double des prêtres et quatorze fois plus que les religieux, dont le nombre diminue, passant de 800.000 en 2000 à 750.000 en 2006: 42% sont en Europe, 28,03 en Amérique, 20% en Asie. Les religieuses augmentent dans les continents dynamique comme l'Afrique (+ 15,45%) et l'Asie (+ 12,78%).

 

  L'annuaire enregistre aussi l'évolution du nombre d'étudiants et de séminaristes, diocésains comme religieux. Leur nombre global a augmenté de 110.583 à plus de 115,000 (+ 4,43%) en sept ans. Par contre, alors qu'en Afrique et en Asie les candidats au sacerdoce sont plus nombreux, l'Europe subit une flexion de 16%.

.../ANNUAIRE STATISTIQUE 2006/LEV                                    VIS 080527 (400)

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 08:01

Le cardinal italien Carlo Maria Martini a confié certains de ses sentiments à l’égard de l’Eglise dans un livre d’entretiens publié en Allemagne: "Conversations nocturnes à Jérusalem". A 81 ans, l’ancien archevêque de Milan y affirme par exemple :

"L’Eglise devra trouver de nouvelles idées concernant les vocations sacerdotales" avant d’affirmer que "la possibilité d’ordonner des viri probati (des hommes mariés, ndlr) doit être évoquée". Le cardinal Martini aborde aussi la question du rapport entre l’Eglise et la sexualité, n’hésitant pas à évoquer "malheureusement (…) les développements négatifs" de l’Encyclique Humanae vitae sur le mariage et la régulation des naissances de Paul VI (25 juillet 1968). Il souhaite aujourd’hui "un nouveau regard" de l’institution ecclésiale en la matière. Benoît XVI, estime-t-il, peut écrire une nouvelle Encyclique sur la sexualité et "peut indiquer une voie meilleure que Humanae vitae".
[APIC - I-Media - 19.05.2008 - Antoine-Marie Izoard]

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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 15:42
Une vertu est une disposition durable et ferme, qui nous incline à faire le bien et à éviter le mal.
Les Vertus théologales (Foi, Espérance et Charité) ont Dieu comme objet, elles sont données par Dieu (infuses) en même temps que la grâce sanctifiante, la vie divine (Jn 6,44-15,5; Rm5,5; 2 Co3,5; Ph.1,29).
Les vertus morales ont pour objet les actes humains conformes à la droite raison. Elles peuvent être naturelles (on jeûne pour "la ligne", pour la santé) ou surnaturelles afin que l'esprit domine "sur la chair" (1 Co.9,27). Elles sont acquises.
Elles ont en commun le juste milieu (in medio stat virtus) entre les excès opposés.
Il existe quatre vertus morales principales ou cardinales (du latin cardo: gond, pivot. Quatre gonds sur lesquelles les autres s'appuient): la prudence, la justice, la force et la tempérance.

La prudence

Cette vertu morale "dispose la raison pratique à discerner en toute circonstance notre véritable bien et à choisir les justes moyens de l'accomplir" (C.E.C. 1806). Elle prévoit afin de pourvoir; elle guide le choix et commande l'action (Sineux). pour acquérir la prudence, l'âme s'informe puis elle se forme au creuset de l'expérience. On peut être "prudent" humainement et "imprudent" surnaturellement (cf la crainte trop humaine "de la santé, du manque d'argent, de l'opinion, etc...).
Aux prudents de ce monde ("les sages et les habiles") le Père ne se révèle pas (Mt 11,25).
La prudence surnaturelle règle nos pensées (pour qu'elles ne s'égarent pas en dehors de Dieu), nos intentions (pour qu'elles restent pures), nos affections, notre volonté (pour qu'elle soit fidèle à la volonté de Dieu sur nous et sur les autres). La prudence chrétienne est réglée par la foi. Elle réside dans l'intelligence. Elle suppose de réfléchir (sur le passé -l'expérience-, le présent et l'avenir), de consulter (les sages et les expérimentés), d'agir (de décider; l'indécis voit mais n'agit pas).
Il existe diverses espèces de prudence: la prudence individuelle (qui règle sa propre conduite) et la prudence sociale (qui a pour objet la famille et la vie en société: la prudence politique).

Le principe général restant de ramener ses jugements et ses décisions à notre fin dernière: le salut de notre âme, le Ciel (cf. St Ignace de Loyola, Exercices spirituels, "Principe et fondement" n°23 et 1ère annotation).
Le don de conseil correspond à la vertu de Prudence. Les vices opposés: l'imprudence, la précipitation, la témérité, l'inconstance, la négligence.

La justice

C'est la constante et ferme volonté de donner à Dieu et au prochain ce qui leur est dû (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n°1807). Envers Dieu, c'est la vertu de religion. Envers les autres, c'est respecter les droits de chacun. L'homme juste se distingue par la droiture habituelle de ses pensées et la rectitude de sa conduite envers le prochain (Lv 19,15-Col 4,1).
La vertu de religion a pour objet le culte de Dieu, soit intérieur, soit extérieur. Dans les actes intérieurs se place l'adoration où tout notre être se prosterne devant Celui qui est tout avec comme conséquence: la reconnaissance. Conscients alors d'être pécheurs, nous avons des sentiments de pénitence qui nous poussent à la prière. Dans les actes extérieurs, le principal est le sacrifice où nous nous offrons à Dieu en union avec la victime immolée, l'agneau de Dieu, dans des sentiments de réparation et d'adoration. La Messe est le sacrifice par excellence de la Loi nouvelle.
Les prières publiques en font partie: l'Office divin (la liturgie des Heures), l'adoration eucharistique (la bénédiction du Saint-Sacrement), les processions, etc...
Les vices opposés: le faux culte du vrai Dieu (les superstitions, les "dévotions" non reconnues par l'Eglise, etc...), le vrai culte d'un faux Dieu (l'idolâtrie, le fétichisme, telle image ou statue "miraculeuse", la divination (astrologie, chiromancie, cartomancie, spiritisme, etc...), les vaines observances (les superstitions: portes bonheur, mauvais sorts, etc...), l'irréligion qui affiche le mépris ou la haine de Dieu, le parjure, le sacrilège (léser les choses sacrées), la simonie (vouloir acheter ou vendre des choses saintes: dons, sacrements...).
Dans les vices opposés, il faut compter les atteintes à l'honneur, à la réputation, à la paix...
Les vertus annexes à la justice: la piété filiale, la gratitude ou reconnaissance, la vengeance ou répression,, la véracité, l'affabilité, la libéralité (ses opposés: l'avarice et la prodigalité).
Le don du Saint-Esprit correspondant: le don de piété.

La force

La force est la vertu morale qui assure dans les difficultés la fermeté et la constance dans la poursuite du bien. Elle affermit la résolution de résister aux tentations et de surmonter les obstacles dans la vie morale. Elle rend capable de vaincre la peur, même de la mort, d'affronter l'épreuve et les persécutions (C.E.C. n°1808).
Ses actes: entreprendre et endurer des choses difficiles.
Elle permet de vaincre la crainte des fatigues et des dangers, des critiques ou des railleries, de déplaire, le respect humain. Son acte principal: le martyre (du sang ou d'épreuves constantes et durables).
Les vices contraires: la peur et la lâcheté d'un côté, la témérité de l'autre.
Les vertus annexes: la magnanimité (la disposition à entreprendre de grandes choses pour Dieu et le prochain) qui a pour défaut contraire la pusillanimité (la crainte excessive de l'échec, mais aussi la mesquinerie ou la prodigalité). La patience (qui fait supporter avec égalité d'âme, par amour pour Dieu et en union avec Jésus-Christ, les souffrances physiques ou morales). La persévérance ou constance (qui permet de ne pas succomber à la lassitude ou au découragement).
Le don du Saint-Esprit correspondant: le don de force (Je puis tout en celui qui me fortifie Ph. 4,13)
"Dans le monde, vous aurez de l'affliction, mais courage, J'ai vaincu le monde" Jn 16,33

La tempérance

La tempérance est la vertu morale qui modère l'attrait des plaisirs et procure l'équilibre dans l'usage des biens créés. Elle assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintient les désirs dans les limites de l'honnêteté (C.E.C. n°1809).
Le vice opposé: l'intempérance (dans le boire et le manger, par exemple) mais aussi l'excès contraire: le refus de tout bien sensible.
L'abstinence (se priver volontairement de biens sensibles, comme la nourriture, en tout ou en partie, en quantité ou en qualité) dont l'acte propre est le jeûne et la sobriété (elle concerne les boissons liquides notamment alcoolisées). Leurs contraires: la gourmandise et l'ébriété.
La chasteté est la vertu de tempérance appliquée aux actes de le sexualité sous l'autorité de la raison.
"La chasteté signifie l'intégration réussie de la sexualité dans la personne et, par là, l'unité intérieure de l'homme dans son être corporel et spirituel (...) La vertu de chasteté comporte donc l'intégrité de la personne et l'intégralité du don." C.E.C. n°2337
La continence (ou chasteté parfaite) est la forme absolue de la chasteté; la chasteté conjugale use de modération ou d'interruption provisoire dans les relations conjugales.
Les vices opposés à la chasteté: la luxure, la masturbation, la fornication, la pornographie, la prostitution, le viol (CEC n°2351-52. Sur la chasteté et l'homosexualité: n°2357-59).
L'humilité se rattache à la vertu de tempérance car "elle modère le sentiment de notre propre excellence" (l'orgueil, son contraire, est "l'amour désordonné de sa propre excellence").
"Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifier comme si tu ne l'avais pas reçu?" 1 Co 4,7

abbé Christian LAFFARGUE

Sources:
- R. Père SINEUX o.p., "Initiation à la théologie de Saint Thomas", Livre II, chap.2
- A. TANQUEREY, "Précis de théologie ascétique et mystique", Livre II, chap.2
- Catéchisme de l'Eglise Catholique (C.E.C.)

Cet article a été diffusé dans les Bulletins des 3, 10 et 17 septembre 2006 de la paroisse de Tossiat-Certines (diocèse de Belley-Ars)

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25 août 2006 5 25 /08 /août /2006 15:44
« La liberté absolue de conscience »
C’est par deux fois que le Grand maître de la Loge maçonnique du Grand Orient de France, J.-M. Quillardet a utilisé cette affirmation, absolue, comme il le revendique (« Le Figaro » des 19-20 août 2006, p.15). Qu’en pensent les Catholiques ? Le Pape Jean-Paul II, dans son admirable encyclique Veritatis splendor (La splendeur de la Vérité, 6 août 1993) répond :
Dans certains courants de la pensée moderne, on en est arrivé à exalter la liberté au point d’en faire un absolu, qui serait la source des valeurs. (…) On a attribué à la conscience individuelle des prérogatives d’instance suprême du jugement moral, qui détermine d’une manière catégorique et infaillible le bien et le mal. (…) Mais de cette façon, la nécessaire exigence de la vérité a disparu au profit d’un critère de sincérité, d’authenticité, d’accord avec soi-même, au point que l’on en est arrivé à une conception radicalement subjectiviste du jugement moral (n°32). Pour avoir une bonne conscience (1 Tm1,5), l’homme doit chercher la vérité et juger selon cette vérité. Comme le dit l’apôtre Paul, la conscience doit être éclairée par l’Esprit-Saint (cf Rm 9,11) ; elle doit être pure (2 Tm 1,3) ; elle ne doit pas falsifier avec astuce la parole de Dieu, mais manifester clairement la vérité (cf. 2 Co 4,2). (…) La conscience n’est pas un juge infaillible, elle peut se tromper (n°62). La liberté de conscience n’est jamais une liberté affranchie de la vérité. (…) L’Eglise se met toujours et uniquement au service de la conscience, en l’aidant à ne pas être ballottée à tout vent de doctrine au gré de l’imposture des hommes (cf Ephésiens 4,14), à ne pas dévier de la vérité sur le bien de l’homme, mais, surtout, dans les questions les plus difficiles, à atteindre sûrement la vérité et à demeurer en elle. (n°64)
Selon la foi chrétienne et la doctrine de l’Eglise, seule la Vérité conduit la personne humaine à son vrai bien. Le bien de la personne est d’être dans la Vérité et de faire la Vérité. (n° 84)
Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libèrera (Jean 8,32). La vérité s’accomplit dans l’amour, c’est-à-dire dans le don de soi (…) Dans la maison du Seigneur, l’esclave est libre (St Augustin) (n°87).

Quel est le jugement de l’Eglise sur la Franc-Maçonnerie ?
« Dans l’initiation chrétienne, c’est le Christ vivant qui agit en personne dans la personne qui se prend en charge : Dieu avec l’homme pour l’homme en Dieu. Pour tous les Francs-maç ons – quelles que soient leurs obédiences et même celles qui sont bien disposées à l’égard de l’Eglise  - il ne peut y avoir de vérité objective venant de Dieu pour l’homme. »
(Déclaration des évêques de l’Océan indien in Doc. Cath. du 7 oct. 1990, n°2013, pp. 871-872)

A la suite de la publication du Code de Droit canonique de 1983 (qui a supprimé l’excommunication des Francs maçons, canon 2335 dans l’ancien Droit, sauf cas précis : n°1374), la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a déclaré :
Le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise.
Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion . (26 nov. 1983) in Doc. Cath. n°1805, p.349.
Vous trouverez ces documents dans le livre du Père Verlinde Quand le voile se déchire, éd. St Paul, 2000, annexes, pp.295 à 310.

Bulletin paroissial de Tossiat (01250). Abbé Laffargue. Août 2006.

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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 15:45
« On peut se demander pourquoi la conférence épiscopale française de l’époque a imposé une nouvelle traduction du Pater alors que la précédente était satisfaisante ?
Le nouveau texte apporte, outre le tutoiement rendu soudain obligatoire, quelques fautes de traduction.
Par exemple, pourquoi avoir remplacé « arrive » par « vienne » ? Le verbe « venir » marque un mouvement dont l’aboutissement reste vague, alors que le verbe « arriver » exprime, au contraire, l’aboutissement du mouvement. S’agissant du règne de Dieu par la grâce, il faut évidemment conserver « arrive » conformément au texte latin (advenire signifie arriver, advenir) et à l’enseignement de l’Evangile. Saint Cyprien explique à propos du Pater : « Nous demandons que le règne de Dieu nous soit rendu présent ».
Une autre bévue constitue un contresens assez ridicule : la place de « aussi » dans « comme nous pardonnons aussi ». Cet « aussi », plutôt superflu, veut restituer le et latin et le kai grec. Mais il se rapporte à « nous » et non à « pardonnons ». Il aurait fallu traduire : « comme nous aussi nous pardonnons ». Ce n’est pas la même chose de pardonner comme Dieu le fait ou de pardonner à certains comme à d’autres.
La faute de traduction de la sixième demande nous arrêtera plus longtemps car elle entraîne de fâcheuses conséquences. Se pose ici un problème délicat. Le texte latin dit en effet : et ne nos inducas in tentationem. Mot à mot : « et ne nous conduis pas en tentation ». Le texte grec a exactement le même sens : le verbe eisphêrein correspond au latin inducere ou, mieux, à inferre qui, d’après saint Augustin, se rencontrait dans certaines versions.
A s’en tenir au mot à mot, il faudrait comprendre que Dieu, même s’il ne tente pas lui-même, conduit l’homme à subir la tentation ; l’expose donc positivement au risque de céder au mal. C’est philosophiquement impossible : le mal ne résulte que d’une insuffisance de bien due à la non-perfection de la création (seul Dieu est parfait) et au mauvais usage, par l’homme, de sa liberté. En conséquence, Dieu peut permettre le mal, mais il ne peut le favoriser ; sinon il serait l’auteur d’un mal qui limiterait le bien ; il n’aurait donc pas la perfection du bien et, limité, ne serait donc pas Dieu.
C’est ce que dit la théologie catholique : « Dieu ne peut pas, en raison de son infinie perfection, être la cause d’un défaut moral » (Louis Ott). L’Ecriture le confirme : « Ne dis pas : c’est à cause du Seigneur que je me suis écarté » (Ecclés.). Saint Jacques précise : »Dieu ne tente personne » (Jc 1,13)
(…) Les commentateurs du Pater ont tous donné à la phrase son sens réel. Origène écrit : « Il répugne de supposer que Dieu induise quiconque en tentation. Combien n’est-il pas absurde de supposer que Dieu bon qui ne peut porter de mauvais fruits expose quelqu’un au mal ? ». Tertullien précise : « Ne nous induis pas en tentation, c’est-à-dire ne souffre pas que nous soyons tentés ». Saint Cyprien explique qu’il est nécessaire de prier en disant : « Et ne souffre pas que nous soyons induits en tentation ». Saint Augustin fait remarquer que beaucoup utilisent cette dernière formule « car Dieu n’induit pas lui-même mais souffre que nous soyons induits » en nous retirant son aide à cause de nos péchés. Saint Thomas d’Aquin donne cette dernière explication. Sainte Thérèse d’Avila écrit à propos du Pater : « Demandons à Dieu qu’il ne permette pas que nous succombions à la tentation ».
(…) On rencontre dès le XIIIème siècle : « Et ne souffrez pas que nous soyons tentés ». Un synode de Tours, en 1396, donne « Et ne nous laissez point choir en tentation ». Gerson en 1507 et Benoist, curé de St Eustache en 1574, ont à peu près une même formule : « Et ne permettez pas que nous soyons vaincus en tentation ». Gondy, évêque de Paris, en 1572 : « ne nous laissez tomber… ».
La formule « Et ne nous laissez pas succomber » s’imposera le plus souvent à la fin du XVIIème siècle
La Société biblique de France (protestante), en 1930, et l’Eglise grecque-orthodoxe de Paris, en 1955, traduisent : « Et ne nous laissez pas succomber à la tentation ».

Le nouveau texte imposé en français (toutes les autres traductions post-conciliaires dans d’ autres langues traduisent bien « succomber » ou « induire » et non « soumettre » C.L.) fait table rase de tout cela. Il ne conserve pas la périphrase devenue classique, il n’en imagine pas une autre de sens comparable. Il ne reprend même pas le verbe « induire » dans le sens défini par les Pères de l’Eglise mais traduit crûment : « et ne nous soumets pas à la tentation ».
Il n’y a plus d’exégèse possible, d’échappatoire. (…) Soumettre c’est « placer sous » , c’est réduire à l’obéissance. Satan ne peut pas soumettre nos âmes au mal, pas même en cas de possession. Pour le texte imposé, Dieu ne se contente donc pas de laisser Satan nous tenter en raison de nos fautes et pour nous mettre à l’épreuve : il nous soumet lui-même à la tentation ! Même si l’on suppose que Satan est l’agent de la tentation, on n’en accuse pas moins Dieu d’en être l’auteur principal ! N’est-ce pas injurieux à son égard ? (1)
La tentation étant une incitation au mal, il est clair que Dieu, la Sainteté même et l’auteur de tout Bien, ne peut en aucune façon être l’auteur de la tentation. Il ne peut donc nous y soumettre mais la permettre seulement (pour un plus grand bien, pour éprouver notre Foi et notre fidélité c.l.).
Même si elle ne satisfait pas certains grammairiens, l’ancienne traduction est la meilleure car elle est conforme à la théologie catholique.
Une marque de respect : le vouvoiement. C’est le titre d’un article de la revue « Apprenez-nous à prier » (sept.1993) (2) qui poursuit : « La mode actuelle est au tutoiement et à la familiarité (…) On peut constater un peu partout, aussi bien dans la vie civile que dans la vie religieuse, un effritement (pour ne pas dire la disparition) à la fois du sentiment et des signes de respect, et du sens de l’autorité (…) »
L’abbé Jean Carmignac ajoute (cf. « A l’écoute du Notre Père ») : « Mais il reste des arguments très forts qui plaident en faveur du « vous ». D’abord la fidélité à l’usage hébraïque qui emploie presque toujours, pour Dieu, le pluriel de majesté. Ensuite, le génie de la langue française, où le « tu » implique un accent soit d’intimité, soit de supériorité, soit de vulgarité. En conséquence, ceux qui vivent déjà avec Dieu dans une relation d’amitié (cf. les prières de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus C.L.) apprécieront volontiers la nuance d’intimité exprimée par le tutoiement, mais ceux qui n’ont pas encore pénétré dans cette amitié de Dieu risqueront de ne pas y mettre suffisamment de respect. »

(1) : Daniel Raffard de Brienne (2) : Assoc. « Transmettre » B.P. 11, 84330 Caromb.
Ce texte (extraits) a été publié par Louis Marchand dans « Pour un monde meilleur », 1er trimestre 2002, éd. Téqui. Epuisé.
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Le Catéchisme de l’Eglise Catholique (1992), vingt ans après la traduction incriminée, dans son explication du Notre Père (IVème partie, 2ème section : « La prière du Seigneur ») garde la traduction officielle française pour la 6ème demande mais lui donne un sens contraire à la lettre, orthodoxe : « Nos péchés sont les fruits du consentement à la tentation. Nous demandons à notre Père de ne pas nous y « soumettre ». Traduire en un seul mot le terme grec est difficile : il signifie « ne permets pas d’entrer dans » (cf. Mt 26,41), « ne nous laisse pas succomber à la tentation ». Dieu n’éprouve pas le mal, Il n’éprouve non plus personne (Jc 1,13), Il veut au contraire nous en libérer. Nous sommes engagés dans le combat « entre la chair et l’Esprit ».
Cette demande implore l’Esprit de discernement et de force. » (n°2846)

Concluons que, la Congrégation romaine pour le Culte divin et la discipline des sacrements, sur mandat du Pape Pape Jean-Paul II, avait publié, le 28 mars 2001, un document de 133 articles, très précis et très strict, sur « l’usage et la traduction des langues vernaculaires des livres de la liturgie romaine » (Missel, lectionnaire, Liturgie des Heures ou bréviaire, Liturgie des sacrements, etc…).
Elle demandait aux Conférences épiscopales et aux Supérieurs religieux de présenter, dans un délai de cinq ans, la révision des traductions (de l’original latin aux langues nationales dites « vernaculaires ») selon les normes précisées. Elle ajoutait : « Il faudra veiller à ce que la correction des traductions ne tardent pas trop. » (Documentation catholique, éd. Bayard, Paris, du 15 juillet 2001, pp.684 à 703).


Abbé Christian LAFFARGUE


Supplément au Bulletin paroissial de TOSSIAT (01250), août 2006

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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 15:46
Les "Exercices spirituels de St Ignace" sont des retraites mais toutes les "retraites" ne sont pas des Exercices.

Ce qu'ils ont en propre:

- la discipline: le silence (absolu) pendant le temps des Exercices: 5 jours (minimum), 6, 10 ou trente jours;
- le suivi d'un directeur spirituel (à rencontrer tous les jours, un temps court). Il ne dirige pas l'âme, ici, mais il veille pour savoir si elle suit bien les Exercices et fait "les méditations";
- le ou les prédicateurs s'effacent derrière la méthode de St Ignace de Loyola. On ne "prêche" pas les Exercices, on les donne;
- on ne prêche pas une retraite sur "un thème", sur un sujet théologique, spirituel ou pastoral, on suit une méthode et c'est elle qui rend la retraite efficace;

Quelle est cette méthode ? :

La retraite est divisée en quatre parties ou "semaines" (car St Ignace avait conçu ses Exercices pour un mois de quatre semaines) :
*la première: la semaine purgative, le but de la vie, les fins dernières, le péché, la mort, la réconciliation avec Dieu; elle se termine par une confession (le plus souvent générale=de toute sa vie);
*la seconde: la semaine de la vie illuminative avec les contemplations (on passe des méditations aux contemplations) des mystères de la Foi. On commence, ici, par les mystères joyeux;
*la troisième: la contemplation des mystères douloureux (la Passion de Notre-Seigneur); elle nous introduit dans la vie unitive;
*la quatrième et dernière: la contemplation des mystères glorieux (la Résurrection).

Les instructions (40 mn) sont suivies, de la part du retraitant, d'une méditation ou oraison de 20 mn + 5 d'un colloque de l'âme avec Dieu pour tirer de son "exercice" le miel et la grâce de cet entretien que l'on fait dans sa chambre. C'est une véritable école d'oraison car on apprend à prier, à méditer (mise en présence de Dieu, grâce à demander, corps de l'oraison: mémoire, intelligence, volonté, colloque - examen de la méditation, notes)

Il y a aussi des pièces propres (à ces Exercices) et incomparables : les deux Etendards, l'appel du Roi, les trois classes; les règles d'élection quand on doit prendre une décision importante et aussi (quand on ne les oublie pas) les règles du discernement des esprits si utiles pour démêler le vrai du faux...

Bref, c'est "le code le plus sage et le plus universel des lois du salut et de la perfection des âmes" ( PIE XI, encyclique Mens nostra )


abbé Christian LAFFARGUE*
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*prédicateur émérite des Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola

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