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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 13:13

La plupart des produits d'épargne réglementés sont majorés de 0,50 point à partir d'aujourd'hui.


Le taux de rémunération des livrets d'épargne réglementés va être majoré au 1er août. Le Journal Officiel publie aujourd'hui le décret d'application. Conformément à l'annonce du gouvernement à la mi-juillet, le taux d'intérêt des livrets d'épargne va augmenter de 0,50 point. Le taux des Livrets A de la Caisse d'Epargne et de la Banque Postale et les livrets bleus du Crédit Mutuel, ainsi que les livrets de développement durable (ex-Codevi) passe de 3,5% à 4% au 1er août. Par ailleurs, le Livret d'épargne Populaire (LEP) (pour les personnes non imposables ou payant moins de 732€ d'impôts en 2007) augmente de seulement 1/4 de point, passant de 4,25% à 4,5%. Le taux de rémunération du CEL (compte épargne logement) s'élève à 2,75% contre 2,25%.

Par ailleurs, le taux du livret jeune qui doit être égal au minimum à celui du Livret A grimpe donc à 4%. Cependant, les banques sont libres de proposer une rémunération plus importante.

 

Comment le taux du Livret A est fixé ?

 Le taux du Livret A doit être révisé deux fois par an, tous les 15 janvier et les 15 juillet pour tenir compte de l'évolution des taux du marché monétaire et de l'inflation. Cette révision prend effet dès le mois suivant, le 1er février et le 1er août. La rémunération du Livret A est désormais égale au chiffre le plus élevé augmenté d'un quart de point entre ces deux possibilités. Soit l'inflation des douze derniers mois, soit la moyenne arithmétique entre, d'une part, l'inflation des douze derniers mois et, d'autre part, la moitié de la somme de la moyenne mensuelle de l'Euribor trois mois et celle de l'Eonia (pour le dernier mois connu). Ces deux taux sont les références du marché monétaire européen.

Source de l'article : Le Figaro

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 13:54

CA AURAIT PU ETRE UNE BELLE HISTOIRE…

Dieudonné faisant baptiser sa fille par l’abbé Laguérie avec Jean-Marie Le Pen pour parrain : pour le comique, qui fut un grand bouffeur de curés et un antifrontiste acharné, cela aurait pu être une belle histoire. Dommage qu’il nage en pleine confusion et ne s’assume pas. Dommage aussi qu’un de ses proches ait voulu jouer les censeurs. Révélations sur les dessous de cette affaire qui a bien failli être étouffée.

 

Tout commence au mois de mai dernier. Au soir du défilé annuel du Front national en l’honneur de Jeanne d’Arc et de la Fête du travail, une rencontre est organisée à Paris. A l’initiative d’un in­dividu que nous nommerons Or­léans (car nous allons être amenés à le retrouver, et pas à son avantage), Dieudonné et l’abbé Philippe Laguérie sont réunis. Dieudonné souhaite faire baptiser son avant-dernier enfant, sa fille Plume, alors âgée de onze mois. Cet­te information nous est connue dans les jours qui suivent. Nous décidons de ne pas en faire état dans l’immédiat. Pour une raison évidente : il ne nous paraît pas souhaitable que la cé­rémonie soit parasitée par une manifestation hostile devant l’église Saint-Eloi de Bordeaux dont l’ab­bé Laguérie est le curé. Une première date est fixée pour le baptême, le 7 juillet, un lundi, jour de relâche du spectacle que donne l’humoriste au Théâtre de la Main d’Or, à Paris, sous le titre : J’ai fait l’con. Il est prévu que Jean-Marie Le Pen soit le parrain. Mais la veil­le, le président du Front national doit présider un banquet patriotique dans la Nièvre. Le lendemain, son agenda politique l’oblige à être au Parlement européen à Strasbourg. D’autres impondérables in­terviennent, de sorte que la cérémonie est décalée au vendredi 11 juillet. Par discrétion, et bien qu’un baptême soit tout ce qu’il y a de public dans la religion catholique, les cérémonies préliminaires ayant lieu sur le parvis de l’église, nous ne nous y rendons pas. Le diman­che 13 juillet en revanche, nous ap­pelons les principaux protagonis­tes : Dieudonné, Jean-Marie Le Pen et l’abbé Laguérie. A ce jour, nous sommes les seuls à nous être entretenus avec les trois, et cela juste avant que tout soit tenté, par Orléans, pour museler l’ensemble de la presse. 

Dieudonné est à moitié breton ! »
(Jean-Marie Le Pen)

Nous sommes certains de notre in­formation mais il est de notre de­voir de la vérifier auprès du père, du parrain et du prêtre. C’est Bruno Larebière qui se charge des contacts pour le compte de « Mi­nute ». Le premier à être joint est l’abbé Laguérie, juste avant les vê­pres. Il a peu de temps mais il con­firme, tant le baptême que l’identité du parrain : c’est bien Le Pen. Au sujet du président du Front national, il ne tarit pas d’éloges sur sa foi catholique : « Je n’ai jamais vu un parrain aussi performant ! Il reprenait toutes les paroles de toute la force de sa conviction bretonne ! » L’abbé Laguérie n’est pas surpris : les deux hom­mes se connaissent depuis longtemps et s’apprécient. « Peut-être parce que moi aussi j’ai le verbe haut ! Il y a une grande amitié entre Jean-Marie Le Pen et moi. D’ailleurs il m’em­brasse quand il me voit ! » L’abbé traditionaliste raconte encore que le président du Front national n’était pas là depuis cinq minutes qu’il y avait déjà « quelques gau­chos » devant l’église, qui l’avaient reconnu en passant, l’église Saint-Eloi n’étant guère éloignée du cinéma Utopia, quartier général de tout ce que la préfecture girondine comp­te de gauchistes de tout poil.

Quelques minutes plus tard, joint également sur son téléphone portable, Jean-Marie Le Pen confirme à son tour d’autant plus facilement que, comme il le dit en souvenir sans doute de son éducation chez les jésuites de Saint-François-Xavier de Vannes, Morbihan, un baptême se fait « coram populo »  : en présence du peuple. Il n’y a rien de secret. Ce n’est bien sûr pas la première fois que le président du Front national est sollicité pour être parrain. Ces dernières années, il a refusé de l’être à plusieurs reprises. Pas par défiance à l’égard des pa­rents « mais compte tenu de mon âge : le parrain doit pouvoir suppléer la disparition des parents, donc être plus jeune ».

Cette année, Jean-Marie Le Pen a pourtant fait deux exceptions. Une première fois en faveur d’Alex­andre Barbera Ivanoff – petit-fils du peintre russe Serge Ivanoff (1893-1983) qui émigra en France après la Révolution bolchevique avant de s’installer aux Etats-Unis –, fondateur du mouvement de « l’essentialisme artistique » et « peintre de l’esprit corsaire », ce qui l’amena d’ailleurs à réaliser un portrait de Le Pen en corsaire, muni d’une longue vue, une hermine sur l’épaule. A près de trente-cinq ans, Barbera Ivanoff est donc entré dans l’Eglise catholique avec Le Pen pour parrain.

La deuxième exception, c’est donc pour la fille de Dieudonné qu’il accepté de la faire. « Quand il m’a demandé d’être son parrain, j’ai ac­cepté volontiers », nous confiait Jean-Marie Le Pen, ajoutant, malicieux et moqueur : « C’est le mariage de la grande famille paria ! Les parias sont cousins germains ! » « Et puis vous savez, ajoutait Le Pen, Dieudonné est à moitié breton ! » Et de rire de bon cœur en narrant que, quand on lui demande ce qu’il a de commun avec l’humoriste, « je réponds toujours : nos grands-mères ! » A pro­pos, cette petite Plume, un peu plus d’un an maintenant, est-elle blanche comme maman ou marron comme papa ? Cette question, justement, a fait réfléchir Le Pen : « C’est drôle les mystères de la génétique : ma filleule est toute blanche, alors que son petit frère est plutôt noir. » Allez comprendre.

 L’humoriste plus serein que son compère

L’information a beau être archi-confirmée, il faut encore joindre Dieudonné. Bruno Larebière s’en charge, lui laissant un message té­léphonique. C’est à partir de là que tout va déraper. Dans l’heure qui suit ce message, alors que notre collaborateur s’apprête à rappeler l’hu­moriste, c’est Orléans qui se manifeste auprès de moi. Il appelle, explique-t-il, de la part de Dieudonné. Celui-ci ne veut pas qu’on parle de ce baptême. C’est une af­faire privée. Et surtout, la divulgation de l’information ne peut que nuire à ses intérêts, au moment où il parvient à retrouver un peu de vi­sibilité médiatique. Le ton est d’a­bord à peu près aimable, puis se fait sec, puis carrément comminatoire.

Orléans téléphone aussi à Bruno Larebière. Deux fois. Tempêtant, exigeant qu’on ne publie pas l’information. Parlant comme s’il s’a­dressait à l’un de ses employés, si tant est qu’il existe encore des pa­trons qui osent encore parler comme cela à leurs employés. Es­sayant enfin de négocier, puisque l’intimidation ne fonctionne pas, jusqu’à ce que Bruno Larebière l’en­voie paître : « J’ai fini par l’envoyer bouler en lui disant que je n’avais pas pour habitude de négocier avec un intermédiaire et que si Dieudonné avait quelque chose à me dire, il avait mon numéro de téléphone. »

Cinq minutes plus tard, la soirée dominicale étant bien avancée, Dieudonné le rappelle enfin. Pour manifester sa colère ? Absolument pas. C’est un homme charmant que nous avons au téléphone. Aimable. Et courtois. Qui fait valoir que s’il ne souhaite pas s’exprimer sur le baptême de sa fille, que si le cheminement qui l’a conduit à la faire baptiser est « quelque chose de très intérieur, de très personnel », il n’entend pas nous empêcher d’écrire quoi que soit : « Ecrivez ce que vous avez à écrire, faites votre travail. Pour le sujet sur Dieudonné et la religion catholique, qui semble vous intéresser, c’est un sujet dont on peut parler. On pourra se voir plus tard avec plaisir. » Ce qu’il souhaite en fait, c’est laisser passer la « polémique » qui ne manquera pas de naître en raison de la personnalité du parrain. Puis il pourra parler de Dieu. Mais, avant de se quitter pour mieux se revoir, pourquoi avoir choisi l’abbé Laguérie ? « Dans les discussions que j’ai pu avoir avec lui, j’ai ressenti un sentiment d’ouverture. »

A converser avec Dieudonné, qui ne demande rien, ne cherche pas à négocier, comme le très désobligeant intermédiaire, qu’on parle éventuellement du baptême de Plu­me mais en « omettant » la présence de Jean-Marie Le Pen, on comprend que sa démarche n’a rien à voir avec ce que Orléans a tenté de nous vendre… Un Orléans qui, excipant de son amitié avec Dieudonné, agissait plus comme s’il avait personnellement à perdre dans cette affaire, tel un dogue dé­fendant son garde-manger, que pour protéger son « ami ». La journée qui suit va le confirmer.

 L’ancien du GUD tente de museler les médias

Le lundi 14 juillet en effet, Orléans revient à la charge, encore plus déterminé. Appels et textos se succèdent. Cela devient si étrange que je décide de différer la publication de l’article, le temps de savoir qui manipule qui. L’information, de toute façon, sera publiée. Nous en avons informé, et Orléans, et Dieudonné. Un site d’informations en ligne est au courant. En raison d’échanges de bons procédés réguliers entre nous, et dans la mesure où nous étions au courant depuis mai, il avait été décidé que nous en aurions la primeur mais que, si nous ne publiions pas l’information, ce site serait averti et aurait la voie libre. Le lundi soir donc, à 23 h 55, la dépêche tombe sur le site de Novopress, diffusée par la bran­che aquitaine de l’agence de presse indépendante (1). Son titre : « Dieudonné, un parrain nommé Le Pen ».

La machine médiatique est-elle lancée ? Oui et non. Oui car, le lendemain, la nouvelle est sur la plupart des sites nationalistes. Mais c’est compter, encore une fois, sans Orléans, qui, ajoutant les courriers électroniques à sa panoplie de petit intimidateur déjà bien lourde, « ordonne » à tous ceux qui ont relayé l’information de Novopress de la retirer, n’hésitant pas à con­tourner ceux qui résistent en faisant intervenir directement auprès de l’hébergeur du site afin qu’il le censure, ou expliquant, histoire de discréditer du même coup, et l’information et l’agence Novopress, qu’il s’agit d’un « canular » ! Durant vingt-quatre heures, l’offensive est sur le point de réussir. Jusqu’à ce que la véracité des faits soit confirmée par Novopress et que « Libéra­tion », le mercredi, publie, sans citer bien sûr l’agence de presse, son « scoop » écrit au conditionnel et dégoulinant de fiel (sans compter que l’abbé Philippe Laguérie se retrouve fait « évêque » dans les co­lonnes de « Libé » !) Rage de Orléans, qui fait savoir à qui veut l’entendre qu’il se vengera (de qui ? de quoi ?), tandis que, de son côté, Dieudonné se montre serein… Comme si, décidément, Orléans avait des intérêts personnels en jeu, du genre de ceux qui mettent sur les nerfs les producteurs de spectacle quand le succès n’est pas ga­ranti ou ceux qui rendent terriblement nerveux ceux qui, espérant un retour sur investissement, se sont portés caution pour la location d’une salle de grande dimension et craignent qu’elle ne soit à moitié vi­de le jour de la représentation ve­nue.

Est-ce de cela qu’il s’agit ? Avec Orléans, difficile de savoir ce qui le motive. Cela fait plusieurs années que cet ancien dirigeant du GUD, le Groupe Union Défense qui fit tant pour la renommée de la faculté d’Assas et le chiffre d’affaires du rayon barres de fer du BHV, s’active dans l’ombre de l’humoriste. Eté 2006, quand Dieudonné, l’essayiste Alain Soral, le fondateur du Ré­seau Voltaire Thierry Meyssan et Ahmed Moualek, président de l’as­sociation La Banlieue s’exprime, s’envolent à destination de Damas, la capitale syrienne, pour gagner ensuite le Liban qui vient d’être bombardé par l’aviation israélienne (2), le voyage n’a été ren­du possible que par l’entregent de Orléans. Celui-ci est d’ailleurs de la partie, prenant soin de se tenir à l’écart des photographes. Sauf une fois.

 L’affiche dite de « la beurette » resurgit…

Ce moment d’inattention – ou plutôt cet instant de vantardise – va lui coûter cher. Sur cette photo, on le voit poser en compagnie de Soral, Dieudonné et Meyssan, tous assis sur un canapé surmonté des portraits du président syrien Ba­char el-Assad et de son père, Hafez el-Assad. Et cette image, qui aurait dû rester une photo souvenir, va être publiée sur le site de La Banlieue s’exprime. Fureur, déjà, de Orléans, qui obtient d’Ahmed Moualek qu’il la retire, mais trop tard. Le mal est fait. Gérant et principal actionnaire d’une société spécialisée dans le conseil en communication, Orléans compte des clients qui n’apprécient ni son ap­parente complaisance à l’égard du régime syrien, ni son compagnonnage avec des individus qui ont la réputation, plutôt justifiée au de­meurant, d’être des antisionistes fervents. Il y perdra un contrat, que l’on dit juteux, avec un « designer » renommé de la place de Paris.

La venue de Dieudonné à la Con­vention présidentielle Bleu Blanc Rouge organisée par le Front national en novembre 2006 dans le cadre de la candidature de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle de 2007 (3), c’est également lui. L’opération est doublement intéressante : en raison bien sûr des passerelles qu’il installe entre politiques de bords a priori opposés sur des b­a­ses dont on ose espérer qu’elles ne se limitent pas à l’antisionisme ; en raison, aussi, de son aptitude à ma­nier le double jeu. Proche de Marine Le Pen, Orléans l’a en effet laissée dans l’ignorance de la venue de Dieudonné à cette convention. C’est avec Jean-Marie Le Pen – et deux proches de celui-ci, quoi qu’ils en disent depuis – qu’il a mon­té cette visite supposée être inopinée, avec le résultat médiatique – les « ravages » disent certains – que l’on a vu. Marine, elle, n’était pas au courant. Parce qu’elle s’y serait opposée ? Sans doute. Quand elle a appris la présence de Dieudonné, elle était proprement furax et a dé­serté les allées où se rendait celui-ci afin d’être sûre de ne pas avoir à le croiser. Quant à Orléans, cette fois, il ne fut pas sur les photos. Ouf.

Ouf pour le chiffre d’affaires de sa société de communication, supérieur à 800 000 euros en 2006, et qui sera sans doute bien plus élevé en 2007, élection présidentielle oblige. C’est en effet de ses locaux qu’est sor­tie la plupart du matériel de pro­pagande du candidat Le Pen, à commencer par l’affiche dite, très improprement, de « la beurette », cet­te jeune fille au piercing et au teint mat censée être une militante du Front national alors que, dans le pays où elle réside et où on peut la croiser dans les agences de casting et dans les « books », le Front national ne se présente pas aux élections. Voilà pourquoi le FN a toujours été incapable de mettre les médias en relation avec cette charmante personne. Comme quoi en­tre manipulation et communication, il y a parfois peu de marge.

 Quand Dieudonné veut réhabiliter Judas

Jeudi dernier, pour la première fois depuis le baptême de sa fille Plume, Dieudonné a fait mine de s’en expliquer. Comme s’il y avait quoi que ce soit à justifier ! Comme s’il n’était pas possible de dire, tout simplement, que oui, il avait voulu que sa fille soit catholique, et que oui, il avait souhaité que Jean-Ma­rie Le Pen en soit le parrain. An­nonçant une conférence de presse, c’est un sketch qu’il a livré au dé­but de son spectacle (NDXA : on peut regarder le sketch en cliquant ici). Et là, oui, il a « fait l’con », en une manœuvre tactique qui pourrait bien être issue des cogitations d’une agence de com’ et ressemble assez aux tergiversations d’Alain Soral quant à la question de savoir pour qui il a vo­té à l’élection présidentielle.

Au Théâtre de la Main d’Or, Dieudonné a pris l’affaire par la dé­rision, se mettant en scène en train d’appeler Le Pen (« Jean-Ma, je l’appelle Jean-Ma ») pour lui demander s’il lui était possible de l’aider à se faire un peu de pub, tirade à pren­dre bien sûr au deuxième degré mais qui laisse un sentiment de malaise. Pas seulement parce que, quand il fait mine d’appeler Le Pen et de lui demander s’il le dérange, le président du FN est supposé répondre : « J’étais dans le jardin en train de torturer un chat » (rires gras de la salle), mais parce qu’il occulte par des bla­gues à deux balles, au motif sans doute que son auditoire ne pourrait pas comprendre, que le baptême est un sacrement, de sorte qu’on fi­nit par se demander ce que veut vraiment Dieudonné.

Au dîner qui a suivi le baptême, à Bordeaux, ville décidément bénie pour Dieudonné puisque c’est là, à la gare, qu’il a rencontré sa femme Noémie qui est originaire de la ré­gion, la conversation entre Jean-Ma­rie Le Pen, l’abbé Laguérie (le cu­ré qui « jacte en latin ») et lui a été amicale mais vive. Au menu : des questions théologiques. L’Ancien Testament, par exemple, qui, on s’en doute, n’est pas son texte préféré… Un témoin d’un échange nous l’a confié : « J’ai été effrayé de la véhémence de son propos. »

Le débat le plus fourni a porté sur la personnalité de Judas. C’est ainsi que Dieudonné a prénommé… son petit dernier, né en juin ! « Nous avons eu, nous a confirmé Jean-Marie Le Pen, une grande discussion, avec l’abbé Laguérie et un pe­tit groupe d’initiés, sur la culpabilité de Judas. » Le sujet passionne l’humoriste depuis longtemps. Il y a dix ans, il en avait fait un spectacle : Pardon Judas. Il voulait même en ti­rer une adaptation cinématographique, dont il avait écrit le scénario avec le frère dominicain Jean Cardonnel, figure emblématique des chrétiens progressistes et au­teur de Judas l’innocent (éd. Indigène, 2001). « Je jouerai Judas, expliquait Dieudonné en 2002, Alain Chabat sera Jésus et Benoît Poelvoorde aura le rôle d’un papillon. » « Il y a un côté Che Guevara dans mon Jésus, poursuivait-il […]. Il faut installer le rire dans le sacré, parce que le sacré, c’est chiant. »

La thèse de Dieudonné, qui nous a confirmé avoir « travaillé avec Jean Cardonnel sur le sujet », n’est pas nouvelle. La psychanalyste Françoise Dolto l’a déjà développée, ainsi que Bernard-Henri Lévy, et Marcel Pagnol en a fait une œuvre théâtrale peu connue et simplement titrée : Judas, qui fut créée en 1955 à Paris avec Raymond Pellegrin dans le rôle-titre. A les en croire, notamment Françoise Dolto et BHL, la trahison de Judas était nécessaire. « Pourquoi dit-on que c’est un salopard, s’interrogeait la psychanalyste, alors que, sans lui, la Passion n’aurait pas pu se déclencher et que le Christ lui a dit : “Ce que tu as à faire, fais-le vite.“ ? »

Pour Dieudonné, outre la nécessité de la trahison de Judas dans l’ac­complissement de la mission di­vine, cette trahison a le mérite d’a­voir été franche et nette, au contraire de celle de Pierre (« Je ne connais pas cet homme ») et il mérite donc un procès en réhabilitation avec cet au­tre argument : «  Pourquoi a-t-on pardonné à certains et pas à d’autres ? Le pardon est-il sélectif ?  »

L’abbé Laguérie, on s’en doute, n’a pas été convaincu par cette présentation de celui à qui, pour Dieudonné, on fait porter « un fardeau qui n’est pas forcément le sien », au point que, le surlendemain du baptême, dans son sermon dominical à Saint-Eloi, il a parlé en chaire de Ju­das. Jean-Marie Le Pen s’est lui aus­si dressé contre cette thèse, mê­me si, reconnaît-il, « moi aussi j’ai dû la défendre quand j’étais chez les jésui­tes » ! « Jésus était connu, ex­plique le président du Front national, il avait fait la marche sur Jérusalem le dimanche des Rameaux. Il n’avait pas besoin que Judas le trahisse pour être arrêté. De toute fa­çon, la faute de Judas, c’est moins la trahison que le suicide, c’est le suicide qui est une faute contre l’espérance. »

Le petit Judas, pas le traître mais le fils cadet de Dieudonné, devrait lui aussi, selon nos informations, être baptisé très prochainement. Par l’abbé Laguérie ? On verra. En tout cas pas avec Le Pen pour parrain : c’est un Inconnu célèbre, Pascal Légitimus, qui mit en scène il y a quinze ans le spectacle d’Elie Semoun et Dieudonné au Zénith, qui a été pressenti pour le porter sur les fonts baptismaux. En parlerons-nous ? On ne sait pas encore. Mais concernant le baptême de Plu­me, on vous a raconté tout ce qu’on savait. N’en déplaise à Orléans.

Jean-Marie Molitor 

1. http://aquitaine.novopress.info

2. Voir notre reportage : « Avec Dieudonné, Soral et Meyssan à Beyrouth », in « Minute » n° 2273 du 13 septembre 2006.

3. Voir notre entretien avec Dieudonné, in « Minute »  2282 du 15 novembre 2006.

Article paru dans le n°2368 de Minute reproduit ici avec l'aimable autorisation de Jean-Marie Molitor

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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 21:31

Source : Novopresse

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 00:00

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 07:02

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 16:55
Par Isabelle Falque-Pierrotin, conseiller d’État

Quelles relations Internet et le droit ont-ils noué ? On a cru, au début, qu’Internet signait la mort du droit et représentait la revanche de la liberté sur la contrainte dans les années 90. Aujourd’hui la question du droit se pose différemment dans cet espace numérique où plus d’un milliard d’individus se connecte. Canal Académie retransmet la communication du conseiller d’État Isabelle Falque-Pierrotin devant l’Académie des sciences morales et politiques.

Emission proposée par : Marianne Durand-Lacaze
Référence : ES331
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/Internet-et-le-droit.html

Télécharger cette émission (23.8 Mo)
Sur le lien ci-dessus, faire un clic droit et "Enregistrer la cible sous..."

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 14:14

Lisu sur le blog d'Yves Daoudal :

Le tribunal correctionnel de Carpentras interdit l’appellation « Enclave des Papes » pour les vins produits dans l’enclave des papes, autour de Valréas.

Plus de détails en cliquant ici.

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 07:02

On célébrait hier, jeudi, les obsèques des sept collégiens décédés lundi dans l'accident de leur car scolaire, et celles du célèbre couturier Yves Saint-Laurent. M. Sarkozy avait un choix à faire pour être présent au cours de la messe de funérailles. On retiendra qu'il a opté pour l'événement people, en restant à Paris et en se rendant avec Madame à l'église saint-Roch, laissant le Premier Ministre français, M. Fillon, se rendre en Haute-Savoie. Le résumé d'un quinquennat déshonorant.

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 21:06
L'abbé Christian Delorme donne une tribune libre dans Le Monde du 4 juin 2008.
On la trouvera ci-dessous.

Après lisure, on prendra connaissance avec intérêt de la réaction de l'historien Luc Perrin, réaction que l'on peut lire sur le Forum Catholique en cliquant ici.



Non, l'Algérie n'est pas antichrétienne, par Christian Delorme

Les récents procès intentés à Tiaret contre des personnes d'origine musulmane qui ont embrassé le christianisme de tendance évangélique valent désormais à l'Algérie d'être considérée, dans les pays occidentaux, comme un pays où les chrétiens sont persécutés. Cette situation est au moins autant dramatique pour l'Algérie, dont l'image se trouve ainsi salie, que pour les chrétiens en question.

Il faut donc absolument que cette double dynamique : dégradation de la vie des chrétiens de l'Algérie d'une part, et détérioration de l'image de l'Algérie d'autre part, soit enrayée au plus vite. Car l'Algérie n'est pas une terre antichrétienne. Ses dirigeants ont eu maintes fois l'occasion, dans un passé qui n'est pas lointain, d'exprimer leur considération pour les Eglises historiquement présentes chez eux.

Ces derniers jours encore, à l'occasion d'un séminaire international consacré à l'émir Abd El-Kader qui s'est tenu à Alger les 24 et 25 mai, Mgr Henri Teissier, archevêque (démissionnaire) d'Alger, et moi-même, nous avons fait l'objet de toutes les marques d'attention de la part des autorités algériennes, à commencer par le deuxième personnage de l'Etat, le président du Conseil de la nation (Sénat), Abdelkader Bensalah. Et j'ai eu la possibilité de parler de tout cela très ouvertement et très franchement pendant une heure avec le président du Haut Conseil islamique d'Algérie, le docteur Cheikh Bouamrane.

Oui, il y a, depuis plusieurs mois, des situations qui sont révoltantes, telles l'expulsion d'un pasteur protestant présent dans le pays depuis quelque quarante-cinq ans, ou la condamnation à une peine de prison avec sursis d'un prêtre qui n'avait fait rien d'autre que de prier avec des chrétiens camerounais immigrés clandestins.

Mais ce que disent le pouvoir algérien et une partie notable de la population est également à entendre. Ce qui fait fondamentalement l'unité de l'Algérie, en effet, c'est son islamité. Là demeure l'identité profonde de son peuple. L'existence de chrétiens européens, même naturalisés algériens, ne représentait pas une menace contre cette unité et cette identité. Il n'en va plus de même quand des Algériens issus de familles musulmanes deviennent chrétiens. Car alors reviennent aux mémoires les atteintes à la culture et aux institutions musulmanes qu'ont perpétrées les conquérants coloniaux. Alors retrouvent vie les souvenirs des tentatives de détournement de l'islam qui ont été exercées au XIXe siècle sur certains groupes de la population.

Connaissant l'utilisation à son profit du christianisme évangélique que la puissance impériale américaine fait en divers pays du monde, les Algériens sont nombreux à craindre qu'existe une stratégie qui viserait à créer une minorité chrétienne dans leur pays, qui pourrait devenir un jour prétexte à des interventions militaires. Il y a certainement, derrière les difficultés faites actuellement aux chrétiens, des pressions exercées par certains Etats du Golfe ou de la péninsule Arabique, afin que l'Algérie affiche davantage son islamité aux portes de l'Europe. Mais il y a, également, ces peurs algériennes et une sensibilité particulière du peuple d'Algérie qui ne doivent pas être traitées par le mépris.

Dans cette situation, l'urgence se fait sentir d'une réflexion sereine sur la légitimité, ou non, du prosélytisme chrétien en terre d'islam. Car si l'on ne peut que défendre le droit de chaque individu à aller librement vers la foi de son choix, en revanche il peut paraître moins sûr que soient permises les tentatives de ramener à soi, par des techniques diverses, des hommes et des femmes appartenant à la foi musulmane. L'Evangile, certes, demande aux chrétiens d'annoncer le Christ, mais pas au prix du déchirement d'un peuple, pas au prix de l'engendrement de situations de violence. Ce furent, d'ailleurs, jusqu'à aujourd'hui, le "credo" et la pratique de Mgr Teissier comme du cardinal Duval, tous les deux des constructeurs de l'Algérie contemporaine.

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Christian Delorme est prêtre du diocèse de Lyon, engagé de longue date dans le dialogue islamo-chrétien.

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 23:09

Alors qu'un lâcher de colombes [C'est à se demander s'ils ne font pas exprès, quand même...] en soutien à Ingrid Betancourt était prévu mardi au Stade de France, lors de l'entrée en jeu des deux équipes [l'équipe de France de football rencontrait ce mardi celle de Colombie au stade de France : résultat "nul" 1 à 0 pour la France, but du balafré sur pénalty], la manifestation a été annulée à la dernière minute. M. Hervé Marro, porte-parole du comité de soutien, s'est indigné de cette décision, d'autant qu'avec ses collègues, il a été contraint de retirer son T-shirt en soutien à la Française. «Nous ne voulions en aucun cas perturber le match et nous trouvons tout cela scandaleux, franchement je ne comprends pas», a-t-il protesté. Seule une petite banderole portant l'inscription «Ingrid Courage» a pu être déployée en tribunes. (Source : L'Equipe avec AFP)

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