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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 06:45
Deux pages entières de La Croix, cette semaine, pour nous dévoiler plus ou moins clairement la stratégie suicidaire de l‘épiscopat français pour s’opposer à l’application du motu proprio promulgué le 07.07.07 par Benoît XVI pour la libération de la messe romaine traditionnelle.

• Le journal La Croix est, comme on le sait, l’organe officiellement officieux et officieusement officiel du Conseil permanent de l‘épiscopat. Il est donc parfaitement crédible lorsqu’il rapporte les pensées, les propos ou les actes des évêques français.

• Il nous est donc confirmé par La Croix de lundi que l’inspirateur de la stratégie anti-07.07.07 est le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris. Elle consiste à n’autoriser de messes traditionnelles que si elles sont célébrées par un prêtre diocésain qui n’y soit pas favorable. C’est-à-dire à faire comme si le motu proprio avait en quelque sorte excommunié le clergé des instituts Ecclesia Dei pourtant reconnus par le Saint-Siège : le mot d’ordre séditieux et suicidaire est de systématiquement les écarter.

La Croix donne non pas comme une exception, mais comme représentatif de la stratégie épiscopale, le fait de rechercher parmi les prêtres diocésains un prêtre « ad hoc » plutôt que de faire appel à un institut relevant de la Commission pontificale Ecclesia Dei. Au nom de sa conception, soi-disant conciliaire, de la « collégialité », l‘épiscopat français entend considérer sa propre autorité comme supérieure à celle de la Commission pontificale.

• Certains poussent même le dévouement jusqu‘à se faire publiquement passer pour des imbéciles : ils se mettent à appliquer le motu proprio (terriblement restrictif) publié par Jean-Paul II en 1998, comme s’ils ne s‘étaient pas encore aperçus que nous sommes désormais sous le régime du motu proprio publié le 07.07.07 par Benoît XVI.

• Et surtout pas de « paroisses personnelles », ce serait contraire au motu proprio (qui justement les a instituées) ! A ce sujet, les propos attribués par La Croix à Mgr Vingt-Trois et à Mgr Chauvet sont véritablement très instructifs. Une astuce parallèle consiste à permettre une messe le premier et le troisième dimanche du mois, comme si l’obligation dominicale n’existait plus (il est vrai qu’elle est souvent oubliée par le clergé lui-même, dans un état d’esprit dit « conciliaire »).

• Pie XII est mort en 1958. Après cinquante années d’une révolution liturgique et d’une révolution catéchétique permanentes, qui ont été soit tolérées soit soutenues par la hiérarchie ecclésiastique, l‘état d’esprit général du clergé diocésain est devenu déplorable. La Croix cite entre guillemets le propos suivant : « Je ne comprends pas que le pape ait relancé cette démarche liturgique [la libération de la messe tradi] sans voir qu’elle n’est pas cohérente avec Vatican II. » Le propos cité ainsi n’est pas présenté comme une exception regrettable mais comme représentatif de ce que pense le clergé diocésain vieillissant.

• Le quotidien parisien Libération n’est pas particulièrement favorable à la moindre forme de traditionalisme. Son enquête sur les messes tradis lui a cependant montré une « assistance majoritairement jeune et prolifique ». Et il aboutit à un constat complémentaire : « Les tradis sont l’avenir de l’Eglise catholique. La nouvelle évangélisation voulue par Jean-Paul II, confirmée par Benoît XVI, et qui vise à ramener vers l’Eglise les grandes masses qui s’en sont éloignées, passe par eux. » C’est donc devenu une évidence solaire.

• La remise en ordre d’une Eglise bouleversée par cinquante années de révolution passe obligatoirement par un ralliement des évêques à la messe tridentine et au catéchisme tridentin. En France, on est fort loin de compte. Aux Editions Hora Decima vient de paraître un opuscule de l’abbé Claude Barthe sur Les nominations épiscopales en France, sous-titre : Les lenteurs d’une mutation. La mutation est forcément contre-révolutionnaire, elle est inévitable, en France elle est très lente, l’abbé Barthe, fin connaisseur des réalités ecclésiastiques, démonte sous nos yeux les mécanismes de ce ralentissement artificiel. Ce n’est pas La Croix qui va recommander la lecture de cet ouvrage vif et pertinent.

JEAN MADIRAN

Article extrait du n° 6628 de Présent, du Jeudi 10 juillet 2008

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 07:02

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 14:00
Une contribution intéressante de Luc Perrin sur le Forum Catholique, à lire en cliquant ici.
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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 15:21
L'intention de prière générale de Benoît XVI pour le mois de juillet est: "Pour qu'augmente le nombre de ceux qui, comme volontaires, prêtent un service généreux à la communauté chrétienne".

Son intention missionnaire est
: "Pour que la Journée mondiale de la jeunesse allume chez les jeunes le feu de l'amour divin, et en fasse des semeurs d'espérance pour une humanité nouvelle".
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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 14:04

Rendez-vous ce matin chez le gynécologue. C'est l'échographie du troisième mois. Naissance prévue pour le 14 janvier prochain. Ne me demandez pas si ce sera une fille ou un garçon. On ne peut pas le savoir à ce moment précis de la grossesse. Et puis ensuite, a priori, nous ne demanderons pas...

La gynécologue m'a laissé une sale impression. Je l'ai plainte de faire son travail dans de telles conditions.

Après l'échographie, qui révéla un bébé en bonne santé (merci, mon Dieu), nous retournons dans son bureau. Et là, la question tombe.
_ "Vous avez pris rendez-vous pour la prise de sang ?"
_ "Pardon ?"
_ Vous avez pris rendez-vous pour la prise de sang ?"
_ "Ah... la prise de sang... Non, non..."
_ "Vous avez quel âge ?"
_ "38 ans"
_ "Ouh la la... 38 ans... ouh la la... il faudrait y penser..."
_ "Oui, mais nous n'en avons même pas parlé..."
_ "Il faut y penser. Bon, l'échographie n'a rien révélé d'anormal. La nuque est bonne. Mais à 38 ans, il y a des risques..."

La discussion se poursuit, sur un ton courtois et posé. Je n'ai guère eu envie de faire de vagues. Et puis soudain.

_ "Notez bien que si vous engagez le processus, cela n'a de sens que si vous envisagez une interruption de grossesse au cas où l'on suspecterait une Trisomie 21."
_ "Ecoutez, nous allons en discuter..."
_ "Vous avez 38 ans, ce n'est pas comme si vous en aviez 20... Et puis bon, vous avez 4 enfants. Il faut aussi penser à eux, qui n'ont rien demandé. Si jamais vous aviez un enfant trismoique, le jour où vous ne serez plus là, ce serait une charge pour eux."

Odieuse bonne femme. Quelle misère d'effectuer un tel et beau métier avec une si petite idée de sa fonction. 

Deux minutes plus tard, elle résistera fortement à ma suggestion de prolonger l'arrêt de travail de mon épouse, aide-soignante dans un pavillon de gériatrie (poids moyen des patients : 90 kgs), en usant d'arguments plus moralisateurs les uns que les autres : "Attention ! vous êtes en arrêt - maladie ! Respectez bien les horaires de sortie ! Les médecins du travail ne plaisantent plus ! Ils contrôlent de plus en plus. Et là, c'est vous et moi qui aurons des problèmes si vous ne respectez pas ces horaires..."

Quelle curieuse vision de sa fonction dans la société, mon Dieu...

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 10:15

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 22:42
 Les lignes qui suivent sont celles d'un liseur de la première heure du Forum Catholique auquel je dois beaucoup. C'est bien volontiers que je vous livre ce conte. XA
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Entre vignes et abricotiers, dans cette belle vallée inondée de soleil, à quelques pas seulement du séminaire qu’il a fondé, le grand Prélat se promène.

 

Voici quelques mois, il a sacré 4 évêques sans mandat pontifical et a subi la plus grave des condamnations : l’excommunication. Dans quelques mois, il s’en doute bien, ces mots de Saint Paul seront inscrits sur sa tombe « Tradidi vobis quod et accepi ».

 

La terrible sentence qui l’a frappé ne le fait pas trembler, malgré la certitude de son imminent retour vers le Juge qu’il a toujours servi avec amour et fidélité.

 

Ce qu’il ressent n’est pas arrogance ou orgueil. Son âge avancé n’a pas altéré son jugement. Son geste, lors des récents sacres, fut uniquement et totalement guidé par son incommensurable amour de l’Eglise. Cette Eglise qu’il aime par-dessus tout et que la crise moderniste déchire de toutes parts.

L’amour de Dieu, de son Eglise et des âmes. Un amour absolu, inconditionnel, qui brûle tout son être. Voilà ce qui l’a conduit à accepter cette terrible sentence de l’excommunication.

 

Tout en marchant, l’Evêque y pense avec gravité. Jamais, il n’aurait pensé qu’une telle chose soit possible. Jamais, durant toutes ces années où il fut jeune prêtre, évêque, archevêque, Légat du pape, Supérieur Général des Spiritains, Fondateur et Supérieur de la Fraternité St Pie X, jamais il n’aurait pu imaginer qu’un jour il doive accepter la peine ecclésiale la plus sévère qui soit par amour de l’Eglise.

« Excommunication » le mot le fait frémir. Il pense à ses parents qui étaient des saints. Si on leur avait dit qu’un jour leur fils, évêque, serait excommunié !

Il avait maintes fois retourné la question dans son esprit avant de procéder aux sacres, mais, malgré la terrible frayeur qui l’habitait devant la gravité de cette extrémité, il avait décidé d’accepter et d’offrir ce sacrifice pour le bien de l’Eglise, de la messe, des prêtres et du sacerdoce et pour le salut des âmes.

Le Seigneur qui sait tout considérera à sa juste valeur un acte que les hommes jugent avec si peu de clairvoyance.

 

Le Prélat s’arrête un instant et contemple ce magnifique paysage alpin auquel il s’est tant attaché.

Il plonge sa main dans la poche de sa soutane pour y saisir son chapelet et murmure en se signant : « In Nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti ».

 

C’est alors que la voix se fait entendre.

 

« Votre décision fut la bonne Monseigneur et votre sacrifice portera du fruit. Grâce à vous, de nombreuses âmes seront sauvées par la grâce du sacerdoce et de la messe que vous aurez sauvegardés. Dans vingt ans déjà, le pape en personne rétablira le droit de cité du vénérable Rite de Saint Pie V. Un cardinal le célébrera au grand jour, à Rome, en la Basilique Sainte Marie Majeure. De nombreux Evêques de par le monde célébreront la messe, la confirmation et les ordinations de la façon que vous l’avez toujours fait. Des paroisses personnelles seront érigées, réservées exclusivement à l’ancien Rite. De nouvelles communautés traditionnelles seront fondées sous la protection du Vatican. Le pape de ce temps-là, malgré la haine et les critiques, affirmera officiellement que tous les prêtres ont le droit de célébrer la messe traditionnelle, sans même devoir en demander la permission à leurs évêques ou à leurs supérieurs religieux. »

L’évêque écoute paisiblement. Son visage est impassible et pourtant, une larme perle au coin de ses yeux clos.

« Deo gratias !» dit-il dans un grand soupir.

 

- « La crise de l’Eglise sera donc terminée dans vingt ans ? » demande-t-il incrédule, sans ouvrir les yeux et en serrant fortement son chapelet dans sa main droite.

- « Malheureusement non, Monseigneur » répond la voix. « Vingt ans, c’est si court et la crise est si profonde. Les désastres qu’elle a entraînés seront encore présents et visibles, partout ! Il faudra encore du temps, plusieurs générations, pour qu’Elle retrouve le visage qui fut le sien. Mais, dans vingt ans, grâce au courage d’un pape que vous connaissez et pour lequel vous avez beaucoup prié, les choses commenceront à changer. En réalité, à ce moment-là, les armes seront rendues aux soldats qui souhaitent servir Notre Seigneur Jésus-Christ. »

- « La Fraternité que j’ai fondée, voilà la milice dont l’Eglise pourra se servir pour cette grande bataille » reprend l’Evêque, fièrement.

 

La voix ne répond pas. L’Evêque attend, longtemps, puis questionne :

- « Elle restera fidèle n’est-ce pas ? »

 

La voix se tait un instant, puis répond :

  • « Oui, jusque-là, elle restera dans le droit chemin que vous lui avez indiqué. Mais, lorsque le pape l’appellera, elle refusera d’accéder à sa demande ! »

  • « Mon Dieu ! » frémit l’Evêque, « ce n’est pas possible ! Elle aura certainement une bonne raison pour expliquer ce refus ? Quelle est-elle ? La messe ? »

  • « Je viens de vous dire qu’elle sera alors totalement libéralisée par le Saint Siège. »

  • « Alors les autres sacrements ? »

  • « Autorisés également, dans leur intégralité et selon l’antique forme. »

  • « Ses évêques, voilà certainement la raison. »

  • « Reconnus comme tels et réhabilités, ainsi que votre mémoire à condition que l’accord proposé par Rome soit signé. »

 

Le Prélat réfléchit un instant puis reprend :

  • «  L’obligation de célébrer la nouvelle messe ou, pour le moins de concélébrer occasionnellement ? »

  • « Point d’exigence non plus de ce côté-là. La faculté de ne célébrer que la messe de toujours est acquise. »

  • « Une forme canonique inadéquate et réductrice qui empêcherait la Fraternité de continuer son œuvre ? »

  • « Une administration apostolique mondiale, sans avoir à rendre de comptes aux ordinaires locaux. »

  • « L’obligation de professer les erreurs du concile notamment sur la liberté religieuse, la collégialité et l’œcuménisme. »

  • « Non, Monseigneur, aucun engagement sur ces questions non plus. »

  • « Mais alors…. » soupire l’Evêque incrédule. « Je ne puis le croire. J’ai pourtant demandé explicitement à mes jeunes évêques d’aller remettre leur épiscopat dans les mains du Vicaire du Christ lorsque les choses auront changé. Et, selon ce que vous dîtes, il semble bien que, dans vingt ans, ce changement aura véritablement eu lieu. »

  • « En effet Monseigneur. Mais les responsables de la Fraternité en voudront encore plus, toujours plus. Ils auront pris l’habitude de n’écouter que leur propre jugement et, fondamentalement, ils auront perdu confiance en l’Eglise. »

  • « Quel malheur ! Ne leur ai-je pourtant pas montré l’exemple? N’ont-ils pas vu mon indéfectible attachement à Rome ? N’ont-il pas senti à quel point cette séparation me faisait souffrir ? N’ont-ils pas compris que dans les circonstances actuelles je n’ai pas d’autres choix… Mais que dans vingt ans, avec les extraordinaires changements que vous me décrivez, tout sera différent ? »

  • « Vos successeurs attendront que l’Eglise redevienne uniquement, totalement, exclusivement traditionnelle pour rentrer au bercail… »

  • « Elle ne l’a jamais été ! » coupa l’Evêque  « Et, ce faisant, ils prendront le tragique risque de ne jamais revenir. Ils trahiront mon œuvre et ma volonté. Je ne puis le croire ! C’est pour cette bataille, pour le combat de sauvegarde de l’Eglise, en son propre sein, que j’ai fondé la Fraternité. Je n’ai jamais voulu fonder une petite église séparée, quand bien même professerait-elle la foi catholique. Ils doivent bien le savoir, tous ceux qui me sont proches le savent ! Alors certes, j’ai dû accepter l’inconcevable, l’excommunication, mais dans un contexte particulier. Mais avec ces changements…. »

  • « Ils les estimeront insuffisants. »

  • « Mon Dieu ! Venez-leur en aide ! Faites-leur comprendre que dans les conditions que vous m’expliquiez ils devront se mettre à la disposition du pape et de l’Eglise, en reconnaître l’autorité et certes, continuer le combat, mais de l’intérieur. C’est là qu’ils porteront du fruit, là qu’ils seront véritablement utiles, là qu’ils serviront Notre Seigneur Jésus-Christ et qu’ils participeront au salut des âmes. »

 

L’Evêque fit silence et reprit son chemin en égrainant son chapelet.

 

Lorsqu’il l’eut terminé, il demanda :

  • « Que puis-je faire pour éviter cela ? »

  • « Ce que vous étiez en train de faire Monseigneur, prier et faire prier ! »

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 12:25

du Choc du Mois pour son article où il cite ce modeste et embryonnaire blog.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 11:48
Lisu sur le site du Figaro :

« Ici, on paie encore en francs ! »

Par Cyril Hofstein
20/06/2008
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Cela fait combien en francs dix baguettes de pain » ? Alors que plus de 316 millions de personnes en Europe utilisent l'euro pour effectuer leurs achats quotidiens, à Collobrières (83), village de 1 650 habitants niché aux portes de l'arrière-pays varois, à une quarantaine de kilomètres de Hyères, les francs ont refait leur apparition chez les commerçants depuis le 1er avril dernier.

« Au début, les gens ont cru à une blague », raconte en souriant Nathalie Lepeltier, présidente de l'association des artisans et commerçants du village où elle est boulangère. « J'ai eu l'idée de redonner cours aux francs en regardant un reportage télévisé sur la commune du Blanc, dans l'Indre, première de France, à l'époque, à remettre le franc au goût du jour. Pourquoi pas nous ? me suis-je dit, convaincue que cela pourrait donner un coup de fouet aux commerces du village. » Très vite, la boulangère prend contact avec la Banque de France et la chambre de commerce et d'industrie du Var, qui lui donnent leur feu vert pour l'opération au moins jusqu'à la fin de l'année 2008. Puis la quasi-totalité des commerçants de Collobrières lui emboîte le pas. Et cela rapporte. « Je n'aurais jamais pensé que cela marcherait à ce point-là. On a même vu des Allemands faire exprès le voyage pour venir chez nous », s'amuse André Vargin, le mari de Nathalie.

Un à un, les bas de laine du département se vident. Au moins 120 000 francs ont été dépensés dans le village depuis avril. Le principe est simple : les clients qui le souhaitent payent en francs et les commerçants leur rendent la monnaie en euros ou en produits équivalent aux sommes reçues. Partout dans les magasins, des tables de conversion pour bien rendre la monnaie ont été affichées, tandis qu'une immense banderole à l'entrée du village proclame : « Les commerçants de Collobrières vous accueillent en centre-ville pour vos achats en francs. »

Ni rebelles ni nostalgiques, les habitants ont simplement décidé de profiter de l'aubaine pour faire connaître leur commune et dynamiser l'économie locale. « On accepte exclusivement les billets de 20, 50, 100, 200 ou 500 francs, pas les pièces, explique Marie-Laure Cayol, patronne de la fabrique de marrons glacés, produit phare du village jusqu'ici plus connu pour sa fête de la châtaigne que pour le retour des francs.

L'ancienne monnaie à nouveau reine

« Franchement, je suis sidéré par tous les francs encore en circulation, s'étonne Jean-Louis Nonque, marchand de produits régionaux. Je pense que certains ont gardé des billets par nostalgie ou par crainte que l'euro disparaisse. En tout cas, c'est incroyable. »

Avec les beaux jours, l'opération s'étoffe et les habitants du village, même les plus sceptiques, attendent désormais avec impatience les promesses de l'été, les billets oubliés ou les magots cachés. « Mais attention, prévient Nathalie Lepeltier, nous ne sommes pas une banque et nous n'avons pas l'intention de blanchir de l'argent. Les achats doivent rester raisonnables, pas question d'acheter un sachet de marrons glacés ou une baguette avec un billet de 500 francs ! »

Ce n'est pas la première fois en France qu'une telle initiative voit le jour : Le Blanc (36), la pionnière, Blaye (33), Sainte-Sigolène (43), Livarot (14), Le Perreux- sur-Marne (94), Le Cateau-Cambrésis, Denain, Gravelines (59), Rive-de-Gier (42), Les Abrets (38)... ont tous réalisé des opérations ponctuelles similaires et rencontré une réussite déconcertante, certaines communes ayant récupéré près de 300 000 francs en quelques mois... Un succès qui, à l'image de celui de Collobrières, fera peut-être de nouveaux émules

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:39

Le site InfoCatho en est encore tout bouleversifié. Ce site qui est hébergé "par les services informatiques de la Conférence des évêques de France auxquels (il apporte sa) contribution éditoriale par les homélies dominicales, la biographie quotidienne des saints, la recension de "nominis", la documentation liturgique, etc ..." entend "témoigner de la vie de l'Eglise sur les cinq continents". Un petit bijou que ce dernier article consacré à la Communion à genoux ou debout. C'est toujours un régal que de lire ces lignes inquiètes de ces catholiques qui n'hésitent pas à appeler au secours les Pèrrrrrrres de l'Eglise, lorsque cela semblerait les arranger.


A GENOUX, DEBOUT... QUELQUES MISES AU POINT

Lors de la messe que Benoît XVI a célébrée le dimanche 15 juin à Brindisi, les fidèles qui ont reçu la communion de ses mains ont été invités à s’agenouiller. Les autres prêtres distribuant la communion ce jour-là le faisaient aux fidèles debout.

Depuis la nomination, en octobre dernier, du nouveau maître des cérémonies pontificales, Mgr Guido Marini, les liturgies présidées par Benoît XVI ont pris un tour plus traditionnel, avec la réapparition d’ornements liturgiques du XIXème et du début du XXème siècle.

Ce retour de
Benoît XVI à un style liturgique qui est moins en usage depuis la rénovation liturgique impulsée par Vatican II, provoque des réactions inquiètes de la part de la majorité des fidèles. D'autant que ce rite liturgique "à genoux" n'est pas dans la tradition. Les Pères de l'Église recommandent la communion debout, en signe de la Résurrection et l'ensemble des Églises orientales, qu'elles soient catholiques, orthodoxes ou pré-chalcédonniennes y sont très attachées en raison même de son sens théologique.

Au Saint-Siège, on tient à minimiser cet événement de Brindisi, en soulignant que les autres prêtres distribuant la communion ce jour-là le faisaient aux fidèles debout. "Il y a différentes façons de recevoir la communion", rappelle-t-on. C’est ce que précise la Présentation générale du Missel romain latin : "Les fidèles communient à genoux ou debout, selon ce qu’aura établi la Conférence des évêques."

Mgr Guido Marini devrait prochainement faire une mise au point sur ce sujet.

En fait, pour commenter ce geste de Benoît XVI, la presse "générale", peu au courant de la liturgie, a repris une déclaration faite en février par Mgr Malcolm Ranjith, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin, sur le site Internet traditionaliste Petrus : "Je suis convaincu de l’urgence du réexamen de la pratique de la communion donnée dans la main, du retour de la distribution de l’hostie aux fidèles directement dans la bouche, sans qu’ils la touchent."

Le point de vue de celui qui est le numéro deux de la liturgie au Vatican a été attribué un peu rapidement par certaines agences comme étant le point de vue du Pape.

Mgr Ranjith parlait en son nom personnel, commentant les paroles du Pape le 22 mai : "
Nous, chrétiens, avait-il expliqué dans son homélie consacrée à l’adoration eucharistique, nous nous agenouillons seulement devant le Saint Sacrement parce que, en lui, nous savons et croyons être en présence de l’unique et vrai Dieu."

Le Pape n’avait alors absolument rien dit, ni ce jour-là ni à quelque autre moment, quant au mode de communion (dans la bouche ou dans la main, debout ou à genoux). On tient à le souligner au Vatican [sic]. (information : Service de presse du Vatican [re-sic] )

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